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Hollande/Gayet. La sécurité de l'Elysée en question après les photos volées

Ouest France - 22 nov. 2014 - 01:15
Les photos du président François Hollande et de l'actrice Julie Gayet à l'Elysée, publiées vendredi par Voici, sont, selon un proche du chef de l'État, des « photos volées ».« Ça fait mise en scène. L'idée des photos volées, ça ne convainc personne », rétorque Chantal Jouanno, sénatrice UDI et ancienne ministre.  Pas de droneVolées ou pas, ces photos suscitent des interrogations sur la sécurité présidentielle.« Il existe deux ou trois spots, des bâtiments extérieurs de l'Élysée qui offrent un petit angle de vue, bien connu des paparazzis », a affirmé la rédactrice en chef du magazine Voici, Marion Alombert, dans une interview au site Le Point.fr qui assure que ces photos n'ont pas été prises par un drone.L'auteur des photos est « un professionnel », a-t-elle précisé assurant qu'il ne s'agissait pas de clichés pris grâce à un drone.Pas de plainteInterrogé sur la question de la sécurité, l'Élysée s'est refusé à tout commentaire. Selon une source proche du dossier, il ne compte d'ailleurs pas porter plainte.  Le fondateur du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), Christian Prouteau, a toutefois estimé dans Le Figaro qu'il y avait « un impensable défaut dans la cuirasse de la protection » du chef de l'État.« Après l'alerte des photos de paparazzis (en janvier) où François Hollande est surpris sur son scooter sans que le chef du GSPR n'en soit informé, les responsables de la protection du président devraient se poser de vraies questions car celui qui a déclenché les photos aurait pu tout aussi bien avoir une arme », a estimé Christian Prouteau.Des photos prises de l'intérieur du Palais ?Interrogés par l'AFP, plusieurs photographes de la presse people, bons connaisseurs du palais présidentiel, étaient convaincus, eux, que ces photos avaient été prises au smartphone depuis l'intérieur.« Je connais très bien l'Élysée et c'est absolument impossible de shooter de l'extérieur. C'est fait du 1er étage avec un smartphone », a déclaré Sébastien Valiela, 47 ans, auteur des fameux clichés publiés par Closer en janvier, révélant la relation entre l'actrice et le chef de l'État. Mais, dans son interview au Point.fr, Marion Alombert est formelle: « Ces photos n'ont pas été faites de l'intérieur de l'Élysée, et ne proviennent pas non plus de l'entourage du président, comme certains l'avancent », a-t-elle dit. « Pour le président, ce serait suicidaire. Et quand bien même, on nous aurait fourni de meilleures photos, tant qu'à faire... ».

Koh Lanta. Laurent remporte la finale devant Martin

Ouest France - 22 nov. 2014 - 00:10
Ce ne sont que des anciennes gloires de l'émission d'aventures de TF1 qui se sont affrontées lors de l'édition 2014 de ce programme de téléréalité. Le dénouement a pris fin vendredi soir.  Après presque deux ans d'absence (l'émission avait été brutalement interrompue en 2013 après la mort d'un candidat Gérald Babin. Un premier drame, très médiatisé, qui avait entraîné le suicide du médecin de l'émission),  Koh Lanta a vu Laurent s'imposer lors du conseil final face à Martin et remporte les 100 000€.Sacrés poteauxUn vote à l'unanimité qui clôt 24 jours d'aventures en Malaisie, entre coups bas, amitiés déchirées, épreuves sportives et moments de grande fraternité.Dans une finale à 4 avec Moundir, Phil et Martin, le candidat malheureux des poteaux en 2011 a de nouveau chuté avant les autres. Mais Martin, victorieux de cette épreuve mythique a décidé d'emmener Laurent avec lui devant les sept membres du jury final. Avant de se faire coiffer... au poteau.Une autre saison a déjà été concoctée pour une diffusion durant la première moitié de 2015.

Ligue 1. Paris s'est fait peur mais arrache la victoire

Ouest France - 21 nov. 2014 - 20:00
Après ce succès du champion de France, qui compte désormais 30 points, l'OM sera obligé de battre Bordeaux dimanche en clôture de la journée pour reprendre le fauteuil de leader.Paris, qui n'a pas été très tranchant, s'est imposé grâce à un but en fin de match de Lavezzi. Avant cela, les Parisiens avaient profité de deux erreurs messines en début de rencontre pour compter rapidement deux buts d'avance, mais les Lorrains étaient revenus au score juste après la mi-temps, avec deux penalties en l'espace de quelques minutes.Pastore ouvre le scoreLe PSG, qui a pourtant semé la panique dans la défense mosellane à de nombreuses reprises, notamment en première période, ne s'est pas procuré beaucoup d'occasions malgré la présence en pointe de Zlatan Ibrahimovic, titularisé en championnat pour la première fois depuis deux mois.Devant un stade Saint-Symphorien à guichets fermés (25.012 spectateurs), Metz a semblé un peu tétanisé par l'enjeu et a offert les deux premiers buts aux Parisiens.Sur une passe en retrait de Métanire, Kashi tergiversait et se faisait chiper le ballon par Pastore, qui filait seul au but et piquait la balle au-dessus de Carrasso pour ouvrir le score (0-1, 9').Peu après, les hommes de Laurent Blanc doublaient la mise grâce à l'aide involontaire de Bussmann, qui détournait dans son but un coup franc tiré par Lavezzi depuis le côté gauche (0-2, 16').Alors que le promu ne parvenait pas à se montrer dangereux, hormis sur un coup franc de Sarr repoussé par Sirigu (12') et une reprise de volée de Malouda juste à côté (27), Paris passait tout près d'alourdir la marque. Rabiot, qui disputait ses premières minutes de la saison, marquait mais son but était finalement refusé pour un hors-jeu (39').Juste après la pause, Metz bénéficiait de deux penalties coup sur coup pour une faute de Rabiot sur Krivets (49'), puis une main de Van der Wiel (53'). Maïga convertissait les deux offrandes pour permettre à Metz d'égaliser, presque par hasard (2-2, 53').Lavezzi offre la victoireParis repartait à l'attaque et faisait le siège de la surface mosellane mais sans parvenir à trouver la faille face à Carrasso, très inspiré.A un quart d'heure de la fin du match, Blanc faisait entrer Cavani pour donner plus de poids à son attaque.Finalement, le PSG faisait craquer la défense lorraine grâce à Lavezzi sur une énième offensive. Après un tir de l'Argentin repoussé par Carrasso, Ibrahimovic butait de nouveau sur le gardien messin, mais Lavezzi était au deuxième poteau pour pousser le ballon dans le but vide (2-3, 83').Carrasso effectuait encore une double parade devant Cavani puis "Ibra", mais l'essentiel était fait pour Paris, qui a obtenu au forceps une victoire méritée.   

Coupe Davis. Monfils domine Federer et remet les deux pays à égalité

Ouest France - 21 nov. 2014 - 19:02
Après la défaite de Jo-Wilfried Tsonga un peu plus tôt dans la journée, Gaël Monfils avait la lourde tâche d'affronter Roger Federer pour permettre aux Bleus de rester au contact dans cette finale de la Coupe Davis 2014. L'énigme du match résidait en grande partie dans l'état de forme de Federer, blessé aux Masters de Londres. Le rouleau compresseurLa réponse n'a pas tardé à tomber. Monfils dépassele suisse sur chaque coup droit et prend très vite les devants. Il remporte le premier set 6 jeux 1. Dans le deuxième set, "La Monf'" fait le break assez vite et bataille pour le conserver jusqu'à la fin de la manche qu'il remporte 6-4.LIRE AUSSI : Revivez la belle victoire de Monfils sur Federer Aidé par le public, Gaël Monfils confirme dans le dernier set et termine le match sur un superbe revers long de ligne, 6-3. Les Français égalisent à un point partout avant le double de demain après-midi. 

Ameublement. Fly, Atlas, Crozatier : un millier d'emplois supprimés

Ouest France - 21 nov. 2014 - 18:08
Au total, 1 003 salariés vont perdre leur emploi, dont 128 se verront proposer des offres de reclassement, a précisé un porte-parole du groupe placé en redressement judiciaire en septembre.Les différents projets de reprise des entités composant le groupe seront effectifs au 1er décembre, a précisé la chambre commerciale du TGI de Mulhouse (Haut-Rhin) dans son jugement transmis à l'AFP.La région de Mulhouse, où le groupe a son siège et où il exploite plusieurs magasins, devrait payer le plus lourd tribut social, avec environ un tiers des suppressions d'emplois.L'Ouest touchéMobilier européen exploite actuellement plus de 180 magasins partout en France. Les 91 établissements exploités en franchise (sous les marques Fly, Atlas et Crozatier) devraient tous être repris, et leurs quelque 1 600 emplois préservés.En revanche, sur les 95 magasins gérés directement par Mobilier européen, 44 vont fermer, a précisé le groupe. Parmi les établissements préservés, six (quatre Fly et deux Atlas) passeront sous l'enseigne But.L'Ouest est touché par ces fermetures. Les magasins Fly du Mans (25 salariés), Atlas du Mans (15 salariés), de Lorient (13 salariés) et Nantes (18 salariés) et les Crozatier de Rennes et Angers (4 salariés chacun) fermeront leurs portes, faute de repreneurs.Les magasins Fly de Rennes, Saint-Brieuc, Rezé et Orvault seront bien repris par NF Holding.L'inventeur du supermarché du meuble.L'entreprise a débloqué 20 millions d'euros pour financer le futur plan social, enveloppe qui a fait l'objet d'un accord avec les représentants des salariés, a indiqué la direction.De leur côté, les salariés ont obtenu de l'Etat 2 000 euros par salarié licencié pour financer un plan de reclassement, une aide que devrait compléter le Conseil régional d'Alsace.Les salariés avaient manifesté à plusieurs reprises ces dernières semaines en Alsace pour obtenir un engagement financier de leur direction. Ils avaient également été reçus au ministère du Travail à Paris.Concurrence agressive et marché moroseParmi les cinq offres de reprise validées vendredi par le tribunal, la plus importante émane de la société NF Holding, emmenée par l'ancien directeur financier de Mobilier Européen, Nicolas Finck: elle vise à reprendre 80 magasins Fly, dont 41 en franchise.Cette concurrence « de plus en plus agressive » serait précisément l'une des difficultés majeures qui ont précipité l'entreprise dans le rouge, selon un porte-parole du groupe, évoquant sans les nommer des « géants qui bénéficient d'économies d'échelle ».Pendant ce temps, le géant suédois Ikea poursuit son expansion: ses responsables ont récemment posé la première pierre de leur futur 31e magasin français, qui ouvrira ses portes l'été prochain à... Mulhouse.

Tilly-Sabco. Quatre offres de reprise sur la table

Ouest France - 21 nov. 2014 - 16:38
« Nous sommes satisfaits que les offres aient été améliorées mais on ne peut pas se réjouir quand on sait que certains salariés resteront sur le carreau », explique Corinne Nicole à la sortie de l'assemblée générale. 50 à 270 salariés reprisSur la table, quatre offres de reprise ont été officiellement déposées. 50 à 270 salariés sur 322 seraient conservés selon les offres. La plus importante, arrivée au dernier moment, est celle de Stéphane Melloul : 270 salariés pour une création d'entreprise. Celle-ci produirait du poulet kasher et halal. L'entrepreneur doit cependant solidifier son dossier, notamment du point de vue financier. Certains salariés jugeaient même l'offre comme "pas crédible".La seconde est celle de MS Food, entreprise britannique, à 202 salariés repris. Elle prévoirait de produire du poulet frais, congelé, aux algues et sans antibiotique, ainsi que de la saucisse. L'entreprise a pu revoir son offre à la hausse grâce à l'association de la CCI de Morlaix et l'entreprise Breizh Algae à Brest, à hauteur de 33 % chacune. Cette offre semble séduire la plupart des salariés.La troisième est celle d'un groupe saoudien à 85 salariés. La quatrième est celle de l'entreprise Le Clézio à 50 salariés.  Et maintenant ?Le comité d'entreprise doit donner son avis lundi sur les différentes candidatures. Le tribunal de commerce de Brest doit examiner les différentes offres de reprise mardi. L'audience est prévue à 16 h mais la décision pourrait être mise en délibéré. 

Attentat au Nigeria. Une attaque de Boko Haram fait 45 morts

Ouest France - 21 nov. 2014 - 16:15
Le Parlement a connu jeudi en fin de matinée un sérieux incident, qui a obligé son président, David Mark, à annoncer la fermeture du bâtiment jusqu'à mardi prochain : les forces de l'ordre ont tiré des gaz lacrymogènes à l'arrivée du président de la Chambre des représentants, Aminu Tambuwal, un ancien allié du pouvoir récemment passé à l'opposition.Or, la chambre basse devait se prononcer jeudi sur la proposition du président Goodluck Jonathan de prolonger l'état d'urgence dans les trois États du Nord-Est les plus touchés par l'insurrection du groupe islamiste armé Boko Haram, pour six mois supplémentaires.« Sauver notre population » Cette mesure en vigueur depuis 18 mois est très décriée et l'attaque sanglante de mercredi dans le Borno, l'un de ces trois États, semble venir confirmer son inefficacité.Des hommes lourdement armés arrivés à moto mercredi vers midi (11 h 00 GMT) ont attaqué Azaya Kura, un village de la région de Mafa. « Nous avons compté 45 cadavres à la fin de l'attaque », a raconté Mallam Bulama, le chef du village. « Il y en a d'autres qui sont morts dans la brousse après avoir perdu leur sang à cause de blessures par balle », a ajouté un habitant. Cinquante personnes auraient aussi été blessées.« J'appelle le gouvernement fédéral à prendre des mesures urgentes et à sauver notre population d'une disparition imminente », a lancé le président par intérim du district de Mafa, Shettima Lawan.

Football. Le système des transferts, un nid à combines à réformer

Ouest France - 21 nov. 2014 - 15:02
Les transferts ont été cette semaine dans le collimateur de la justice. Pas une nouveauté du côté du Vieux-Port. Déjà, en 2006, le président de l'OM, Robert-Louis Dreyfus, avait été condamné à 10 mois de prison avec sursis suite aux transferts frauduleux entre 1997 et 1999. Aujourd'hui, les enquêteurs se demandent si certains transferts, celui d'André-Pierre Gignac et de Souleymane Diawara notamment, ont pu servir de base à des commissions en faveur de membres du « milieu ». Une commission occulte, plus importante que celle déclarée et versée à un intermédiaire illégal, aurait pu en fait être destinée à des personnalités proches du grand banditisme marseillais... Reste que pour le moment, il n'y a pas de poursuites.Pas une nouveautéMais réduire les irrégularités à l'OM serait réducteur. Le problème des malversations liées aux transferts est d'envergure mondiale. En France, le PSG s'était, lui aussi, retrouvé dans l'œil du cyclone, pour des rétrocommissions versées à plusieurs joueurs et à leurs agents. Les transferts de Ronaldinho, Pauleta, Jay-Jay Okocha, Gabriel Heinze, Anelka et Frédéric Dehu avaient été épinglés, conduisant aux condamnations de Laurent Perpère et de son prédécesseur, Francis Graille.  En Espagne, les transferts de David Villa et Neymar au Barça, ceux de Kaka, Pepe et Varane, côté Real ont attiré l'attention des autorités. L'Argentine s'est aussi récemment réveillée, mettant de l'ordre dans les règles d'acquisition et de vente des joueurs. « Il suffit de mettre le nez dans un transfert, que ce soit en France, en Angleterre ou en Italie, pour voir des combines plus ou moins grandes », dénonçait cette semaine Philippe Piat, président du syndicat international des footballeurs professionnels. « La Fifa, l'UEFA, les Fédérations, les ligues : personnes ne veut voir que le football est devenu un no man's land juridique. » renchérissait-il dans les colonnes de l'Equipe. Un nid à magouilleD'où vient donc le problème ? Dans le système des transferts en vigueur actuellement dans le monde du ballon rond, les joueurs sont vendus au plus offrant. Le club ne vend pas le joueur en tant que tel mais son contrat, c’est-à-dire un ensemble de droits contractuels. C'est à ce moment-là qu'intervient, en général, l'agent. En France, lorsqu'un agent intervient dans la transaction, il doit, être titulaire d'une licence. Si un club veut vraiment attirer un joueur représenté par un intermédiaire non encarté en France, il se met en revanche hors la loi. « Nous avons constaté que 70 % des transferts sont effectués par des personnes qui ne possèdent pas de licence d'agent », s'insurge Philippe Piat quand on lui parle de la suppression de la licence envisagée par la FIFA en 2015. Rétrocommissions, blanchimentDans un transfert, ce ne sont pas les flux d'argent d'un club à un autre qui, en général, posent problèmes et, donc, intéressent les enquêteurs, mais plutôt ceux transitant par ces intermédiaires. Ces mouvements financiers peuvent donner lieu à des rétrocommissions ou à du blanchiment. Les sommes versées d'un club à un autre apparaissent en effet dans leurs comptes et sont vérifiables.LIRE AUSSI : Le système flou des commissions d'agentsMais la taille du gâteau, quand des transferts se chiffrent à plusieurs millions d'euros, attirent forcément les convoitises de personnes aux intentions pas toujours claires...Les autres font théoriquement l'objet depuis 2010 d'une convention tripartite (entre vendeur, acheteur et agent) qui est censée être validée par la Ligue de football professionnel. Une loi encadre aussi la profession d'agent. Mais cette convention n'éclaire pas tous les flux car elle ne prend pas en compte la commission que l'agent reverse à son intermédiaire, plus ou moins licite...La loi Bosman, point de départDepuis le 15 décembre 1995, et la loi Bosman, tout transfert d'un joueur européen en fin de contrat au sein de la Communauté européenne se fait sans le paiement d'indemnités de transfert. Du coup, les clubs, vendent les joueurs avant la fin de leur engagement, qu'ils ne prolongent plus forcément avec l'objectif de garder le joueur plus longtemps...mais avec celui de le vendre plus cher. La spirale inflationniste allait alors commencer.Des pratiques dénoncées par la FIFPro. « Le système des transferts va exploser », annonçait ainsi Philippe Piat, président du syndicat international des footballeurs professionnels, l'année dernière. Il a remis une couche cette semaine dans l'Equipe, affirmant que « le système pourrit le foot ». Modification ou abolition ?Nombreux sont aujourd'hui à militer pour une modification des règles (comme le CDES), voire une suppresion pure et simple des indemnités de transferts. L'ancienne ministre des Sports, Valeyrie Fourneyron, avait emprunté cette voix, pronant « l'abolition » du système.Les autres sports sont pour le moment épargnés, même si le monde de l'Ovalie se prépare. En basket, on recense environ 20 millions d'euros de transferts par an dans le monde. Dans le foot, l'outil de contrôle mis en place par la Fifa en comptabilise 11 000 par an, pour un total de 3 milliards d'euros en 2011, dont 10 % de payants, soit un peu plus de 1 000. Aux Etats-Unis, un système quasi collectivisteEldorados du sport business, générateurs de profits considérables, les sports collectifs américains proposent paradoxalement un système quasi collectiviste en matière de transferts et de distribution des richesses dans un unique but : maintenir l'intérêt du jeu à son zénith.Aux Etats-Unis, les mercatos proposent des feuilletons bien moins nombreux et agités qu'en Europe. Jusqu'aux années 80, les joueurs étaient attachés à leur club pour la totalité de leur carrière. Aujourd'hui encore, la mobilité est rare.Une solution pour le monde du football ? Oui, si tout le monde se met d'accord.LIRE AUSSI : Le modèle américain est-il un modèle ?

Kader Arif. Le secrétaire d'État aux Anciens combattants a démissionné

Ouest France - 21 nov. 2014 - 13:23
Pris dans une affaire judiciaire, Kader Arif a présenté vendredi sa démission à François Hollande, qui l'a acceptée.Il sera remplacé par Jean-Marc Todeschini, sénateur de la Moselle. Jean-Marc Todeschini connaît le poste, pour avoir été directeur de cabinet de Jean-Pierre Masseret, lorsqu'il occupait cette fonction de 1997 à 2001.Affaire judiciairePris dans une affaire judiciaire rendue publique par Mediapart, Kader Arif a été contraint à la démission. La police judiciaire a en effet perquisitionné le 6 novembre la sous-direction des achats du ministère, dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à des proches du secrétaire d'Etat aux anciens combattants, Kader Arif.Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête a pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec la Région. L'enquête s'attache à déterminer si les procédures d'appels d'offre ont notamment été respectées.« Par respect pour la fonction ministérielle »Dans un communiqué, Kader Arif indique :« Mon nom est cité dans le cadre d'une enquête préliminaire menée par le Parquet national financier.Par respect pour la fonction ministérielle, par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi. Cette décision est aussi l'expression de ma loyauté totale au Président de la République et au Premier ministre »

Trois étudiants finistériens tués à Marseille. Piste de l'aquaplaning

Ouest France - 21 nov. 2014 - 12:51
Dimanche, sur la route de la Gineste à Marseille, quatre jeunes gens sont morts dans une sortie de route. Parmi eux, trois étudiants finistériens qui avaient pris place à bord de la Clio. Le conducteur de la voiture, un Varois de 21 ans, camarade de promotion, a été mis en examen jeudi pour « homicide involontaire, mise en danger de la vie d'autrui et défaut de maîtrise ».Selon les informations de nos confrères marseillais du journal La Provence, « les investigations ont été confiées au Service central accidents (SCA) », elles se poursuivent. « Un expert automobile va être désigné. » Premiers éléments : « aucun pneu du véhicule n'a éclaté » ; « aucune trace de freinage n'a non plus été relevée sur les lieux de l'accident tragique ».La piste de l'aquaplaning est évoquée. En effet, peu de temps avant l'accident, il pleuvait. La chaussée était probablement glissante. La Provence ajoute : « De source policière, on observe que le véhicule se serait déporté sur la gauche, ce qui caractérise le défaut de maîtrise et du même fait, la faute de conduite de l'automobiliste. »Les trois victimes finistériennes âgées de 21 ans, étaient originaires de Crozon, Locquirec et Fouesnant.

Jacques Chirac. Emotion et applaudissements pour l'accueillir quai Branly

Ouest France - 21 nov. 2014 - 12:31
Les apparitions publiques de l'ancien président de la République sont rares. A 82 ans, Jacques Chirac qui tient à être présent chaque année à la remise des prix de sa fondation est arrivé affaibli, marchant avec une canne et soutenu par un homme.Il a retrouvé ceux qu'il considère comme « ses deux fils préférés » en politique: François Hollande avec qui il a plaisanté et Alain Juppé. « Il y a un attachement personnel à Jacques Chirac dans cette présence d'Alain Juppé, soulignait jeudi Claude Chirac, mais je crois qu'elle porte probablement avant tout l'engagement d'Alain Juppé sur les combats fondamentaux de la Fondation. » 

Canular. Jugé pour avoir fait se déplacer 80 policiers du Raid pour rien

Ouest France - 21 nov. 2014 - 09:32
Le 27 août, ce jeune homme a fait venir 80 policiers, dont la moitié du Raid, pour rien, dans un hôtel de Malakoff. L'intéressé, qui comparaît ce vendredi nie.A 7h10, ce matin-là, la police reçoit un appel inquiétant: « Je viens de me disputer avec ma copine, je viens de lui planter un couteau dans le ventre, si vous intervenez, je la tue, je me tue, je vous tue. » La menace est prise très au sérieux. Dans la demi-heure, près d'une centaine de policiers et pompiers sont déployés dans l'hôtel encore ensommeillé.Une vengeanceLes 322 clients sont évacués pendant plus de trois heures et les 200 chambres fouillées une à une. En vain. Pas de forcené, pas d'arme, ni de traces de violence. « C'est un appel fantaisiste », diagnostique alors une source policière sur place. Mais, très vite, les enquêteurs vont être mis sur une piste par une jeune cliente de l'hôtel. Le matin même, à 5h, un jeune homme s'était présenté à l'accueil pour demander à la voir. Le veilleur avait refusé. Les caméras avaient filmé son visage. Elle le connaissait, aurait refusé des avances, alors, selon elle, il aurait voulu se venger, a relaté une source proche de l'affaire.Site de canularsComme elle, le garçon de 20 ans, sans emploi et doué en informatique, fréquente Violvocal, le site de canulars poussés à l'extrême créé par le hacker pro-israélien Ulcan, dans le collimateur de la justice française. Son site fédère une petite communauté acquise à sa cause, surtout des jeunes qui alimentent le tchat à grand renfort de blagues potaches. Lors de l'appel téléphonique, le suspect avait pris toutes les précautions pour brouiller les pistes. Malgré tout, les policiers ont pu le localiser grâce à son portable, avant de le cueillir le lendemain au petit déjeuner dans un hôtel de Pontault-Combault. Présenté en comparution immédiate à la 16e chambre pour « dénonciation mensongère d'un crime ayant entraîné des recherches inutiles », il avait demandé un délai pour préparer sa défense. Son conseil n'a pas souhaité s'exprimer.

BPC russes. Les deux porte-hélicoptères désormais à l'eau

Ouest France - 21 nov. 2014 - 09:26
Dans le calme de la nuit, deux importants mouvements de navires ont changé l'aspect du port de Saint-Nazaire. Depuis 7 h ce matin le porte-hélicoptères Vladivostok a rejoint la forme grande forme écluse Joubert à l'entrée du port. Le navire militaire a libéré la place qu'il occupait dans le bassin de Penhoët et qu'est venu prendre son jumeau le Sébastopol.Notre reportage en image        

État Islamique. Et si Mickaël Dos Santos n'était pas le 2e bourreau ?

Ouest France - 21 nov. 2014 - 08:05
Des journalistes et spécialistes du renseignement ont émis jeudi des doutes sur le fait que le Français Mickaël Dos Santos soit le deuxième djihadiste français apparaissant sur une vidéo d'un groupe de tueurs de l'Etat islamique (EI). Sa mère dit ne pas le reconnaître sur les images.Un arabe trop parfait ?Le parquet de Paris a annoncé mercredi que des « indices précis et concordants » avaient permis d'identifier Mickael Dos Santos sur la vidéo mettant en scène l'exécution de l'Américain Peter Kassig ainsi que de 18 prisonniers syriens.Mais plusieurs spécialistes ne sont pas convaincus. « Après vérification, je maintiens mes doutes sur la participation de Mickael Dos Santos à la vidéo d'exécution de l'EI », écrit le chercheur Romain Caillet sur son compte Twitter.  Sur France Info, il a jugé curieux que le jeune homme qu'on présente comme Mickael Dos Santos « s'exprime dans un arabe parfait, sans aucun accent ».David Thomson, reporter à RFI, qui avait émis les mêmes doutes, a expliqué avoir trouvé un démenti sur le dernier compte Twitter du djihadiste. « J'annonce clairement que ce n'est pas moi présent dans la vidéo », peut-on lire. Wassim Nasr, journaliste à France 24, évoque aussi la couleur des yeux. "Mickael Dos Santos avait les yeux clairs etsur la vidéo ils sont marrons", dit-il sur son compte Twitter. Ce mercedi soir c'est la mère de Mickaël Dos Santos qui affirme sur BFM TV que l'homme apparaissant sur une vidéo du groupe jihadiste n'est pas son fils.  

Prud'hommes. Les conseillers ne seront bientôt plus élus

Ouest France - 21 nov. 2014 - 01:18
Le Parlement a adopté définitivement jeudi soir, par un vote de l'Assemblée, le projet de loi prévoyant la suppression des élections des conseillers prud'homaux au suffrage direct, au profit d'une désignation par les organisations syndicales et patronales. LIRE AUSSI : comment fonctionne les Prudh'ommes ?Ces quelque 14 500 juges non professionnels chargés de régler les litiges entre employés et employeurs devront être choisis par les organisations syndicales et patronales au prorata de leurs audiences respectives.Le projet de loi prolonge aussi de deux ans le mandat des actuels conseillers élus en 2008, jusqu'au prochain renouvellement général des conseils de prud'hommes, au plus tard le 31 décembre 2017. Un texte salué par le ministre du TravailLa majorité des députés socialistes et UDI se sont prononcés pour, le Front de gauche, les écologistes et l'UMP contre tandis que les radicaux de gauche se sont montrés réservés.Tous les groupes à l'exception des socialistes ont critiqué le recours aux ordonnances prévu par le projet de loi pour modifier dans le détail le mode de désignation des conseillers prud'homaux.Le texte, qui avait été voté par le Sénat mi-octobre, a été salué par le ministre du Travail François Rebsamen comme « la première pierre d'un travail d'ampleur » engagé avec la ministre de la Justice Christiane Taubira pour une réforme plus large de la justice des prud'hommes.Grève d'audienceLe projet de loi pour l'activité, qui sera présenté en Conseil des ministres le 10 décembre, doit pour les prud'hommes viser à réduire les délais de jugement et éviter un taux d'appel excessif.L'examen de ce premier texte sur la désignation des conseillers prud'homaux a été accompagné par des « grèves d'audience » à l'appel de la CGT, notamment depuis lundi à Bobigny (Seine-Saint-Denis), deuxième plus grande juridiction de ce type en France.

Santé. Près d'un tiers de la population mondiale obèse ou en surpoids

Ouest France - 20 nov. 2014 - 22:37
C'est un chiffre qui fait peur. D'ici 2030, la moitié des adultes dans le monde seront en surpoids ou obèse contre 30% déjà actuellement, selon une étude du McKinsey Global Institute publiée jeudi.L'obésité provoque quelque 5% des décès dans le monde et ce mal pèse autant sur l'économie mondiale que le tabac ou les conflits armés, précise le texte.Un coût énormeLe document appelle à une « réponse coordonnée » des gouvernements, commerçants et acteurs du secteur agro-alimentaire affirmant que cela pourrait permettre à 20% des obèses de revenir à un poids normal en moins de dix ans.Il cite ainsi 74 recommandations comme la réduction des portions dans les fast-foods, l'introduction d'aliments sains dans les écoles et la nécessité d'éduquer les parents.L'obésité coûte chaque année 73,8 milliards de dollars en dépenses de santé publique et en perte de productivité économique.RepèresEst considérée comme obèse, une personne dont l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 30. Une personne en surpoids présente un IMC compris entre 25 et 30.

Soupçons de matchs truqués. Jean-François Fortin interdit d'exercer

Ouest France - 20 nov. 2014 - 21:48
Jean-François Fortin est mis en examen pour « corruption active et passive », placé sous contrôle judiciaire et interdit d'exercer, comme son homologue de Nîmes Jean-Marc Conrad et Pilou Mokeddel., directeur de la sécurité du Stade Malherbe, selon nos sources judiciaires.En réaction, Jean-François Fortin a publié un communiqué sur le site du club dans la soirée de jeudi : « Monsieur le Directeur Général (Xavier Gravelaine), prenant acte de ma mise en examen dans un dossier dont l'instruction démontrera mon innoncence, je suspends mes fonctions à la présidence du Stade Malherbe Caen, ce qui permettra de me consacrer pleinement à ma défense et d'assurer la protection du bon fonctionnement du club ». Une décision, de toute façon, déjà prise par la justice.L'avocat du président caennais Me Géry estime, quant à lui, que son client « démontrera dans ce dossier sa totale innocence des faits qui lui sont reprochés. »En début d'après-midi, les juges avaient également mis en examen pour « corruption passive » Michel Moulin, soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire entre le club de Nîmes et celui de Dijon. Son avocat, Me Patrick Maisonneuve, a démenti toute intervention de son client dans ce match.La Ligue de football professionnel (LFP) s'est saisi du dossier et va ouvrir une enquête sur le sujet « au vu de la gravité des faits présumés ».Six personnes mises en examenL'enquête des juges Serge Tournaire et Hervé Robert, ouverte en avril pour « corruption active et passive en lien avec des manifestations sportives donnant lieu à des paris sportifs », porte notamment sur une rencontre entre les clubs de Caen et Nîmes, qui s'était soldée par un match nul (1-1).Les enquêteurs cherchent à savoir si les dirigeants nîmois ont exercé des pressions et proposé des arrangements à d'autres clubs à la fin de la saison passée dans le but d'éviter la relégation de leur club.Après deux jours de garde à vue, six personnes, dont Jean-Marc Conrad, président du club de Nîmes (L2), et Serge Kasparian, son principal actionnaire, ont été mises en examen jeudi pour corruption. Les six ont été placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de ce dossier, et il leur est interdit d'entrer en contact les uns avec les autres.Pressions et arrangements ?Serge Kasparian, qui apparaît comme un acteur central, est détenu dans une autre affaire, dite du cercle de jeux Cadet qu'il dirige.Les juges soupçonnent les dirigeants nîmois d'avoir exercé des pressions et proposé des arrangements à d'autres clubs à la fin de la saison passée dans le but d'éviter la relégation du club qu'ils venaient de reprendre, qui aurait été lourde de conséquences financières.Les enquêteurs disposent d'écoutes téléphoniques, notamment de Serge Kasparian. Ce dernier a reconnu la teneur des conversations écoutées et avoir tenté d'influer sur le résultat de matches, selon une source policière.

Très haut débit. Altice Numéricable se dit prêt à racheter Bouygues Telecom

Ouest France - 20 nov. 2014 - 21:37
« A l'heure actuelle, nous sommes en train d'intégrer SFR, mais si nous recevons un appel de Bouygues vendredi, alors pourquoi pas? », a déclaré le directeur général d'Altice Dexter Goei, cité par l'agence Dow Jones Newswires.« Il y a un grand potentiel de synergie » entre les deux entreprises, a ajouté M. Goei, qui s'exprimait à Barcelone (Espagne) lors d'une conférence sur les télécoms organisée par banque d'affaires Morgan Stanley.Devenir le numéro 1 du très haut débitAltice, groupe du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi, avait emporté SFR en avril à l'issue justement d'une bataille contre Bouygues, en offrant à Vivendi 13,5 milliards d'euros en numéraire, ainsi qu'un complément éventuel de prix de 750 millions d'euros.Le groupe en cours de constitution « Numericable-SFR » s'est fixé pour objectif de devenir le « numéro un du très haut débit convergent », c'est-à-dire aussi bien pour les communications fixes que le mobile.La stratégie "standalone" de BouyguesSollicité par l'AFP, un porte-parole de Bouygues a affirmé que « Bouygues Telecom met en oeuvre une stratégie "standalone" (indépendante, NDLR) pour être profitable et compétitif dans un marché à quatre opérateurs ».« Bien entendu, comme tous les acteurs, Bouygues Telecom reste attentif aux évolutions du marché », a ajouté ce porte-parole sous couvert de l'anonymat.Bouygues Telecom, qui continue de souffrir d'une concurrence exacerbée sur le marché mobile en France, a indiqué le 14 novembre réviser à la baisse ses ambitions pour 2014 mais dit compter redevenir compétitif en 2016 grâce à sa réorganisation.

Leclerc. Des chômeuses portent plainte contre des franchisés de l'enseigne

Ouest France - 20 nov. 2014 - 21:23
Saisis également par l'union locale CGT d'Évry, Me Eddy Arneton et Me Sofiane Hakiki ont déposé plainte contre X lundi au parquet d'Évry pour « escroquerie, offre d'emploi fausse, travail dissimulé, soumission de personnes vulnérables à des conditions incompatibles avec la dignité humaine et violences ».11 chômeuses de longue duréeLes plaignantes, onze chômeuses de longue durée de 18 à 47 ans, ont participé avec 80 autres personnes à une « préparation opérationnelle à l'embauche » (POE) entre décembre 2013 et février 2014, lors de l'aménagement d'un supermarché Leclerc à Fleury-Mérogis (Essonne).Indemnisées par Pôle emploi durant cette période, les stagiaires ont été chargées du ménage et de l'installation des rayons de la future enseigne franchisée. Mais, au moment de l'inauguration du magasin en janvier, la moitié des chômeurs s'est vue refuser l'embauche promise par le dispositif.« Profiter d'une main-d’œuvre gratuite » Cette proportion est bien inférieur aux taux d'insertion habituellement constatés après ce type de formation « préalable à l'embauche » : en 2013, 78,4 % des bénéficiaires d'une POE financée par Pôle emploi étaient en emploi six mois après la fin de leur formation, selon une enquête de l'opérateur publiée fin août.Selon les avocats en charge du dossier, le franchisé n'avait aucune intention d'embaucher et souhaitait profiter d'une « main-d’œuvre gratuite, financée par Pôle emploi ».« L'employeur a clairement laissé penser que l'offre de formation pouvait déboucher sur un CDI », selon Me Arneton. Une promesse qui relève de « l'escroquerie » selon lui, « sachant que l'établissement était loin de pouvoir garantir un poste aux 91 personnes engagées dans cette prétendue formation ».Conditions de travail dégradantesLes avocats dénoncent en outre des conditions de travail « dégradantes » et des violences psychologiques -insultes, commentaires sur le physique des personnes- survenus durant la formation.Quand les demandeuses d'emplois, « qui ont travaillé constamment dans la poussière », contestaient leurs « conditions déplorables » de travail, une formatrice leur aurait dit n'« avoir rien à branler » des stagiaires, leur indiquant qu'elles pouvaient « prendre le bus et retourner directement à Pôle emploi » si leur situation ne leur convenait pas, a rapporté Me Arneton.Dans son enquête intitulée « comment Leclerc abuse des aides de Pôle emploi », Le Monde pointe une systématisation du procédé, citant des cas similaires dans plusieurs départements. Une procédure prud'homale contre un franchisé du groupe Leclerc est en cours à Nîmes pour des faits similaires. La décision dans cette affaire sera rendue le 5 mars 2015.« On a le sentiment d'avoir à faire à un système globalisé », ont déclaré Mes Hakiki et Arneton à l'AFP, d'autant que la société de formation mise en cause dans ces affaires « est une émanation de la société Leclerc », ont-ils précisé.Dans Le Monde, Pôle emploi estime que ces dérives restent « isolées » et que les « franchisés » concernés se « corrigent ».Leclerc accuse le Monde de « dénigrement » Sur son blog, Michel-Edouard Leclerc, PDG de l'enseigne éponyme, a accusé Le Monde de « dénigrement ». Selon lui, les POE sont utilisées dans « des dizaines d'enseignes en France » et dans « tous les secteurs ». « S'il y a eu des abus, personne ne cautionnera et la justice sanctionnera », a-t-il ajouté.Il précise que « les entreprises sous enseigne E.Leclerc sont gérées par des patrons indépendants, responsables notamment de leur politique sociale ».

Coupe Davis. Même sur terre battue, Federer est une menace

Ouest France - 20 nov. 2014 - 20:29
Une évidence : la terre battue (installée aujourd'hui dans le stade Pierre-Mauroy à Lille) a été choisie plus pour « déstabiliser » les Suisses que pour avantager les Français.Histoire de se prémunir contre toute polémique, les Bleus répètent à l'unisson que le choix de la surface « ne jouera pas un rôle majeur dans l'issue de cette finale ».Temps d'avanceAlors qu'Arnaud Clément et ses hommes ont passé une semaine à Bordeaux à se salir les chaussures, Roger Federer et Stan Wawrinka ont usé leurs semelles sur le dur du Masters londonien. Un temps d'avance qui pourrait être vite balayé par la faculté d'adaptation des n°2 et n°4 mondiaux.Roger Federer a donc la réputation de ne pas être aussi dominateur sur terre battue. Ses disciples s'offusquent en lançant cette vérité : le « Maître » a remporté Roland-Garros en 2009. Contre-argument : ce n'est rien à côté de ses sept Wimbledon, ses cinq US Open et ses quatre Open d'Australie. Une autre statistique : sur les 82 trophées soulevés dans sa carrière, seuls neuf l'ont été sur terre.  « Si Nadal n'avait pas existé... »Le Suisse souffre surtout de la comparaison avec un extraterrestre de la surface, Rafael Nadal. À ceux qui affirment que cette adversité l'a poussé dans ses retranchements, Jo-Wilfried Tsonga répond simplement : « Je pense surtout que si Nadal n'avait pas existé, Federer aurait gagné plus de fois Roland-Garros... ». Sur les huit finales que Federer a perdues en Grand Chelem, six l'ont été face à l'Espagnol, dont quatre à Roland-Garros (2006, 2007, 2008 et 2011).Invaincu face à MonfilsSi les Français prônent la prudence, c'est aussi parce qu'ils mesurent la différence entre une terre battue intérieure et extérieure. Le toit qu'impose une rencontre à cette période de l'année gomme une grande partie des avantages que les spécialistes de la surface peuvent y trouver. Et donc des inconvénients pour les autres.Un autre cliché circule : s'il y a bien un joueur capable de battre Federer sur terre, c'est Gaël Monfils. Et pourtant, ce dernier n'y est jamais parvenu. Il s'y est cassé les dents une première fois en 2008 à Monte-Carlo avant d'échouer trois fois à Roland-Garros dans des rencontres à enjeu (deux quarts de finale et une demie).Avantage au SuisseTsonga est celui qui possède la meilleure référence dans ce domaine avec un succès net en trois sets en quarts de finale à Paris en 2013. Cette année, Federer a repris la main en quarts de finale sur le Rocher.Seul Richard Gasquet affiche un bilan équilibré avec deux victoires pour deux défaites. Le premier succès remonte à une autre époque. Le petit Mozart n'avait que 18 ans quand il élimina l'implacable n°1 du moment en quarts de finale à Monte-Carlo. En 2011, il lutta pendant 2h20' pour réitérer cette performance à Rome. Mais les douze autres affrontements entre les deux hommes ont toujours tourné à l'avantage du Suisse...
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