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Mis à jour : il y a 9h 27 min

SYGEFOR 3 est ouvert !

02 mars 2015 - 14:25

SYGEFOR 3, la plateforme nationale des formations du Réseau des URFIST (décrite dans ce précédent billet), est désormais visible à l’adresse : https://sygefor.reseau-urfist.fr/. Elle est accessible à partir de tout navigateur récent et sur les smartphones.

Nous tenons d’abord à remercier la société Conjecto pour la délicate opération d’importation de toutes les données des sept anciennes plateformes de SYGEFOR et pour avoir mené à bien ce projet complexe.
Désormais, tous les “événements” (i.e. les stages, les rencontres scientifiques, les formations doctorales, etc.) du Réseau, à venir et archivés, sont visibles (sous l’onglet “Formations du réseau”) et l’on peut y faire toutes sortes de recherches et de filtrages.

Comment s’authentifier sur la plateforme ?

Pour les personnes qui avaient déjà un compte SYGEFOR, sur l’une des sept plateformes locales, il y a deux cas de figures, selon la possession ou non d’un compte universitaire (de type ENT, SESAME…).

1/ Si vous avez un compte universitaire :
Vous cliquerez sur “Se connecter avec son compte universitaire“. Pour votre première connexion, l’une ou l’autre des deux situations suivantes peut se présenter :
si l’adresse électronique de votre compte universitaire est la même que celle de votre ancien compte SYGEFOR, vous retrouverez immédiatement toutes vos données personnelles (profil, formations suivies, en cours…) ;
en cas d’adresses électroniques différentes, la connexion avec votre identifiant universitaire va vous créer un nouveau compte. Dans ce cas, il faudra contacter rapidement votre URFIST pour qu’elle fusionne vos anciennes données sur votre nouveau compte.

Par la suite, vous n’utiliserez plus que vos identifiants universitaires.
Si jamais l’authentification avec votre compte universitaire ne fonctionnait pas (pour une raison ou pour une autre), utilisez la procédure décrite au point 2.

2/ Si vous n’avez pas de compte universitaire :
Vous cliquerez sur “J’ai un compte SYGEFOR” :
– comme identifiant, vous indiquerez l’adresse électronique que vous aviez utilisée sur votre ancien compte SYGEFOR ;
– vous serez obligé(e) de demander un nouveau mot de passe, en cliquant sur “J’ai oublié mon mot de passe !”. Vous recevrez un mel vous permettant de finaliser la réinitialisation. Ensuite, vous retrouverez votre profil, vos formations en cours et archivées…

Pour toutes celles et ceux qui avaient déjà un compte Sygefor, nous vous demandons, à l’occasion de cette nouvelle connexion sur la plateforme, de bien vouloir vérifier, compléter ou mettre à jour vos données personnelles et professionnelles.

3/ Si vous n’avez pas de compte SYGEFOR et si vous voulez en créer un pour pouvoir s’inscrire à nos formations :

si vous avez un compte universitaire, cliquez sur “Se connecter avec son compte universitaire” : vous devez récupérer automatiquement quelques informations personnelles issues de votre établissement, qu’il vous faudra vérifier et compléter ;

si vous n’avez pas de compte universitaire, cliquez sur “Je n’ai pas encore de compte”.

Enfin, à l’attention de tous (ayant ou non un compte SYGEFOR), n’hésitez pas à consulter la FAQ, qui répondra à la plupart de vos questions sur nos formations et les procédures d’inscription.

Qui contacter en cas de problème ?

– pour toute question d’ordre personnel (problème pour l’authentification, l’inscription, problème d’oubli des codes d’accès, etc.,), il faut contacter votre URFIST dite “de rattachement”, c.a.d. l’URFIST dont vous dépendez.

– si vous repérez un bug, ou pour toute question technique, contactez le support technique en envoyant un courriel à support@reseau-urfist.fr ;

– pour poser une question d’ordre général, faire une suggestion ou une remarque critique sur l’ensemble de la plateforme, vous pouvez écrire à l’Association du Réseau des URFIST : aru@reseau-urfist.fr.

L’ouverture d’un nouveau logiciel comporte toujours quelques risques : malgré notre vigilance et tous nos efforts, il peut rester de petits problèmes, des bugs résiduels, des procédures peu explicites… Nous demandons donc par avance votre indulgence et nous comptons sur vous pour nous signaler tout problème rencontré.
Et dans tous les cas, vos impressions et vos remarques, positives comme négatives, sont les bienvenues. Votre point de vue d’utilisateur de cette plateforme, conçue pour vos besoins, sera précieux pour tous les acteurs du projet !

SYGEFOR 3, la nouvelle plateforme nationale du Réseau des URFIST

20 févr. 2015 - 15:48

Un important projet collectif du Réseau des URFIST va voir le jour début mars  : SYGEFOR 3, la plateforme nationale des formations. SYGEFOR, acronyme signifiant SYstème de GEstion des FORmations, est un outil de gestion qui équipe les sept URFIST depuis  2005. La nouvelle plateforme s’inscrit dans la continuité de cet outil, bien connu de tous les stagiaires des URFIST, mais elle représentera un saut qualitatif important, que nous détaillons ici en répondant à six questions.

1/ Qu’est-ce qui va changer ?

Plus de visibilité sur nos formations :

Jusqu’à présent, pour avoir une vue d’ensemble des  formations de l’ensemble du Réseau, il fallait consulter un par un les sites web des sept URFIST.
SYGEFOR 3 permettra de consulter, en un seul coup d’œil, l’ensemble des formations et événements du Réseau. La plateforme, en libre accès sur le web, donnera une visibilité complète sur :
– toutes les activités de formation et tous les événements organisés par les sept URFIST : stages, formations doctorales, formations diverses, journées d’étude, rencontres scientifiques… ; les professionnels de l’information pourront également repérer nos formations sur le portail BibDoc, animé par l’enssib, avec lequel SYGEFOR 3 sera interopérable ;
– les formateurs membres des URFIST et de nombreux intervenants extérieurs, animant des stages dans le Réseau ;
– les informations pratiques sur chaque URFIST.

Plus de souplesse :

Toute personne, appartenant aux publics visés par les URFIST (enseignants-chercheurs et chercheurs, doctorants, professionnels de l’information de l’enseignement supérieur), pourra ouvrir facilement un compte personnel sur la plateforme à partir de son compte universitaire, choisir son URFIST « de rattachement » et s’inscrire aux formations de celle-ci ou de n’importe quelle autre URFIST. Rappelons que tous nos stages sont gratuits pour les personnels et étudiants de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Plus de services :

Les stagiaires des URFIST, déjà inscrits sur SYGEFOR, récupéreront leurs identifiants et  toutes leurs données (profil, liste des inscriptions, etc.). Toutes les personnes ayant un compte universitaire (compte Sesame…) pourront l’utiliser pour s’authentifier. Une fois inscrit, chaque stagiaire aura accès à différents services sur son Espace personnel.

2/ Quelles nouvelles fonctionnalités ?

L’interface publique de SYGEFOR 3, sobre et ergonomique, présentera de nombreuses et nouvelles fonctionnalités :

– la vue d’ensemble de toutes les formations et des prochains événements du Réseau ;
– un focus sur des événements choisis par les URFIST ;
– de nombreuses possibilités de recherche et de filtrage sur tous les événements (archivés et à venir) ;
– la liste de tous les formateurs, membres des URFIST et de plusieurs intervenants extérieurs ;
– une procédure d’ouverture de compte simplifiée et guidée, avec l’utilisation possible du compte universitaire, via la technologie Shibboleth ;
– un processus d’inscription aux formations très simple, sur le mode « Panier » ;
– un Espace Stagiaire personnel, avec plusieurs services : liste des inscriptions en cours, archives de toutes les demandes d’inscription passées et des formations suivies, possibilité de télécharger les attestations de présence pour les stages suivis, demande d’imprimé d’autorisation hiérarchique, grilles d’évaluation des stages, accès aux supports (pour les stages suivis)…

3/ Un outil open source 

Une information importante, qui intéressera de nombreux partenaires et organismes de formation continue : SYGEFOR 3 est un logiciel en open source, entièrement gratuit et qui sera téléchargeable sur les plateformes de logiciels libres, selon les conditions habituelles de l’open source (sous licence CeCILL-C). L’Association du Réseau des URFIST a choisi cette option de l’open source tout d’abord par conviction, car les URFIST ont toujours été d’ardents défenseurs du logiciel libre et de l’open access. Par ailleurs, SYGEFOR 3, financé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, pourra équiper d’autres services de l’enseignement supérieur, permettant ainsi d’importantes économies d’échelle. Le réseau des CRFCB (Centre Régionaux de Formation aux Carrières des Bibliothèques) est d’ores et déjà intéressé, ainsi que quelques SFC (Services de Formation Continue). Enfin, conformément au cercle vertueux de l’open source, tout nouveau développement, réalisé par un autre organisme pour ses besoins propres, sera reversé dans le « pot commun » et accessible à tous. SYGEFOR 3 devrait donc s’améliorer et s’enrichir de nouvelles fonctionnalités, dont le Réseau des URFIST pourra bénéficier en retour.

SYGEFOR 3 pourra être téléchargé gratuitement et modifié, sous les conditions de la licence CeCILL-C, mais les organismes intéressés devront, bien entendu, prendre en charge les adaptations à leurs besoins et à leur environnement.

4/ Pour quand ?

Le basculement des données des sept SYGEFOR vers la plateforme SYGEFOR 3 est prévu fin février, et l’ouverture publique de la nouvelle plateforme sera effective début mars.  Toutes les informations pratiques seront fournies à ce moment-là.

5/ Qui est derrière ce projet ? Quels acteurs ?

SYGEFOR 3 est une application développée pour l’Association du Réseau des URFIST (ARU). Notre association a été fondée en 2010, afin de pouvoir faciliter les projets nationaux du Réseau des URFIST, représenter celui-ci auprès des instances de tutelle et des partenaires et favoriser la formation et la recherche sur l’information scientifique. SYGEFOR 3 est le premier projet d’envergure, porté entièrement par l’Association du Réseau des URFIST. Au sein du Réseau des URFIST s’est constitué un groupe de travail chargé de conduire et suivre ce projet technique complexe[1]

Qui a financé ce projet ?

Le DISTRD (Département de l’Information Scientifique et Technique et Réseau Documentaire) a versé à plusieurs reprises des subventions exceptionnelles pour le projet SYGEFOR, manifestant ainsi son soutien au Réseau des URFIST, y compris lors de moments difficiles. Ces subventions directes ont été complétées par d’importantes contributions des différentes URFIST.

Qui a réalisé SYGEFOR 3 ?

Une start-up informatique de Rennes, la société Conjecto, qui a trouvé des solutions innovantes pour répondre à la complexité de nos besoins. Les responsables de Conjecto[2] ont développé une application faisant appel aux technologies les plus récentes (notamment le moteur de recherche à facettes ElasticSearch) et ils ont créé un outil de gestion puissant, dont l’originalité réside sans aucun doute dans le caractère modulaire. Conjecto, développeur de SYGEFOR 3 , est à ce titre titulaire des droits moraux d’auteur.

6/ Pourquoi 3 ?

Au fait, d’où vient SYGEFOR, et pourquoi le troisième du nom ?  Un bref rappel historique permettra aux esprits curieux de mieux comprendre ce projet.

En 2004, l’URFIST de Rennes a fait développer par une SSII, la société Acréat, une application informatique pour pouvoir gérer ses formations, les inscriptions à celles-ci, éditer des bilans automatisés, etc. Cette application fut baptisée SYGEFOR et, dès 2005, compte tenu de son intérêt et des services rendus, elle fut distribuée gratuitement aux autres URFIST. Chaque unité gère, depuis, ses propres stages et formations, sur les serveurs de son établissement. Un seul SYGEFOR mais sept exemplaires de l’application, implantés sur sept serveurs.

Si l’outil a plusieurs fois évolué, le constat a été fait qu’il était temps de passer à une autre version et surtout d’aller vers une seule plateforme, implantée sur un seul serveur, permettant de gérer l’ensemble des formations du Réseau. En 2012, le Groupe de travail se mit donc en place, un cahier des charges fut élaboré, un appel d’offres organisé et une SSII choisie en septembre 2012. Le projet s’appelait alors SYGEFOR 2, pour marquer la différence avec la première version. Mais des dysfonctionnements d’ordre technique et commercial  neutralisèrent cette deuxième version et conduisirent l’Association du Réseau des URFIST à élaborer un nouveau projet, baptisé SYGEFOR 3, et à le confier, début 2014, à la société Conjecto. Au total, le projet aura pris un an de retard.

En conclusion, un enjeu fort pour le Réseau des URFIST

En raison de l’énorme quantité de travail collectif demandée par le projet depuis trois ans et des vicissitudes de son histoire, l’arrivée à bon port de SYGEFOR 3 représente déjà un événement important pour nous. Mais elle constitue également un enjeu très important pour le Réseau des URFIST, pour deux raisons :

– d’une part, la plateforme va donner une meilleure visibilité nationale au Réseau et à ses formations. Grâce à SYGEFOR 3, chacun pourra prendre la mesure de l’étendue de l’offre de formation, de la diversité des thématiques et des intervenants extérieurs ;

– d’autre part, l’ouverture de SYGEFOR 3 coïncide avec les nouvelles évolutions du Réseau des URFIST, préconisées par le Rapport de recommandations sur l’évolution du Réseau des URFIST : renforcement de la dimension nationale des URFIST, nouvelle articulation entre les missions de formation et de recherche… (voir le billet “Le Réseau des URFIST à un tournant de son histoire“).

La plateforme SYGEFOR 3 inaugure ainsi une nouvelle période de l’histoire trentenaire des URFIST, celle de la structuration d’un réseau national au service de l’information scientifique.

 

 

 

  1. Le groupe est piloté par Alexandre Serres (URFIST de Rennes) et composé de Corinne Habarou (URFIST de Paris), Manuel Durand-Barthez (URFIST de Paris), Michel Roland (URFIST de Nice), Sylvie Fayet (URFIST de Toulouse, jusqu’en décembre 2013), et Sabrina Granger (URFIST de Bordeaux, depuis janvier 2014).
  2. Blaise de Carné, chef de projet sur SYGEFOR, Romain Bovyn et Serwan Cravic.

Le Réseau des URFIST à un tournant de son histoire

16 févr. 2015 - 14:57

Un Groupe de travail national[1], composé de 17 personnes et animé par Pierre Carbone, Inspecteur  général des Bibliothèques, a été constitué en 2014 à l’initiative du Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche[2]. Il avait pour objectif de réfléchir aux missions, aux activités et aux situations des sept URFIST et de faire des propositions d’évolution.

Un an plus tard, la mission est accomplie et les recommandations proposées par ce groupe de travail et validées par le Ministère viennent d’être mises en ligne.

Quelles en sont les idées-force ? Bien qu’il soit réducteur de résumer en quelques lignes la densité des échanges et des débats, on retiendra ici quatre points qui nous semblent particulièrement importants : le bilan et trois axes d’évolution.

Un bilan qui appelle des évolutions
Le groupe de travail a dressé un bilan largement positif de l’action des URFIST depuis leur origine. L’activité importante et les résultats très positifs ont été soulignés, ainsi que la capacité des Unités à évoluer depuis leur création, notamment grâce à leur culture mixte construite entre documentation et recherche. Mais la faiblesse des moyens humains[3] pour réaliser l’ensemble des missions, que sont la formation, la veille et la recherche, ainsi que le manque de visibilité conduisent à une certaine dispersion.

Ainsi, la formation, au coeur des missions des URFIST depuis leur création en 1982, est tiraillée entre l’importance des publics visés[4] et l’étendue des territoires desservis.[5] L’activité de recherche des URFIST, dont l’importance a été montrée par un rapport de synthèse, est trop peu connue et reste éclatée.

Cet état des lieux en demi-teinte doit être regardé à l’aune des nombreuses évolutions du contexte de l’IST : le bouleversement du champ de l’IST avec l’arrivée du numérique, le renouvellement des pratiques informationnelles des chercheurs, les transformations institutionnelles récentes… sont autant d’éléments qui encouragent les URFIST à poursuivre leur évolution. Ainsi par exemple, le paysage universitaire en pleine recomposition, marqué notamment par l’autonomie des universités et leurs regroupements[6], ne permet guère l’existence de petites structures inter-universitaires fonctionnant sous l’ancien modèle, car l’articulation entre les dimensions nationale, régionale et locale devient plus complexe à mettre en œuvre.

En dépit de ces faiblesses et de ces difficultés, les URFIST ont fait preuve de dynamisme ; elles ont maintenu et élargi leurs activités, développé leur présence numérique et inventé progressivement une amorce de fonctionnement en réseau, suscitant en retour le soutien régulier du Ministère.

Aujourd’hui, l’heure est venue d’une évolution forte pour aller vers une consolidation de ce réseau. Les recommandations, issues de la réflexion du groupe de travail, s’organisent autour de trois grands axes : le renforcement de la recherche et une meilleure articulation avec la formation, la structuration nationale du réseau en GIS et la redéfinition des modes d’implantation, de financement et de fonctionnement.

Le renforcement de la recherche et une meilleure articulation avec la formation

Sur le plan des missions et des activités, le groupe de travail préconise de renforcer les activités de recherche du Réseau des URFIST en les articulant avec la formation. Il a notamment proposé de structurer la recherche autour de deux thématiques. D’une part, la communication scientifique : les modes de production, de diffusion et l’évaluation scientifique, autrement dit le noyau dur de l’IST. D’autre part, les cultures de l’information : l’évaluation de l’information, les compétences numériques et informationnelles, la culture numérique.

Cette recherche menée par le réseau des URFIST devrait permettre de « fédérer un réseau national à travers une forme institutionnelle permettant une bonne articulation entre le local et le national garantissant à la fois l’autonomie et l’ancrage local, la souplesse du fonctionnement en réseau et une efficacité et visibilité au plan national ». Elle s’appuiera sur les travaux de recherche menés actuellement par les enseignants-chercheurs des URFIST et permettra « d’établir ou renforcer des partenariats sur ces thématiques avec les laboratoires travaillant dans le champ de l’IST ».

Cela pourrait notamment se concrétiser par la création « avec le soutien de la BSN ((Bibliothèque Scientifique Numérique)) et avec les partenaires intéressés d’un Observatoire des usages des chercheurs ».

Par ailleurs, une redéfinition des publics prioritaires devrait être menée, un renforcement des actions d’expertise sur la formation, des partenariats avec l’INIST et l’ENSSIB, notamment sur la veille, sont également proposés.

La structuration nationale du Réseau et la création d’un GIS

Afin de donner au Réseau des URFIST la structure nationale qui lui fait défaut aujourd’hui, le groupe de travail a envisagé différentes formes possibles et a finalement proposé celle d’un GIS.[7] Un nouveau chantier devrait donc s’ouvrir dès 2015 pour le Réseau des URFIST et ses partenaires. Un comité de préfiguration sera mis en place afin de déterminer les objectifs et les projets de ce GIS, pour aboutir ensuite à une phase de mise en œuvre, avec la constitution d’un “comité scientifique élargi chargé de la définition de la stratégie de recherche et préfigurant la gouvernance de ce réseau”.

Il s’agit là d’une évolution marquante pour le réseau et qui devrait signifier un tournant important dans l’histoire trentenaire des URFIST. L’Association du Réseau des URFIST, créée pour donner au Réseau une visibilité et une représentation nationales, continuera d’exister. Le GIS, quant à lui, permettra de fédérer des projets avec des partenaires et donnera au réseau des URFIST la structure lui permettant d’exister pleinement au niveau national.

La redéfinition des modalités de fonctionnement

Le groupe de travail a également recommandé de reconsidérer les ancrages locaux des sept URFIST, en lien avec le nouveau paysage universitaire et l’apparition des COMUE. Les implantations territoriales des sept URFIST pourraient donc être revues. Une phase de négociation entre le Ministère et les établissements supports devrait aboutir à l’établissement de nouvelles conventions précisant les modalités de fonctionnement de chaque unité locale.

Par ailleurs, c’est dans l’articulation entre les unités locales et le niveau national que de nouveaux moyens pourront être trouvés pour mener à bien ces nouvelles missions. Le système d’allocation des moyens sera adapté à la nouvelle situation, en cohérence avec ces changements.

En bref, le fonctionnement quotidien et la vie de chaque unité et du réseau seront à terme transformés, pour mener à bien cette évolution majeure des URFIST.

Au final, si beaucoup de questions et d’interrogations demeurent, si le processus d’évolution reste à construire, c’est incontestablement une nouvelle étape de l’histoire des URFIST et un chantier passionnant qui s’ouvrent. De nouveaux partenariats vont être construits, d’autres seront renforcés. La conclusion principale de ce Groupe de travail et de ce rapport est peut-être là, dans la réaffirmation de l’importance du travail en réseau et en partenariat.

Alexandre Serres et Claire Denecker, Président et Vice-Présidente de l’Association du Réseau des URFIST, représentants au Groupe de travail du DISTRD.

 

 

 

  1. Ce groupe de travail réunissait des représentants du MENESR (DISTRD, Département de la réglementation de la DGRI), des URFIST, de leurs partenaires au CNRS (INIST, RENATIS), des responsables universitaires (président d’université, président de section du CNU, responsable de formation continue), des représentants de l’ADBU, de l’ENSSIB, d’EPRIST, du CLEO et de l’Alliance Athena .
  2. C’est grâce à l’initiative d’Alain Colas et d’Elisabeth Collantes, du Département de l’information scientifique et technique et réseau documentaire (DISTRD) au Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, que ce groupe a ete constitué et que cette réflexion a pu être menée.
  3. Chaque unité, à part celle de Paris dont les effectifs sont doublés, est composée d’un binôme de formateurs, accompagné par un responsable administratif. Le binôme des formateurs est représenté par deux métiers forts de l’IST : un enseignant-chercheur et un conservateur des bibliothèques.
  4. Le public cible des URFIST est large : il comprend les enseignants-chercheurs, les chercheurs, les doctorants et les professionnels de l’information de l’enseignement supérieur et de la recherche.
  5. Les URFIST interviennent sur l’ensemble du territoire français, excepté l’Académie de Lille, desservie par une URFIST pendant quelques années mais qui a été fermée dans les années 80.
  6. Voir les projets de fusion ou de regroupement en cours, les projets de COMUE, etc.
  7. Groupement d’Intérêt Scientifique. Contrat de coopération scientifique,  “un GIS a pour objet de fédérer des moyens (personnels, matériels, locaux, etc.) et d’en définir les modalités d’utilisation autour d’une thématique déterminée afin de permettre la réalisation de recherches dans le cadre de ladite thématique.” (INSERM). Voir aussi la page GIS du CNRS.

Inoreader, enfin le digne successeur de Google Reader ?

24 nov. 2014 - 15:22

Le 1er juillet 2013 fermait « Google Reader », l’agrégateur en ligne de flux de syndication le plus populaire et l’un des plus utilisés. La nouvelle avait quelque peu bouleversé la communauté spécifique des « suiveurs de flux RSS » car elle semblait donner raison à ceux qui annonçaient « la mort des flux RSS », aux prises avec les usages du réseautage social, lesquels permettent de confier la curation à des comptes que l’on suit, sans passer, en quelque sorte par la case « collecte » de l’information.

Néanmoins les réactions (notamment une pétition contre l’arrêt de son service adressée à Google) ont été suffisamment fortes pour voir de nouveaux outils apparaître (ou renaître), essentiellement des services en ligne, qui se proposaient de prendre la place laissée vacante par Google Reader. D’où un frémissement « buzzique » sur  « Digg Reader », « AOL Reader », « GReader »,  … et bien d’autres encore. Certains ont dû évoluer pour ne plus dépendre de « Google Reader » en tant que simple surcouche graphique, comme « Feedly » par exemple.

Toutefois aucun ne semblait se détacher de ses concurrents et représenter une alternative sérieuse à Google Reader, du moins en mode gratuit, ainsi que le démontrait l’excellente étude de Serge Courrier, véritable état des lieux de plus de 230 pages au format PDF du paysage des lecteurs de flux RSS, arrêté à octobre 2013.

De plus, cette effervescence agit comme un rideau de fumée derrière lequel la pérennité des services est souvent difficile à deviner, celle-ci dépendant en partie du nombre de développeurs investis et de la structure dans laquelle ils évoluent.

Or, heureux événement depuis cette période (enfin pour moi en tous les cas), après un bref passage par Feedspot, (dont je trouvais les fonctionnalités de rediffusion par flux personnalisé d’articles taggués avec le même mot-clé très intéressantes mais malheureusement limitées en nombre dans sa formule freemium), j’ai découvert Inoreader, agrégateur de flux RSS et Atom, basé en Bulgarie, issu du projet individuel d’un développeur rejoint aujourd’hui par une équipe de neuf autres personnes, regroupée dans une société du nom d’Innologica Ltd.

Au départ entièrement gratuit et donc sans modèle économique, Inoreader propose désormais trois formules dont deux payantes (la « Plus » à 2,99 $/mois et la « Professionnel » à 4,99 $/mois). Outre la modicité des sommes, la différence entre les différents plans s’articule autour de fonctionnalités qui ne sont pas essentielles comme l’intégration avec OneNote, la possibilité d’envoyer des articles en pièces jointes au format PDF d’emails ou encore d’effectuer des recherches dans les articles publics partagés par la communauté des utilisateurs « Inoreader », car bien sûr, « Inoreader » propose des fonctionnalités sociales, lesquelles sont :

  • Limitées en mode freemium :
    • Reprise de dix contacts maximum par le carnet intégré Gmail,
    • Suivi par flux RSS d’un seul compte Twitter ou VKontakte (site Web de réseautage social russe similaire à Facebook),
  • Voire indisponibles (suivi de profils « Google + » réservé aux utilisateurs payants).

Plus intéressants peut-être les concepts de règles (automatisation d’un comportement) et de recherches actives (possibilité d’enregistrer une recherche)  peuvent être utilisés dès la version gratuite même si leur nombre est limité uniquement à une règle et une recherche active.

Mais surtout ce service intègre dans sa version gratuite  de nombreuses possibilités de signalement (organisation par dossiers de vos flux et par tag de vos articles) ainsi que de valorisation de votre curation à travers la fonctionnalité d’exportation par flux RSS ou widget HTML de chacun de vos dossiers et regroupements d’articles par tags, et ce, sans limitation. Tous ceux qui utilisent Netvibes ou tout autre outil Web pour la diffusion d’une veille apprécieront …

Par ailleurs, vous pouvez également mettre en avant vos articles en les envoyant dans une liste de favoris ou rendre publique à la communauté des utilisateurs « Inoreader » votre sélection en créant votre « chaîne ».

L’intégration avec d’autres services afin de faciliter le partage est encore limitée (Google, Facebook, Twitter, VKontakte, Pocket, Instapaper, Readability, Evernote et OneNote) mais couvre les principaux à l’exception notable des services de partage de signets Diigo et Delicious.

Enfin, contrairement à l’usage déconnecté des déclinaisons mobiles pour Android et Ios qui permettent la lecture en local des flux, ceci n’est pas possible avec l’application « desktop » uniquement accessible en mode connecté à Internet et apparemment l’apparition d’un client à installer sur l’ordinateur n’est pas leur priorité … dommage mais il est difficile de tout avoir … !

En tout cas, « Inoreader » semble avoir, a priori, un bel avenir devant lui : une équipe pour assurer un développement apparemment dynamique, un modèle économique et un outil qui dépasse largement l’agrégation de flux stricto sensu, sans pour autant devoir débourser un centime … pour le moment !