Être (ou ne pas être) un traducteur efficace

Dans un article récent, Jenie Gabriel, de l’agence de traduction Gengo, propose de prendre sept habitudes pour améliorer son efficacité :

  1. Garantir la qualité de son travail
  2. Réviser et relire sans cesse
  3. Construire une bonne relation client
  4. Apprendre grâce aux feedbacks
  5. Pouvoir sortir de sa zone de confort
  6. Gérer méticuleusement son temps
  7. Continuer à apprendre et à s’améliorer

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De quelle efficacité parle-t-on ?

Quand on lit ces conseils, on peut tout de suite s’apercevoir qu’il ne s’agit ni d’outils pour gagner du temps, ni d’outils pour améliorer son organisation ou négocier plus favorablement avec ses clients. Il ne s’agit pas de « travailler plus pour gagner plus », mais plutôt de travailler mieux.

Jenie Gabriel cite Aristote : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action, mais une habitude ».

Le traducteur doit ainsi viser l’excellence. Pourquoi ? Par amour du métier, ou conscience professionnelle ? En partie. Mais surtout pour se démarquer.

Dans un monde où les services linguistiques répondent à un besoin en augmentation, l’offre s’accroît également, mais avec des niveaux de qualité très variables.

Ces habitudes seraient donc plutôt une façon de faire la différence entre un expert formé et aguerri et les autres. Entre quelqu’un qui, par la valeur de son travail, va réussir à développer une clientèle fidèle pour des projets intéressants et rémunérateurs, et quelqu’un qui sera obligé de traduire ce qu’on voudra bien lui donner.

Être efficace n’est pas qu’une question de nombre de mots traduits, mais de gagner constamment en savoir-faire et en qualité. Il ne s’agit pas tant de traduire que de construire une réputation et s’assurer que demain sera encore fait de  traductions.

Pourtant, ce standard de l’excellence fixé par ces conseils, s’il permet d’être efficace sur le long terme pour l’entreprise, semble à court terme entrer en conflit avec le besoin de traduire vite (et bien) et d’être donc efficace pécuniairement.

Prendre l’habitude d’être efficace (et vice-versa)

« Le temps c’est de l’argent ». Le temps passé à se faire réviser, à envoyer des mails ou à appeler ses clients, c’est autant de temps perdu en traduction, pourrait-on penser.

Certes, mais c’est là qu’intervient l’habitude. Les tâches répétées quotidiennement se réalisent de plus en plus rapidement. En veillant à s’améliorer à chaque projet qu’il entreprend, le traducteur fait de moins en moins d’erreurs et passe donc moins de temps en révision. Il gagne donc en efficacité dans son travail à court terme.

Excellence et habitudes, l’un ne va pas sans l’autre, ainsi que l’écrivait Isaac Newton : « Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double ».

Source : https ://www.marketingtipsfortranslators.com/seven-habits-of-highly-effective-translators/

Alexane Bébin

Mais que faire après une licence de langues ?

« Mais que faire de mon futur ? »

Cette question taraude plus d’un étudiant en langues quand se termine enfin la licence. Les possibilités sont nombreuses, mais rares sont celles et ceux qui s’arrêtent en bon chemin. Il faut alors continuer en master : mais lequel ? C’est un choix souvent difficile et qui peut donner bien des maux de tête.

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J’ai contacté d’anciens étudiants en licence LEA et LLCER des quatre coins de la France pour leur parler de leur expérience en M1 après ce premier mois de cours, afin de peut-être vous aider, vous aussi, à mieux discerner l’avenir.

La voie royale est bien souvent l’enseignement. C’est vers celui-ci que se dirigent la majorité des licenciés en langues pour devenir professeur des écoles ou bien enseigner dans les collèges et lycées. Cela se passe dans une des 32 ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation).

François et Aykut, élèves à l’ESPE Lille Nord de France, sont en première année de Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) premier degré. Tous deux pensent être « bien formés » par de bons professeurs et les très nombreux stages qui rythment leurs études (cinq en M1) leur donnent confiance en l’avenir. Il est bon de noter qu’au minimum un des stages doit être effectué dans chaque cycle « pour avoir une approche du métier plus pratique dans toutes les tranches d’âges ».

La « pluridisciplinarité » des enseignements leur plaît, que ce soient « des cours de sciences, de littérature, d’art ou encore d’EPS […] à des élèves allant de petite section à la CM2 », sans oublier des matières plus spécifiques comme la psychologie du développement. Seul bémol, c’est une formation « assez stressante ».

Si revenir à l’école vous fait peur, il reste la plus ancienne profession au monde. Non, ce n’est pas ce que vous croyez. Contrairement au célèbre adage, c’est bien la traduction qui fut le premier métier. C’est notre domaine de prédilection, ici, au CFTTR (Centre de Formation des Traducteurs-localisateurs, Terminologues et Rédacteurs techniques) de l’université de Rennes 2. C’est vers cette profession que la plupart d’entre nous, étudiants du Centre, nous dirigeons.

Un traducteur travaille généralement avec trois langues : sa langue A, B et C. La langue A est toujours sa langue maternelle, la langue vers laquelle il traduit. En effet, même à bac+5, il est presque impossible de maîtriser une langue aussi bien que quelqu’un ayant baigné dedans toute sa vie. Dans notre master, la langue B est l’anglais et la langue C, l’espagnol, l’allemand ou l’italien.

La traduction ne demande pas seulement d’être « bon » en langues étrangères mais aussi en français : c’est-à-dire incollable en conjugaison, en grammaire et en syntaxe. Après tout, traduire c’est avant tout écrire. Mais le candidat idéal en master de traduction doit également avoir un bon esprit de synthèse et ne pas avoir peur d’un ordinateur, qui est son outil de travail principal.

On ne fait pas que de la traduction au CFTTR mais aussi de la rédaction technique. Margarita suit ce parcours, qu’elle trouve intéressant et dans lequel elle « se sent utile ». En effet, leur tâche est de rédiger les manuels d’utilisation des logiciels ou autres appareils qui nous rendent la vie plus facile. Sans rédacteurs techniques, le monde ne tournerait pas de la même manière. Il est souvent important pour un rédacteur technique de se spécialiser dans un domaine afin d’acquérir une expertise lui garantissant de l’indépendance.

Enfin, si rien de cela ne vous plaît, n’hésitez pas à aller frapper à la porte de masters plus inattendus.

C’est ce qu’a fait Saya, une passionnée de culture coréenne et diplômée d’une licence d’anglais. Elle étudie maintenant à l’université de la Rochelle en master LEA parcours Langues, Culture, Affaires Internationales en spécialité Asie-Pacifique. C’est l’une des seules universités en France à proposer ce master et la seule accessible aux débutants dans les langues asiatiques.

Saya a des cours en anglais, en français, et des cours de coréens. Cependant, dans ce master, les langues ne font pas tout. Des cours de management de projet sont au programme ainsi que de transition numérique, culture ou encore droit de la concurrence. Elle apprécie les partenariats tissés par son université qui lui permettent de côtoyer des élèves coréens. Malgré peu de cours d’anglais, elle considère son master comme diversifié et espère pouvoir partir en échange au pays du Matin calme.

Cette liste de métiers est néanmoins loin d’être exhaustive. Journalisme, recherche, linguistique ou encore Histoire sont tant de domaines dans lesquels les étudiants en langues brilleront. Prenez votre temps pour trouver la formation idéale mais n’oubliez pas de vous renseigner assez tôt dans l’année sur leurs dates d’inscription, qui peuvent aller de février à juin.

Dorian Baret

Source : https ://www.tragoraformacion.com/salidas-carrera-filologia/

Dites non à la traduction automatique

La traduction automatique est en constante amélioration. Il y a 12 ans, lors de son lancement, Google Traduction offrait un service rudimentaire. Aujourd’hui, à l’instar de ses concurrents comme DeepL ou Reverso, il est plus fiable et plus intelligent.

Les services de traduction automatique bénéficient de l’amélioration des moyens technologiques. L’intelligence artificielle promet de nous offrir un jour des traductions entièrement automatisées et gratuites, dans n’importe quelle langue.

Cependant, ces services ne rivalisent pas encore avec l’expertise d’un traducteur professionnel. En effet, ils représentent un risque pour votre entreprise sur trois aspects  : la qualité, la confidentialité et plus étonnamment, le coût.

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Évitez les pièges

Il va sans dire qu’utiliser Google Traduction est plus simple qu’avoir affaire à un traducteur. Cependant, ne surestimez pas la qualité de la traduction automatique. Bien qu’elle soit efficace pour des textes simples, dans un milieu plus spécialisé, elle a souvent plus de mal.

Une étude de décembre 2014 dans le domaine médical l’a démontré. En effet, des chercheurs ont soumis à Google Traduction dix phrases dans 26 langues, puis ont évalué la justesse de ses traductions. Ces phrases étaient par exemple  : « Votre mari peut donner ses organes. » ou « Votre mari a eu un arrêt cardiaque. » Il n’a été correct que 57,7  % du temps. Dans un milieu aussi sensible, ces erreurs peuvent être fatales.

Protégez vos données

Connaissez-vous ce dicton populaire sur le web  ?

« Si c’est gratuit, vous êtes le produit. »

Si vous avez répondu « non », sachez qu’il est le crédo d’entreprises comme Google ou Facebook. Les conditions d’utilisation du moteur de recherche spécifient que « lorsque vous […] envoyez ou recevez des contenus à travers nos Services, vous accordez à Google […] une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification ». Ces entreprises se servent des données que leurs utilisateurs leur fournissent, à des fins publicitaires notamment.

Cela peut parfois tourner à la catastrophe  : en 2017, des documents internes de l’entreprise norvégienne Equinor se sont retrouvés disponibles publiquement sur Google. Des employés de l’entreprise avaient utilisé le site Translate.com pour traduire des documents sensibles, dorénavant disponibles à la vue de tous.

Économisez de l’argent

Mal traduire coûte cher. Effectivement, dans le secteur légal, le non-respect d’une clause de confidentialité peut entraîner des amendes importantes. Mal traduire veut parfois dire également qu’une gamme entière de produits doit être rappelée, puis produite à nouveau. Cela peut porter un coup à votre entreprise immédiatement, du point de vue financier, mais également à plus long terme, du point de vue marketing.

Bref, pour le bien de votre entreprise, dites non à la traduction automatique.

Dorian Baret

 

Source  : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/3-reasons-avoid-free-online-translation/

Monétiser son blog, c’est tout un métier

Vous avez peut-être déjà tenu un blog. À l’heure de l’émergence des réseaux sociaux, plus d’un étudiant d’aujourd’hui était alors un adolescent s’adonnant à l’expérience du blogging façon Skyblog, racontant en détail leur quotidien passionnant au travers de la rédaction d’articles, souvent illustrés par des photos (ces mêmes photos qu’on espère ne pas voir refaire surface aujourd’hui).

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Même si le blogging avait à l’origine cette fonction étrange de journal intime public, il a néanmoins rapidement évolué grâce à ceux qui ont vu le blog comme une opportunité de raconter quelque chose de plus passionnant que la vie quotidienne d’un collège. Les blogs spécialisés ont vu le jour, les professionnels et les amateurs de cinéma, de cuisine, de bricolage ou de marketing se sont mis à rédiger des articles par pure envie de partager.

Vu le succès rencontré par ces derniers, le blogging n’a pas pu échapper longtemps au capitalisme. De nombreuses personnes tiennent aujourd’hui un blog de façon professionnelle et en dégagent un revenu tout à fait correct. Certains ont même fait fortune comme Yaro Starak qui gagne 40 000 $ par mois en travaillant seulement deux heures par jour sur son blog destiné aux autoentrepreneurs.

Bien sûr, on ne devient pas Yaro Starak du jour au lendemain. Il lui a fallu des années avant de réussir à peaufiner le contenu et les stratégies commerciales de son blog. Mais si l’idée d’un travail à domicile centré sur vos centres d’intérêt vous séduit, effectuons ensemble un tour d’horizon des réalités concernant le blogging professionnel.

Quel est le profil idéal d’un blogueur ?

Le prérequis pour devenir blogueur est d’aimer écrire, écrire… et écrire encore. Si vous vous lancez dans l’activité par pur appât du gain, vous allez vite déchanter (on en reparle plus loin). Tout aussi important, le fait de savoir rédiger correctement n’est pas une compétence négligeable. Oui, je sais, nous n’avons pas tous eu la chance d’avoir été formés à la rédaction au sein du Master Traduction, Interprétation et Rédaction Technique du CFTTR. Rassurez-vous, il existe justement des blogs pour apprendre à rédiger et référencer correctement ses articles.

Idéalement, vous devriez posséder un minimum de compétences en informatique et en technologies du web, ainsi qu’en graphisme. Si vous n’êtes pas un expert dans ces domaines, entourez-vous des bonnes personnes et entraînez-vous grâce aux nombreux tutoriels disponibles en ligne. Pour la rédaction, inscrivez-vous sur WordPress. C’est le CMS (« content management system », ou « système de gestion de contenu ») le plus utilisé du web. Il vous permet d’intégrer vos articles directement sur votre blog. Un outil intégré vous donne également des conseils pour améliorer votre article. Et c’est gratuit.

Comment puis-je me lancer ?

Vous devriez tout d’abord vous focaliser sur la rédaction d’articles. Surprenant, n’est-ce pas ? La chose peut vous paraître évidente, mais je tiens à insister sur la nécessité de ne pas brûler les étapes. Si vous pensez à monétiser votre blog alors que vous n’avez que 10 articles en stock, et que vous êtes aussi productif qu’un dimanche matin en pyjama devant Netflix, vos revenus vous permettront au mieux de vous payer un verre en fin d’année, ce qui n’est déjà pas si mal.

Mais si vous souhaitez en dégager un revenu un peu plus conséquent, commencez par vous faire la main. Trouvez un sujet qui vous passionne et par lequel vous vous sentez concerné, un sujet sur lequel vous pourriez disserter pendant des heures avec vos proches.

Essayez également de dégager un thème précis pour votre blog, histoire de vous démarquer des autres. Vous êtes fan de films d’horreur ? N’ouvrez pas un blog sur « le cinéma » en général, car le thème est trop large. N’axez pas non plus tous vos articles sur un film en particulier, car le thème est trop restreint. Choisissez plutôt pour thème « Les monstres au cinéma ». Vous pourrez alors écrire en explorant différentes périodes (des premiers monstres du début du cinéma aux sorties actuelles), différents pays (avec le cinéma de monstre hollywoodien, coréen, ou japonais), les différents genres (horreur, gore, science-fiction, fantastique), les différentes techniques (maquillage, effets spéciaux numériques), et plus selon vos affinités.

Si vous souhaitez connaître les tendances liées à votre thème de rédaction, je vous conseille l’outil gratuit Google Trends, qui vous permet de suivre l’évolution du nombre de recherches liées à un terme ou à une expression.

Après avoir dégagé le plus d’idées d’articles possibles, lancez-vous et tâchez d’acquérir une certaine régularité. Prenez l’habitude d’archiver et de recouper les informations que vous trouvez intéressantes avec une rigueur journalistique.

Comment faire connaître mon blog ?

Vous avez pris le pli, vous sentez en vous l’âme d’un véritable blogueur ? Il est temps de faire vos premiers pas dans le marketing.

Avant de penser à faire une publicité agressive et de spammer tous les réseaux pour trouver de nouveaux lecteurs (outbound marketing), il va falloir trouver des moyens de les faire venir à vous plus naturellement (inbound marketing).

Travaillez vos titres, ajoutez des images pour les illustrer et trouvez-vous un style bien à vous, ce qui donnera une tonalité particulière à votre blog. Cela contribuera à fidéliser vos lecteurs. Incitez-les à commenter vos articles (c’est bon pour le référencement) et à vous retrouver sur les réseaux sociaux. Mettez en place une newsletter et faites-leur remplir un formulaire pour s’y inscrire, vous récolterez ainsi quelques données utiles sur leur profil (notamment pour cerner leurs attentes).

Et l’argent, dans tout ça ?

Patience est mère de profit. Maintenant que vous avez fidélisé vos lecteurs et que vous êtes mieux référencé, les internautes vont vous trouver plus facilement. Il est temps de penser monétisation. Pour ce faire, voici les stratégies à adopter :

  • La vente de liens et d’articles sponsorisés

En vous rendant sur les sites spécialisés dans cette pratique, vous pouvez proposer vos services et écrire un article sponsorisé, ou simplement publier un lien commercial. Vous pouvez gagner entre 50 € et 400 € le lien ou l’article, en fonction de la fréquentation et de la qualité de votre blog. Cependant, je vous conseille de ne pas sortir de votre champ d’étude afin de ne pas vous décrédibiliser auprès de vos lecteurs. Pour reprendre l’exemple du blog sur le cinéma de monstres, vous pourriez rédiger un article pour une entreprise française spécialisée dans le maquillage de cinéma d’horreur, ou ajouter un lien vers un site vendeur de déguisements à la fin de votre article spécial Halloween.

  • La publicité made-in Google

En installant Google Adsense, des bannières publicitaires apparaîtront sur votre blog. Chaque clic vous rapporte entre 0,05 € et 0,50 €. Ça paraît peu, mais les gains peuvent s’accumuler rapidement si votre blog est très fréquenté.

  • La vente de produits et de services

Vous pouvez ouvrir une boutique en ligne sur votre blog et y proposer une gamme de produits ou de services. Vous pouvez vendre les produits d’un tiers (comme une gamme de jouets inspirée des films d’horreur et destinée aux collectionneurs), ou vendre vos propres produits (par exemple, créez une gamme des porte-clés avec le logo de votre blog que vous produirez grâce à la découpeuse laser du Fab-Lab de votre ville). Vendre ses services est également possible. Vous êtes graphiste ? Proposez des artworks de monstres personnalisés. Vous êtes musicien ? Proposez des compositions qui sentent bon le film d’horreur aux éventuels lecteurs-cinéastes qui viendraient visiter votre blog. En tant qu’autoentrepreneur, votre seule limite est votre imagination… tant que vous déclarez vos revenus !

Et oui ! Comme tous les travailleurs, les blogueurs doivent choisir un statut juridique et payer leurs taxes. Vous devrez déclarer votre activité dès vos premiers revenus (vous pouvez faire la démarche en ligne sur un site dédié).

Que du bonheur !

On estime que, pour devenir rentable, un blog doit comporter au minimum entre 300 et 600 articles. De plus, il y a un véritable décalage entre votre travail et le retour sur investissement. Il faudra sûrement patienter entre 6 mois et 1 an avant que vous ne perceviez des revenus intéressants. Et malgré tous vos efforts, vous risquez de vous retrouver avec, au mieux, un revenu complémentaire histoire de mettre un peu de margarine dans vos coquillettes.

Le métier de blogueur n’est pas qu’un rêve en couleur. Alimenter et gérer votre blog est chronophage, et vous n’aurez pas forcément toujours le temps de vous y consacrer, surtout si êtes étudiant ou si vous exercez une activité professionnelle à temps complet. Internet est ouvert 24h/24, et vous risquez de perdre des lecteurs si vous prenez des vacances sans assurer le support client.

Alors non, la monétisation du blogging n’est pas le nouvel Eldorado, mais si vous aimez déjà écrire et souhaitez partager vos idées, mettez vos talents à profit et lancez-vous dans l’aventure.

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redactorfreelance.com/2018/10/consejos-escribir-posts-patrocinados.html

Comment faire de bons sous-titres  ?

Au-delà des compétences nécessaires liées à la traduction, un traducteur doit répondre à d’autres critères pour réaliser une bonne traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage est un médium particulier de la traduction puisqu’il s’agit d’un intermédiaire entre la traduction écrite et orale. Devoir traduire des discours oraux à l’écrit, sur format réduit, induit une longue liste de règles à ne pas négliger.

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Cet article se centre sur une méthode de sous-titrage élaborée par mes soins. Étant novice, je cherche à éclaircir les étapes qui permettent de réaliser des sous-titres de façon simple et sans encombre. Tous ces conseils ne s’appliquent pas forcément aux ambassadeurs du sous-titrage, et après quelques traductions audiovisuelles vous irez sûrement plus vite et donc pourrez passer certaines étapes. Toutefois, cette méthode reste utile face à des traductions d’œuvres compliquées voire spécialisées (documentaires, conférences, etc.). L’avant-dernière étape concernant la mise en forme et les paramètres des sous-titres dans le logiciel reste concise et nécessite la consultation de méthodes annexes pour sa parfaite réalisation.

Les étapes de la traduction audiovisuelle :

  • La découverte du document :

Commencez par visionner la vidéo que vous devez traduire. Prenez connaissance de tous les éléments la composant :

    1. Le thème abordé
    2. Les différents locuteurs et leur point de vue
    3. Le public cible de la vidéo

Une fois familiarisé avec tout cela, assurez-vous de bien comprendre les tenants et les aboutissants des interjections. Si vous n’avez qu’un extrait d’une œuvre plus grande à traduire, vous pouvez faire des recherches complémentaires pour saisir les moindres éléments dont vous avez besoin pour le traduire.

Il m’est arrivé de constater de belles erreurs dans les sous-titres d’une série (bien qu’effectués non professionnellement, cela fait toujours tache de voir écrit à plusieurs reprises « vous n’êtes qu’un singe Athelstan » en entendant « You’re only a monk Athelstan ». Il s’agissait bien évidemment d’un moine, qui plus est un personnage récurrent dans Vikings). Preuve en est de la nécessité de ne pas traduire ce que notre oreille entend, mais plutôt ce que nous comprenons en contexte. Faire du sous-titrage, c’est d’abord être un bon téléspectateur et analyser chaque geste et paroles des acteurs dans les moindres détails pour bien comprendre l’œuvre.

  • La transcription :

Il n’est pas toujours nécessaire de devoir retranscrire le texte de la vidéo, du film ou du documentaire à sous-titrer. Vous pourrez parfois en trouver le script, s’il ne vous est pas déjà fourni. Quoi qu’il en soit, veillez toujours à bien relire ce script en écoutant la piste audio de votre support à traduire afin de vérifier qu’aucun élément n’ait été omis ou mal retranscrit. Il est plus astucieux de disposer du script de la vidéo avant de traduire puisque cela vous permet d’avoir le texte sous les yeux sans devoir réécouter incessamment le passage sur lequel vous travaillez.

  • La recherche :

Cette étape intermédiaire préparatoire à la traduction ne diffère pas de la recherche terminologique habituelle pour une traduction écrite spécialisée, bien qu’elle puisse inclure de localiser ou de transcréer certains éléments.

Faites une liste des éléments culturels de la langue source qui ne peuvent pas être traduits tels quels, et adaptez-les de manière à ce que votre public cible en saisisse l’essence. Le but étant d’adapter la traduction aux us et coutumes de la culture cible. Vous n’aurez parfois qu’à trouver l’équivalent (par exemple pour « príncipe azul » on ne traduira pas « prince bleu » mais « prince charmant »), c’est ce qu’on appelle la localisation.  Il faudra parfois inventer une correspondance culturelle (par exemple Tempête de boulettes géantes est traduit par « Il pleut des falafels » en Israël), c’est ce qu’on appelle la transcréation. Pour plus d’informations, vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon précédent article portant ce nom sur ce site.

  • La traduction :

Pour commencer, il me semble judicieux de traduire le texte en amont sur un traitement de texte. Traduire à l’aide de la transcription et sans la piste audio permet de visualiser l’œuvre dans son ensemble pour mieux l’appréhender. Toutefois, utiliser un traitement de texte vous permettra surtout de favoriser la qualité de la traduction (le fond) et non la taille des sous-titres (la forme).

Je m’explique : lorsque l’on traduit directement sur un logiciel de sous-titrage quel qu’il soit, on se retrouve souvent confronté à un besoin de réduire la taille de notre phrase. Puisqu’il est nécessaire de respecter la taille maximale des sous-titres, le nombre de caractères par sous-titre, le temps d’affichage, etc., il faut reformuler nos idées, et les avoir traduites avant permet d’en dégager l’essentiel du message. De cette manière, l’étape de traduction s’effectue dans son but primaire : traduire. Ne pas mélanger les deux étapes peut, dans nos débuts en sous-titrage, être d’une grande aide.

  • La mise en forme :

  1. Effectuez votre « time code », c’est-à-dire déterminez où se placeront les sous-titres en fonction des interactions. Vous pouvez demander au logiciel de le faire, ce qui vous mâche le travail, même si vous devrez en général rectifier le découpage en fonction des paramètres énumérés ci-après.
  2. Pour réaliser le sous-titrage de votre vidéo, vous devrez vous référer aux standards concernant les paramètres des sous-titres : le nombre de caractères maximum par ligne et par sous-titre, la durée d’affichage et la durée entre chacun d’entre-eux. Ces éléments sont généralement imposés par le client, la boîte de production, ou plus largement par les normes de la traduction audiovisuelle. En général, une période de deux secondes doit séparer chaque sous-titre. Ceux-ci ne peuvent contenir que deux lignes de texte, en moyenne composées chacune de 30 à 40 caractères maximum (espaces incluses). Vous devrez veiller à ce que chaque sous-titre reste affiché suffisamment longtemps à l’écran pour que l’on puisse le lire sans que cela ne devienne trop contraignant pour les yeux. Il est possible de demander au logiciel de vous signaler lorsque vous excédez le maximum fixé, en paramétrant ces éléments.
  3. Vous pourrez ensuite passer au remplissage de vos segments de traduction. Vous avez pour but que chaque phrase occupe un sous-titre qui commence à la première ou seconde image où elle est énoncée, sans dépasser de trop dans le temps le moment où elle s’arrête, surtout si les interjections suivent rapidement. Il faudra également faire le nécessaire pour respecter le découpage des phrases au sein d’un même sous-titre en plusieurs lignes, pour ne pas entacher la compréhension. Par exemple, la phrase « Je ne dois pas mal découper mon sous-titre » devrait s’articuler ainsi sur deux lignes : « Je ne dois pas/mal découper mon sous-titre », et non pas « Je ne dois/pas mal découper mon sous-titre ». En réfléchissant bien, ce procédé s’effectue naturellement.
  4. Les normes de traduction audiovisuelle interdisent l’affichage des interjections et onomatopées inutiles à la compréhension, de manière à fluidifier la lecture et à raccourcir la durée des sous-titres. Évitez donc tout superflu tel que : « Bah, ce n’est pas grave », et favorisez seulement le « Ce n’est pas grave ».
  5. Pour respecter les paramètres de durée et de taille, essayez au maximum de réduire vos phrases. Cela vous permettra de faciliter votre découpage. Par exemple, la phrase « Je ne suis pas certain qu’il s’agissait de cet élément » pourrait se sous-titrer « Je ne crois pas que c’était cela ».
  6. Les normes de sous-titrage concernant la ponctuation varient selon le type de discours à traduire et s’adaptent toujours au cas par cas. Par exemple, pour certains dialogues à plusieurs interlocuteurs, vous devrez utiliser les tirets. Les guillemets ne servent que pour les discours, les lettres lues, etc. En fonction du type de sous-titrage, par exemple pour les malvoyants/malentendants, vous devrez insérer des balises de style pour les codes couleurs, entre autres.

Pour tous ces éléments techniques, vous pouvez vous référer à cette méthode : « http ://lingalog.net/dokuwiki/_media/cours/sg/trad/methodest.pdf »

  • La simulation :

La dernière étape consiste à lire vos sous-titres en même temps que la vidéo pour vérifier que tout s’articule correctement. Vous pourrez alors y apporter vos dernières modifications.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a simplifié la tâche. Ce médium paraît inaccessible de par sa complexité, mais l’expérience vient naturellement grâce à la pratique.

Zohra Lepeigneul

Sources : http ://tavargentina.com/2018/05/pruebas-de-traduccion-audiovisual-que-errores-debemos-evitar/

Rédiger en anglais

« [Le traducteur s’engage] à traduire uniquement vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et aisance. »

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Cette citation du code de déontologie de la Société Française des Traducteurs (SFT) est devenue l’une des règles d’or de tout bon traducteur. Cependant, si les métiers de la traduction et de l’interprétation appliquent cette règle convenue, qu’en est-il du métier de rédacteur technique ? La réponse est plus complexe qu’elle ne pourrait le sembler de prime abord. Comment choisir entre deux mots si je ne saisis pas les nuances subtiles dans leur sens ? Comment adapter mon discours à un public si j’éprouve des difficultés à saisir le registre d’une langue étrangère ? Est-ce que je devrais plutôt utiliser l’infinitif ou l’impératif pour donner des instructions ? Tant de questions qui mènent à une évidence : la rédaction ne devrait se faire que dans sa langue maternelle. Le fait d’avoir vécu avec les usages de la langue permet de faciliter la prise de position sur les réponses à ces questions.

Cependant, le marché actuel de la rédaction technique est tel que le rédacteur doit parfois écrire directement en anglais. Il s’agit souvent de documentations internes spécifiques ou de procédés propres à l’entreprise. Rédiger en anglais permet alors à l’entreprise d’économiser le prix d’une éventuelle traduction.

Mais alors, comment je rédige en anglais, moi ?

Tout d’abord, il faut commencer par éviter de traduire ses pensées avant de les mettre sur le papier. C’est un conseil qui concerne la rédaction dans une langue étrangère de manière générale. Ainsi, lorsque vous écrivez en anglais, pensez en anglais. Un texte écrit de cette manière sera plus naturel et mieux construit pour un locuteur natif. Et de cette façon, vous éviterez plusieurs pièges de formulations, qu’ils soient idiomatiques ou grammaticaux.

Une fois ce problème évité, vous devrez vous frotter aux nombreux écueils de la langue de Shakespeare. À titre d’exemple, il y a ce que l’on appelle les noun strings. Il s’agit d’une juxtaposition de noms destinés à qualifier un nom final. On estime généralement qu’à partir de cinq leur nombre nuit à la compréhension et ouvre aux interprétations. Par exemple, « Draft laboratory animal rights protection regulations » serait plus compréhensible écrit « Draft regulations to protect the rights of laboratory animals ».

Enfin, évitez les phrases longues et les formulations trop denses. Comme on dit dans le milieu de la rédaction technique, KISS (Keep It Short and Simple). Sachez rester simple et court, vous éviterez ainsi de vous perdre dans le fil de vos phrases.

David Loury

Source : https ://www.net-translators.com/knowledge-center/articles/writing-for-translation-10-tips-for-improving-your-documentation

Traduire uniquement vers sa langue maternelle  : règle imposée ou libre choix ?

Les langues représentent l’élément fondamental de l’activité d’un traducteur et chacun en utilise plusieurs dans son travail. À ce propos, la Société Française des Traducteurs (SFT) affirme que tous les traducteurs doivent traduire vers leur langue maternelle et non l’inverse. Et pourquoi ?

Crédit : allo-traducteur.fr

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Les avantages

Étant donné que chaque langue est intrinsèquement liée à la culture de son pays, il est naturel pour un natif d’adapter plus aisément un concept d’une langue étrangère vers sa langue maternelle. Il en connaît toutes les subtilités culturelles et les nuances stylistiques, ce qui lui permet de transmettre plus justement le message de départ.

De plus, il peut piocher instantanément dans la richesse du vocabulaire, des expressions et des formulations, car elles lui appartiennent dès sa naissance.

C’est la raison pour laquelle les agences de traduction recommandent toujours aux personnes ayant besoin d’une traduction de s’adresser aux traducteurs qui travaillent vers leur langue natale. À ce sujet, la Société Française des traducteurs est également intransigeante :

« Un traducteur qui déroge à cette règle de base a toutes les chances de négliger d’autres critères essentiels à la qualité de la traduction. Si vous voulez donner une image internationale, l’approximation est interdite. Sachez que dans de nombreuses cultures, les gens n’apprécient guère que l’on déforme leur langue. Faites appel à un traducteur dont la langue maternelle correspond à la langue d’arrivée désirée. »

Maîtriser sa langue natale est-il suffisant pour un traducteur ?

La réponse est certainement négative. La traduction n’implique pas seulement la transposition d’un texte d’une langue à l’autre. Plusieurs facteurs entrent en jeu dans ce processus, notamment la compréhension du texte source.

En effet, travailler vers sa langue natale ne garantit pas l’absence d’erreurs dues à l’interprétation approximative du document original. Il est indispensable que le traducteur soit compétent dans toutes ses langues de travail ; si son niveau en langues étrangères est peu élevé, il ne sera pas capable de véhiculer fidèlement le message de départ.

Et dans la réalité, que se passe-t-il ?

Lorsqu’un traducteur débute sur le marché professionnel, il est temps pour lui de choisir ses langues de travail. En général, la majorité des traducteurs choisit de travailler vers sa langue maternelle ; pourtant, d’autres élargissent le nombre de leurs langues de travail. Malgré l’opinion de la SFT et de certaines agences de traduction, cette décision ne suit aucune règle précise : elle dépend de la volonté et de la cohérence professionnelle de chaque traducteur.

Francesca Laganella

Source : http ://eurologos-milano.com/perche-si-dovrebbe-tradurre-solo-verso-la-propria-lingua-madre/

Télétravail  : oui, mais pas n’importe comment

Travailler de chez soi, d’un café ou d’un espace de coworking est assez commun pour les traducteurs et rédacteurs, qu’ils soient indépendants ou non.

Travailler à distance est, d’une façon générale, de plus en plus courant. En effet, le nombre de métiers exercés depuis un ordinateur ne cesse de s’accroître et la loi Travail promulguée en France, fin 2016, favorise le travail à distance. En France, 17  % des salariés travaillaient en télétravail en 2016 et 41  % souhaitaient l’adopter à temps plein.

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Ce mode de travail permet, en effet, aux salariés d’améliorer leur bien-être (96  % des sondés), de diminuer l’absentéisme (5,5 jours d’arrêt en moins par télétravailleur), d’être plus efficaces (+22  %) et de gagner en temps (37 min au profit de la famille et 45 min de sommeil par jour) et en argent (lié aux transports).

Pourtant, travailler à distance ne s’invente pas. Il est nécessaire d’être prêt.

Avoir les bonnes compétences

Plus le temps passé à travailler en dehors des murs d’une entreprise est important, plus le travailleur doit développer des compétences essentielles pour s’épanouir dans ce type de travail.

Adrienne Jack de Lionbridge liste six compétences indispensables pour se lancer  :

  • Savoir gérer son temps  : apprendre à valoriser son temps de travail, apprendre à dire « non », intégrer son travail dans son mode de vie.
  • Savoir se gérer soi-même  : éviter les distractions, apprendre par soi-même, livrer à temps.
  • Être indépendant  : ne pas se couper du monde, mais au contraire savoir quand il faut rencontrer les autres pour développer son empathie.
  • Être fiable  : fournir un travail régulier et de qualité. Tenir les commanditaires au courant de son avancée, demander des feedbacks, proposer son aide à ses collègues quand c’est possible.
  • Être flexible  : s’adapter aux besoins et aux urgences des clients.
  • Aimer son travail  : travailler à distance ne fait pas aimer son travail.

Avoir les bons outils

Outre le fait d’avoir un ordinateur à la configuration adaptée pour son travail et de posséder les logiciels adéquats, il semble également essentiel d’avoir une bonne connexion internet ; non seulement pour avoir accès aux ressources en ligne, mais aussi pour faciliter le contact avec les clients et l’envoi d’informations ou de travaux.

Par ailleurs, certains outils peuvent faciliter le travail en équipe à distance (comme Trello ou la nouvelle plateforme open source Crust) et d’autres simplifient l’organisation du travailleur.

L’auteur et traducteur, Lionel Davoust, a par exemple recensé sur son blog les outils les plus pertinents pour se constituer une « boîte à outils », allant des logiciels de correction orthographique, aux applications pour augmenter sa vitesse de frappe, en passant par des logiciels permettant d’éviter les distractions…

La décision de télétravailler ne se prend donc pas au hasard. Ce n’est pas une panacée, mais si vous êtes paré, elle peut offrir de belles opportunités.

Alexane Bébin

Sources  : https ://content.lionbridge.com/remote-work-101-6-skills-need-get-started/

Accent et prononciation, quelles différences ?

La prononciation représente la manière dont les sons sont vocalisés dans une langue. Par exemple, la prononciation du phonème « th » anglais est à mi-chemin entre le [t] et le [z]. Le [x] russe ressemblera à la « jota » espagnole, au [g] du néerlandais ou au [c’h] du breton, et le [Ъ] du russe est un mélange assez guttural de [u] et de [i]. Les sons nasals tels que « an », « in » et « on » sont spécifiques au français et sont, au même titre que le signe dur [Ъ] de la langue russe, assez difficiles à reproduire pour les étrangers. Chaque langue a une façon bien à elle de prononcer les consonnes et les voyelles, ainsi que les groupes de lettres formant des sons particuliers. La prononciation est donc un phénomène propre à chaque langue.

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Lorsque l’on évoque le fait d’avoir un accent français en parlant anglais, on considère en fait que la prononciation de l’anglais est calquée sur celle du français.  La plupart du temps, lorsqu’on parle une langue qui n’est pas notre langue maternelle, notre origine devient évidente et les natifs n’ont alors aucune difficulté à savoir que, par exemple, lorsque quelqu’un demande dans un pays anglophone : « Wèrre arre ze toïlèts plize ? », il s’agit d’un Français. L’accent définit l’intonation propre à notre langue maternelle que l’on aurait calquée sur une langue étrangère, il associe donc les traits articulatoires et la prononciation de plusieurs langues.

À mon sens, il est donc très difficile de déterminer la frontière entre les concepts de prononciation et d’accent. On aurait tendance à mélanger facilement les deux, alors qu’il faudrait simplement considérer l’accent comme s’inscrivant dans la continuité de la prononciation d’une langue. D’un côté, il peut y avoir au sein d’une même communauté linguistique plusieurs accents. En France par exemple, les locuteurs vivant dans certaines régions auront tendance à prononcer différemment les mots terminant par le son « in » ou contenant le son « ai », ou même à rajouter le son « an » à la fin des phrases, ce qui peut donner de jolis « Bonjour-anh » ; d’où la notion d’accent régional. D’un autre côté, on parle d’accent étranger lorsqu’un non-natif parle une autre langue et prononce donc, à sa manière ou à la manière de sa langue maternelle la langue visée.

La question de la différenciation des deux concepts de prononciation et d’accent reste ouverte et sujette à de nombreux débats. Le dictionnaire Larousse défend la prononciation comme étant un phénomène articulatoire pour prononcer les sons, spécifique à une langue mais également à chaque personne ; et l’accent est défini comme l’ensemble des traits articulatoires, c’est-à-dire la prononciation et l’intonation propres à une communauté linguistique, qui trahit une origine nationale, régionale ou même sociale. L’accent serait donc plus représentatif de l’intonation donnée au langage que de la prononciation elle-même.

Did you get any of that ?

Zohra Lepeigneul

Source  : https ://www.mondelangues.fr/difference-accent-prononciation

Bien choisir son traducteur assermenté

Chaque année, un nombre croissant de Français font le choix d’aller vivre à l’étranger. Si c’est votre cas, vous devrez fournir certains documents à l’administration de votre pays d’accueil  : votre acte de naissance, de mariage ou de divorce, par exemple. Seul bémol, si l’on n’y parle pas français, vous devrez sans doute vous munir également de sa traduction. Attention, même si vous vous considérez bilingue, vous ne pourrez pas traduire vos documents vous-même. De même, n’importe quel traducteur ne fera pas l’affaire. Ce qu’il vous faut, c’est un traducteur assermenté.

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Crédit : pexel.com

 

Mais qu’est-ce qu’un traducteur assermenté  ?

Celui-ci créera une traduction certifiée de votre document et sera, avant tout, le garant de sa valeur juridique. Tout le monde ne peut pas devenir traducteur assermenté. En France, les tribunaux reconnaissent les traducteurs assermentés comme des experts judiciaires. Ceux-ci doivent obtenir un diplôme universitaire bac+5 et une expérience professionnelle significative, avant d’avoir à montrer patte blanche à la cour. Il leur est effectivement interdit d’avoir un casier judiciaire.

La cour d’appel de chaque région établit une liste qui les répertorie. Pour bien choisir votre traducteur assermenté, n’hésitez pas à aller la consulter.

Comment se passe la démarche  ?

Une fois la perle rare trouvée, n’hésitez pas à lui demander un échantillon de son travail. Si tout est en ordre, demandez un devis. Le traducteur détermine le prix selon le nombre de pages (entre 40 € et 120 € l’unité) et la paire de langues concernée. Plus elle est rare, plus la traduction devient chère.

Une fois le prix fixé et la traduction réalisée, celle-ci devra être légalisée. La légalisation (aussi appelée « apostille » selon les pays qui ont signé cette convention internationale) atteste de l’authenticité des documents fournis. C’est une prérogative des traducteurs assermentés.

En effet, le tampon du traducteur et sa signature apparaîtront sur le document d’origine et sur sa traduction. Ils devront ensuite être authentifiés à la mairie, à la chambre de commerce ou chez le notaire.

Et si je n’ai pas le temps  ?

Si vous ne souhaitez pas vous soucier de toutes ces formalités, le plus simple reste de vous adresser à une agence de traduction. Aujourd’hui, il existe même des agences qui concentrent leurs activités sur internet et auxquelles il est possible d’envoyer ses documents par PDF. Ils se chargeront de trouver un traducteur assermenté à votre place mais malheureusement, vous paierez davantage.

Dorian Baret

Source  : https ://aussietranslations.com.au/blog/tips-for-choosing-good-legal-translation-services/