La VF est-elle notre ennemie ?

Parmi les nombreuses pétitions que l’on peut trouver sur le site change.org, il y a celle de Delphine Tabaries-Poncet, professeur d’anglais au lycée Jean Moulin à Béziers. Cette pétition-ci s’adresse au gouvernement, et son objectif est de rassembler 35 000 signatures pour que tous les films étrangers soient diffusés dans leur version originale sous-titrée en français.

Les principaux arguments que cette enseignante expose sont les suivants :

  • La VF empêche le public de profiter de l’intégralité de la performance artistique des acteurs.
  • Elle pose des problèmes de fidélité à l’œuvre originale.
  • Elle représente un obstacle à l’apprentissage de l’anglais.

Avec déjà plus de 31 000 signatures recueillies, cette pétition montre l’intérêt grandissant du public français pour la VO. Cependant, il existe une part d’irréductibles défenseurs de la VF. Nous allons donc plonger au cœur de cette problématique, en essayant de dégager une réponse satisfaisante à la question de savoir si la VF nous nuit réellement.

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La VO : une question de respect ?

Richard Darbois, Benoît Allemane ou encore Françoise Cadol, ces noms parleront sûrement à ceux qui s’intéressent de près à l’audiovisuel français, car ils font partie de la myriade de doubleurs œuvrant pour une plus grande accessibilité du cinéma étranger. Mais il est vrai que la pratique du doublage peut paraître gênante vis-à-vis du respect de la performance des acteurs d’origine. Le fait que d’autres acteurs, aussi talentueux soient-ils, interprètent leurs dialogues nous empêche de profiter de l’intégralité d’une performance pour laquelle certains ont été nominés ou récompensés. Comme le souligne Delphine Tabaries-Poncet dans sa pétition, nous trouverions absurde que la même pratique soit en vigueur dans le domaine de la musique.

Au cinéma comme dans les séries, le choix de traduction de certains termes spécifiques à l’univers du récit peut nuire à sa richesse. Dans Star Wars, le choix du terme « hommes des sables » pour traduire « Tusken Raiders » ne traduit pas l’existence de la culture Tusken, faisant d’eux de simples silhouettes peuplant le désert de Tatooine. Quant aux premières traductions des noms d’objets et de techniques de l’univers de Dragon Ball appauvrissaient grandement l’univers de la série. Le studio de localisation manquant alors de spécialistes nippons, ses traducteurs ont choisi la facilité, accolant l’adjectif « magique » à tous les termes qu’ils ne savaient pas traduire (ce qui a donné les savoureux « nuage magique », « bâton magique », « haricot magique » et autre « rayon magique »).

La VF peut également freiner notre immersion dans l’univers du film en dehors de toute problématique terminologique. Le langage n’est pas seulement vecteur de sens, mais il traduit également une vérité culturelle bien plus large au travers de ses variantes phonétiques et lexicales. Malgré l’excellent travail effectué par l’équipe de localisation française sur le film Inglorious Bastards, il est impossible de retranscrire avec fidélité le fossé qui sépare les soldats américains et britanniques sans profiter de leurs différences de prononciation.

Pour transposer le problème d’un point de vue francophone, imaginez l’absurdité d’un film de Michel Audiard doublé en anglais, alors que l’emploi de l’argot français participe grandement au charme de ses productions.

La VF : un obstacle à l’apprentissage des langues ?

Selon les rapports du PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), les élèves français sont à la traîne en ce qui concerne l’apprentissage des langues. De nombreux facteurs ont été avancés pour expliquer la différence de niveau en anglais entre la France et les autres pays européens. Il est vrai que nous sommes quelque peu conservateurs et que notre système scolaire comporte bien des lacunes, mais il semblerait que le principal problème réside dans le manque d’exposition aux langues étrangères que nous subissons en France. Dans cette optique, le cinéma et la télévision auraient un rôle important à jouer dans la construction de nos compétences linguistiques.

Sans être le seul facteur explicatif, il est intéressant de mettre en parallèle ces deux facteurs (l’exposition aux versions originales et le niveau de langue). Je vous laisse donc méditer sur ces deux cartes :

Quels arguments restent-ils aux défenseurs de la VF ?

Répétons-le : qu’il s’agisse du doublage destiné au cinéma, aux dessins animés ou aux jeux vidéo, nous avons d’excellents doubleurs en France. Bien sûr, tous les doublages ne se valent pas. Mais nombre de ces voix font partie de notre patrimoine culturel et nous évoquent d’heureux souvenirs cinématographiques. Ne plus produire de VF, c’est mettre une partie de ces talents au chômage.

Sous-titrer en français n’est peut-être pas non plus la meilleure solution. En plus d’obstruer une partie de l’écran (ce qui nuit déjà à l’intégralité de l’œuvre originale), les sous-titres captent l’attention du spectateur qui ne peut alors pas profiter de l’intégralité de la performance du comédien, de chacun de ses regards, de chacune de ses mimiques.

L’apparition d’un sous-titre peut également gâcher un effet de surprise. Par exemple, lorsqu’un sous-titre est interrompu par « … », on sait que le personnage n’aura pas le temps de finir sa phrase et qu’un autre personnage ou qu’un événement extérieur va l’interrompre. Si cette situation se produit dans un épisode de Game of Thrones, ça ne présage rien de bon…

En plus de s’avérer fatigante cognitivement, la lecture des sous-titres n’apporte rien au spectateur lambda sur le plan linguistique. S’il n’y a pas été habitué, le cerveau ne fait pas de lien entre ce qu’il lit et ce qu’il entend. Le spectateur finira alors par lire les sous-titres sans vraiment écouter.

Pour finir, nous pouvons considérer que la version originale sous-titrée en français (ou la VOSTFR) exclue une partie du public français, à savoir les analphabètes, les jeunes enfants et les dyslexiques.

La VF est-elle notre ennemie ? Répondre à cette question est plus difficile qu’il n’y paraît. Il en va de la sensibilité artistique et culturelle de chacun.

Devrait-on imposer la VOSTFR au public français ? Probablement. Mais l’effet désiré sur le niveau en langues étrangères ne se fera pas du jour au lendemain, et cette décision risquerait bien de faire chuter le chiffre d’affaires de l’audiovisuel en France, marché qui se verrait alors dominé par les programmes anglophones. Cette situation risque de ne pas plaire au CSA, qui impose déjà des quotas de musique française à la radio. Le problème de fond ne réside-t-il pas justement dans cette éternelle peur de l’invasion (culturelle) ?

Rédigé par Maxime Cicurel

Sources :

https ://www.altalang.com/beyond-words/dubbing-fails-popular-hollywood-films-surprising-hit/

https ://www.change.org/p/films- %C3 %A9trangers-en-vost-non-au-doublage ?recruiter=598666112&utm_source=share_petition&utm_campaign=share_page&utm_medium=whatsapp&utm_content=nafta_whatsapp_sharetext_en_4 :control

https ://en.wikipedia.org/wiki/Dubbing_ %28filmmaking %29#/media/File :Dubbing_films_in_Europe.png

https ://www.ef.fr/epi/

L’importance du contexte

Traduire un document, un article ou encore un livre, est la base du métier de traducteur. Ce dernier joue avec les mots et les subtilités des langues  ; il connaît les méthodes de traductions par cœur et possède une technicité linguistique appréciée chez les professionnels. Cependant, le traducteur fait parfois face à certaines difficultés, notamment lorsqu’il doit traduire un texte ou un mot sans contexte apparent. Mais alors, pourquoi le contexte est-il donc si important dans le quotidien du traducteur  ? Explications.

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Le contexte  : la base de toute traduction

Juridique, technique, dossier de presse  : le traducteur est amené, à moins d’être très spécialisé, à traduire des documents dans toutes sortes de domaines. Il est donc primordial pour lui de connaître le contexte de sa traduction. En effet, selon qu’il s’agisse d’un essai juridique ou d’un manuel technique, les mots choisis ne seront pas les mêmes et n’auront pas la même signification dans un domaine ou un autre. Par exemple, en anglais, “run”, traduit littéralement par « courir », a en réalité, suivant le contexte, plus de 179 significations possibles  ! C’est autant de possibilités de traductions, et c’est donc pour cela que la connaissance du contexte est indispensable.

Le problème des traducteurs automatiques face au contexte

Un ordinateur est-il réellement capable d’analyser un texte et d’en comprendre le contexte  ? Voilà une question intéressante, que toutes les entreprises ou particuliers, qui utilisent ce genre de service, doivent se poser. En effet, on remarque très fréquemment que sur des plateformes proposant une traduction automatisée, le vocabulaire proposé est très peu lié au thème du texte. Or, chaque langue possède sa richesse, ses spécificités, ses pièges, que seul un humain formé peut déceler et donc, traduire. Si certaines plateformes s’approchent d’un quasi-sans-faute en matière de traduction, nous sommes tout de même loin de pouvoir nous passer de « vrais » traducteurs  ! 

Nous l’avons compris, le contexte joue donc un rôle primordial dans le métier du traducteur. Sachez toutefois qu’il est possible de traduire sans contexte apparent  : la tâche n’en sera que plus ardue et le risque plus grand. Ce sont les aléas du métier  !

Maxime HUYGHE

Source  : https ://www.smartling.com/resources/blog/clear-examples-of-why-context-matters/

Comment se faire connaître en tant que traducteur de jeux vidéo ?

De nos jours, le marché des jeux vidéo devient de plus en plus important, et certains disent même que ce secteur serait la première industrie culturelle au monde, devant le cinéma ou encore la musique. En effet, un Européen sur trois est adepte de la console. Alors en tant que joueur qui en plus s’intéresse aux langues, la traduction de jeux vidéo paraît être le job de rêve ! Mais avant de vous attaquer au marché de la traduction de jeux vidéo, il est important de savoir comment vous mettre en valeur auprès de vos clients.

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Montrez votre intérêt pour le secteur et pour les jeux vidéo en général

Comme mentionné plus haut, le secteur du jeu vidéo ne cesse de grandir, ce qui signifie que sa culture, son jargon et sa terminologie évoluent en même temps. Vos clients vous demanderont donc si vous êtes familier avec les jeux vidéo, et c’est tout à fait normal. Profitez-en pour leur expliquer que vous êtes un joueur, parlez leur des consoles ou du PC que vous possédez, du temps que vous passez à jouer, etc.

Spécialisez-vous par le biais des jeux que vous aimez

Le secteur du jeu vidéo est tellement vaste qu’il est impossible d’en connaître tous les moindre détails et toutes les spécificités. C’est pour cela qu’il est important de mentionner le type de jeux que vous aimez afin de vous spécialiser. Vos clients sauront qu’ils doivent faire appel à vous pour traduire ce genre de jeux. Il y a énormément de concurrence dans ce secteur, donc plus vous vous spécialiserez, plus vous aurez de visibilité.

Faites la part des choses entre enthousiasme et professionnalisme

Bien sûr, il est important de montrer votre enthousiasme pour les jeux vidéo, mais il faut tout de même rester professionnel. Vos clients ne seront pas intéressés par un simple « fan » de jeux. Ils recherchent quelqu’un de professionnel, capable de leur fournir une traduction de qualité, en accord avec l’univers et les spécificités du genre de leur jeu. C’est également pour cette raison que vous avez besoin de mettre votre expérience professionnelle en avant.

Comment gagner de l’expérience ?

La meilleure façon de commencer à faire vos armes dans la traduction de jeux vidéo est d’aider des développeurs indépendants à traduire leur jeu. Même s’ils n’ont pas beaucoup de budget, ce n’est pas ce qui vous intéresse ici. Le plus important est d’avoir le nom d’un véritable jeu à inscrire dans votre expérience. Vous n’aurez aucun mal à trouver des indépendants qui recherchent des traducteurs sur les réseaux sociaux. Plus vous aurez d’expérience grâce à la traduction de jeux vidéo indépendants et plus vous aurez de visibilité.

Baptiste Gougeon

Source  : https ://www.marketingtipsfortranslators.com/marketing-yourself-as-a-game-translator/

La mort d’une langue

Qu’est-ce que le grec ancien, le sumérien et le gotique ont en commun ? Eh bien, ce sont toutes les trois des langues dites « mortes ». Autrement dit, des langues qui ne possèdent plus de locuteurs qui l’utilisent comme outil de communication dans la vie courante. On estime qu’environ 25 langues disparaissent chaque année. La mort d’une langue est un sujet complexe, qui peut découler de multiples facteurs, qu’ils soient militaires, culturels, démographiques ou encore politiques.

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Comment ça se passe ?

Il ne s’agit généralement pas d’un phénomène instantané. En effet, les locuteurs d’une langue ne s’arrêtent pas de la parler du jour au lendemain. Il s’agit au contraire d’un processus de transition lent, au cours duquel les locuteurs arrêtent peu à peu de parler leur langue natale. Tout ceci au profit d’une autre langue plus « forte », considérée comme plus rentable pour les locuteurs (l’anglais par exemple, qui aurait plus d’applications dans la vie courante qu’une langue comme le basque).

La première étape de ce processus est une phase de bilinguisme. Les locuteurs de la langue « faible » apprennent une langue considérée comme « forte » car cette dernière est censée leur apporter un meilleur développement économique et leur éviter un repliement sur eux-mêmes. À l’inverse, les locuteurs de la langue « forte » n’ont aucune utilité à apprendre la langue « faible », excepté par curiosité culturelle. On observe donc un bilinguisme étendu à la minorité, ce qui conduit à terme à une disparition de la langue.

Beaucoup de langues ont également disparu suite à des conquêtes militaires. Dans ces cas-là, c’est généralement la langue du vainqueur qui prévaut sur la langue du vaincu. Plusieurs civilisations ont ainsi vu leur langue disparaître au profit du latin de l’empire romain (le gaulois et le gotique par exemple). À l’inverse, les Romains n’ont pas éliminé le grec. C’est même la culture romaine qui s’est hellénisée au contact de la culture grecque. De plus, on a parfois vu, en de rares occasions, une langue vaincue l’emporter sur une langue dominante. Par exemple, entre le IXe et le Xe siècle, les Normands, vainqueurs des Francs, ont néanmoins laissé tomber le vieux norrois pour l’ancien français, la langue des vaincus.

Et maintenant ?

On estime qu’une langue est en situation précaire lorsqu’elle comporte moins d’un million de locuteurs. Le problème, c’est qu’environ 96 % des langues sont parlées par 4 % de la population mondiale. Ce qui veut dire qu’une écrasante majorité de locuteurs natifs parlent un nombre très restreint de langues.

En Indonésie, pays comportant presque 265 millions d’habitants, on dénombre plus de 600 langues. De la même manière, la Papouasie-Nouvelle-Guinée comporte environ 860 langues pour moins de 9 millions d’habitants.

L’Europe reste moins touchée par cette disparition linguistique avec 128 langues à travers le continent. L’islandais est cependant considéré comme une langue à situation précaire. En effet, ses quelque 300 000 locuteurs natifs, et plus particulièrement les jeunes générations, commencent à délaisser leur langue pour l’anglais. La faute à un secteur touristique de plus en plus important (l’anglais devient donc une nécessité) et surtout, à l’absence quasi-totale de traduction en islandais dans le domaine numérique (logiciels et smartphones leur sont seulement disponibles en anglais).

Néanmoins, ce phénomène est loin d’être une fatalité. Par exemple, bien qu’étant considéré comme une langue morte, le latin s’est longtemps maintenu comme une langue d’érudits. Il est toujours la langue officielle du Vatican et servait encore dans les milieux universitaires au XIXe siècle.

Pour sa part, l’hébreu est une langue qui pourrait potentiellement en inspirer d’autres. Apparue au Moyen-Orient durant l’Antiquité, cette langue s’est peu à peu effacée au profit des langues araméennes. Au Xe siècle, seule subsistait sa forme écrite, conservée dans des textes religieux. Cependant, les travaux d’Eliézer Ben Yehoudah ont rétabli l’hébreu comme une langue vivante au cours du XXe siècle.

David Loury

Source : https ://www.leonhunter.com/por-que-mueren-las-lenguas/

Former les non-rédacteurs

De nombreux documents sont rédigés par les concepteurs du produit  : ingénieurs, développeurs, inventeurs, etc. Même si les rédacteurs techniques sont de plus en plus employés pour créer des documents, de multiples entreprises n’ont pas encore du personnel en interne formé à cette tâche.

Afin de rendre la rédaction et son résultat plus satisfaisants, des formations se développent pour aider ces professionnels.

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Le b.a.-ba de l’écriture technique

Si les rédacteurs professionnels utilisent des outils et des formats particuliers, auxquels il serait trop long de former les concepteurs, ces derniers ont des besoins plus basiques.

Brian Lanigan explique ainsi sur www.technicallywriteit.com que sa firme a développé un programme à destination des rédacteurs non professionnels.

Après plusieurs mois, les demandes les plus fréquentes concernaient  :

  • Le bon usage des listes à puces.
  • L’utilisation des modèles dans Word.
  • L’utilité des espacements de lignes et de paragraphes.
  • Les techniques d’écriture concise (écrire à la voie active, éviter les redondances, utiliser des formulations types).

Ces domaines de formation montrent bien qu’il n’y a rien d’inné dans la rédaction. Que les tâches à priori les plus simples demandent également une maîtrise technique et une stratégie particulière. Et que rédacteur est un vrai métier.

Former à la rédaction technique

Comme l’explique Brian Lanigan, former à la rédaction nécessite de s’adapter à chaque groupe. En effet, chaque employé a des compétences différentes, mais surtout, chaque entreprise a des besoins spécifiques. Et pour cause  : les documents s’adaptent au domaine, à la forme, au public visé et à l’objectif poursuivi.

Il n’existe pas d’outils ou de méthodes adaptés à tous les cas. Mais bien sûr, il existe des incontournables  : le respect des règles typographiques et de mise en page , la méthode KISS (Keep It Short and Simple), etc.

Si la demande croissante de formations de ce type montre d’une part l’importance grandissante de la communication pour les entreprises, et d’autre part leur reconnaissance des compétences spécifiques à ce domaine, cela éclaire également le rôle éducatif des rédacteurs.

Éduquer à la rédaction technique

Les rédacteurs techniques peuvent bien sûr aider les entreprises en proposant directement leurs compétences, mais également en les sensibilisant à l’importance d’une communication efficace et en formant les concepteurs. On pourrait penser que c’est potentiellement se priver de clients ou d’opportunités d’embauche, mais en réalité, il s’agit plutôt de former pour des compagnies qui n’ont pas les moyens d’augmenter leur masse salariale en embauchant un salarié dédié, ou qui ne sont pas encore convaincues de la nécessité de le faire. Instruire permet donc de promouvoir un métier.

N’est-ce pas finalement le rôle des rédacteurs de transmettre l’information la plus pertinente possible selon le public  ? D’expliquer des procédures  ?

Alexane Bébin

Source  : https ://www.technicallywriteit.com/delivering-technical-writing-training/

La traduction pour les « nuls »

Vous êtes-vous déjà retrouvés confrontés à un ami ou à une personne que vous connaissez à peine qui vous soutient que pour traduire, il suffit d’être bilingue ? Ou bien que notre métier ne valait plus rien avec la montée des traducteurs automatiques en ligne ? Il est parfois assez difficile de venir à bout de ces idées reçues qui, en plus de défaire l’image des traducteurs, véhiculent un message peu encourageant.

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Les années de formation nous permettant d’obtenir le titre de traducteur ne seraient-elles que du vent ? Certes, il faut de base avoir une passion pour les langues et être doué dans l’apprentissage de celles-ci, mais non, la traduction n’est pas accessible à tous ceux qui parlent plusieurs langues, ni aux algorithmes du web. C’est un exercice nécessitant une réflexion subtile axée sur la synonymie inter-langues. Une personne possédant une double nationalité ne sera pas forcément capable de préférer un synonyme à l’autre, n’ayant pas grande idée de l’infime différence séparant les deux mots pourtant similaires, mais qui apportent un sens différent en fonction du contexte. Il en va de même pour les logiciels de traduction automatique. Il est bien sûr évident que connaître deux cultures ou avoir accès à toutes les traductions sur internet permet dans de nombreux cas d’avoir une idée plus juste de l’idiomaticité de la traduction. Par exemple, l’expression idiomatique (excusez-moi par avance pour mon langage) « ça pue la mort » correspond en espagnol à « huele a tigre », ce qui est tout de même différent. Mais les traducteurs auront toujours le dernier mot quant au juste choix à effectuer dans un cas complexe et contextuel. Sorry, mais il est nécessaire de développer son œil critique et de véritablement connaître la traduction pour penser traduire correctement.

Le processus et les procédés de traduction

Il arrive souvent que l’on cherche à faire comprendre aux autres ce qu’est la traduction, et ce n’est pas une mince affaire. Nous avons nous-mêmes dû effectuer plusieurs années de formation afin d’en comprendre les rouages, et l’idée que nous nous en faisions à nos débuts n’est, pour la plupart, plus du tout la même. Alors quand nos parents nous demandent de raconter de quoi il s’agit, on a souvent du mal à se faire comprendre. Beaucoup d’étapes dans un projet de traduction paraissent logiques, mais ne le sont pourtant pas pour les autres. La recherche terminologique par exemple, lorsqu’il s’agit d’un texte spécialisé, est essentielle. Que vous connaissiez la traduction des termes ou non, il faut passer par là, et trouver des sources fiables pour justifier vos concordants. Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’il est facile d’admettre. La gestion de projets est également quelque chose dont personne n’est au courant avant d’être aux portes du monde professionnel de la traduction, alors demander à ses amis d’en comprendre les tenants et les aboutissants n’est pas une étape facile. Quoi qu’il en soit, ne vous découragez pas, et s’il vous faut prendre le temps de détailler chaque étape dans le processus d’un projet de traduction, ainsi que les différents procédés de traduction, faites-le.

Les compétences des traducteurs

La plupart des gens n’imaginent pas la multitude de compétences que doivent détenir les traducteurs de nos jours. Même les clients des agences de traduction n’ont qu’une infime représentation du métier, et n’imaginent pas forcément que nous fournir les documents à traduire sous plusieurs formats peut nous faciliter amplement la tâche. À l’époque des nouvelles technologies, un traducteur se doit de maîtriser un grand nombre de logiciels et de techniques informatiques, pour la traduction assistée par ordinateur, le sous-titrage, le doublage, l’internationalisation de contenu, le traitement de l’image, la mise en page, le codage web, et bien d’autres encore. Les traducteurs deviennent de vrais couteaux suisses et sont donc très polyvalents. Pour quelqu’un de l’extérieur, nous nous contentons juste de comprendre des mots dans une langue et d’en trouver la correspondance dans une autre, mais pour être traducteur, je dirais qu’il faut être bon en tout : en compréhension, en communication, en grammaire, en orthographe, en dactylographie, en organisation, il faut être cultivé, perfectionniste, avoir de l’inspiration, de l’initiative, de la patience, et j’en passe.

Comment expliquer aux personnes ne sachant rien de notre métier ce qu’est la traduction ?

Pour bien se faire comprendre, je pense qu’il est nécessaire de tout reprendre depuis le début, en énonçant dans l’ordre les différentes étapes d’un projet de traduction et les différentes manières de traduire, ainsi que les compétences nécessaires, tout en donnant des exemples spécifiques pour illustrer la diversité du métier. Par exemple, un projet de sous-titrage sera très différent de l’interprétation ou de la traduction spécialisée, tant ces trois types de traduction font appel à des techniques et des ressources différentes. Le plus important reste à montrer que la traduction, ce n’est pas juste « prendre un texte et le traduire », et qu’il faut réaliser bon nombre de tâches pré et post traduction.

 

Zohra Lepeigneul

 

Source : https ://translatorthoughts.com/2017/09/translation-explained-to-an-8-year-old-child/ ?fbclid=IwAR02T8LxhnbdAdmyoqqVh2JfBlWHTxs2btbqzMZpv5BCCaXNdqpjOgp1f80

Gestion de projets de traduction : ami ou ennemi ?

Démarrer une traduction dès la réception des documents ? Il s’agit du meilleur moyen de livrer une traduction peu qualitative ou de ne pas respecter la date de livraison. La gestion de projets est, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un gain de temps considérable et est indispensable avant, pendant, et après le processus de traduction.

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Préparer un projet

Tout d’abord, dès réception d’un bon de commande, il est important de l’analyser pour estimer les délais ainsi que le prix proposé au client. Les délais doivent prendre en compte les volumes à traduire, ainsi que les contraintes pour anticiper tout retard éventuel (exemple  : format des fichiers). Tout problème non identifié avant de débuter un projet ralentira le processus tôt ou tard. Une liste des priorités permet son bon déroulement. Et oui, qui ne remet pas à plus tard les tâches les plus dures ? Un délai respecté est un client satisfait ! De nombreux logiciels permettent d’assister la gestion de projet de traduction  : travailler moins, mais travailler mieux.

Mettre en œuvre un projet

Lors de sa mise en œuvre, il est important que les traducteurs et le chef de projet établissent une liste de questions destinée au client afin de livrer la meilleure traduction possible. Le chef de projet linguistique a alors le rôle de filtrer les questions afin de ne pas poser plusieurs fois les mêmes et de garder de la crédibilité auprès du client. De plus, lors d’un projet de traduction, il est préférable de fractionner le moins possible les documents afin d’éviter toute incohérence.

Suivi d’un projet

Lorsqu’un projet de traduction a été abouti et livré au client, il ne s’agit pas d’en rester là et de passer à une autre commande. En effet, un bilan opérationnel doit être effectué afin d’avoir un retour de tous les interlocuteurs. De plus, si le projet a coûté plus cher que prévu ou a été retardé, un bilan financier est nécessaire. L’équipe doit alors identifier les facteurs qui ont engendré ces contraintes. Enfin, le chef de projet doit, le jour de la date de livraison, envoyer la facture du projet et relancer le client en cas d’impayés.

Ainsi, la gestion de projet s’avère indispensable. Chaque étape doit être minutieusement réfléchie. Elle permet d’optimiser les productions, que ce soit pour une agence de traduction ou pour un traducteur freelance. Elle ne doit pas être perçue comme un ennemi, mais bien comme un allié permettant le bon fonctionnement d’une entreprise.

Emie Guerard

Comment traduire l’humour sans finir totalement fou ?

Lorsque l’on étudie les langues, on dit que les dernières choses abordées sont la poésie et l’humour.

Ceux-ci, en plus de posséder leurs codes et leur syntaxe, regorgent de sens et de significations cachés. Ainsi, lors de la traduction de textes touchant à ces domaines, un panel de difficultés s’étend devant le traducteur qui doit non seulement respecter la volonté de l’auteur, mais également chercher ce qu’il est important de transmettre au lecteur  : est-ce la rime  ? Est-ce l’image  ? Est-ce l’émotion  ? Est-ce la phrase elle-même  ?

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Ce n’est pas par hasard si les grands auteurs sont traduits par d’autres grands auteurs. Shakespeare a été traduit par Victor Hugo.

Dans le domaine de l’humour, qui s’adresse à un public plus large et qui se décline sur énormément de supports différents (livres, vidéos, scènes, etc.), l’exercice n’en est que plus exigeant.

Évidemment, un exemple qui revient couramment à l’esprit est le « jeu de mots », mais si l’on ajoute aux « Brosses à dents qui font un feu dentifrice le 14 juillet » et aux « Canards ponctuels qui sont toujours dans l’étang » des contraintes de sous-titrages, on en viendrait presque à regretter sa vocation dans la traduction audiovisuelle  !

Et le challenge ne s’arrête pas là  ! Il se peut aussi que l’humour soit extrêmement référencé, qu’il parodie ou qu’il traite des sujets d’actualité. À ce moment-là, il est possible pour le traducteur de mal saisir le caractère humoristique de ce qu’il traduit, voire même de passer totalement à côté… Et s’il parvient à tout cerner, le revoilà à chercher ce qu’il doit retransmettre à son public cible.

Comme l’humour est propre à la culture, plus celle-ci est similaire entre les publics ciblés plus l’adaptation est facile. Un ado, qu’il soit français ou américain, comprendra une blague sur Fortnite. En revanche, une blague de Vérino sur Jawad risque de ne pas avoir le même effet sur une jeune trentenaire vivant au sud du Pérou.

En bref, la traduction de l’humour regorge de contraintes  : ce n’est pas l’adaptation d’un simple texte, c’est une culture dans son ensemble qu’il faut prendre en considération. C’est cela qui rend les bonnes adaptations encore plus appréciables.

Dan Castier

Sources  : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/traduciendo-humor-2018-06-25.html

L’étymologie de la traduction médicale

La traduction d’un texte du domaine médical n’est pas simple. En effet, le vocabulaire des maladies ou des noms de spécialités peut parfois effrayer. Néphrologie ? Phlébite ? Quésaco ? Ces mots nous entourent mais rares sont ceux qui les comprennent.

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Heureusement, vous êtes tombé sur le bon article. Il existe une astuce simple   : vous devrez connaître vos suffixes et vos préfixes sur le bout des doigts. Attention, pas besoin d’un master en grec ancien, juste d’un peu de mémorisation. Nous allons voir que différencier une inflammation d’un problème sanguin, juste par son terme, ce n’est pas si sorcier.

Bon, ça se situe où   ?

Un premier exemple est le suffixe « -émie ». Il s’utilise pour parler d’un problème qui touche au sang. Son équivalent en anglais est « -aemia » au Royaume-Uni ou « -emia » aux États-Unis. Un des exemples les plus courants de cette terminaison est le mot « leuc-émie », défini par la Société canadienne du cancer comme étant « un cancer qui prend naissance dans les cellules souches du sang ». Cette maladie se traduit donc assez simplement par le mot « leuk-emia ».

De même, « a-n-émie » de par le préfixe « a- » désigne une absence dans le sang   ; dans ce cas précis, l’absence de globules rouges. Il se traduit donc par « a-n-emia ».

Le préfixe « arthr- » s’applique quant à lui aux articulations. On le retrouve dans « arthr-ite »   : une inflammation aiguë ou chronique des articulations. En anglais, il devient « arthr-itis ». Mais ce mot est également une manière très facile de se rappeler d’un type d’affection.

Mais que se passe-t-il exactement   ?

Le suffixe « -ite » nous permet de comprendre qu’un problème vient d’une inflammation. C’est le cas pour « appendic-ite » : une inflammation soudaine de l’appendice. L’anglais, quant à lui, utilise « -itis », ce qui devient « appendic-itis ».

Par ailleurs, bien qu’on ait l’habitude d’entendre les suffixes « -ome », « -plégie » ou « -lyse », on ne les comprend pas forcément. Ils désignent respectivement une tumeur, une paralysie et une dissolution.  

Le mot « fibr-ome » par exemple, qualifie une « tumeur généralement abdominale, composée par des tissus fibreux ». Son équivalent anglais est « fibr-oma ».

Le terme « parapl-égie », ou « parapl-egia » de l’autre côté de la Manche, qualifie une paralysie. On le retrouve dans « tétraplégie » ou « quadriplégie », qui diffèrent par le nombre de membres paralysés chez le patient.

Enfin « -lyse » sert à désigner une dissolution. Vous vous demandez sûrement le rapport avec une « analyse ». C’est simple   : dans son sens le plus courant, c’est la dissolution d’informations pour en obtenir un enseignement. Mais ce suffixe s’utilise également en médecine, à propos de méthodes, plus que de maladies. Le terme « dia-lyse » dénomme l’épuration du sang par un dialyseur.

Mais quel est le remède, docteur   ?

Si vous avez le malheur d’être atteint par un fibrome, vous devrez sûrement être opéré et subir une « thoraco-tomie ». C’est le suffixe qui désigne une incision, dans ce cas précis, de la cage thoracique. Son équivalent anglais est « -tomy », ce qui donne « thoraco-tomy ».

Cependant, il ne faut pas le confondre avec « -ectomie », le suffixe désignant une ablation. On le retrouve notamment dans « sympath-ectomie », qui n’a rien d’agréable puisque c’est une « ablation de nerfs ou de ganglions liés au système nerveux sympathique ». Il ne nous rend pas gentil mais gère plutôt les activités inconscientes de l’organisme et se traduit en anglais par « sympath-ectomy ».

Ces suffixes et préfixes ne sont que quelques exemples d’un champ scientifique incroyablement large. Si vous souhaitez en savoir plus, le blog une miette infirmière est une excellente ressource. Néanmoins, si vous êtes plus pressé, le site TraLELHo pour « Traductions pour Les Étrangers à L’HOpital », propose des phrases courantes du milieu hospitalier dans des dizaines de langues.

Dorian Baret

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/3-most-common-suffixes-medical-terminology/

Révision, relecture, comment réussir ?

Voici quelques conseils pour que rien ne vous échappe lors de la révision et de la relecture d’une production écrite.

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Il est évident que même les meilleurs rédacteurs ne produisent pas toujours les plus belles phrases d’emblée et qu’ils ont besoin de temps pour embellir et améliorer leur texte. Ce procédé de transformation s’inscrit dans l’optique de la révision d’un texte.

Il est également incontestable que même ceux qui excellent à l’écrit font des fautes ou, devrait-on dire, des « erreurs » en vue de rester laïque, car oui, une faute fait référence au péché. Ces erreurs sont bien souvent de l’ordre de l’inattention et peuvent concerner l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, etc. Corriger ces erreurs correspond alors à l’étape de la relecture d’un texte.

La frontière séparant ces deux concepts de révision et de relecture est parfois mince puisque les deux induisent des actions similaires, telles que la transformation des tournures de phrases pour une meilleure fluidité de lecture et le changement de certains termes pour éviter les répétitions, entre autres.

Alors, dans le but de savoir rendre une production écrite avec un minimum de fautes pour ne pas surcharger vos relecteurs ou futurs lecteurs, voici quelques tips (terme anglais signifiant « conseils », parmi la cinquantaine de sens différents qu’il propose), pour avoir un rendu optimal.

Prenez votre temps

Il est plus qu’important de laisser du temps à sa production écrite, terminée ou non, pour qu’elle mûrisse. Y revenir un peu plus tard permet de porter un regard nouveau sur ce que l’on a rédigé. Si vous êtes bloqués dans votre processus rédactionnel, faîtes donc une pause, l’inspiration vous regagnera plus tard. De même, si vous avez fini d’écrire, reprenez votre document en fin de journée, voire le lendemain, afin d’y corriger les dernières erreurs qui vous auraient échappées, et/ou de vous réapproprier votre texte en changeant le style ou l’ordre des idées.

On dit toujours que la nuit porte conseil, mais il est plus juste de considérer que vous vous portez vous-même conseil. Le sommeil participe au développement et à la maturité cérébrale, ainsi qu’à la consolidation de la mémoire et à l’apprentissage en général et donc manquer de sommeil réduit vos capacités de création et d’imagination.

Si vous n’arrivez pas à écrire, allez donc dormir et surtout ne faites pas de nuit blanche sur votre page blanche !

Demandez de l’aide

Pour la révision :

De mon point de vue, il est toujours très constructif de faire lire sa production à quelqu’un d’autre, que ce soit une personne qui n’a aucune idée de ce que l’on fait ou bien un collègue de travail qui connaît les enjeux de la rédaction. Ils pourront, l’un comme l’autre, vous apporter des critiques ou simplement des commentaires qui vous permettront de réfléchir à la partie du texte déjà rédigée ou à la suite de votre rédaction.

On dit toujours que l’on apprend en enseignant aux autres. Il en va de même lorsque l’on explique à une personne extérieure ce que l’on doit faire : on ancre plus en profondeur notre motivation et on comprend d’autant plus ce que l’on cherche à faire et quel message on souhaite faire passer par notre texte. Pour autant, le résultat final et tout le crédit de la production vous appartiennent ! Personne n’a jamais réussi à réaliser quoi que ce soit sans l’aide des autres et sans s’en inspirer. Ainsi, plus on profite de l’avis d’autrui, plus on avance dans notre réflexion.

Pour la relecture :

Aucune publication de textes professionnels n’échappe à la relecture de personnes annexes. Lorsque l’on écrit un texte, il est bien souvent presque impossible de dénicher les erreurs de frappe pour les corriger. Le simple fait d’avoir passé du temps sur chaque phrase, voire sur le choix de chaque mot, nous empêche de voir les lettres telles qu’elles sont. Demander à quelqu’un de vous relire n’a jamais fait de mal à personne !

N’hésitez pas non plus à utiliser les outils informatiques fournissant une aide à la relecture, ne serait-ce que les correcteurs orthographiques et grammaticaux de votre traitement de texte. Bien sûr, vous resterez toujours plus critique que ces outils, car ils ne comprennent pas toujours vos choix syntaxiques et peuvent alors vous indiquer à tort qu’il y a une erreur dans votre texte.

Posez-vous des questions

Pour la révision :

Étudiez la forme de votre texte :

  • Le sujet est-il introduit de manière pertinente et intéressante ?
  • Le rythme de votre rédaction est-il trop soutenu ou avez-vous réussi à expliciter vos idées de façon exhaustive pour ne pas perdre le lecteur ?
  • Vos idées s’enchaînent-elles correctement, leur ordre est-il logique ?
  • La lecture se fait-elle de manière fluide ?
  • Votre conclusion reprend-elle correctement les points énoncés, et ouvre-t-elle à la réflexion ?

Pour la relecture :

Utilisez les ressources papier ou internet à votre disposition.

Malgré les années de pratique de notre langue maternelle et en dépit des études linguistiques effectuées par certains, nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs de français et nous aurons toujours de nouveaux mots à apprendre.

  • Lors de la rédaction même de votre texte, n’hésitez pas à douter de chaque élément de la langue qui vous paraît difficile. Ne restez jamais sur vos acquis et cherchez les règles d’écriture et d’utilisation des éléments que vous voulez utiliser : mot, expression, conjugaison d’un verbe à tel temps, etc.
  • Pour améliorer la richesse de votre texte et ne pas faire de répétitions, cherchez des synonymes, voire des antonymes si vous souhaitez tourner une phrase de manière différente.
  • Au fur et à mesure de vos relectures et de vos conversations, vous déterminerez toujours une liste d’éléments sur lesquels vous doutez, pour lesquels vous ne connaissez pas l’utilisation correcte. Il est alors intéressant de les retenir et de vérifier la façon de les utiliser dès que vous y êtes confronté. De cette façon, à la relecture de vos productions écrites, vous saurez où regarder pour trouver ces erreurs. Lorsque l’on a des difficultés au niveau de l’orthographe et de la grammaire, il ne faut pas perdre espoir si on n’arrive pas à retenir la forme correcte du premier coup.

(Pour apprendre des choses, la méthode est simple : faites des connexions avec ce que vous savez déjà pour « sécuriser » l’information (les moyens mnémotechniques). Et si vous n’arrivez pas à mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre, sachez qu’il faut faire répéter l’action de nombreuses fois à votre cerveau pour qu’elle rentre puis qu’elle s’effectue automatiquement pour enfin devenir une habitude.)

Le fin mot de l’histoire est de ne jamais rester sur ses acquis et de ne jamais avoir honte de réfléchir avec les autres à ses idées et productions. Si ce n’était pas pour autrui et grâce aux autres, nous n’écririons pas. La collaboration est existentielle et incontournable, nous ne nous réalisons pleinement qu’au travers de notre environnement humain.

Zohra Lepeigneul

Source : https ://www.redacteur.com/blog/conseils-relecture-texte/