Le genre au-delà des langues

À l’heure où l’écriture inclusive fait débat aux quatre coins de la France, laissez-moi donc vous parler du genre dans le domaine linguistique. Une aventure au cœur des mystères de nos langues et de notre inconscient vous attend.

Je tâcherai de répondre à trois questions essentielles : comment attribue-t-on le genre ? Le genre influence t-il notre façon de penser ? Quelles en sont les répercussions actuelles ?

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Tout d’abord, revoyons les bases : qu’est-ce que le genre ? Il peut être de deux types : naturel et grammatical. Nous évoquerons au cours de cet article le genre grammatical, qui désigne la catégorisation de mots en différents genres, la plupart du temps masculin et féminin mais aussi parfois neutre. Dans certaines langues, comme le français, le genre grammatical est égal au genre sexuel, lorsque celui-ci est connu. Par exemple, le mot « fille », en français, est féminin tout comme ce qu’il définit. Cependant, ce ne sera pas le cas dans d’autres langues comme l’allemand pour laquelle le mot fille sera neutre « das Mädchen ».

Certains langages n’ont aucun genre grammatical pour les mots, comme l’anglais ou bien les langues scandinaves qui, elles, séparent les mots en deux catégories : les êtres animés et inanimés. Enfin, certains langages ont une façon bien à eux d’attribuer le genre aux mots : en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en alamblak, le masculin est tout simplement attribué aux objets longs, grands ou bien étroits… Mais alors, me direz-vous, quelles conséquences ces particularités linguistiques peuvent-elle bien avoir ?

Si je vous dis « pont », quels adjectifs vous viennent à l’esprit ? Laissez-moi deviner. Ne serait-ce pas « fort », « résistant », « gros » ? Et pourtant si je pose cette même question à des locuteurs allemands. Leur réponse sera tout autre : « joli », « fragile », « délicat ». Cette expérience fut réalisée en 2002 sur des locuteurs allemands et espagnols. Ainsi, le mot « clé », féminin en espagnol, évoquait, pour les hispanophones les notions de petitesse, de complexité. En allemand, le mot clé est masculin et évoquait en premier lieu des mots comme « métal » ou « froid ». Selon notre langue maternelle et la « genrification » ou non des mots, notre perception des objets changent.

La langue française, tout comme l’allemand, l’espagnol, l’italien, le portugais ainsi que bien d’autres langues ont comme particularité donc de « genrifier » les mots. Exemple plus concret : lors d’une expérience, on a demandé à des locuteurs russes de personnifier les jours de la semaine. Ainsi, pour eux, les jours féminins étaient des femmes et les jours masculins des hommes, de la même manière que si l’on nous demandait de nommer notre ours en peluche préféré, grandes sont les probabilités que nous options pour un nom masculin. Le plus étonnant fut que lorsqu’on leur demanda les raisons de ces choix, ils furent tout simplement incapables de se justifier ! Cependant, il faut garder à l’esprit que cette façon de penser est tout simplement inexistante chez les locuteurs anglophones ou bien scandinaves !

Cette petite différence dans notre langage engendre ainsi une différence dans notre façon de voir les choses et de percevoir le monde qui nous entoure. Une autre étude va encore plus loin. Jennifer L. Prewitt-Freilino a établi une corrélation entre la genrification des mots dans un langage et la place qu’ont les femmes dans la société du pays où est parlé celui-ci. Dans une première expérience, on a demandé à des élèves de lire un passage en anglais, français et espagnol puis de répondre à un questionnaire.

Les résultats ont démontrés que les élèves répondaient aux questions de manière plus sexiste lorsque le langage était genré. Prewitt-Freilino et ses collègues ont poussé la recherche plus loin en consultant le Gender Gap Index du World Economic Forum qui recense les inégalités homme-femme dans plusieurs domaines, ils ont ainsi découvert que 54 % des pays présents dans l’index étaient des pays où le langage était genré alors que seulement 19,4 % des pays de l’index était des pays au langage neutre. Cependant, comme rien n’est jamais tout blanc ou tout noir, les recherches de Prewitt-Freilino ont aussi démontré que les locuteurs au langage neutre ont tendance à choisir, par défaut, lorsqu’on leur demande, le genre masculin. Le féminisme a la vie dure.

Il est important de souligner que ces recherches ont aussi mis au jour des langages neutres très sexistes comme en Iran. Des exceptions existent. Cette expérience nous incitera plus, espérons-le, à nous questionner sur les mots que nous employons chaque jour. Enfin, elle ouvre la voie à une prise de conscience et, peut-être, à de futures évolutions dans nos langages.

Anaëlle Edon

La traduction : une passerelle interculturelle

De tout temps, la traduction a servi à des individus de cultures et d’origines différentes à communiquer. Cependant, la traduction n’est pas utile uniquement à cet usage : elle permet également de créer une relation entre les cultures dans un monde cosmopolite. En effet, il relève du traducteur d’effectuer le passage d’une culture à l’autre tout en enrichissant sa traduction de repères et de contexte, lui donnant ainsi une qualité et une pertinence forte.

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Le traducteur : un agent culturel

Dans cette pratique, le traducteur est considéré comme un agent culturel puisqu’il est comme un médiateur entre les cultures. En effet, c’est à lui que revient la lourde tâche de retranscrire les références culturelles le mieux possible en les adaptant et en employant des détours lorsque celles-ci sont impossibles à traduire dans la langue cible.

Pour cet exercice, cet agent culturel doit tenir compte des pratiques et des normes sociales, des identités nationales ou des institutions, des mœurs et des pratiques de chaque pays, des rapports de pouvoir ainsi que des politiques qui influencent la traduction d’une manière ou d’une autre.

Le traducteur établit donc un pont important entre les deux langues dont le but est de défendre la diversité culturelle. Celui-ci est par conséquent indispensable car sans traduction, nous serions plongés dans un monde d’incompréhension, de peur de « l’autre » et de conflits.

La traduction des termes à fort contenu culturel

Il ne s’agit pas simplement de traduire des mots mais plutôt des concepts propres à des civilisations qui possèdent leurs propres manières de penser. Ces mots « à fort contenu culturel » ou « culture-bound terms » en anglais sont très difficiles à traduire puisqu’il s’agit de préserver leur identité en gardant à l’esprit qu’il ne sera pas forcément possible de conserver l’ensemble du concept.

Ces termes illustrent la plupart du temps : une culture matérielle différente telle que l’architecture, les vêtements, la gastronomie, les unités de mesures ; un système socioculturel bien défini comme la religion, les coutumes, les systèmes scolaires et administratifs, la politique et le domaine militaire. On retrouve généralement ce type de contenu dans le domaine juridique et des sciences humaines.

Comment s’y prendra alors notre agent culturel pour traduire ce genre de texte ? Ce dernier aura le choix parmi les quatre options suivantes qui s’offrent à lui : l’emprunt, la traduction littérale que l’on pourrait également qualifier de calque, l’équivalence culturelle puis la périphrase autrement désignée par traduction explicative. Chacun de ces procédés a ses spécificités et doit être choisi en fonction du public ciblé, du domaine du texte ainsi que de son style.

Le traducteur devra donc se heurter à un dilemme souvent rencontré avec ce genre de contenu qui n’est autre que faire un choix entre traduire ou expliquer. Quel que soit son choix, il devra y avoir réfléchi avec considération puisque la moindre erreur pourrait entraîner une mauvaise compréhension du texte et ainsi, le passage de relais entre les deux cultures ne pourra s’opérer correctement.

Rédigé par Ellenita Gomez
Révisé par Perrine Bourdeau

Source : http://blog.bilis.com/traduction-culture-constructive-interdependance/

Le chinois : la langue de l’avenir ?

Il existe un domaine dans lequel les langues et la traduction jouent un rôle majeur dans sa réussite : celui du tourisme et du voyage. Ce dernier est certainement celui qui fait le plus face aux diverses langues du monde, et c’est pour cela que les services multilingues sont essentiels à la prospérité de toute entreprise dont l’activité tourne autour du tourisme. Il est fondamental pour ces sociétés de traduire leurs services dans les langues les plus communes afin de pouvoir cibler plus de clients à l’échelle mondiale et de leur donner envie d’aller à l’étranger.

Cependant, quelles sont les langues cibles les plus rentables dans ce marché ?

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Le secteur du tourisme est en effet en constante évolution et reste très rentable à travers le globe. En 2017, il offre un emploi à une personne sur dix et son taux de PIB a même augmenté de 10,2 %. La raison est simple : nous désirons tous découvrir de nouvelles cultures en parcourant la surface du monde malgré les rechutes économiques et les conflits politiques.

Mais, de quels pays viennent majoritairement ces touristes ? C’est l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) qui se charge de récupérer et d’interpréter les chiffres de ce marché. Grâce à cette organisation internationale, nous possédons des ressources fiables concernant l’économie mondiale comme leur livre, le World Tourism Barometer, qui suit l’évolution du tourisme à court terme et qui fournit au secteur des informations pertinentes et opportunes.

Les informations contenues dans ces documents nous permettent de sélectionner les principales langues cibles grâce :

  • au recensement des pays d’où viennent majoritairement les touristes.
  • au recensement des nationalités des touristes les plus dépensiers une fois à l’étranger.

Après comparaison, les langues les plus rentables pour la traduction touristique sont les suivantes :

  1. Chinois
  2. Anglais
  3. Espagnol
  4. Allemand
  5. Français
  6. Italien

La langue chinoise semble très largement au-dessus en termes de rentabilité, puisque la Chine est le premier marché du tourisme émetteur depuis 2012 avec une croissance continue des dépenses touristiques. Leurs dépenses s’élèvent à 261 milliards de dollars, là où les étasuniens qui sont à la deuxième place, dépensent 124 millions de dollars.

Le chinois serait-il donc la langue de l’avenir ? Bien que ce soit la langue la plus dominante dans le secteur du tourisme, il faut s’assurer qu’une majorité de personne reçoive toute l’aide nécessaire grâce à un matériel d’information et de publicité facilement accessible dans sa langue maternelle. Par conséquent, la rentabilité ne s’arrête pas uniquement au chinois, puisque le tourisme est l’un des marchés qui bénéficie le plus de l’exposition offerte par le contenu traduit professionnellement et ce, dans le plus de langues possibles.

Jennifer Afonso

Les rédac’tech : personnes clés de l’entreprise

Parce qu’aujourd’hui on ne s’aventure pas sur les routes sans GPS ou sans carte, nous sommes également réticents à l’idée d’acheter un objet sans guide utilisateur. Comment sait-on que notre imprimante est bien connectée à l’ordinateur ? Où faut-il appuyer pour faire fonctionner notre autoradio ? Comment change-t-on la batterie de notre téléphone ? Que de questions auxquelles les rédacteurs techniques doivent pouvoir répondre.

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Ils sont les créateurs des machines que vous utilisez. Pas dans le sens où ils assemblent ou imaginent les pièces, mais ils vous permettent de comprendre pourquoi ces pièces existent. Ils se font les traducteurs et les interprètes des ingénieurs, ils créent les catalogues et les fiches techniques, ils réalisent même parfois des tutoriels vidéo pour que vous ayez accès à plus de détails et d’illustration. Bref, ils sont partout. Ils portent plusieurs casquettes ; on le les appelle pas forcement « rédacteur technique » et pourtant, grâce à eux, vous n’avez pas besoin de retourner dans le magasin pour avoir des explications quant à l’utilisation de votre machine à café.

Cependant, on ne s’improvise pas rédacteur. Des formations sont nécessaires pour, d’une part connaitre les logiciels les plus utilisés (et donc demandés) par les entreprises, et d’autre part, apprendre à structurer correctement l’information.

Il faut savoir être concis. L’utilisateur doit pouvoir trouver l’information qu’il cherche facilement et rapidement. En effet, déjà qu’il ne lit la notice que parce qu’il est coincé (pourquoi cette perceuse n’est pas plus intuitive ?), il ne veut pas perdre du temps à chercher la réponse dont il a besoin !

Avoir des connaissances techniques (industrielles notamment) est un plus pour ce métier si l’on s’oriente vers de la rédaction technique de machines ou dans la défense l’aéronautique, etc. Cependant pour de la documentation de logiciel (entre autres) ces connaissances ne seront pas nécessaires.

On distingue plusieurs types de documentation réalisable par le rédacteur : la documentation de logiciel (ou comment exploiter les fonctionnalités du logiciel ou les options du jeux vidéo), de matériel et d’équipement (description du produit, de son utilisation…), de programme d’entrainement (destiné à des formateurs sous la forme de power point, tutoriels vidéo…), de la documentation marketing (brochures, catalogues…), ou encore ce que l’on appelle de la Rédac’Tech 2.0 (aide en ligne, gestion des forums de questions et des wiki…).

Ainsi, les jeunes étudiants en rédaction technique de tous horizons n’auront pas la nécessité de connaitre par cœur un domaine précis pour trouver un travail, mais quelques connaissances dans chacun permettent d’avoir de nombreuses portes ouvertes. Le métier étant de plus en plus connu, les offres d’emplois ne manquent pas pour le moment. Des perspectives de carrières dans de grandes entreprises de l’aéronautique ou même dans l’armée, comme dans des PME sont tout à fait envisageables selon les goûts des candidats.

En France, le marché s’ouvre toujours plus, mais à l’étranger, le métier est déjà bien reconnu et des offres intéressantes sont disponibles (sous réserve d’être à l’aise avec l’anglais principalement, mais aussi d’autres langues étrangères, comme l’allemand ou l’espagnol).

Pour conclure sur cet « awesome job », il faut retenir que : « La rédaction technique c’est l’art et la science de traduire des informations techniques de manière lisible et compréhensible pour un public non initié. » (Universal class).

Julie Daval

 

Source : https://www.universalclass.com/articles/writing/technical-writing/business-writing/the-art-and-science-of-technical-writing.htm

Les interactions entre terminologie, traduction et traductologie

Si un jour vous parlez de terminologie à un étudiant en traduction, il est fort probable que celui-ci prenne soudain un air dépité. Et pourtant, l’importance de cette notion et ce à quoi elle renvoit est primordial dans le domaine de la traduction. Aussi, j’aimerais vous parler brièvement de la traductologie, et de l’interaction existant entre ces trois notions. Il est tout d’abord essentiel de faire la distinction entre trois notions : la traductologie, la traduction et enfin la terminologie.

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Commençons par la traductologie : qu’est-ce donc ? La traductologie n’est autre que l’étude de la théorie et la pratique de la traduction, peu importe la forme qu’elle puisse prendre. C’est d’une certaine façon une nouvelle science, qui, par conséquent, peut sembler vague, même pour les professionnels de la traduction.

Quant à la traduction, vous le savez sûrement déjà, c’est la transposition d’un texte d’une langue à une autre. Il y a bien entendu des subtilités supplémentaires, comme le fait de retransmettre les informations de la même manière qu’elles l’étaient dans le texte source, avec le même degré de connaissance et d’exactitude. Traduire un document de vulgarisation scientifique en employant des termes trop pointus serait indélicat, et il en va de même pour le cas contraire. Traduire un rapport scientifique destiné à des spécialistes ne peut se faire en utilisant des termes approximatifs.

C’est donc ici qu’intervient la terminologie. La terminologie est une pratique plus qu’une théorie. Elle consiste en l’attribution d’une définition concrète et la classification de termes en fonction de leur champ d’application et des concepts auxquels ils renvoient, contrairement à la sémantique, qui se concentre plutôt sur leur signification plus générale. Elle permet une traduction pointue et surtout évocatrice pour le public cible.

Ainsi nous avons vu l’importance de la terminologie en traduction. Qu’en est-il alors en traductologie ?

C’est en réalité ici un exemple même du principe de la terminologie ! En effet, l’importance de la terminologie en traductologie est la terminologie même du domaine.

Qu’entends-je par-là ? Tout simplement qu’une très grande partie des termes utilisés en traductologie pour parler de procédés utilisés ensuite en traduction sont des termes nouveaux. Ceux-ci sont issus de l’altération de termes déjà existants (par l’ajout de préfixes ou suffixes par exemple), de la création d’une nouvelle signification, ou encore d’emprunts. Tous ces mots constituent donc la terminologie de la traductologie, c’est-à-dire l’ensemble des termes techniques et définis qui sont liés à cette science, et qui, par conséquent, n’auront pas nécessairement le même sens dans d’autres champs d’application.

Voilà l’importance de la terminologie en traductologie, et elle est la même pour tout domaine spécialisé : la classification de termes qui sont bien spécifiques audit domaine. Cette même terminologie est d’une importance cruciale pour toute traduction ensuite, afin de s’assurer de la bonne transmission des idées, telle qu’elle était supposée se faire.

Pour nous, traducteurs comme rédacteurs, il reste essentiel de rester à l’affût de nouvelles technicités, car les langues évoluent, et il en va de même pour leur terminologie.

Maxime CLÉRET

Révisé par Margaux LECLERC

Google Traduction : la mauvaise idée des gens pressés

De nos jours, les méthodes de traduction ne cessent d’évoluer. C’est notamment le cas des systèmes de traduction automatique, dont le plus connu est bien évidemment Google Traduction (GT). On peut d’ailleurs comprendre, à première vue, l’attrait que peut représenter un traducteur automatique comme celui mis en place par Google en 2006. Cependant, derrière l’innovation constante que connait Google Traduction, il reste des défauts inéluctables qu’une machine ne saurait corriger. Voici donc un petit tour d’horizon des raisons pour lesquelles une entreprise (et même tout simplement une personne) ne devrait pas faire usage de Google Traduction à la place d’un professionnel de la traduction.

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Une description alléchante…

Bien. Imaginez un instant que vous dirigez une petite entreprise. Vous commencez à connaître un certain essor et vous réalisez qu’il pourrait être bon de faire traduire votre site web et vos produits, peut-être même vos contrats et quelques autres documents officiels. Toutefois, vous êtes malgré tout un peu inquiet ; est-ce vraiment une bonne idée d’investir dans les services d’un traducteur professionnel si vous ne parvenez pas à atteindre le marché étranger ?

C’est alors qu’une idée vous traverse l’esprit : et si vous utilisiez Google Traduction ? Le service est gratuit et vous l’utilisez déjà ponctuellement pour chercher un mot de vocabulaire par-ci par-là.

Sur le papier, l’idée peut sembler intéressante. En effet, la technologie des traducteurs automatiques est en constante évolution et se révèle de plus en plus performante. Elle s’appuie sur des corpus de textes pour être aussi précise que possible et Google Traduction propose une option pour permettre à ses utilisateurs d’améliorer le contenu proposé. Enfin, il est clair que le nombre de paires de langues disponible est imbattable ; jamais un traducteur professionnel ne pourra vous en proposer autant puisqu’il traduit toujours vers sa langue maternelle. Mais n’y aurait-il pas une bonne raison à cela ?

 

Mais un résultat en-deçà des espérances

Traduire un texte, ce n’est pas seulement traduire des mots ou des groupes de mots. Ce que l’on traduit dans un texte, c’est le fond, le sens, et non la forme, or pour cela il faut une personne. Un traducteur automatique ne pourra jamais faire preuve de la sensibilité d’un être humain, trouver ce petit détail qui fait toute la différence. Vous l’avez peut-être remarqué ? Google Traduction traduit toujours le « you » anglais par « vous », jamais par « tu » alors que les deux sens sont corrects, tout dépend du cadre. C’est d’ailleurs bien là que se trouve le nœud du problème : Google Traduction fait fi du contexte.

Un texte est complètement dépendant de son contexte, et tenter de traduire un texte indépendamment de son cadre c’est comme essayer de cuisiner sans connaître le goût des aliments utilisés : vous aurez peut-être de la chance, cela ne sera peut-être pas mauvais, mais cela ne sera jamais aussi bon que vous l’espériez. Les concepteurs de Google Traduction le savent d’ailleurs bien, c’est pourquoi le système s’appuie sur des corpus pour pallier le problème. Cependant, les contextes de deux textes différents ne sont jamais égaux, c’est pourquoi on peut aisément faire la différence entre une traduction professionnelle et une traduction automatique.

Par ailleurs, lorsque vous rentrez un texte sur Google Traduction, l’application l’enregistre automatiquement pour pouvoir le traduire, ce qui représente un gros problème pour les documents confidentiels qui ne doivent surtout pas être rendus public.

Enfin, dites-vous bien qu’une mauvaise traduction met en danger la crédibilité de votre entreprise puisqu’elle lui donnera une image aux antipodes de la rigueur professionnelle attendue, ce qui est contreproductif.

Toutes ces notions sont, certes, vraies pour Google Traduction, mais les autres traducteurs automatiques (Reverso, DeepL, Linguee, etc.) n’y échappent pas non plus. Même si ces applications deviennent de plus en plus précises, elles restent encore loin des performances des traducteurs professionnels.

Margaux LECLERC

Source : https://www.gala-global.org/blog/6-reasons-avoid-using-google-translate

Trucs et astuces pour une traduction culinaire aux petits oignons

Voilà maintenant quelques années que vous roulez bien votre bosse en anglais – plutôt bien, même. Vous avez voyagé à travers le monde, grisé par l’idée de pouvoir échanger avec 99 % de la population. Vous êtes capable de comprendre des manuels d’instruction sur le fonctionnement d’extrudeuses bivis ou sur la façon de remplacer le filtre à carburant de votre voiture. Vous êtes devenu un fin gourmet qui refuse toute forme de série ou de film si ce n’est pas en VO (et qui vous jetterait la pierre ?). Bref, c’est comme si, depuis vos études de traduction, les barrières culturelles n’existaient plus… Enfin, à un détail près.

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C’est dimanche après-midi, vous avez rayé le dernier élément de votre to-do list et maintenant, vous ne savez plus quoi faire. C’est alors que, comme toute personne sensée, vous vous dites : « Et si je faisais des cookies ? ». Vous tapez donc les mots clés (en anglais, bien entendu) dans la barre de recherche et vous vous laissez tenter par une des recettes. Et là, c’est le drame. Ces hérétiques mesurent tout en cups et en tablespoons ! Mais comme vous êtes une personne pleine de ressources qu’aucun obstacle ne saurait arrêter, vous ouvrez un nouvel onglet et allez chercher les équivalences à ces mesures. Certains sites offrent des tableaux de conversion en fonction du type d’ingrédient (une cup de farine n’est pas équivalente à une cup de cassonade, et encore moins à une cup de lait), d’autres sites font même la conversion à votre place. Une chose reste certaine : rien ne sera aussi précis que si vous étiez dans le pays d’origine avec les instruments de mesure d’origine. Mais si l’enjeu n’est pas énorme en ce qui concerne vos cookies du dimanche après-midi, imaginez les sueurs froides le jour où on vous approchera pour vous demander de traduire un livre de cuisine.

Si la traduction culinaire met l’eau à la bouche, la créativité qu’elle requiert est à la hauteur de la diversité des recettes, et elle comporte certains obstacles pouvant se révéler compliqués à surmonter pour le traducteur.

L’écueil le plus évident est celui des mesures. Si vous avez de la chance, un tableau de conversion aura été ajouté à la fin du livre que vous devez traduire. Cependant, on s’imagine bien que ce procédé peut vite devenir agaçant pour le lecteur, et il est probable que vous deviez vous résoudre à utiliser votre vieille calculatrice Casio pour adapter le contenu du livre de cuisine au public cible. Pour ce faire, on peut procéder à un remplacement des mesures du texte source et les conserver entre parenthèses, mais ce n’est pas une méthode très commune car elle risque d’embrouiller le lecteur. On procède donc généralement à un remplacement complet, c’est-à- dire que l’on effectue la conversion et que l’on indique « 240 g de farine » pour une recette de base qui en requiert précisément deux cups. Il faut
cependant se montrer très prudent avec cette méthode d’équivalences car la cuisine est un art capricieux.

« D’accord, mais encore faut-il pouvoir se procurer tous les ingrédients indiqués », me direz-vous, et vous aurez bien raison. Si vous traduisez un livre de recettes japonaises, attendez-vous à devoir inclure de nombreux ingrédients que l’on ne peut acheter que dans des supermarchés spécialisés : le dashi, un bouillon de poisson, constitue par exemple la base de la soupe miso ou des bouillons pour les nouilles. C’est ce genre d’ingrédients qui peut justifier l’ajout d’un glossaire dans le livre de recettes.

L’obstacle de la différence culturelle s’étend même aux ustensiles de cuisine. Ainsi, vous avez beau vivre en France et être amateur d’orgies de sushis faits maison, cela ne signifie pas forcément que vous disposez du bac en bois traditionnel japonais dans lequel on remue le riz avec une cuillère spéciale tout en le refroidissant avec un éventail. C’est dans ce genre de situations qu’il vous serait utile de connaître des personnes issues de la culture source qui pourraient éventuellement vous donner des astuces pour adapter la recette au public cible.

Il est cependant important de préciser que votre rôle de traducteur vous impose de coller à la recette d’origine autant que possible, et que vous devrez systématiquement justifier vos suggestions de substitution. Cela peut sembler évident, mais face à une recette à base de homard, vous ne pouvez pas estimer que c’est un ingrédient trop cher ou trop compliqué à se procurer et décider de le remplacer par des crevettes.

En conclusion, l’important est donc de trouver le juste milieu entre une recette dénaturée car trop localisée et une recette absolument incompréhensible pour un public ignorant tout de la culture source. En tant que traducteur, vous devriez essayer autant que possible de réaliser vous-même les recettes pour vous assurer que le goût et l’apparence sont bien similaires à ceux de la recette d’origine.

Rachel Renouf
Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

Source : http://www.translationdirectory.com/articles/article2047.php

Dracula : traduction d’un mythe sang limites

Il n’est pas difficile d’imaginer qu’une œuvre aussi ancienne et renommée que Dracula, écrite par Bram Stoker ait été au fil des ans, traduite dans de nombreuses langues. Qui ne connait pas les grandes lignes de ce conte d’horreur devenu de nos jours un effet de mode dans la littérature moderne, au cinéma et même à la télévision ? On peut pourtant se demander d’où vient cet intérêt tout particulier pour le Roi des Carpates et pourquoi son lien avec les langues est si fort.

Depuis sa publication en 1897, le récit de cette bonne vieille chauve-souris a été traduit dans pas moins de 29 langues depuis l’anglais qui est la langue d’origine de son écrivain. Eh oui ! Bien que Dracula vienne des Carpates, il porte bien la marque londonienne de B. Stoker. Mais le personnage fantastique retrouve une authenticité des pays de l’Est… dès sa première traduction ! En effet, en 1898 est publié pour la première fois Drakula: Angol Regény – Harker Jonathan Naplója, traduction du British Dracula qui devient alors hongrois. Il faut bien avouer que l’on apporte plus de respect à un vampire effrayant des montagnes de l’Est qu’à un ado brillant des plus américains (appelons-le Edward), bien moins charismatique.

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Encore une fois, et sans trop se mettre en danger, il est possible d’affirmer que la traduction première de Dracula apporte une valeur ajoutée au personnage, voire au concept de « vampire » qui après avoir traversé des générations se retrouve sur nos écrans. Mais l’altération, ou l’amélioration de l’œuvre grâce à la traduction de celle-ci ne s’arrête pas là : en 1901, une nouvelle version inspirée du personnage de Dracula voit le jour (et sans soleil, s’il vous plait) en Islande.

Traduire, c’est trahir un peu. La traduction littéraire ne déroge pas à cette règle, mais le traducteur islandais contemporain Valdimar Ásmundsson choisit son camp sans scrupule : lors de sa traduction vers une langue scandinave, il prit la liberté de changer quelque peu l’histoire du vampire, donnant un ton plus mystique, plus sombre et plus sensuel à l’œuvre nouvelle. Serait-ce de là que nous vient cette image presque provocatrice du désir charnel à l’évocation des vampires ? Si l’on considère que de nos jours, certains perçoivent ces créatures comme les antithèses des humains, cette attraction pour l’interdit est justifiée, et il est à présent démontré que la traduction de l’œuvre originelle a joué un rôle dans ce concept d’opposition de créations divines et sataniques. Impossible, me direz-vous, mais pas pour les traducteurs.

Le texte original remodelé, retravaillé et adapté aux différentes langues emporta le récit au-delà des Balkans, voyageant jusqu’en Asie où en 1956 fut publiée une version japonaise de Dracula. Encore une fois, le traducteur abandonna quelques conventions et s’éloigna de l’aspect épistolaire de la version originale pour en faire un récit plus oral, comme une légende à partager au coin du feu. Et ce fut un franc succès : le Japon s’ouvrit grâce à cette traduction, ou que dis-je… à cette transcréation à la littérature paranormale, précurseurs des mangas ?

Pour nos amis français, Dracula n’est à présent qu’une légende, et beaucoup oublient qu’avant de devenir l’emblème des séries telles que True Blood ou Vampire Diaries, les suceurs de sang découlaient de la littérature. Heureusement, certains artistes tentent de conserver l’authenticité des Carpates de Dracula. Même les comptines pour enfants s’en inspirent dans cette chanson nommée Le baiser du Vampire. Pour les enfants ? Cela reste à prouver, car malgré sa mélodie puérile, cette œuvre musicale révèle un sous-texte peu adapté aux plus jeunes. Ce n’est donc plus un souci de traduction du langage, mais après tout, s’adapter à son public est également un défi du traducteur. Voilà qui nous laisse sang-dessus-dessous.

Gildas Mergny

Source : http://www.k-international.com/blog/dracula-in-translation/

L’audiodescription ou le travail des traducteurs d’image

L’audiodescription, bien que moins connue que le sous-titrage ou le doublage et peu mise en avant, compte parmi les divers types de traduction audiovisuelle et n’en est assurément pas moins importante. L’audiodescription est un procédé rendant accessible aux personnes malvoyantes ou non-voyantes des films, des émissions, des pièces ou bien encore des expositions. Il est aujourd’hui de plus en plus possible de bénéficier de ce procédé à la télévision, mais aussi dans des cinémas ou des théâtres qui programment certaines séances ou pièces en audiodescription. Alors, de quoi s’agit-il concrètement ?

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L’audiodescription consiste à décrire, grâce à une voix off, certains passages ou détails d’un programme audiovisuel afin de faciliter la compréhension des personnes déficientes visuelles qui ne peuvent pas le visionner correctement. Le script est rédigé par un auteur après analyse du film puis est enregistré. Une analyse de l’œuvre au préalable par l’auteur est nécessaire afin de bien cerner ses enjeux et de définir les intentions du réalisateur. Cette analyse permet aussi de choisir les éléments à ne pas omettre et ceux qui sont superflus, et de déterminer les moments où l’audiodescription pourra être placée. Enfin, le script doit être rédigé de façon à s’inscrire dans des moments dépourvus de dialogues ou de musiques et effets sonores trop importants, afin, bien évidemment, de ne pas gêner leur écoute et leur compréhension.

L’audiodescription se révèle donc être un exercice complexe qui contient son lot de défis et de difficultés. Il existe en effet une importante contrainte de temps et il s’agit donc d’être assez concis afin de ne pas empiéter sur les dialogues tout en étant le plus précis et le plus informatif possible. On peut facilement imaginer la difficulté d’écrire l’audiodescription d’un film rapide dans lequel les actions ou les changements de plans, par exemple, s’enchainent.

Pour créer une audiodescription de qualité, il faut donc faire face à divers enjeux. Bien-sûr, il est nécessaire que le texte soit clair et facile d’écoute. Il est aussi important de faire des choix car on ne peut pas tout décrire et il faut donc aller au plus important sans toutefois perdre certaines informations capitales. Il s’agit également de décrire de façon neutre et objective les informations données à l’écran. En effet, l’auteur ne peut pas laisser entrevoir ses propres impressions, être critique ou transmettre des impressions personnelles, et ce, afin de laisser le spectateur se faire un avis.

Toutefois, il semble important pour un auteur de coller au style du film dans son audiodescription, c’est-à-dire de s’adapter notamment au type de film ou à l’atmosphère créée. On peut donc en déduire que l’enregistrement est un véritable travail de comédien puisqu’il faut trouver un bon équilibre entre une interprétation trop froide ou au contraire, trop expressive. La difficulté est donc de rester fidèle à l’œuvre sans la dénaturer.

Les auteurs d’audiodescription sont parfois appelés « traducteurs d’image », a priori avec raison, puisque c’est bien d’un travail de traduction dont il s’agit : les auteurs ne décrivent pas seulement l’image, ils la traduisent en un texte audio afin de recréer mentalement les images dans l’esprit des spectateurs malvoyants ou non-voyants et de les plonger dans l’œuvre comme le reste des spectateurs.

Camille Le Corre
Révisé par Perrine Bourdeau et Virginie Le Diagon

Source : http://www.btistudios.com/latest/2013/12/05/audio-description-the-inside-story/

Traduire les sports américains

En tant qu’Européen, traduire le football, ce n’est pas non plus la mer à boire. Bon, certes, comme tout domaine de la traduction, si on n’y connait rien, on court au désastre. Mais en Europe, on s’y connait et, fait important, les lecteurs s’y connaissent. Un minimum quoi. Au moins histoire de râler quand on parle des salaires des footballeurs pendant le repas du dimanche midi. Tiens, en parlant de football, saviez-vous que les Américains appellent ce sport le soccer ?

Non, pas le « saucer » mais le /ˈsɒ:.kɚ/. Bref. Les Américains ont donc décidé que football se référait à un sport joué à la main et que les Européens avaient tort. Oui, bon.

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En parlant d’Américains, on a beau dire, leurs sports sont vachement bien, non ? Tout ce spectacle, ces stades de football américain (oui, américain) de cent mille places remplis de supporters en folie, ces feux d’artifice au moindre homerun ou touchdown, cette sensation vertigineuse d’appartenance quand le palet passe dans le filet et que la foule rugit… Ils ont l’entertainment dans le sang, ça, on ne peut pas leur enlever.

Waouh, deux paragraphes et on ne parle toujours pas de la traduction des sports américains ? Bon. Voici ce qu’il en est : que ce soit le baseball, le football américain ou le hockey sur glace, on ne le pratique pas beaucoup en France. Ne parlons même pas de lacrosse. Je vais prendre comme exemple le softball que je pratique depuis six ans. Ce sport est un cousin du baseball. On utilise pratiquement le même vocabulaire et au lieu de tenter de prouver qui frappe le plus loin, le softball, c’est plus de la tactique. Bref, je me suis souvent demandé comment je ferais pour traduire le softball. Les Québécois ont traduit les règles depuis l’anglais en n’épargnant aucun mot mais, en France, où ce sport est encore moins connu que le dernier gagnant de la Nouvelle Star, ne serait-il pas judicieux de garder les termes spécifiques au softball, tels que shortstop, strike, catcher, en anglais ? Ainsi, le grand public pourra, s’il le souhaite, trouver une littérature plus développée avec les mêmes termes sur des sites américains. D’un côté, l’amateur de sport américain aura moins de mal à comprendre un article en anglais sur son sport favori puisqu’il comprendra les termes. D’un autre côté, les non-amateurs, ceux qui pourraient éventuellement se laisser séduire par un sport, pourraient se fatiguer d’une surabondance de termes en anglais et abandonner trop rapidement.

Peut-être est-ce seulement une question de période ? Dans trente ans, les sports américains seront probablement plus connus et compris en anglais ou alors tous les termes seront traduits en français et « arrêt-court », « prise » et « receveur » feront partie de notre vocabulaire. Le problème principal que je vois avec la traduction de tous les termes est qu’au niveau des clubs, le recrutement des jeunes se fait en partie grâce à l’aspect « cool » que porte un sport américain. Certains termes, tels que « première base » ou « champs extérieurs », sont traduits au quotidien mais d’autres, tels que « outfield », « pop up » et « fly ball », le sont moins souvent et je trouve, personnellement, que ce sont ces termes qui font un peu rêver de ce stade rempli aux États-Unis.

En attendant, je vous laisse, j’ai entrainement de balle-molle (ce qui d’ailleurs n’est pas logique puisqu’on joue avec des balles dures. Je pourrais vous en parler pendant des heures. Saviez-vous qu’en plus de cela, on fait la différence entre balle lente et balle rapide ? Bref, je vous laisse).

Léa Pigeau

Révisé par Camille Le Corre et Virginie Le Diagon

Source : http://www.anothertranslator.eu/tradsportive