La question du bilinguisme des juges à la Cour Suprême au Canada

Le projet de loi visant à imposer une nouvelle condition de nomination des juges à la Cour Suprême, selon laquelle ceux-ci devront être bilingues anglais – français, refait surface dans les débats parlementaires au Canada. Députés et sénateurs canadiens se sont divisés en deux camps. Voici les sujets de discorde que soulève la question du bilinguisme des juges canadiens de la plus haute instance.

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Quelques grandes idées reçues dans le domaine de la traduction

Voici une petite mise en situation : deux amis discutent, l’un fait parti d’une entreprise et dit à son ami que sa boite a besoin de traduire un document en anglais. Et l’ami de répondre : « Mais ne t’embêtes pas à chercher un traducteur, ma fille a eu 18 en anglais, elle va te le faire ! » Et, soulagé de ne pas avoir à chercher et à payer une agence de traduction qu’il pense coûteuse, l’ami accepte.

Rageant, n’est-ce pas ? Il est temps de tordre le cou aux idées reçues sur le secteur de la traduction et de ses métiers ! Continuer la lecture de Quelques grandes idées reçues dans le domaine de la traduction

Restauration et traduction : des similitudes incontestables

Pablo Muñoz Sanchez est un traducteur espagnol spécialisé dans la localisation de jeux vidéo. Celui-ci s’est penché sur la question suivante, qui peut paraître un peu étrange au premier abord : qu’est-ce qu’un bon restaurant peut apprendre à un traducteur autonome ?

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L’influence de la langue française sur la langue anglaise

« C’est la vie ! », « Voilà ! », « ménage à trois » ou encore « fiancé ». Vous entendez souvent ces termes en regardant des séries et des films et vous vous dites que mine de rien, c’est quand même assez récurrent ? C’est normal. Savez-vous qu’il existe plus de termes français en anglais, qu’il n’en existe d’anglais en français ? En effet, la langue de Molière a énormément influencé celle de Shakespeare et cela ne date pas du siècle dernier. Continuer la lecture de L’influence de la langue française sur la langue anglaise

Traducteur – spécialiste en une minute !

« Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?

– Je suis traducteur. »

Une question simple, mais seul celui qui y répond se rend compte de la complexité du mot « traducteur ». Justement, que signifie « être traducteur » ? Bien sûr, la réponse dépend de la perspective depuis laquelle on se place. Continuer la lecture de Traducteur – spécialiste en une minute  !

Pourquoi le traducteur doit-il évoluer avec son temps ?

Il y a quelques jours, une étrangère devant faire traduire le diplôme qu’elle avait reçu dans son pays pour l’homologuer est venue me voir en me disant : « Tu veux pas jeter un coup d’œil à la traduction ? Le traducteur qui a fait ça est vieux, il est traducteur établi dans mon pays depuis plus de trente ans et j’ai des doutes sur sa traduction. » Continuer la lecture de Pourquoi le traducteur doit-il évoluer avec son temps  ?

Quel avenir pour les étudiants en langues ?

Les études de l’INSEE montrent que les étudiants en langues ne représentent qu’une partie minime des étudiants inscrits à l’université. En effet, pour l’année 2009-2012, seuls 7,7 % des inscrits appartenaient à une filière linguistique (tous niveaux confondus).

Mais à quelle profession ou à quel secteur ces étudiants se destinent-ils ?

Étant donné que l’éducation nationale n’a que très peu de postes à pourvoir, il a été relevé que les étudiants en langues finissent par travailler majoritairement dans des services de traduction/interprétation, dans des entreprises ou au sein d’organismes institutionnels.

Éducation nationale

 

En 2011, les titulaires du CAPES ne furent que 1 274 chanceux à pourvoir devenir enseignants, tant le nombre de postes disponibles est faible. Les étudiants en langues se destinant à l’enseignement sont donc prévenus, la persévérance sera de mise !

Postes en entreprise

 

Les postes en entreprise semblent être la meilleure option pour les diplômés en langues. Les entreprises possédant un service de traduction et/ou d’interprétariat ne cessent de se multiplier. D’après des études récentes, plus de 65 % des étudiants en langues sont embauchés par des sociétés. Avec la mondialisation, celles-ci ont des besoins croissants en ce qui concerne le recrutement de traducteurs spécialisés dans tel ou tel domaine (notamment dans le secteur juridique et financier).

Les entreprises recherchent également particulièrement les personnes maîtrisant des langues « rares ». La demande pour le suédois et le chinois est en nette augmentation.

Agences de traduction

 

L’autre piste à explorer est celle des agences de traduction. La plupart des entreprises ne possédant pas leur propre service de traduction font appel à ces agences. Les agences recrutent le plus souvent des traducteurs possédant au moins trois langues de travail, c’est-à-dire pouvant traduire d’une langue B et d’une langue C vers leur langue maternelle. Par ailleurs, elles recherchent également des traducteurs spécialisés dans un domaine bien particulier comme la traduction médicale ou la traduction économique.

Institutions

 

Il existe des possibilités d’emploi dans les institutions européennes ou internationales mais les postes sont rares et réservés à des travailleurs expérimentés et le plus souvent spécialisés.

Amélie Wadoux

Source : http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/les-debouches-pour-les-etudiants-en-langues-484

La localisation des jeux vidéo

Il est difficile d’écrire sur la traduction vidéoludique sans expérience. Localisation ? Traduction ? Internationalisation ? N’est-ce pas la même chose ? Non. Sans entrer dans les détails, mes camarades le feront peut-être dans un autre article, définir ces trois termes ne sera autre que l’objet de mon introduction. Quant au corps de mon article, il sera, je le crains, succinct. Peu de sources d’information, manque de temps ? Malheureusement, les deux. Cependant, réjouissez-vous, la semaine prochaine je vous offre l’interview d’un(e) infiltré(e) (probablement d’une ancienne étudiante du CFTTR) ! Continuer la lecture de La localisation des jeux vidéo

Lost in -Machine- Translation

Dans combien de temps pourrons-nous posséder notre propre C3PO ou un traducteur universel du genre ?

 

Sortie tout droit de l’univers de la science-fiction, la traduction automatique a beaucoup évolué depuis plusieurs années. Une menace pour le traducteur de chair et de sang ?

D’après Gülay Eskikaya (interprète et traductrice turque), le constat est nuancé. En effet, les progrès de ces petits logiciels qui vous permettent de traduire un texte d’une langue source vers une langue cible de votre choix, sans intervention humaine, sont tels que de nos jours des sites comme « Google Traduction » sont devenus indispensables dans le quotidien de certains étudiants. Mais pas seulement ! Certaines entreprises profitent aussi de cette avancée technologique pour traduire des documents très rapidement et à bas coût.

Et pour quel résultat ?

Les perles dans le domaine de la traduction automatique ne manquent pas. Mais comme le souligne Gülay Eskikaya, la traduction automatique permet de traduire des mots mais pas leur sens. Elle reste cependant pratique pour traduire des phrases courtes et pour trouver rapidement le sens d’un mot d’une langue à une autre. En voyage à l’étranger, vous cherchez des toilettes ? Avec la traduction automatique, vous avez la réponse en quelques clics. Il y a là une opportunité à saisir pour le domaine du tourisme.

Par ailleurs, des entreprises comme Systran basent leur potentiel sur la traduction automatique. Avec des dictionnaires gigantesques et des règles linguistiques sophistiquées, on obtient des traductions de meilleure qualité. Il est même parfois possible pour l’utilisateur d’y ajouter sa propre base terminologique. Néanmoins, les notions de temps et de coûts restent encore très importantes.

Une 3ème possibilité semble cependant se dégager : la combinaison homme /  machine.

Dans l’optique de réduire leurs coûts de traduction, certaines entreprises utilisent à présent des logiciels de traduction automatique et soumettent le résultat obtenu au traducteur pour correction. Le rôle du traducteur est dans ce cas réduit à celui d’un relecteur, et se trouve donc, à la fin de la chaîne de production, avec le salaire assorti… Un avenir peu reluisant pour le milieu si cette méthode venait à se généraliser.

A l’heure d’aujourd’hui, les programmes de traduction automatique ne sont pas assez performants pour délivrer des traductions fluides et naturelles. La machine est réduite à faire des calculs. De ce fait, elle ne pourra jamais saisir les nuances du langage, comme l’ironie, les expressions idiomatiques ou autres références culturelles.

La traduction humaine est selon Gülay Eskikaya un acte de créativité et d’imagination. De ce fait, elle est propre à chacun ; c’est pourquoi il y aura toujours des versions différentes pour un même document car jamais deux traducteurs n’auront entièrement la même vision sur celui-ci. La traduction se doit aussi d’être précise et faite dans un style élégant. Et pour cela, pas de secret, cela s’acquière avec le temps !

Pour conclure, tout traducteur qui se respecte peut respirer. Il y a encore plusieurs années-lumière entre nous et la traduction automatique parfaite.

Enora Lopez

Quelles combinaisons linguistiques pour réussir en tant qu’interprète ?

Beaucoup d’étudiants en interprétariat se demandent quelles langues sont les plus susceptibles de leur fournir une quantité de travail suffisante pour pouvoir vivre de leur futur métier.

Il est bien connu que certaines combinaisons de langues offrent moins de chances de succès professionnel que d’autres considérées comme plus exotiques. En effet, certaines langues romanes telles que l’espagnol, l’italien ou le français, parlées par un grand nombre de personnes, sont très courantes en Europe et de fait moins recherchées que des langues comme l’islandais ou l’estonien. Ces langues possèdent moins de locuteurs mais sont en comparaison plus recherchées parce que moins communes.

Devrions-nous laisser d’autres personnes nous influencer quant à choisir quelles langues nous devrions apprendre ?

Quelqu’un pourrait vous inciter à apprendre une nouvelle langue et vous pourriez relever le défi et tomber amoureux d’une culture alors inconnue. Ou bien vous pourriez vous fixer des objectifs irréalisables et échouer dans cette nouvelle entreprise pour finir déçu que quelqu’un vous ait un jour insufflé cette idée.

La vérité est que l’apprentissage d’une langue est une décision qui n’appartient qu’à vous. Il ne s’agit pas uniquement de grammaire ou d’orthographe, il s’agit aussi d’une culture, d’un peuple, c’est pourquoi le choix d’une langue doit aussi être motivé par un sentiment d’appartenance à une certaine mentalité ou façon de penser. Vous devez être curieux de découvrir les pays dans lesquels la langue que vous avez choisie d’apprendre est parlée, et pouvoir vous sentir proche de ces pays. Ainsi, si vous décidiez d’apprendre l’islandais ou l’estonien simplement parce que vous savez que ces langues pourraient vous fournir du travail en tant qu’interprète, mais que vous ne vous sentiez pas en accord avec ces cultures, il se pourrait que vous abandonniez vite l’apprentissage de ces langues.

La page Facebook du service interprétariat de l’Union Européenne informe les (futurs) interprètes des combinaisons de langues les plus recherchées par les employeurs, mais il est évident que la décision finale d’apprendre une langue ou non revient à chacun.

Amélie Wadoux

Source : http ://theinterpreterdiaries.com/category/languages/