Les réalités du marché de la traduction audiovisuelle

S’il est difficile de trouver un poste dans la traduction audiovisuelle, il l’est encore plus quand il s’agit du sous-titrage et du doublage de vidéos issues de l’industrie cinématographique.

En effet, l’apparition des chaînes du câble et du DVD il y a 20 ans était censée relancer la profession, mais les traducteurs désirant travailler dans ce domaine se sont retrouvés trop nombreux, diminuant ainsi la demande. De plus, la traduction audiovisuelle est un secteur dans lequel l’offre et la demande sont instables et, par conséquent, les rémunérations baissent considérablement.

Les nouvelles technologies ont aussi un impact sur l’emploi dans le secteur. C’est le cas, par exemple, des logiciels de doublage virtuel apparus il y a quelques années. C’est aussi le cas des catalogues de programmes qui sont désormais déjà traduits.

Avec la généralisation de la Télévision Numérique pour Tous (TNT), la demande en traduction aurait dû augmenter. Néanmoins, les nouveaux diffuseurs réutilisent, grâce au numérique, des fichiers de sous-titres qui existent déjà, et ce quelle que soit la qualité des sous-titres.

Actuellement, les traducteurs spécialisés dans le domaine audiovisuel travaillent plus sur l’adaptation des sous-titres que sur leur traduction. Du fait du déséquilibre entre l’offre et la demande, la traduction est de plus en plus réalisée par les sociétés de postproduction spécialisées dans le doublage et le sous-titrage, ce qui leur permet d’exercer une pression sur les tarifs.

En outre, à cause de la mondialisation, ce sont maintenant les grands groupes de traduction présents dans le monde entier qui ont le contrôle sur une partie du marché de la traduction audiovisuelle. Par conséquent, dans de nombreux pays comme l’Angleterre, les pays scandinaves et les États-Unis, la traduction dans ce domaine n’est plus reconnue comme un métier en tant que tel.

Quant au sous-titrage pour sourds et malentendants, certaines entreprises obligent les adaptateurs à accepter d’être payés en droits d’auteurs, contrairement à la loi.

Bien qu’il y ait encore quelques débouchés dans la traduction audiovisuelle, le sous-titrage et le doublage d’œuvres cinématographiques se font de plus en plus rares.

 

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Ezanno Kévin