Le prix à payer pour une mauvaise traduction

Dans un domaine tel que celui de la traduction, il n’est pas rare de voir les tarifs changer du tout au tout entre deux agences. Ces différences sont-elles justifiées ?

Comme on peut s’y attendre, la réponse est « oui ». Une mauvaise traduction peut faire perdre beaucoup à une entreprise, en termes d’argent, d’image mais aussi de crédibilité et cela s’est déjà vu à de nombreuses reprises. Le fait est qu’il n’est pas non plus juste de payer trop cher, puisque cela représente une perte d’argent.

On pourrait dire que le but d’une traduction est de « se faire oublier ». Plus la traduction est de bonne qualité, moins elle se remarque. Elle doit paraître complètement naturelle, comme si elle avait initialement été écrite dans la langue cible. Le problème se posant alors est qu’une excellente traduction peut ne pas être appréciée à sa juste valeur, puisque aucun défaut n’apparaît. Alors comment prouver aux entreprises qu’il est mieux de faire appel à des traductions de qualité dès le départ ?

Dans un rapport de la Commission Européenne, l’homme d’affaire et expert en contrôle qualité Armand V. Feigenbaum distingue quatre types de coûts dans le processus de traduction, pour lesquels l’entreprise paie soit pour obtenir de la qualité, soit pour réparer les erreurs d’une mauvaise traduction.

1. Les coûts de prévention

La prévention ne devrait jamais être négligée en traduction. Travailler avec une agence réputée, ayant une charte de qualité, des assurances et une certaine éthique assurera le plus souvent à l’entreprise un résultat à la hauteur de ses espérances. Il est bien entendu plus tentant de faire appel à une agence proposant des tarifs défiant toute concurrence, mais il est fort possible que le client doive ensuite dépenser du temps et de l’argent à corriger les erreurs ou à trouver de meilleurs fournisseurs.

2. Les coûts d’appréciation

L’appréciation d’une traduction va souvent de pair avec des mesures préventives. Cela comprend, entre autres, la révision et la relecture. Un traducteur n’est pas un robot et il arrive qu’après plusieurs heures passées sur un texte, il puisse ne plus très bien distinguer des subtilités stylistiques dans la langue cible. La relecture permet donc de gommer ces défauts de style et permettre au texte une parfaite harmonisation. Ce type de coût demande bien sur un investissement en termes d’argent et de temps. Cependant,plus les mesures de prévention sont bonnes et moins les coûts d’appréciation seront élevés.

3. Les coûts liés aux erreurs internes

Faire appel à une agence peu scrupuleuse peut se révéler désastreux lorsque la traduction livrée est mauvaise et qu’il faut alors la retourner pour qu’elle soit corrigée. Cela fait invariablement augmenter le prix, tout en retardant les délais et les clients en aval. Pour éviter cela, il est important de faire appel à des linguistes qualifiés.

4. Les coûts liés aux erreurs externes

Ce type de coût est bien évidemment le pire, puisqu’il désigne le cas où le client final reçoit une mauvaise traduction, désormais impossible à changer. Cela peut dans le « meilleur des cas » entraîner une perte de clientèle et de réputation. Dans le pire des cas, une erreur de traduction peut s’avérer dangereuse pour le client, surtout en matière de manuels d’utilisation ou de notices de produits.

En traduction, il est donc important de faire appel à des spécialistes qualifiés, afin d’éviter la perte de temps et les dépenses superflues liées à une traduction de mauvaise qualité. Le fait d’utiliser des personnes non qualifiées ou des outils douteux peut quelquefois passer inaperçu, mais cela ne marche vraiment pas à tous les coups !

 

Pauline Gauthier

Source : http ://www.kwintessential.co.uk/read-our-blog/can-you-really-afford-a-cheap-translation-service.html