Traduction de ON et OFF

Dans le milieu du jeu vidéo ou du logiciel, la traduction des mots ON et OFF peut représenter un véritable casse-tête. En effet, selon le contexte et le nombre de caractères disponibles, plusieurs traductions peuvent être envisagées.

« Activé » et « Désactivé » sont des mots relativement longs et il y a donc de bonnes chances pour qu’ils ne rentrent pas dans l’espace imparti, de plus il faut tenir compte des éventuels accords au féminin et au pluriel qui peuvent rallonger encore davantage le nombre de caractères. Dans la localisation de jeux vidéo, il n’est d’ailleurs pas toujours possible de faire l’accord si la même chaîne de caractères est utilisée dans tout le jeu. Dans ce cas, il faudra trouver une traduction qui convienne dans tous les cas.

Que penser alors de l’option « Activ./Desactiv. » ? Si elle peut paraître pratique, elle n’est sans doute pas l’option préférée du traducteur souhaitant trouver une solution satisfaisante.

Et pourquoi ne pas employer le verbe à l’infinitif « Activer/Désactiver » ?

Afin de démontrer en quoi cette option est un problème, voici ci-dessous un exemple de traduction en français de l’interface Kindle en espagnol :

Mode avion

Activez le mode avion pour désactiver la connexion sans fil                     Désactiver/Activer

Comme on peut le voir grâce à cet exemple, il existe une certaine ambiguïté dans la traduction puisque l’utilisateur doit se demander s’il veut activer l’activation ou la désactiver. Les chances pour ce dernier de se tromper sont donc bien réelles.

Il existe également l’option Allumé/Éteint mais qui ne semble pas réellement adaptée au monde du logiciel.

La solution la plus simple et infaillible est sûrement l’utilisation de « Oui » et de « Non ». Ces mots ne sont pas soumis aux problèmes d’accords en genre et en nombre ni au problème de nombre de caractères. Il s’agit de l’option la plus claire pour l’utilisateur.

 

Amélie Wadoux

Source : http ://algomasquetraducir.com/2013/12/04/como-traducir-on-off-espanol-software-juegos-aplicaciones/ 

Conseils précieux aux jeunes traducteurs freelance

Les questions que se pose un traducteur débutant peuvent être angoissantes. « Et si ça ne marche pas ? », « Comment je fais pour m´en sortir financièrement si je n´ai pas assez de travail ? ». Ce jeune traducteur nous offre les leçons qu´il a tiré de sa première année en tant que traducteur freelance débutant. Il répond à nos doutes, nos peurs et rassure les angoisses de ceux qui veulent se lancer dans la grande aventure de la traduction en freelance. Continuer la lecture de Conseils précieux aux jeunes traducteurs freelance

L´importance de la relecture

Dans le processus de traduction, la relecture vient après la révision. La révision consiste à corriger les fautes linguistiques, stylistiques et les fautes de sens tout en s´appuyant sur le texte source. La relecture, quant à elle, consiste à corriger les éventuelles fautes persistantes dans le texte cible et ne s´appuie pas sur le texte source. Le but de la relecture est de vérifier que le texte est fluide, que l’écriture est spontanée : le texte ne doit pas donner l’impression au lecteur qu’il a été traduit. Ni le réviseur, ni le traducteur ne doivent intervenir dans cette étape de relecture. Il n‘y a qu’un seul cas où le relecteur peut utiliser le texte source : celui des fichiers à reformater. La consultation du texte source dans ce cas permet au relecteur de respecter la typographie d’origine et de conserver l’emplacement du texte et des images.
Il faut un budget particulier pour la relecture. La relecture est souvent considérée comme optionnelle. Or, cette étape du processus est primordiale : le relecteur doit se rappeler que le contenu qui sera lu sera le document envoyé au client. La relecture prend donc un peu de temps et peut retarder la livraison de la traduction finale mais elle reste néanmoins nécessaire.
La relecture est particulièrement importante pour les fichiers nécessitant un reformatage. En effet, lorsque les traducteurs travaillent avec des outils de Traduction Assistée par Ordinateur (T.A.O.), ces outils traitent l’intégralité du texte éditable. Par conséquent, le texte peut prendre plus de place ou moins de place que prévu car il existe des différences linguistiques entre les langues. Ce phénomène se produit dès que le fichier a été formaté. De plus, les fichiers réalisés sous Adobe In design peuvent présenter des sauts de phrases qui n’ont pas été correctement délimités et qui peuvent passer inaperçus lors de la révision de la traduction.

Ezanno Kévin

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Le statut des dialectes en France

Selon l´UNESCO, 120 langues seraient menacées d´extinction dans le monde et une langue disparaît toutes les deux semaines.

La définition des termes « langue » et « dialecte » n´est pas toujours très claire. Voici les définitions données par le Trésor de la langue française :

Langue : « Système de signes vocaux et/ou graphiques, conventionnels, utilisé par un groupe d’individus pour l’expression du mental et la communication. »

Dialecte : « Forme particulière d’une langue, intermédiaire entre cette langue et le patois, parlée et écrite dans une région d’étendue variable et parfois instable ou confuse, sans le statut culturel ni le plus souvent social de cette langue, à l’intérieur ou en marge de laquelle elle s’est développée sous l’influence de divers facteurs sociaux, politiques, religieux, etc. »

Si l’on s’en tient à la définition du dictionnaire et à l’usage qu’en font de nombreux linguistes, les dialectes sont donc des formes particulières d’une langue. Néanmoins, dans de nombreux cas, les deux termes sont utilisés indifféremment et on rencontre souvent le terme « dialecte » pour parler des langues régionales, aussi appelées langues minoritaires.

Ce dédale de définitions maintenant surmonté, qu’en est-il du statut officiel des langues régionales ou minoritaires, et des dialectes en France ?

L’article 2 de la Constitution spécifie que le français est la seule langue officielle de la France. En 2008, un article a été rajouté pour que les langues régionales soient reconnues comme faisant parties du patrimoine de la France. En 1951, une loi introduit le basque, le breton, le catalan et l’occitan dans l’enseignement, puis c’est au tour du corse en 1974, du tahitien en 1981, de l’ajië, du drehu, du negone, du paicî (langues parlées en Nouvelle-Calédonie), du gallo, du francique et de l’alsacien en 1992. Cette même année, le Conseil de l’Europe adopte la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. Celle-ci, ratifiée à ce jour par 25 pays, ne l’a pas été par la France, principalement car elle implique un changement dans la Constitution. François Hollande avait fait de la ratification de cette charte, qui fait débat, une promesse de campagne en 2012. La ratification sera soumise au Parlement et une proposition de loi constitutionnelle sera examinée à l’Assemblée nationale le 22 janvier 2014.

Maintenant, si nous mettons à part le côté reconnaissance officielle de ces langues et de leurs dialectes, nous constatons au quotidien que des gens se battent pour la survie et la transmission de leur patrimoine culturel et que cela passe aussi par la traduction !

Illustration avec ma culture personnelle. Je suis originaire du Pas-de-Calais et plus précisément du bassin minier où l’on parle un patois (ou dialecte) connu sous le nom de « chtimi ». Vous n’avez pas pu passer à côté de sa popularisation en 2008, à moins d’avoir vécu dans une grotte, par le biais du film de Dany Boon (ayant quasiment le statut de saint chez nous pour avoir valorisé notre patrimoine, inconnu de la plupart des gens et souvent moqué), Bienvenue chez les Ch’tis. Comme beaucoup d’autres, ce dialecte est menacé car la majorité des gens qui le parlent sont des personnes âgées et il a longtemps été considéré comme une façon de « mal parler français ».

Combien de fois, étant petite, mes camarades et moi avons entendu de la bouche des instituteurs « Surveille ton langage, à l’école on parle français, pas patois ! ». Mais moi, je suis fière de mes origines et j’aime transmettre cette culture, ce qui ne m’empêche pas de parler un français correct !

Le milieu artistique met souvent en lumière les langues régionales et les dialectes, que ce soit la littérature, le théâtre, le cinéma, la bande dessinée. Cela donne du travail aux traducteurs qui jouent donc un rôle dans la transmission de ce patrimoine !

Lucie DUBREUCQ

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Bilingue, trilingue, hyperpolyglotte, polyglotte, késako ?

Être bilingue c´est parler une langue étrangère, couramment, (il faut le souligner !) en plus de sa langue maternelle ; en parler deux, c´est être trilingue et en parler plus de six, c´est être hyperpolyglotte. Polyglotte, comme l´étymologie du mot l´indique, c´est plus simplement parler plusieurs langues. Continuer la lecture de Bilingue, trilingue, hyperpolyglotte, polyglotte, késako  ?

Les gestes à éviter à l’étranger

« Avec des gestes, on arrive toujours à se faire comprendre. » Et ce n´est pas moi, grande gesticulatrice dans les pays dont la langue m´est parfaitement inconnue, qui vais vous dire le contraire. Il est possible de très bien s’en sortir avec des mimes et des expressions faciales. Attention toutefois à certains gestes, totalement innocents chez nous, mais qui peuvent être très mal interprétés dans d’autres cultures. Petit guide des gestes à éviter pour passer de bonnes vacances sans insulter les autochtones. Continuer la lecture de Les gestes à éviter à l’étranger

Importance de la mise à jour des glossaires et des mémoires de traduction

Dans le processus de traduction, les traducteurs, qu´ils soient salariés ou indépendants, utilisent des glossaires et des mémoires de traduction que peuvent leur fournir certains clients ou qu´ils produisent eux-mêmes. Et en agence, l´une des tâches du chef de projet consiste à mettre à jour ces mémoires et ces glossaires.

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La traduction journalistique

La traduction journalistique est un domaine particulier de la traduction littéraire, dans lequel le traducteur est aussi, lui-même, un peu journaliste. Un métier qui se fait de plus en plus rare…

Le traducteur journalistique dispose d´une double casquette. Dans une traduction d’article, il est non seulement amené à traduire un document, mais aussi à mener ses propres recherches comme s’il en était lui-même l’auteur. Pour un article visant souvent une zone géographique particulière, ou un public particulier, le traducteur doit respecter les techniques de rédaction qu’un journaliste suivrait et se baser sur des sources extrêmement fiables. Il est évident qu’il doit avoir une bonne culture générale et suivre l’actualité de manière intensive. L’idéal étant qu’il dispose déjà de compétences journalistiques.

Il va également être amené à rester fidèle au style du texte, chose extrêmement difficile, notamment en cas de jeux de mot. Il faut que le lecteur puisse retrouver la plume du journaliste du texte source, mais que la traduction n’en reste pas moins fluide et cohérente. L’une des difficultés majeures est la traduction du titre, même si l’on ne s’en doute pas forcément, la problématique se pose souvent. Comment rester fidèle, tout en trouvant un titre accrocheur ? Car on parle ici de l’élément qui va amener le lecteur à lire ou non l’article.

Dans la situation des communiqués de presse, on vise le plus large possible. Le respect des critères de qualité exigés par les plus grandes sources de diffusion d’actualités est primordial. On doit ici retranscrire des informations importantes et il faut être sûr que tout le monde comprennent bien les informations.

Il faut que le fond reste clair et attrayant, qu’il donne envie d’être lu et ne laisser aucun élément qui pourrait faire douter le lecteur. Par exemple les sigles doivent être clairement énoncés et expliqués avant d’être abrégés. Il en va de même pour les noms des personnes mentionnées dans le texte, il faut les présenter, présenter leur fonction, leur importance, car il va s’agir en majorité de documents officiels.

C’est donc un domaine dans lequel créativité, bonnes compétences en rédaction et culture générale sont primordiales. Pour autant, il n’en est pas moins passionnant et généralement beaucoup moins répétitif que ce que l’on peut trouver en traduction technique.

 

                                                                                                                Lucie Quinquis

http ://www.foreignword.com/fr/Articles/Meertens

 

L’usage de la traduction automatique

La traduction automatique peut être utilisée lorsqu´un client souhaite que son projet aboutisse dans les plus brefs délais, même si la qualité de la traduction n´est pas optimale. Pour rendre une traduction dans les délais, le chef de projet doit planifier le processus de traduction, c´est-à-dire prendre en compte les autres projets de traduction entamés, le nombre de mots du document et éventuellement le nombre de langues dans lesquelles le document doit être traduit. En général, la traduction automatique est utilisée par les fournisseurs de services linguistiques. Il faut rappeler que les logiciels de traduction automatique ne constituent qu’un maillon de la chaîne du procédé de traduction.

 

Les logiciels de traduction automatique ou les services en ligne comme Google Traduction ou Reverso permettent de traduire des phrases d’une langue à une autre, sans prendre en compte le contexte. La traduction est donc de moins bonne qualité et coûtera moins cher au client. La meilleure solution est d’étudier la terminologie spécifique à ce document pour mieux comprendre le sens des phrases. La traduction prendra alors plus de temps, mais sera de meilleure qualité.

 

Dans certaines sociétés de traduction comme Lionbridge, les traducteurs travaillent en utilisant à la fois les logiciels de traduction automatique et les mémoires de traduction comme SDL Trados ou Memo Q. En effet, la terminologie rencontrée dans les mémoires de traduction peut être ensuite intégrée dans les logiciels de traduction automatique. Ainsi, lorsque les traducteurs entrent du texte pour qu’il soit traduit de façon automatique, ils disposent alors de la terminologie adéquate. Ils n’auront plus qu’à reformuler le texte car très souvent, les phrases traduites par le biais de logiciels de traduction automatique sont incorrectes du point de vue syntaxique.

 

En conclusion, dans le cadre d’une traduction automatique, la quantité prime sur la qualité : la traduction est peu onéreuse pour le client, mais elle est aussi de mauvaise qualité. L’essentiel est de bien respecter la terminologie et la phraséologie pour conserver le sens du document source.

 

Ezanno Kévin

Source : http ://blog.lionbridge.com/translation/2013/11/25/many-flavors-machine-translation/

Le marché de la traduction en Inde

Alors que le potentiel du marché de la traduction en Inde semble très prometteur, les études de Common Sense Advisory montrent qu´en réalité l´Inde doit faire face à plusieurs challenges.

Tout d´abord, la conjoncture économique est défavorable en Inde : la croissance est en berne et la roupie (la monnaie indienne) perd de sa valeur. Cependant, le problème n’est pas seulement d’ordre économique. Les études ont montré que le véritable problème de fond vient de la perception des indiens sur les services de traduction. Selon Common Sense Advisory, les acheteurs indiens ne réalisent ni la valeur d’une traduction, ni le fait que ce ne soit pas un service qui s’achète comme du simple mobilier de bureau.

Malgré tout, l’Inde attire de nombreuses entreprises européennes et américaines qui souhaitent délocaliser leurs frais de traduction et profiter de son image « low cost ». De plus, l’Inde dispose d’agences de traduction très performantes qui peuvent s’avérer être d’excellents partenaires pour effectuer la localisation de certains projets internationaux.

Malgré tout, Common Sense Advisory conseille à ces agences de ne pas tomber dans le stéréotype indien de la « meilleure qualité au meilleur prix », mais au contraire de se différencier pour apporter plus de crédibilité à leur entreprise et aux services proposés. Ce sujet a d’ailleurs été développé à l’occasion du salon Think ! India qui s’est tenu à New Delhi le 22 novembre dernier.

 

Enora Lopez