La traduction, une profession méconnue

C’est parfois en recevant des demandes de clients que l’on se rend compte que le métier de traducteur est particulièrement méconnu ou mal compris. Lorsqu’un client a un niveau d’exigence élevé, il est facile de remarquer les fautes de langue que lui-même commet lors de sa demande. Il est alors légitime de se demander comment un client qui ne maitrise pas lui-même la langue peut connaitre les critères essentiels pour la recherche d’un traducteur.

Voici deux des critères nommés par un client en recherche d’un traducteur :

  • titulaire d’un doctorat de préférence

Ce critère peut paraitre étrange car il est évident que l’on n’est pas un meilleur traducteur parce qu’on a un doctorat plutôt qu’un master. Par ailleurs, pourquoi une personne titulaire d’un doctorat voudrait devenir traducteur alors qu’elle gagne certainement beaucoup plus d’argent en exerçant une profession en lien avec son diplôme de docteur ? Certainement parce qu’elle n’est pas apte à exercer cette profession ; pourquoi donc lui faire plus confiance qu’à un traducteur titulaire d’un master ? D’autre part, il existe des personnes dans de telles situations mais qui sont en général retraitées et qui considèrent la traduction plus comme un loisir que comme une véritable profession.

  • expérience dans la traduction du japonais vers l’anglais et de l’anglais vers le japonais

Ce point souligne une réelle incompréhension de ce en quoi consiste le métier de traducteur. Le potentiel client ignore qu’un traducteur n’est censé traduire que vers sa langue maternelle, or la plupart des gens n’ont qu’une seule langue maternelle. L’anglais et le japonais sont des langues tellement éloignées qu’il est peu probable que n’importe quel traducteur possède un niveau de langue similaire à celui d’un natif dans les deux langues. Malgré cela, certaines des agences ayant reçu cette offre clameront certainement avoir le candidat idéal pour réaliser un tel travail.

Ces deux critères montrent que beaucoup de clients ne comprennent pas forcément en quoi consiste le travail du traducteur, ou quelles qualités ou compétences sont nécessaires pour faire un bon traducteur.

                                                                                                                        Amélie Wadoux

Source : http ://patenttranslator.wordpress.com/2014/02/09/translation-a-most-misunderstood-profession/

Agences ou clients directs ?

Travailler seul ou avec une agence. C’est un choix important dans la vie d’un traducteur indépendant ou freelance. Est-il préférable de travailler vraiment pour soi-même en gérant son carnet d’adresses, ou vaut-il mieux passer par une agence qui elle fait le lien entre les clients et les traducteurs ? Bien entendu, il y a des avantages et des inconvénients dans les deux cas. Corinne McKay les décrits dans le blog Thoughts on Translation.

Faire confiance à une agence présente plusieurs avantages :

  • Quand l’agence fait son travail correctement, elle envoie aux traducteurs des documents à traduire. Et c’est tout. Il n’y a pas besoin de se battre pour expliquer ses choix de traductions, la grammaire ou encore l’orthographe de certains termes que le client ne comprend pas.

  • Si vous êtes un bon traducteur, il y a de fortes chances que l’agence vous donne du travail et vous occupe à plein temps. Et, il faut le dire, cela enlève une grande partie du stress quotidien de ne pas avoir à contacter des agences tous les deux jours afin de les supplier d’avoir du travail.

  • Les agences connaissent la traduction. Elles savent ce dont est capable un traducteur (productivité, domaines de spécialisation, etc.) et ne vous demanderont donc jamais s’il est possible que vous traduisiez 10 000 mots pour le lendemain.

Cependant, ce choix a aussi ses inconvénients :

  • Le prix, en premier lieu. Une agence peut payer 10 % de plus un traducteur qu’elle veut vraiment, mais pas plus. Elle a certains coûts à respecter et doit souvent faire appel au moins cher. Un client qui a l’habitude de travailler avec un traducteur qu’il sait « expert en la matière » pourra payer le double.

  • Vous n’êtes pas disponible pour un projet ? D’autres le seront. Une agence n’attendra pas indéfiniment que vous ayez du temps, elle fera appel à la prochaine personne sur sa base de données.

  • Les agences ne jouent pas forcément le jeu en matière de transparence. Parfois elles ne voudront pas que le traducteur communique avec les autres personnes travaillant sur le même projet. Cela peut parfois être gênant pour le traducteur de ne pas disposer d’assez d’informations.

Choisir de se lancer en indépendant a aussi ses avantages :

  • Les prix sont plus élevés sur ce marché. Le client qui veut un traducteur n’hésitera pas à très bien le payer s’il sait que par la suite il n’en tirera que des bénéfices. Une agence n’augmentera pas le salaire d’un traducteur au dessus d’un certain point. De plus, les clients directs font parfois appel à des traducteurs indépendants lorsqu’ils ont des projets « de très haute importance » pour lesquels ils sont près à payer le prix fort.

  • Le projet est géré et traduit du début à la fin par la même personne. Le traducteur sait tout ce qu’il y a à savoir. Il communique réellement avec le client et assure donc un suivi encore plus personnalisé que dans une agence où les traducteurs n’ont pas de contact direct avec le client. Il reçoit un retour sur son travail, ce qui lui permet de vraiment s’améliorer, se poser des questions etc.

Et ses inconvénients :

  • La traduction, ce n’est pas leur métier, alors quand il s’agit de délais, de quantité de travail, de volumes de traduction, ils ne savent pas forcément sur quoi se baser. Ils ne connaissent pas, pour la plupart, les méthodes de travail dans le domaine. Un traducteur ne peut tout simplement pas traduire 10 000 mots pour le lendemain, ou jouer les interprètes lorsqu’il y en a besoin.

  • Le travail est souvent irrégulier. Certains clients n’ont besoin que de petits travaux de temps en temps au cours de l’année, pendant que d’autres auront d’énormes projets à faire traduire sur des périodes assez courtes. Il faut savoir gérer la charge de travail afin d’être toujours occupé, sans toutefois se noyer dans la masse.

  • Refuser un projet à un client, c’est délicat. En agence, il est plus facile de refuser : pas le temps, pas spécialisé etc. Un client direct ne peut pas vraiment être « abandonné » à un moment clé. Ou alors il choisira quelqu’un d’autre la fois suivante et mettra ainsi fin à la relation commerciale.

 

Pauline GAUTHIER

Source : http ://thoughtsontranslation.com/2013/12/02/agencies-and-direct-clients-not-better-or-worse-just-different/

Choisissez bien vos amis

Même les novices en langues en ont déjà entendu parler. Ils nous disent quelque chose, ont l’air de nous aider, ressemblent à des mots que l’on connaît. Qu’ils sont fourbes ces « faux amis » ! Enfin au cas où, voici un petit rappel : un faux ami est un mot trompeur qui ressemble à un mot d’une autre langue mais qui n’a absolument pas le même sens.

Malgré une bonne connaissance des mots et de leur signification, il arrive que, par manque de temps, les traducteurs ne vérifient pas le sens de certains mots. Résultat, le pire peut arriver. Mauvaise traduction, manque de cohérence, contre-sens… Les conséquences de telles erreurs sont plus ou moins graves. Le ridicule ne tue pas mais une erreur comme celle-ci peut fermer des portes aux traducteurs et effrayer les clients.

Il existe des faux amis dans de nombreuses langues et dans de nombreux domaines, que ce soit dans la cuisine, le sport, la musique, ou dans les domaines plus techniques. Lorsque l’on commence à apprendre l’espagnol par exemple, il arrive souvent qu’on se risque à utiliser le mot bizarro qui certes, ressemble fortement au français, mais qui n’a pas du tout le même sens. En effet, cela signifie « courageux » et non « bizarre ». Si l’on utilise un faux ami lors d’une conversation avec une personne native d’une langue étrangère à la nôtre, on peut parfois se retrouver dans une situation assez cocasse, mais attention quand même ! Par exemple, embarazada ne signifie pas « embarrassée » mais « enceinte », constipado ne signifie pas « constipé » mais « enrhumé » ! Dans ces cas-là, cela reste amusant mais gare aux quiproquos.

En anglais, quelques faux amis sont bien connus des linguistes tels que prejudice, qui signifie « préjugé », competition qui veut dire « concurrence » ou encore eventually, « finalement ». Il en existe beaucoup d’autres qui ne sont pas forcément connus, comme comtemplate qui est l’équivalent d’ « envisager » ou hazard qui veut dire « danger ».

Une leçon à tirer pour les traducteurs ou pour toute personne qui, à l’occasion, doit faire une traduction : s’y jeter sans crainte, certes, mais en vérifiant le sens des mots et en se posant les bonnes questions. Pour tout traducteur, c’est même une obligation !

Éva Mygardon

  

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Comment se faire une place en tant que traducteur ?

Le 30 septembre a eu lieu la journée mondiale de la traduction, journée qui passe d’habitude aussi inaperçue que la profession à laquelle elle rend hommage.

Beaucoup de jeunes traducteurs éprouvent bien des difficultés à se faire une place dans la profession, voici donc quelques témoignages de jeunes diplômés en mal de reconnaissance ou ayant réussi dans le milieu.

Après de brillantes études en traduction et malgré plusieurs stages, Anoury n’a pas eu d’autre choix que de se lancer en tant qu’indépendante à la suite de ses études, faute d’opportunités de se faire embaucher par une entreprise ou par une agence. Seulement voilà, le démarchage de clients s’avère plus difficile que prévu. En effet, le manque d’expérience des jeunes traducteurs constitue un frein à leur activité de traducteur indépendant puisque les clients préfèrent se tourner vers des traducteurs disposant d’une bonne expérience dans le métier.

Tout le monde n’est cependant pas en proie aux mêmes difficultés. Après avoir décroché un master et effectué plusieurs stages dans le milieu de la traduction, Victorien est actuellement embauché en CDI. Selon lui, les difficultés rencontrées par les jeunes diplômés proviennent des différences entre la formation universitaire reçue et le monde du travail. Les formations trop théoriques ou trop peu adaptées au marché ne laisseraient pas d’autre choix aux jeunes que de se lancer en tant qu’indépendant. Cette solution n’est pas forcément la bonne pour des jeunes traducteurs en manque d’expérience et n’ayant pas toujours le recul nécessaire pour bien mener leur activité.

Pour gagner en expérience, il est conseillé aux jeunes diplômés de ne pas hésiter à proposer leurs services de façon bénévole et de travailler leur style en lisant des ouvrages références en la matière. Le réseau a également son rôle à jouer dans la recherche de clientèle. Neliane, aujourd’hui à la tête de sa propre entreprise, Babeliane Traductions peut en témoigner. Après avoir travaillé dans le domaine de la santé pendant de nombreuses années, ses relations lui ont permis de réussir dans le domaine de la traduction. Pour maximiser ses expériences, elle conseille d’effectuer des stages longs, entre 3 et 6 mois et de travailler ses compétences commerciales, indispensables pour garder une clientèle.

Jeunes traducteurs, que vous décidiez de vous lancer en tant qu’indépendant ou non, gardez donc en tête ces précieux conseils.

Amélie Wadoux

Source :  http ://filogis.me/2013/03/01/la-traduction-metier-en-quete-de-reconnaissance/

L’importance du multilinguisme sur les sites Internet

Avec la mondialisation, le besoin de connaître une ou plusieurs langues étrangères se fait de plus en plus ressentir. En effet, d’après Common Sense Advisory, société indépendante d’études de marché, le site Internet d’une entreprise doit être traduit au minimum dans neuf langues, de sorte qu’il soit accessible au plus grand nombre. De plus, cela permettra à l’entreprise d’augmenter ses opportunités économiques à 80 %. Continuer la lecture de L’importance du multilinguisme sur les sites Internet

Les secrets d’une bonne traduction

La réalisation d’une bonne traduction s’apparente à une recette de cuisine : il faut suivre différentes étapes dans un ordre précis de telle sorte à ne pas être déçu du résultat final. Le processus de traduction comprend trois étapes essentielles : la traduction, la révision et le contrôle qualité. Si une seule de ces étapes n’a pas été prise en compte, il est impossible de satisfaire la demande du client.

La première étape consiste bien évidemment à traduire le ou les fichiers envoyé(s) par le client. La traduction est la seule activité des agences de services linguistiques que les clients connaissent. Les traducteurs travaillent en s’appuyant éventuellement sur des guides de styles et des glossaires et portent une attention particulière au style et à la grammaire.

La deuxième étape consiste à réviser le document. Dans cette étape, un autre traducteur doit s’assurer que le sens du texte a bien été conservé et que le guide de style a été respecté. L’essentiel est de répondre aux attentes du client. Par exemple, si le client a demandé à ce que des noms de produits ne soient pas traduits, il faut s’en tenir à cette instruction. Le traducteur chargé de la révision doit donc corriger les fautes linguistiques et stylistiques, il doit s’assurer que le guide de style a été respecté. Il doit aussi s’assurer que la terminologie et la phraséologie ont été respectées et harmonisées.

La dernière étape, qui est capitale pour une bonne traduction, consiste à effectuer le contrôle qualité du texte traduit. Le traducteur chargé de cette tâche doit réaliser une dernière relecture du document et doit donner l’impression que le texte français a été rédigé et non traduit. Il s’agit sans doute de l’étape la plus importante puisque le traducteur doit donner son dernier mot sur la traduction : il porte donc une responsabilité conséquente.

Il existe une autre étape qui est facultative, mais qui ne s’avère pas négligeable pour les documents contenant des images : la relecture. La relecture permet de vérifier grâce aux images si les termes source, qui ont plusieurs traductions possibles, ont bien été traduits selon le contexte du document. De plus, le contenu d’un fichier qui vient d’être traduit peut avoir été déplacé ou masqué à cause des images, d’où l’importance de la relecture.

Ezanno Kévin

Source : http ://www.sajan.com/blog/crucial-ingredients-translation-quality-translate-edit-proof-steps/  

La traduction, une profession méconnue

C’est parfois en recevant des demandes de clients que l’on se rend compte que le métier de traducteur est particulièrement méconnu ou mal compris. Lorsqu’un client a un niveau d’exigence élevé, il est facile de remarquer les fautes de langue que lui-même commet lors de sa demande. Il est alors légitime de se demander comment un client qui ne maîtrise pas lui-même la langue peut savoir quels critères sont essentiels dans la recherche d’un traducteur.

Voici deux des critères nommés par un client à la recherche d’un traducteur :

-titulaire d’un doctorat de préférence

Ce critère peut paraître étrange car il est évident que l’on n’est pas un meilleur traducteur parce qu’on a un doctorat plutôt qu’un master. Par ailleurs, pourquoi une personne titulaire d’un doctorat voudrait devenir traducteur alors qu’elle gagne certainement beaucoup plus d’argent en exerçant une profession en lien avec son diplôme de docteur ? Certainement parce qu’elle n’est pas apte à exercer cette profession ; pourquoi donc lui faire plus confiance qu’à un traducteur titulaire d’un master ? Parallèlement, il existe des personnes dans de telles situations mais elles sont en général retraitées et considèrent la traduction plus comme un loisir que comme une véritable profession.

-expérience dans la traduction du japonais vers l’anglais et de l’anglais vers le japonais

Ce point souligne une réelle incompréhension de ce en quoi consiste le métier de traducteur. Le potentiel client ignore qu’un traducteur n’est censé traduire que vers sa langue maternelle, or la plupart des gens n’ont qu’une seule langue maternelle. L’anglais et le japonais sont des langues tellement éloignées qu’il est peu probable que n’importe quel traducteur possède un niveau de langue similaire à celui d’un natif dans les deux langues. Malgré cela, certaines des agences ayant reçu cette offre clameront certainement avoir le candidat idéal pour réaliser un tel travail.

Ces deux critères montrent que beaucoup de clients ne comprennent pas forcément en quoi consiste le travail du traducteur, ou quelles qualités ou compétences sont nécessaires pour faire un bon traducteur.

Amélie Wadoux

La traduction audiovisuelle

La diffusion de programmes en version originale entraînerait des chutes d’audience de l’ordre de 30 % chez les Français. C’est du moins ce que démontre une étude réalisée en 2007, apportant ainsi la preuve que les Français ressentent le besoin de pouvoir visionner films, séries et programmes télévisés dans leur langue maternelle. La traduction audiovisuelle, et surtout l’industrie du doublage, aurait donc le vent en poupe ! Mais il existe d’autres techniques de traduction audiovisuelle que le doublage.

Parlons du procédé de la voix hors-champ, à ne pas confondre avec le Voice-Over. La voix hors-champ fait intervenir la voix d’une personne absente à l’écran. Elle peut servir à situer le contexte au début de l’émission ou à commenter tout le long du programme, afin de donner des informations utiles à la compréhension de l’action vue à l’écran. On peut la trouver dans les reportages, les publicités… Cette technique demande un vrai jeu d’acteur au doubleur, qui doit adapter sa voix en fonction du message qu’il souhaite transmettre : avec ou sans émotion, simple spectateur ou subjectif… À ne pas confondre avec le Voice-Over donc, technique qui consiste à enregistrer les voix des professionnels par-dessus la piste audio de base qui sera toujours audible en arrière-plan. Elle est utilisée lorsque l’on souhaite conserver l’intensité et l’originalité de la voix originale, mais également pour que le spectateur n’ait pas non plus à se concentrer sur des sous-titres.

Les Français sont très friands du doublage ! 80 % des longs métrages étrangers sont doublés dès qu’ils passent la frontière. C’est le processus le plus agréable pour le spectateur qui n’a besoin de se concentrer sur aucun élément d’aide à la compréhension, et qui peut apprécier le film presque comme s’il s’agissait de l’original. Les voix originales son sont remplacées par des voix de la langue maternelle du spectateur. Ce procédé requiert une synchronisation labiale parfaite, une difficulté pour les professionnels du doublage qui doivent caler la traduction sur les lèvres de l’acteur original. Il leur faut également tenir compte des contraintes métalinguistiques, comme les références culturelles du pays de départ et d’arrivée. Par exemple, un public chinois aura des difficultés à comprendre un film ayant pour sujet l’Holocauste. Il pourra être remplacé par le massacre de Nankin, plus parlant pour cette culture.

La technique du sous-titrage est également très prisée, tant par les spectateurs que par les professionnels de l’audiovisuel. Elle consiste à retranscrire à l’écrit en bas de l’écran l’essentiel de ce qui est dit à l’oral par les acteurs. Elle est appréciée par les spectateurs qui connaissent la langue de départ et qui, ainsi, peuvent saisir toutes les nuances de la langue de départ, tout en ayant à disposition une traduction courte vers leur langue maternelle. C’est celle qui, en revanche, sollicite le plus le spectateur : l’écoute, l’observation et la lecture entrent en jeu simultanément. Les professionnels doivent passer par plusieurs étapes : le repérage des moments d’apparition et de disparition des lignes à l’écran, la traduction en elle-même qui doit tenir compte des contraintes d’espace à l’écran et de temps d’apparition à l’écran, et la synthèse nécessaire du message à faire passer à l’écrit.

Carole Rigoni

 

El Hombre Araña, ça vous dit quelque chose ?

Les super-héros ont toujours eu la côte, et c’est encore plus vrai aujourd’hui, comme le démontre l’explosion de films de super-héros ces dernières années. Mais comment sont dénommés Batman et les autres au-delà de nos frontières ? Dans certains pays leurs noms sont traduits, dans d’autres non. Dans tous les cas, il est intéressant d’en connaître quelques-uns ! Continuer la lecture de El Hombre Araña, ça vous dit quelque chose  ?

L’argot : un problème majeur en traduction

L’argot, surtout présent en littérature, se révèle très difficile à retranscrire d’une langue à une autre. C’est une des raisons pour lesquelles la traduction littéraire est une forme de traduction spécialisée : il s’agit de retranscrire et non de traduire une expression pour conserver le sens.

L’argot désigne plus particulièrement un vocabulaire particulier à un groupe, à une profession, ou encore à une classe sociale. Certains traducteurs ont fait part de leurs difficultés de traduction à l’encontre de l’argot. C’est le cas par exemple du poète et traducteur italien Giorgio Caproni qui a qualifié sa traduction de l’argot d’une œuvre de Céline comme un « effort épouvantable ». Serge Quadruppani, un des traducteurs du Montalbano d’Andrea Camilleri, a lui aussi fait part de ses difficultés à résoudre les régionalismes de Sicile.

L’argot pose donc des problèmes de traduction aussi bien sur le plan inter-linguistique, c’est-à-dire entre les langues, que sur le plan intra-linguistique. Par exemple, certaines expressions issues de l’argot français sont difficiles à retranscrire dans la même langue. Ainsi, la rédaction des dictionnaires spécialisés dans l’argot français s’est révélée être une tâche complexe, l’argot étant tout d’abord un registre linguistique.

Il est possible de définir l’argot comme le jargon identitaire d’un groupe. L’argot se distingue d’autres notions similaires comme la « langue populaire », qui est questionnée par les traducteurs littéraires au moment de la retranscription des régionalismes.

L’argot constitue donc un problème de traduction qui prouve une fois de plus que la traduction littéraire est une forme de traduction spécialisée et qu’elle ne doit pas être retranscrite de manière littérale. Pour parvenir à conserver le sens des expressions propres à tel ou tel groupe social, il faut prendre en compte l’environnement sociolinguistique, lexicographique et didactique de la langue et/ou de la culture en question.

Ezanno Kévin

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