Quel avenir pour la traduction automatique ?

En tant qu’étudiants en traduction, nous pouvons avoir du mal à nous projeter dans le monde de la traduction automatique et de la post-édition. Pourquoi voudrait-on privilégier une machine par rapport à un être humain ? Cela est difficile à déterminer au premier abord, et pourtant, dans certains cas, cette machine peut s’avérer utile. Continuer la lecture de Quel avenir pour la traduction automatique  ?

Le français des médias contre le français académique : vers un nouveau bilinguisme

Je facebookerai, tu skypes, il twittera… Les médias sociaux requièrent une façon de communiquer rapide, brève, voire tronquée. Les jeunes l’utilisent sans modération, adoptant franglais et langage sms. Mais si les critiques sur cette nouvelle génération qui ne saurait plus écrire sans faire de faute d’orthographe vont bon train, il semblerait que ces jeunes arrivent, au contraire, à faire la part des choses entre la langue des médias et le « vrai français ». Une petite enquête positive sur ce nouveau bilinguisme.

L’ordinateur, la tablette et le téléphone intelligent (ndlr le Smartphone) sont utilisés au quotidien par la génération actuelle des 12 – 35 ans. Ces nouveaux moyens de communication permettent de communiquer toujours plus vite, les jeunes étant particulièrement friands de la messagerie texte instantanée. Les sms ont pratiquement supplanté le téléphone, et ces messages courts ont favorisé l’adoption d’abréviation, du franglais et de raccourcis linguistiques.

Dans la publicité

La peur de voir la langue française se dénaturer est omniprésente. Ainsi, les français sont des grands instigateurs de règles édictées afin de défendre leur langue de la progression de l’anglais, notamment dans la publicité. La loi française demande notamment à ce que tout slogan anglais d’une marque soit traduit par un sous-titre en français, comme le « What else » de Nespresso, devenant « Quoi d’Autre ? » en français. Les annonceurs s’amusent de ces règles en utilisant des polices minuscules pour la traduction ou en inventant des logos au français un peu douteux comme « Very irrésistible », un parfum de la marque Givenchy. Les magazines de mode ne se privent aucunement des références au « must », au « look » et au « street style ».

Twitter

Comme le français est plus prolixe que l’anglais, la limite de 140 caractères imposée par Twitter pour chaque Tweet engendre une compression supplémentaire. Les tweets français sont à l’image des sms, semés d’abréviations, telles que « koi » pour « quoi », « c » pour « c’est », « pk » pour « pourquoi ». Le verbe « twitter » provient lui-même d’un nom anglais, et un fonctionnaire a récemment tweeté : « nous live-twitterons le discours [d’un ministre] ». Les mélanges et les emprunts sont partout, et avouons-le, ils sont bien pratiques. Les organismes français officiels développent des alternatives à certains mots anglais qui prennent racines dans la langue française, mais la plupart ne connaîtront pas le succès. On y trouve « informatique en nuage » pour « cloud computing », « mot dièse » pour « hastag », « clavarder » pour « chatter »… Et j’en passe. Et pourtant, le tweet, obligé d’être court et succinct, appelle à la créativité et à l’ingéniosité afin de faire passer un message  accrocheur et rédigé en bon français. M. Pivot, critique littéraire, fait remarquer que le premier article de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 contient 136 caractères : la longueur parfaite pour un tweet !

Le sms force la création

Plusieurs spécialistes s’accordent à dire que le sms force les jeunes à être créatifs et à contourner les difficultés de la langue française. Un élève explique que « lorsque je ne sais pas si un mot prend deux « p » ou un autre deux « t », je vais essayer de trouver un synonyme pour justement tenter d’avoir un mot correct et de bien l’écrire ». Contrairement à beaucoup de parents, les spécialistes de la langue ne s’inquiètent pas pour l’orthographe des enfants. Les jeunes contournent les règles de français parce qu’ils veulent faire plus court. C’est une stratégie volontaire de « déconjuguer » les verbes, de mettre « é » à la place de « er » par exemple.

Les jeunes sont appelés à jouer avec l’anglais, en insérant l’anglais dans leurs messages et dans leur façon de parler ou en les « francisant ». Une jeune explique : « Des fois, je vais accorder des verbes en anglais que je vais traduire en français. Par exemple quand on dit :  » J’ai screw up « , moi je vais dire :  » J’ai screwé up  » ». Cela montre une maîtrise de la langue assez intéressante et inédite. Les jeunes vont également adapter leur façon d’écrire à la plateforme utilisée. Lorsqu’ils utilisent Twitter ou Facebook, ils prennent plus de soin à écrire et à composer des messages car ceux-ci sont publics.

Les jeunes ne mélangent pas les torchons et les serviettes

Il faut également prendre en compte un phénomène important : les jeunes d’aujourd’hui savent faire  la différence. Ils utilisent librement la langue 2.0, tronquée, anglicisée, sur les plateformes sociales, et observent une utilisation correcte de la langue française là où elle est requise. Ils savent faire la différence entre le langage Internet et le français utilisé dans un cadre scolaire. Plusieurs professeurs expliquent qu’ils observent très clairement chez leurs élèvent qu’ils ont très bien compris que la langue du web 2.0 n’a pas sa place dans les travaux scolaires. Un professeur explique : « On dirait vraiment que ce sont deux mondes séparés. Je ne vois jamais le langage du chat dans l’écriture. Jamais un élève ne m’écrit « pk ». Il peut m’écrire « pourquoi » avec une faute,  erreur d’orthographe normale d’élève de 4ème, mais il ne va jamais écrire en langage sms ».

Les plus jeunes aussi font la distinction et voient dans ce nouveau langage une manière de communiquer tout en se relaxant, sans devoir trop se concentrer sur certains mots pour communiquer plus vite. On peut apparenter ceci à la création d’une nouvelle langue, une sorte d’espéranto ou bien une espèce de créole écrit dérivé du français et de l’anglais qui sert pour la communication entre jeunes. Le contexte est bien défini : communication informelle entre jeunes de leur âge, et utilisation de la langue académique dans le contexte formel en classe, en présentation orale. Ces nouvelles technologies n’ont alors eu aucune répercussion sur le français oral des élèves. Les tics de langue orale seraient sensiblement les mêmes, comme « tsé, pis, genre ». Selon plusieurs professeurs, les inquiétudes quant à la menace du cyberlangage sur la qualité du français écrit et oral des élèves ne seraient alors pas vraiment justifiées.

Carole Rigoni

Source : http ://filogis.me/2013/08/21/la-langue-francaise-malmenee-sur-les-medias-sociaux/

Quelques conseils pour éliminer les erreurs de typographie

Le traducteur écrit et édite énormément, et forcément, des erreurs de typographie peuvent se glisser dans son travail. En effet, après avoir passé plusieurs heures ou plusieurs jours sur un même document, il est évident que ces erreurs peuvent passer inaperçues, tout simplement car on a tendance à scanner les phrases et le document sans prêter attention à chaque mot. Alors voici quelques conseils qui peuvent s’avérer utiles :

  • Le premier conseil est peut-être le plus connu : il s’agit de la relecture à voix haute. Elle peut paraître futile mais elle est tout à fait pertinente pour repérer les erreurs de typographie et permet en même temps de corriger les problèmes de rythme dans la phrase. Elle sert aussi pour les chiffres, les dates et autres éléments auxquels il faut faire extrêmement attention.
  • On a souvent tendance, et cela nous paraît logique, à vérifier un texte dans l’ordre chronologique. Mais pourquoi ne pas essayer de le faire dans l’autre sens, en partant de la fin du document ? De cette façon, l’œil se concentre sur les mots plus que sur les phrases et cela permet de repérer des erreurs que l’on n’aurait pas remarquées en scannant les phrases rapidement de bas en haut.
  • On le sait déjà tous, les correcteurs automatiques d’orthographe et de grammaire ne sont pas fiables à 100 %. Ils ne prennent pas en compte de nombreux mots, même si certaines préférences ont été spécifiées à l’avance. Le correcteur de grammaire représente indubitablement une aide précieuse mais remarque parfois des erreurs car il n’a pas compris la syntaxe de la phrase. Le meilleur correcteur reste donc l’œil humain.
  • Le dernier conseil, et non des moindres, est de laisser passer un peu de temps, dans la mesure du possible, entre le travail d’écriture et la relecture finale. C’est à ce moment là qu’il est le plus facile de repérer les coquilles ou les erreurs de typographie puisque l’esprit se concentrera plus aisément sur les mots, et moins sur le texte en général.

Et, comme on apprend de ses erreurs, il est très utile de repérer celles que l’on fait souvent afin de les noter et d’y remédier. C’est la façon la plus facile de ne plus les commettre et de s’améliorer !

Pauline GAUTHIER

  

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Le coût des traductions de mauvaise qualité

La qualité d’une traduction peut souvent être prise pour acquise. Une traduction de qualité est une traduction précise, sans aucune erreur de sens, ayant fait l’objet d’un travail de recherche complet. Un bon traducteur sait se faire oublier, un texte bien traduit ne sera pas lu comme une traduction, mais comme un texte original, alors qu’une traduction de mauvaise qualité saute immédiatement aux yeux d’une personne qui la lit dans sa langue maternelle. Les conséquences et les coûts engendrés par une traduction de mauvaise qualité sont souvent sous-estimés.

La Commission européenne a mené une étude visant à identifier les coûts liés à une traduction de mauvaise qualité. Elle prend en compte les dommages aux citoyens et aux entreprises, aux quiproquos juridiques ou aux procès qu’elles risquent de conduire. Cette étude montre que les efforts pour rendre une traduction de qualité sont absolument essentiels et chaque centime compte. En effet, ces coûts constituent une réelle économie sur le long terme, et il est plus onéreux de corriger des erreurs que d’avoir dès le départ une traduction de bonne qualité. L’amélioration de la qualité d’une traduction diminue le coût dû à la mauvaise qualité : pour la plupart des entreprises, les coûts afférents à la qualité d’une traduction représentent entre 25 à 40 % de leurs charges d’exploitation.

Alors, comment éviter ces mauvaises traductions ? Le meilleur moyen est d’établir un système de qualité mit en place tout au long du processus de traduction. Il est appliqué avec les normes ISO lors de chaque processus. Par exemple, la norme ISO 8402 définit la « qualité » comme étant « l’ensemble des caractéristiques d’une entité qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés et implicites ». En clair, une traduction doit satisfaire les besoins du client et correspondre complètement à l’intention ainsi qu’au message du document original. La qualité comprend deux sous-ensembles : la qualité du processus et la qualité du résultat. La qualité du résultat consiste à livrer le produit ou le service dans le respect des délais convenus.

Prenons l’exemple de la Direction générale de la traduction de la Commission européenne. Elle constitue un centre d’excellence, et a le devoir de fournir à l’UE un travail de haute qualité dans les vingt-quatre langues de travail officielles. Cette institution constitue une référence clé pour les sociétés de traduction professionnelle. Elle assure un niveau de qualité élevée et élimine les coûts et les conséquences résultant de traductions de mauvaise qualité. Ce processus garantit ainsi aux clients des standards élevés ainsi que des économies budgétaires.

Carole Rigoni

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La néologie, ou la création de mots nouveaux

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme barbare : « néologisme » ? Un néologisme est un mot nouveau, et la néologie désigne le phénomène de création de nouveaux mots. Les néologismes ne sont pas créés de manière aléatoire mais répondent à des règles de formation très précises. Continuer la lecture de La néologie, ou la création de mots nouveaux

Reconnaître ses erreurs

Que l’on soit encore étudiant ou déjà traducteur professionnel, on pense avoir certaines qualités :

  • On est perfectionniste.
  • On est capable de ne pas dormir afin de livrer en temps et en heure la meilleure traduction possible.
  • On pose toutes les questions possibles au client afin d’être sûr de ne rien oublier.
  • On consulte des experts du secteur en cas de doute terminologique.
  • On relit nos traductions avant de les livrer.
  • On s’assure d’avoir bien suivi les consignes du client.

 

Malgré cela, il peut nous arriver à tous de commettre une erreur.

Il s’agira peut-être d’une simple coquille dans une note de bas de page que personne ne remarquera, mais il s’agira aussi peut-être d’une erreur beaucoup plus grave dans un courrier important qui sera envoyé à des milliers de personnes. Peut-être qu’une autre fois un client ne sera pas content de la traduction. Il peut aussi arriver que lors de la livraison on oublie de mettre le document livrable en pièce-jointe juste avant d’aller se coucher et ainsi être en retard dans le délai de livraison.

 

Dans ce cas, deux attitudes sont possibles :

  • Rejeter la faute sur quelqu’un ou quelque chose.
  • Avouer et assumer son erreur et essayer de la réparer le plus rapidement possible.

Je suis d’accord avec l’auteur de l’article original à ce sujet, mieux vaut opter pour la deuxième solution, admettre son erreur et la réparer le plus vite possible quand on le peut et ne pas rester inerte à prier pour que personne ne remarque l’erreur commise.

Il sera sûrement encore temps de la réparer et ainsi le client ne sera pas pénalisé ; il reconnaîtra votre professionnalisme et votre humilité et ne craindra pas de faire à nouveau appel à vous.

 

Lucie Dubreucq 

 

Source : http ://algomasquetraducir.com/2013/03/19/si-la-has-cagado-reconocelo/

 

L’Engrish, vous connaissez ?

L’engrish est une traduction de la langue anglaise vers la langue japonaise, la première étant souvent mal transmise. Ce phénomène de langue constitué de néologismes japonais créés à partir de mots anglais n’est pas si récent. En effet, depuis la fin de la seconde Guerre mondiale et avec l’occupation des Américains pendant sept ans, la langue anglaise s’est intégrée dans la langue japonaise et en fait désormais partie. Bien sûr, elle ne prend pas le pas sur cette dernière, mais l’influence fortement. Continuer la lecture de L’Engrish, vous connaissez  ?