Augmenter ses prix ? Oui, mais comment ?

La question des prix revient souvent dans le monde de la traduction indépendante. Pour un traducteur indépendant, avoir des tarifs trop faibles peut vouloir dire ne pas pouvoir vivre de son métier. D’un autre côté, fixer des prix trop élevés peut faire fuir les clients. Il faut donc trouver un juste milieu.

Quel est le bon moment pour augmenter vos tarifs ?

Tout dépend du client. Pour les clients déjà existants, il n’est pas question d’augmenter vos tarifs, en tout cas pas de manière significative. Cela reviendrait au même que de demander à votre patron une hausse exagérée de votre salaire si vous étiez salarié. Pour obtenir cette hausse, il faudrait certainement que vous changiez de travail.

C’est pourquoi il vaut mieux tenter d’augmenter vos tarifs avec de nouveaux clients et lorsque vous êtes suffisamment impliqué sur d’autres projets. De cette façon, si le nouveau client refuse, vous n’avez rien perdu et vous avez toujours suffisamment de travail pour vous occuper.

Si vous avez en tête une hausse moyenne de vos tarifs, plusieurs options s’offrent à vous :

1) Invoquer votre comptable qui vous a informé que M. Untel était votre dernier client à payer X centimes du mot. Faites savoir à votre client que vous espérez néanmoins pouvoir continuer votre collaboration.

2) Parler au client et lui expliquer qu’il est un de vos meilleurs clients mais que vous ne pouvez travailler avec lui que lorsque vous n’avez pas d’autre projet en cours étant donné qu’il est celui qui vous paye le moins. Vous aimeriez tellement pouvoir travailler avec lui plus souvent, mais pour cela il faudrait qu’il accepte une légère augmentation de votre prix.

3) Imposer votre augmentation au client. Informez-le par courrier électronique de l’augmentation prévue et attendez sa réaction.

Gardez néanmoins à l’esprit qu’une augmentation de vos tarifs aura plus de chances d’aboutir avec un client direct qu’avec une agence.

Amélie Wadoux

Source : http ://thoughtsontranslation.com/2014/02/10/raising-your-translation-rates-how-and-when/

Plusieurs langues, plusieurs identités ?

La langue est le marqueur d’identité d’une personne. C’est avec notre langue maternelle que nous avons grandi, que nous nous sommes construits. Par conséquent, elle détermine notre appartenance à une nation,  à un groupe social. Elle nous permet d’exprimer nos opinions, nos sentiments, notre personnalité. Parler couramment plusieurs langues, c’est donc être plongé dans différentes cultures, qui expriment tous ces sentiments de manière très différente. Parler plusieurs langues reviendrait alors à posséder plusieurs identités ?

Des études scientifiques ont démontré la relation entre la langue et l’identité d’une personne. On observe chez les personnes bilingues ou polyglottes, des changements de comportement en fonction des langues dans lesquelles elles s’expriment. Une expérience a été réalisée en Amérique : il a été demandé à des étudiantes hispano-américaines, parfaitement bilingues, de tourner deux spots publicitaires à six mois d’intervalle. Elles devaient tourner le premier spot en espagnol et le second en anglais. Les meneurs de cette expérience ont pu clairement observer que les filles adoptaient un comportement différent sur le tournage des deux spots : dans celui tourné en espagnol, elles ont l’air plus sûres d’elles, plus extraverties alors que dans celui en anglais elles adoptent un comportement plus traditionnel, plus discret.

Ce changement de comportement peut surtout être observé chez les personnes immergées dans une culture autre que celle de leur langue maternelle. Ces personnes d’origines étrangères imitent et s’approprient petit à petit certaines caractéristiques de la langue du pays d’accueil. En Italie, un étranger prendra le réflexe de s’exprimer avec l’aide de ses mains ; aux États-Unis, il adoptera certains tics de langage, comme par exemple l’habitude de ponctuer la plupart de ses phrases avec des petits mots tels que freaking, kind of, sort of… Il s’agit bien d’un phénomène qui s’opère de manière involontaire et qui s’installe automatiquement.

Chez les personnes plurilingues, les langues correspondent souvent à des domaines spécifiques dans lesquelles la langue est parlée. Par exemple, dans le cadre de la vie professionnelle, universitaire et privée, certaines personnes n’utiliseront pas forcément la même langue. Un cadre supérieur peut ainsi être amené à parler anglais sur son lieu de travail, où il adoptera l’attitude de la culture anglaise mais parlera italien le soir avec sa famille. Autrement dit, il n’adoptera pas du tout le même comportement d’une langue à l’autre. Mais alors, comment se forger une identité, une personnalité propre avec tous ces changements involontaires de personnalité ? Apparemment, une personne multilingue pourrait trouver son identité personnelle dans les points communs existants entre les langues et les cultures qu’elle côtoie au quotidien.

Un phénomène intéressant à observer est également la diglossie. Ce phénomène consiste à utiliser une langue plus qu’une autre, et s’applique souvent aux émigrés devant parler la langue dominante de leur pays d’accueil. Ils l’utilisent tout d’abord pour toutes les démarches administratives, pour trouver un emploi et pour communiquer au travail. On observe alors chez ces personnes, un problème dans l’expression des sentiments et des états d’âme dans cette langue d’accueil. Il s’agit aussi très souvent d’une langue « forcée », non choisie pour les émigrés ; ils auront alors du mal à utiliser cette langue sur le plan émotionnel, pour parler de choses intimes, qui touchent le plus profond de leur être.

Mais cette « quête identitaire » peut conduire à une véritable crise d’identité. Certaines personnes choisissent de se plonger dans l’écriture dans une autre langue que celle de leur langue maternelle. Le fait d’écrire dans une autre langue serait alors une analyse personnelle, une remise en question, la recherche d’un « autre moi ». Mais cela provoque de vraies crises d’identité et l’écrivain souffre de ne plus savoir à quelle culture il appartient réellement.

Il est parfois difficile d’évoluer entre plusieurs cultures. Mais cette situation offre un grand avantage : elle permet de construire son identité à partir de plusieurs repères, références linguistiques et culturelles.

Carole RIGONI

 

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MOOC

Biologiste
Informaticien
Médecin
Astronaute
Économiste
Juriste
Mécanicien

La liste présentée ci-dessus présente des métiers différents les uns des autres. Existe-t-il une profession qui inclurait tous ces rôles ?

L’une des propositions est le métier de traducteur. À part d’excellentes compétences linguistiques, il est parfois obligé de réfléchir comme un spécialiste du domaine de la biologie, de l’informatique, de la médecine ou de l’économie.

Comment devenir traducteur-spécialiste ?

L’une des manières les plus efficaces est l’inscription au MOOC.

Qu’est-ce qu’un MOOC ?

C’est une plateforme qui propose de nombreux cours en ligne ouvert à tous (Massive Open Online Course). Plus précisément, les professeurs universitaires du monde entier donnent des cours de haut niveau qui s’inscrivent dans bien des domaines : de la nanotechnologie à l’économie. De plus, les professionnels engagés proposent des devoirs et les corrigent. Le cursus suivi se finit par un examen et un certificat de réussite.

Quels sont les coûts d’un MOOC  ?

La plupart des cursus sont gratuits.

Qu’est-ce que les MOOC peuvent apporter aux traducteurs ?

Étant donné que les traducteurs sont tenus d’avoir des connaissances générales bien approfondies, de tels cursus peuvent éclaircir un certain nombre de domaines de manière efficace et fiable. À l’aide des MOOC, un professionnel peut éviter de grosses erreurs causées par le manque de connaissance sur un domaine spécifique. Finalement, grâce à la multitude de sujets auxquels le traducteur est confronté, il peut également profiter de cette plateforme afin de nourrir des intérêts nouveaux.

Julia Mirecka

Source : http ://blog.go4language.com/2013/05/soif-de-connaissances.html

L’évolution des langues

Même sans travailler dans le domaine des langues, il nous arrive de plus en plus souvent d’être interpellé voire même choqué, de la manière dont l’orthographe, la grammaire et la syntaxe sont traitées. Leur utilisation se fait parfois au détriment des règles. Par ignorance ? En toute conscience ? Par apathie ? Dans tous les cas, il est facile de constater que cette « mode » se veut mondiale puisqu’on peut notamment l’observer par le biais de la communication dans les réseaux sociaux et dans les messageries instantanées. Quelle que soit la langue, la vitesse de communication qui est offerte de nos jours n’en épargne aucune. Cette vitesse joue un rôle majeur dans la dégradation des langues et de l’utilisation des régionalismes. Continuer la lecture de L’évolution des langues