Un traducteur doit-il être diplômé  ?

C’est une question qui peut paraître étrange, tout particulièrement à l’heure actuelle, où un diplôme universitaire est pratiquement indispensable pour trouver un emploi. C’est pourtant une question complexe qui mérite réflexion. En effet, l’existence même d’une formation au métier de traducteur suscite souvent l’étonnement. C’est un métier encore peu reconnu malgré la pluralité et la mixité des langues qui existent en Europe, raison pour laquelle il y a un perpétuel besoin de traducteurs issus d’une formation adaptée. D’ailleurs, de nombreuses formations aux métiers de la traduction sont proposées dans la plupart des pays européens, et un Master est souvent requis pour exercer ce métier. La majorité des traducteurs sont au moins titulaires d’une licence et certains possèdent même un doctorat.

Pourtant, l’obtention d’un diplôme universitaire n’est pas obligatoire pour exercer. Il n’y pas de réglementation spécifique en ce qui concerne la formation, comme c’est le cas pour d’autres métiers. On ne peut donc pas empêcher un traducteur de travailler sous prétexte qu’il possède une licence dans un domaine différent.

Toutefois, lors de l’insertion dans le milieu professionnel, la compétition est telle qu’être titulaire d’un diplôme dans le domaine des langues représente tout de même un avantage conséquent. Cela démontre une certaine détermination ainsi que des qualifications qui témoignent de ses compétences.

En conclusion, pour avoir toutes ses chances de se faire une place sur le marché de la traduction ou de l’interprétation, il est préférable d’être titulaire d’un diplôme universitaire, et ce dans le domaine des langues. Il est néanmoins possible d’exercer sans diplôme, comme c’est le cas d’ailleurs du côté de l’interprétation, où certains s’en sortent très bien sans.

Manon Adam

Source : http ://www.translationtimes.blogspot.fr/2014/06/do-you-need-college-degree.html