La localisation d’images selon les pays

Les entreprises ont souvent besoin de localiser leurs images ou affiches publicitaires pour faire passer leur message à travers le monde. Mais peuvent-elles le faire elles-mêmes, ou à l’aide de machines sans passer par des traducteurs professionnels ? Cela serait surement plus simple, mais à quel prix ?

Les images sont propres à un pays, à une culture et ne peuvent donc pas être traduites littéralement sans en changer le sens. Prenons l’exemple des couleurs : les américains ou les canadiens associent le bleu avec le ciel ou la mer et le vert avec la nature ou la croissance. Mais qu’en est-il des autres pays ? Le bleu est associé à la période de deuil en Corée alors qu’en Grèce il sert à repousser « le mauvais œil ». Le vert, lui, symbolise l’infidélité en Chine et annonce de mauvaises nouvelles en Israël. Le violet est associé à la mort ou au mourant au Royaume-Uni, en Italie, en Thaïlande et au Brésil mais est vu comme la couleur de la royauté au Japon.

Il est donc plus prudent de connaitre la culture du pays cible avant de se lancer dans la traduction d’une image ou d’un slogan. Un mauvais choix de couleur pourrait envoyer un message erroné. Les consommateurs coréens pourraient associer la campagne à la tristesse ou au deuil si le produit était présenté sur fond bleu. Quant aux Japonais, le fond violet leur ferait penser à de l’arrogance ou à une confiance exagérée.

Les couleurs ne sont pas les seules à avoir une signification différente d’un pays à un autre. Les signes de la main peuvent être inoffensifs aux États-Unis mais avoir une signification toute autre dans un autre pays. Prenons l’exemple bien connu du pouce en l’air qui est un signe d’approbation au Canada, aux États-Unis, en France, en Grande Bretagne ou encore en Russie. Il a cependant une signification opposée en Amérique Latine ou en Afrique de l’Ouest puisqu’il est vu comme une insulte personnelle et qu’il est utilisé avant une bagarre. En France, on applaudit pour féliciter quelqu’un sur sa performance alors qu’au Tibet, on applaudit pour chasser les esprits.

Il faut donc bien avoir conscience de ces différences culturelles avant de se lancer à l’aveugle dans la traduction d’images. L’image est la première impression que le client aura sur le produit. Elle se doit donc d’être sans erreurs embarrassantes pour qu’il ait envie de lire la suite. Alors comme dit le proverbe anglais : il faut toujours regarder avant de sauter.

Laura Saint-Yves

 Source :http ://www.smartling.com/blog/2014/10/20/image-translation-what-you-see-isnt-always-what-they-get/