Comment améliorer la qualité de vos traductions automatiques ?

Lorsqu’il s’agit de traduction automatique, beaucoup sont d’accord pour dire que la qualité n’est pas encore tout à fait au rendez-vous. Même si les outils de traduction automatique sont de plus en plus performants, une évaluation de l’agence 60canards montre que ces outils sont piégés près d’une fois sur deux[1]. Parmi ces outils, les plus performants incluent Google Traduction ou encore Babylon. Malheureusement, les résultats sont rarement exploitables sans une retouche de la part de l’utilisateur, sans quoi les traductions peuvent mettre en péril celui qui décide de les publier ou de les utiliser. Même si les traductions proposées par les outils de traduction automatique font parfois sourire, plusieurs grands groupes utilisent déjà ou ont l’intention d’utiliser la traduction automatique[2] nonobstant la qualité de la traduction.

La traduction automatique a donc de beaux jours devant elle, mais en attendant, l’utilisateur peut recourir à des solutions pour obtenir une traduction correcte :

  • Tout d’abord, la post-édition (retouche d’une traduction automatisée par un réviseur ou post-éditeur) peut accélérer le processus de traduction grâce au support déjà traduit et rendre la traduction humainement intelligible. La post-édition présente également l’avantage du gain de temps, la révision étant moins vorace en temps que la simple traduction. On recense deux types de post-édition ; la post-édition brute, qui consiste à modifier et corriger le texte produit par un moteur de traduction automatique[3], et la post-édition qui elle associe TA et TAO.
  • Une autre méthode consiste à personnaliser les moteurs de traduction automatique pour les domaines plus spécialisés. Pour la médecine par exemple, certains outils peuvent être préréglés pour proposer de meilleurs résultats pour ce domaine de spécialité. Cependant, la personnalisation de ces outils est coûteuse et très vorace en temps.
  • Enfin, simplifier le texte source (c’est-à-dire couper les phrases trop longues, alléger les structures grammaticales, etc.) afin d’obtenir un meilleur résultat par la traduction automatique peut aussi être une solution mais présente bien des inconvénients ; à savoir la transformation du texte source et donc une restitution infidèle, mais aussi une perte de temps pour en fin de compte arriver à un résultat qui ne reflète pas forcément l’original.

Parmi ces trois solutions, la post-édition paraît la plus attrayante notamment grâce au gain de temps qu’elle peut engendrer, et les performances des moteurs de traduction s’améliorant à grande vitesse, ce gain de temps pour l’obtention d’une traduction optimale ne fait qu’accroître lui aussi.

[1] http ://60canards.com/publications/articles/comparatif-outils-traduction-en-ligne-gratuits.html

[2] http ://www.observatoire-traduction.fr/2010/04/13/les-entreprises-attendent-la-traduction-automatique-de-qualite-humaine/

[3] http ://traduire.revues.org/460

 

Romain Neveu

 

Source : http ://translation-blog.multilizer.com/three-ways-to-improve-the-quality-of-machine-translated-text/