Le sous-titrage et la langue des signes à la télévision

L’année dernière, du 17 au 23 novembre 2014, a eu lieu la 18ème édition de la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées. À cette occasion, France 2 a proposé tous ses journaux télévisés en langue des signes française et en sous-titrage synchronisé, une première pour la chaîne. Cet événement est ainsi l’occasion de revenir sur la situation actuelle du sous-titrage et de la langue des signes à la télévision, ainsi que sur les métiers qui se cachent derrière.

 

 

  • Le sous-titrage

Le sous-titrage à la télévision existe depuis plus de 30 ans et regroupe deux notions : la traduction de la version originale dans une autre langue et l’affichage textuel du contenu audio énoncé. Nous nous intéresserons aujourd’hui à cette deuxième notion, qui s’adresse notamment aux personnes sourdes et malentendantes pour les aider à comprendre les dialogues ou les commentaires énoncés. Parfois, afin de faciliter la compréhension des scènes et de différencier les personnages entre eux, le téléspectateur bénéficie d’informations complémentaires, comme par exemple d’un code couleur associé à un certain personnage.

Si vous êtes intéressés par le sous-titrage pour malentendant, voici les deux formes de métiers proposées :

  • Le « sous-titreur vocal », également appelé « perroquet ». Cette personne utilise un logiciel à reconnaissance vocale, qui compose automatique les sous-titres en fonction de ce que le sous-titreur lui répète. Comme pour la traduction d’une langue à une autre, on exige souvent un correcteur au minimum, qui intervient afin de corriger les fautes d’orthographe ou encore les contresens éventuels.
  • Un vélotypiste, qui, lui, utilise un clavier de saisie rapide et orthographique. Ce clavier, qu’on appelle « vélotype », permet d’écrire à la vitesse de la parole en se basant sur une écriture syllabique. Il est donc important de bien connaître ce clavier et de beaucoup s’entraîner. Ce système est souvent utilisé pour la traduction en direct, notamment au Sénat ou à l’Assemblée Nationale. De ce fait, pour devenir un bon vélotypiste, il faut être rapide, avoir une bonne capacité de concentration et, surtout, savoir résister au stress.

 

  • La langue des signes

La langue des signes française (communément abrégée LSF) est la langue utilisée par les sourds et des malentendants pour communiquer. Cette langue, considérée comme une langue à part entière au même titre que le français ou l’anglais, repose, comme son nom l’indique, sur un système de signes et de mimiques gestuelles. À l’heure actuelle, elle est pratiquée par environ 80 000 personnes en France.

À la télévision, un interprète en LSF apparaît en bas de l’écran et traduit en direct les énoncés audio. Dans ce cas aussi, il faut avoir une bonne maîtrise du stress et être extrêmement concentré, car la fatigue et les raideurs arrivent vite. Actuellement, on trouve de la LSF sur certains journaux télévisés (notamment sur les chaines spécialisées de la TNT), et également, à l’instar du sous-titrage, dans les questions parlementaires du Sénat et de l’Assemblée Nationale. De plus, certaines chaines pour enfants intègrent des émissions mettant en scène des comédiens sourds, afin de sensibiliser la jeune génération aux difficultés des sourds et leur enseigner quelques rudiments de la LSF. C’est notamment le cas sur Gulli, dans une émission qui met en scène une jeune fille entendante dans le monde des sourds.

 

 

Le sous-titrage à la télévision prend de plus en plus d’importance à l’heure actuelle, où l’on commence à prendre en compte les difficultés des handicapés et à leur offrir des services adaptés. Ces différents métiers sont très techniques, les formations en France sont encore relativement rares, mais ils sont en plein essor et recherchent activement des gens talentueux et motivés.

 

Flavie Laurent

Source : http ://www.leblogtvnews.com/2014/11/les-jt-de-20h-de-france-2-en-langue-des-signes-et-en-sous-titrage-sur-francetvpluzz.html