Facebook et la tendance des traducteurs automatiques

Vous faites sûrement parti des 1,4 milliards d’utilisateurs de Facebook. Ce réseau social n’est plus à présenter, faisant de plus en plus d’adeptes depuis sa création en 2004. Mark Zuckerberg, son créateur, et tous les dirigeants de cette entreprise américaine cherchent à toujours plus développer les fonctionnalités du réseau, de manière à évoluer en accord avec les tendances du moment.

Vous avez également sûrement déjà vu la mention « voir la traduction » sous un texte en langue étrangère lors de vos pérégrinations via votre compte Facebook. Elle est en vigueur depuis 2011 grâce à un partenariat avec Bing Translate, de Microsoft. Cette fonctionnalité vous permet de passer le texte dans un outil de traduction automatique pour vous proposer une traduction dans votre langue maternelle. Si on comprend le sens global du message, vous conviendrez que certaines traductions sont encore largement approximatives, sinon mauvaises.

Facebook Inc. veut donc développer son propre outil de traduction automatique en partenariat avec quatre chercheurs de l’université Carnegie Mellon, spécialisés en traduction automatique. Ces chercheurs essayent de développer cet outil en s’appuyant sur les publications des utilisateurs du célèbre réseau social. Leur objectif est de créer une mémoire de traduction avec les mots les plus utilisés, toutes langues confondues. Pour cela ils ont pensé à deux méthodes.

Premièrement, il s’agit d’analyser les statuts que les utilisateurs ont eux-mêmes traduits. Pensez par exemple à des pages de grandes entreprises américaines ayant des clients anglophones et hispanophones. Ces entreprises postent en général leurs actualités en anglais, puis en espagnol à la suite. Ou pensez tout simplement à des personnes ayant des connaissances ou amis étrangers ; il se peut qu’elles traduisent elles-mêmes leurs statuts pour être comprises par leur cercle d’amis tout entier.

Deuxièmement, on part du principe que sur un même sujet, des internautes du monde entier vont sûrement parler des mêmes choses ou utiliser les mêmes termes pour en parler. On monte donc des algorithmes, et cela fonctionne très bien. Cette méthode donne même de meilleurs résultats que certaines traductions effectuées par le Parlement européen. Elle inclue même l’argot, le langage familier ou quotidien, ainsi que les différentes fautes d’orthographe ou de grammaire.

Les résultats sont donc assez impressionnants, et marquent le fait que les outils de traduction automatique sont de plus en plus performants. Le sont-ils jusqu’au point d’inquiéter les traducteurs professionnels ? Peut-être pas encore mais Facebook semble, comme toujours, être en accord avec la tendance de l’outil informatique. Affaire à suivre donc.

 

Manon Osmont

Source : http ://www.numerama.com/magazine/32234-facebook-prepare-son-propre-traducteur-alimente-par-vos-posts.html