Ar Brezhoneg : quatre choses à savoir sur la langue bretonne

Savez‑vous ce qu’ont en commun les termes « goéland » et « dolmen » ? Ce sont des mots voyageurs : ils sont passés du breton au français. On les retrouve également tels quels en anglais, ou sous des formes proches, comme « seagull » qui est le cousin de « goéland ». Le breton se distingue des autres langues régionales de France par de nombreux aspects ; l’agence Alpha Omega

Translations nous présente quatre de ses particularités.

Un peu d’histoire…

Le breton est arrivé en France grâce aux habitants des Îles Britanniques, qui ont émigré vers la péninsule armoricaine au Moyen Âge. Ils avaient hérité leur langue des Celtes, originaires d’Europe centrale, qui avaient envahi la Grande‑Bretagne et l‘Irlande. Voilà pourquoi le breton est plus proche de l’irlandais ou du gallois que d’une langue romane comme le français. Elle est surtout parlée en Basse‑Bretagne, dite « Bretagne bretonnante ».

Quatre dialectes principaux

Chacun de ces dialectes est né au Moyen Âge, dans un évêché bretonnant différent. Le leoneg s’est développé dans le Léon, le Trégor a vu naître le tregerieg, le kerneveg vient de Cornouaille et le gwenedeg, de Vannes. Les locuteurs de ces dialectes peuvent se comprendre entre eux, sauf ceux du gwenedeg.

Un enseignement par immersion

Créées en 1977, les écoles Diwan accueillent les élèves d

e deux à 18 ans. Les heures d’enseignement se divisent à part égale entre le français et le breton, sauf durant les quatre premières années, où l’on enseigne exclusivement en langue bretonne. Bien que les écoles Diwan ne soient pas financées par l’État, elles reçoivent des subventions des collectivités locales ou territoriales.

Le nom « Diwan » (« germer, sortir de terre ») annonce bien le programme de ces établissements : aider à la survie du breton et faire naître une nouvelle génération de locuteurs, fiers de leur identité culturelle.

Une langue menacée

Le breton a vu son nombre de locuteurs chuter progressivement depuis 1950 : d’environ un million, il est passé à 200 000 en 2010. Cette langue est d’autant plus menacée qu’elle ne bénéficie pas de la protection d’un statut officiel. En effet, la France refuse toujours de ratifier la Charte europée

nne des langues régionales ou minoritaires, au nom de l’indivisibilité du territoire français.

Cela n’empêche pas certaines agences de traduction et d’interp

rétation de proposer leurs services en breton, notamment Alpha Omega Translation ou Bretagne Services. Cette langue continue d’ailleurs de s’expatrier, puisque l’université de Harvard, aux États‑Unis, a récemment mis en place des cours de breton.

Romane Dérible

Source : http ://alphaomegatranslations.com/2015/10/27/four-things-that-make-the-breton-language-interesting/