Ce qu’il faut savoir sur les mémoires de traduction

La mémoire de traduction est un outil très utile pour les traducteurs. Voici un article qui vous permettra de mieux comprendre son utilité et son fonctionnement :

Le contexte

Une mémoire de traduction s’utilise en TAO (Traduction Assistée par Ordinateur) dont les logiciels les plus courants sont Trados SDL ou MemoQ. Elle est composée de segments de phrases et de leur traduction, ce qui la différencie du glossaire qui est composé de mots et de termes techniques sur un thème spécifique.

La mémoire est alimentée au jour le jour avec toutes les traductions effectuées lorsqu’on y est connecté, ou avec les paires de textes (langue source + langue cible) qu’on y ajoute.

Le fonctionnement

Lorsque nous utilisons la TAO, la mémoire de traduction est toujours connectée avec la traduction en cours. Lorsqu’un segment du texte source ressemble à un segment présent dans la mémoire de traduction, la traduction est automatiquement proposée et le pourcentage de compatibilité nous est indiqué (le segment peut être identique donc compatible à 100 %, mais dans d’autres cas la ponctuation peut être différente, ou encore quelques mots peuvent ne pas correspondre). Le traducteur doit donc remanier ce qui n’est pas correct et valider le segment.

Les avantages

–         La mémoire permet de gagner beaucoup de temps sur les textes très répétitifs, le traducteur ne traduit qu’une fois le segment, et doit seulement vérifier que le texte est identique lors des répétitions repérées par le logiciel de TAO.

–         Elle permet de conserver le plus possible le même style d’écriture d’un document à l’autre, les traductions sont donc davantage uniformisées.

–         Elle permet de réutiliser d’anciennes traductions, donc de gagner du temps.

–         Étant donné que le temps de traduction est réduit, le prix de traduction est également réduit, ce qui permet d’être plus compétitif.

Voici donc comment fonctionne une mémoire de traduction et ce qui en fait un allié pour le traducteur. Mais attention, il ne faut pas la comparer avec la traduction automatique car la mémoire de traduction ne fonctionne pas sans traducteur : elle a été créée et approvisionnée par un traducteur, ce dernier est toujours là pour vérifier les segments et il traduit tout ce que la mémoire ne lui propose pas.

Mélissa Le Danvic — Cilia

Source : http ://www.tradonline.fr/qu-est-ce-qu-une-memoire-de-traduction/