Les contraintes liées à la traduction de documents financiers

Pour quelqu’un de non-initié, le décryptage d’informations financières peut s’avérer fastidieux. En effet, les professionnels qui rédigent les attestations de conformités, les grilles tarifaires et autres rapports financiers ne se soucient pas du simple mortel qui souhaiterait consulter ses documents. L’affaire se complique d’autant plus quand le lecteur ne comprend pas la langue source. C’est ici qu’intervient le traducteur (spécialisé, de préférence).

Le format des fichiers à traduire (dans l’heureuse situation où les données ne sont pas sur une feuille de papier) peut représenter une première barrière. Par exemple, on ne traitera pas de la même manière un document Word, InDesign, Excel ou un PDF. Il existe de nos jours des logiciels qui permettent d’extraire les informations désirées, mais le résultat est parfois bancal. Il suffirait d’une virgule effacée ou d’un zéro oublié pour fausser la transcription.

La rigueur est également de mise lorsque l’on traduit une date (03/01/2016 peut se lire 3 janvier 2016 dans un pays et 1er mars 2016 dans un autre) ou des devises (faut-il écrire euro avec une majuscule, sous forme de symbole, avant le nombre ?). Il existe bien des normes internationales d’informations financières (International Financial Reporting Standards, en anglais) mises en place par le Bureau international des normes comptables (International Accounting Standards Board), pourtant – vu la multiplicité des formules adoptées sur le Web – elles semblent être peu respectées.

Si vous souhaitez apporter votre petite pierre à l’édifice, je ne peux que vous conseiller d’utiliser une mémoire de traduction ; ceci afin de garder une unité de sens à travers vos traductions et de faciliter la compréhension du destinataire lambda. Il existe également des lexiques aisément accessibles sur Internet ou dans toutes les bonnes bibliothèques dans le cas où vous auriez besoin de définir précisément un terme qui vous semblerait obscur.

En plus de soucis terminologiques, la traduction de documents financiers peut apporter deux préoccupations majeures pour tout traducteur voulant être justement rémunéré : le délai extrêmement serré et la clause de confidentialité. Ainsi, une entreprise ayant besoin de faire traduire un rapport annuel ou un bilan financier dans une langue étrangère imposera une date de publication fixe et un accord de non-divulgation afin de ne pas ruiner son chiffre d’affaire. Savoir effectuer un travail sécurisé en peu de temps est donc un des principaux atouts du traducteur dans le domaine financier.

Benjamin Lin

Source : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/5-reasons-why-translating-financial-content-is-so-tricky/