La qualité en traduction, tous responsables !

La traduction est un exercice complexe pour le cerveau : il faut d’abord comprendre dans la langue source, puis formuler dans la langue cible. Elle fait appel à la fois à des connaissances intuitives, et donc un procédé intellectuel rapide et automatique, mais aussi à une réflexion lente et menée avec effort. Un traducteur expérimenté et connaissant bien son sujet fera appel en grande partie au procédé rapide et automatique, alors qu’un traducteur moins sûr de lui prendra plus de concentration et de temps.

Dans les deux cas, tout traducteur peut, avec ou sans effort, atteindre les normes de qualité ISO ou UNE. Un très bon traducteur peut d’ailleurs faire une très mauvaise traduction, que ce soit parce qu’il n’est pas habilité à la prendre en charge, parce qu’il est pressé ou parce qu’il est fatigué.

En effet, n’oublions pas qu’il faut avoir les idées claires pour traduire.
Soyons donc responsables, et préservons nos capacités mentales lorsque l’on traduit. D’une part, l’exercice sera bien moins pénible et bien plus rapide, et d’autre part, comme dans tous les métiers, manuels ou intellectuels, travailler en étant fatigué, en ayant bu, pris de la drogue ou des médicaments forts donnera un mauvais résultat. Vous appréciez que votre chauffeur de bus, votre médecin ou votre banquier soit au maximum de ses performances lorsqu’il travaille ? Rendez-leur la pareille ! Comme en sécurité routière, « La qualité en traduction, tous responsables. »

Léa Ramanankatsoina

Source : http ://www.mondoagit.fr/traduction-neuropsychologique/