Interprètes et traducteurs  : leur rôle crucial au sein de la crise des migrants

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Au cœur de la crise des migrants, la demande de traducteurs et d’interprètes bénévoles avec des combinaisons de langues rares est très importante. Parmi les demandeurs d’asile qui arrivent en Grèce, 80 % sont Syriens ou Afghans et parlent respectivement arabe ou farsi. Dans les groupes  de Syriens, en général issus de la classe moyenne, au moins une personne parle anglais. Les Afghans, eux, viennent plus souvent des campagnes et ne savent pas communiquer autrement que dans leur langue. Les autres 20 % ne parlent aucune de ces langues : l’association Traducteurs Sans Frontières (TSF) reçoit des demandes pour le kurde, l’ourdou, le dari, le pachto, le tigrigna ou encore le français. Des langues auxquelles les bénévoles sur le terrain n’ont tout simplement pas accès.

Dans cette crise humanitaire mondiale qui mêle autant de cultures et de langues différentes, la communication représente un défi sans précédent. Une langue commune peut se révéler essentielle lorsque la vie d’une personne est en jeu, il suffit d’un simple mot pour qu’un drame soit évité. Certaines situations, comme effectuer les démarches administratives, se révèlent plus complexes. Expliquer les règles et les lois n’est pas toujours évident, même lorsque les deux parties parlent la même langue. Beaucoup d’interactions entre membres officiels du gouvernement et réfugiés peuvent générer des tensions inutiles et une grande perte de temps.

Enfin, il faut savoir qu’en règle générale, les réfugiés ont en tête un pays d’accueil précis et ne comptent pas s’attarder dans les villes de transfert. Ils ont besoin d’informations claires, concises et rapides sur les horaires de transports, la météo, savoir où ils doivent s’enregistrer avant de reprendre la route ou encore comment demander un visa. Ces informations changent constamment et tout se fait dans l’urgence. Il est parfois plus important pour un réfugié de recevoir les bonnes informations plutôt que des vêtements chauds ou de la nourriture ; ce qui montre bien que, dans cette crise, une bonne communication est la clé.

Source : http ://translatorswithoutborders.org/quick-someone-call-translator-communicating-within-european-refugee-crisis-response/

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