Mémoire de traduction ou base terminologique ? Faites vos jeux !

Avec l’avancée technologique rencontrée durant les dernières décennies, les traducteurs eux aussi ont eu droit à une petite mise à jour concernant les supports de traduction. Finis les dictionnaires unilingue, monolingue ou les glossaires qui pèsent une tonne, bienvenue dans l’ère des bases terminologiques et des mémoires de traduction.

Ces merveilleuses jumelles appartiennent à la famille de la Traduction Assistée par Ordinateur (ou TAO). Ainsi, outre l’allègement considérable dû au remplacement des dictionnaires et glossaires par l’ordinateur, ces outils permettent un réel gain de temps dans la recherche de termes lors d’une traduction.

Si l’on commence avec la présentation de la mémoire de traduction, un terme revient souvent : segment. Pendant votre travail, la mémoire de traduction enregistre des segments avec leur traduction dans la langue cible. De cette façon lors des traductions suivantes la mémoire vous proposera des correspondances à l’aide des segments déjà traduits. Le logiciel vous propose des correspondances exactes ou partielles ; les correspondances partielles étant des suggestions, car votre segment à traduire n’est pas exactement identique, et vous affichera un pourcentage d’occurrence (il s’agit d’un logiciel qui fonctionne avec une programmation bien précise et non une intelligence artificielle, ne l’oublions pas). Il n’y a probablement pas besoin d’expliquer les correspondances exactes. Cet outil permet un certain gain de temps lors d’une traduction. De plus l’utilisation d’une mémoire de traduction influence le coût de la traduction ; le logiciel allégeant la charge de traduction, la facture en est généralement réduite.

A contrario de la mémoire, qui revient à une aide directe de la machine, la base terminologique est créée par le traducteur et peut revêtir deux rôles. Dans une entreprise la base terminologique sera en général à disposition des employés dans les tâches qu’ils ont à accomplir. Pour un traducteur sur un projet de traduction, et pour les projets suivants qui correspondront au même domaine, la base terminologique servira de support pour rechercher des termes spécifiques au domaine du document à traduire. L’amélioration que l’on a par rapport à l’utilisation d’un dictionnaire est la précision qui est possible quant au sens du mot. Néanmoins, comme il s’agit d’un outil mis en place manuellement par le traducteur, il y aura un besoin de maintenance régulière de la part de celui-ci. Cette base de données permettra donc d’identifier un terme en référençant entre autres le contexte dans lequel il est utilisé, sa nature, et la traduction dans la langue cible.

À l’ère du numérique et avec l’amélioration constante des supports de traduction, il convient de noter que ces deux outils permettent d’augmenter la cadence de travail et d’enchaîner plus vite d’une traduction à une autre. Cela semble correspondre parfaitement au dicton : « le temps, c’est de l’argent ». De plus s’il semble suffisant d’utiliser un des deux outils présentés ici, il est conseillé d’en tirer le plus de profit possible en les utilisant dans un même temps.

Mathieu HERGAS

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/09/difference-translation-memory-term-base/

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