Le japonais dans tous ses états

Mis à part un nombre restreint de japanophiles, rares sont les étudiants en langue qui choisissent d’apprendre le japonais. Cette belle langue a en effet la réputation d’être hors de portée à cause de sa structure et de ses sonorités très éloignées des langues indo-européennes dont nous avons l’habitude. Néanmoins, le japonais est une langue riche et subtile qui vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse.

suite

Historiquement, le japonais était à l’origine une langue uniquement parlée. Les signes que l’on connait aujourd’hui n’ont été introduits que plus tard et empruntés au chinois pour créer une forme écrite. Deux syllabaires ont découlé de ces signes chinois : le Katakana et l’Hiragana, qui une fois fusionnés sont désignés comme Kanamoji : un total de 94 signes dont chacun a un sens précis. Ce qui peut poser problème, c’est que certains signes en Hiragana et Katakana ont une apparence et une phonétique très proches et peuvent être facilement confondus.

Si le japonais ne semble pas si impossible à aborder avec deux syllabaires de 47 signes chacun, ne vous emballez pas trop vite car tout se complique avec les Kanjis : les signes chinois appelés Kanjis, viennent s’ajouter au Kanamoji dans l’écriture du japonais moderne, qui comporte au total pas moins de 8 000 signes. Ce n’est pas tout, chaque signe peut avoir une signification différente selon le contexte et, si la tâche ne paraît pas déjà assez complexe, le japonais s’écrit parfois sous une mise en forme appelée Tategaki : comme le chinois, il se lit de haut en bas et de droite à gauche (bien que cette forme tende à se perdre).

Quant au japonais parlé, il est très important de savoir que la prononciation en est la clé. La façon dont un mot est prononcé est bien plus importante que le mot en lui-même, et il faut absolument être attentif à cela pour éviter les quiproquos lors d’une conversation avec un japanophone. Fort heureusement, il existe une romanisation du japonais, le Romaji, pour permettre aux occidentaux d’avoir une idée de la façon de prononcer les mots au début de l’apprentissage de la langue.

Avec tous ces critères, le japonais semble être un véritable casse-tête, mais si cela peut vous rassurer, et parce qu’on ne le dit certainement pas assez : cette langue est en réalité relativement facile à intégrer. Avec, entre autres, son absence de conjugaison, sa prononciation évidente et ses rares déclinaisons, le japonais parlé est incroyablement logique. L’écrit prend souvent un peu plus de temps, mais il n’y a pas de secret : prenez votre courage à deux mains, entraînez-vous à faire de jolis signes et il ne vous restera plus qu’à les apprendre par cœur.

 

 

Avatar Anne-Claire Nourian

Source :http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/8/31/the-japanese-language-an-eclectic-mix/

Les défis de la traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) peut s’avérer complexe et peut comporter des enjeux de taille. En effet, la bonne traduction d’un film (surtout s’il s’agit d’un doublage) peut s’attirer les éloges des critiques de la même manière qu’une mauvaise traduction sera fustigée par ces derniers. Voici les aspects les plus délicats à gérer de la TAV :

suite

Argot 

L’argot est l’un des aspects les plus complexes de la traduction, il dépend en effet d’une série de facteurs linguistiques et culturels. Il est alors compliqué de rester fidèle à cette traduction. Plusieurs facteurs expliquent cette difficulté :

  • Les spécificités culturelles de chaque pays rendent chaque expression unique, et ce, même pour deux pays ayant la même langue officielle. De plus, au même titre que les insultes et gros mots, certaines expressions sont intraduisibles, le traducteur cherche donc l’équivalent le plus proche qui dénature le moins la phrase de la langue source.
  • La famille des langues. Il sera plus simple de traduire le couple de langues allemand/anglais qui sont des langues germaniques et ayant de grandes similitudes géographiques. A contrario, le couple de langues anglais/français sera plus difficile à traduire car la construction syntaxique et les références sont différentes. Les Anglais étant traditionnellement un peuple de marins, il est normal que nombreuses de leurs expressions aient un rapport avec la pêche ou la mer en général, ainsi on traduira l’expression « Un de perdu, dix de retrouvés» par « There are plenty more fish in the sea ».

Surnoms 

Les surnoms peuvent représenter un aspect compliqué de la traduction qui revient très fréquemment dans la TAV. Ils contiennent généralement une dimension culturelle et comportementale qui ne peut pas forcément se traduire ou présente une résonance cacophonique.

En général, la version originale dans une traduction est conservée mais ce n’est pas toujours possible quand le surnom a un lien important avec la personnalité du personnage. C’est le cas notamment dans les films de mafia ou sur des bandes de criminels dont les surnoms ont un lien très important avec la personnalité ou les penchants des personnages. L’approche la plus sûre dans ces cas est de garder le surnom tel quel, gardant ainsi l’intégrité du message.

Gros mots 

On dit souvent que les premiers mots appris dans une langue étrangère sont les gros mots. Bien qu’ils soient mal vus dans certains contextes, ils font pourtant partie intégrante de notre vocabulaire quotidien, sont universels et vitaux dans certains contextes socioculturels. Cependant, tout comme l’argot, les gros mots peuvent être différents dans deux pays de même langue. Le degré de difficulté de traduction dépend également du degré de l’insulte.

Gestuelle 

Autre défi de taille pour les traducteurs de TAV : la gestuelle. En effet, d’un pays à l’autre, la gestuelle peut être complètement différente : si dans de nombreux pays nous croisons les doigts pour souhaiter bonne chance à quelqu’un, au Viêt-Nam, ce geste évoque le sexe féminin. Le sous-titrage, et même le doublage en vietnamien se complique alors sensiblement et ces usages peuvent rapidement devenir un véritable problème lors du sous-titrage d’un film. Comment traduire une gestuelle, la replacer dans son contexte et expliquer les différences culturelles entre le geste dans un pays de la langue originale et celui de la langue cible ?

La TAV doit sa principale difficulté au fait qu’il faille traduire, ou du moins faire comprendre, non seulement ce qui est dit, mais aussi ce qui est sous-entendu. Une difficulté qu’on ne rencontrera pas, ou peu, dans la traduction technique et qui peut poser problème même au meilleur des traducteurs.

Camille Rigaud

Sources :

https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/film-translation-and-its-challenges-part-1

https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/film-translation-and-its-challenges-part-2

Infortune

La traduction est la pierre angulaire de la communication entre civilisations, de la compréhension de l’autre et du partage culturel. Pour ces raisons, il faut s’armer de prudence et de minutie lorsque l’on entame un travail de traduction. Par exemple, de l’interprète peut dépendre la paix lors d’incidents diplomatiques, et l’auteur ne peut que se fier aveuglément à son traducteur pour retranscrire l’essence de son œuvre et de sa pensée dans des langues que lui-même ne maîtrise pas. Pire encore, si les travaux menés avec brio sont susceptibles de laisser le traducteur dans l’anonymat le plus total, ses échecs inscriront son nom dans l’histoire. Illustrons ce postulat de quelques exemples historiques.

suite

Quand Jérôme de Stridon, plus connu sous le nom de Saint Jérôme, se voit confier à la fin du IVe siècle la tâche de proposer une traduction de la Bible en latin par le pape Damase 1er, il choisit de s’appuyer directement sur les textes hébraïques, par volonté de remonter aux origines de l’œuvre, tout en synthétisant les traductions latines déjà existantes à son époque. Le résultat s’impose en tant que référence et la Vulgate ainsi produite fait office de texte authentique au sein du monde chrétien, et ce jusqu’à ce que se tienne le Concile Vatican II (1962 – 1965).

Cependant lorsque William Tyndale, presque 1200 ans plus tard, s’attaque à un travail similaire (de l’hébreu vers l’anglais) cela lui vaut d’être taxé d’hérétique, emprisonné, puis enfin exécuté par strangulation. Son travail étant devenu par la suite la toile de fond de la Bible du roi Jacques, force est de constater que le malheureux dût son infortune plus à l’époque obscure dans laquelle il vécut qu’à une idéologie personnelle potentiellement déversée dans sa traduction.

De nos jours, l’interprétariat constitue une branche majeure de la traduction et est un élément indispensable lors de sommets et autres événements diplomatiques par exemple. Nombreux sont ceux qui gagnent leur vie de cette manière et mènent des existences tout à fait paisibles, sans qu’à un quelconque moment ne soit remise en question leur éthique.

Remontons presque cinq siècles plus tôt : une jeune fille nahua est offerte en esclavage aux conquistadors par les Mayas en 1519. Les Espagnols la baptisent Marina, et sa connaissance des diverses langues parlées par les peuples amérindiens l’amènera à exercer la fonction d’interprète officielle d’Hernan Cortés pendant plus d’une décennie. La Malinche, telle qu’on la nomme aujourd’hui, est aujourd’hui perçue par les descendants des civilisations précolombiennes comme le symbole de la trahison, ce qui révèle toute la difficulté de servir de messager entre deux parties aux relations conflictuelles.

Après avoir lu ces quelques lignes vous vous dites probablement que ces exemples n’illustrent en rien l’idée présentée dans l’introduction… Et vous avez raison ! Tyndale dût son infortune à l’obscurantisme qui sévissait à son époque et non à ses maladresses en matière de traduction (bien au contraire). Quant à La Malinche, son seul statut suffit à ternir sa réputation (et peut-être un peu le fait qu’elle donna à Cortés un fils, il faut l’avouer). Le but de la démarche est de montrer que peu importe l’application, l’implication et la minutie du traducteur dans son travail, il restera toujours des paramètres hors de son influence. Or, et Marc-Aurèle l’expliquerait bien mieux qu’un simple rédacteur, il est inutile de lutter contre ce qui ne dépend pas de nous. Aussi je vous invite, chers confrères, à ne valser qu’avec vos mots et vos mots seuls, sans vous soucier de l’agitation qui règne autour.

Florian Huynh-Tan

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/2016/05/12/6-major-moments-translation-interpretation-history/

Traduction  : l’importance de la relecture

Le secret d’une bonne traduction réside-t-il dans une bonne relecture ?

Fautes d’orthographe, de syntaxe ou encore de frappe… Le rôle du traducteur est certes de garantir un travail irréprochable, ayant été relu  bien attentivement avant la livraison. Or, il n’est pas un robot, le traducteur est humain.

suite
Il peut donc être amené, comme quiconque, à commettre diverses erreurs, puis passer au travers lors de sa relecture finale. C’est pourquoi il est vivement conseillé de ne pas se relire soi-même, mais plutôt de faire relire son travail par une autre personne du domaine (un collègue, par exemple). Et pour cause, il est plus facile de voir les erreurs des autres que de voir ses propres erreurs. Pourtant, ce sont souvent les mêmes erreurs qui reviennent d’une traduction à l’autre chez une même personne.

Fatigue et relecture ne font pas bon ménage : il est très risqué de se relire en étant fatigué, ou d’être relu par une personne fatiguée. En effet, la fatigue engendre un manque de concentration significatif pouvant laisser passer le relecteur à côté de fautes qu’il n’aurait jamais laissées en étant bien éveillé.

De plus, lors d’une relecture, l’attention doit être portée tout particulièrement sur les chiffres. Dans les domaines de l’économie ou de  l’histoire notamment, toute erreur de chiffres, qui par exemple viendrait modifier une date ou bien un montant, serait rédhibitoire, car le sens de la phrase pourrait changer complètement, et ce, même pour une simple virgule oubliée ou mal-positionnée. C’est pourquoi la relecture a d’autant plus d’importance lorsque l’on sait que toute erreur grave peut s’avérer fatale pour un traducteur. En effet, elle peut détériorer l’image d’une entreprise et même avoir des conséquences financières (demande de remboursement, perte d’un ou de plusieurs clients, etc.).

Par ailleurs, le traducteur ne doit pas hésiter à indiquer les éventuelles erreurs présentes dans le document source sur lequel il travaille. Signaler les « coquilles » au client, c’est apporter de la valeur ajoutée au projet, et ce n’est pas négligeable !

Si le traducteur a l’intention de poursuivre son avancée dans le monde de la traduction et de développer son image et son réseau clients, il a donc tout intérêt à suivre les suggestions mentionnées précédemment. Malgré des délais de livraison souvent serrés, mieux vaut ne pas négliger la relecture ! Ainsi, le traducteur gagnera la confiance de nombreux professionnels et sera respecté dans son domaine comme il se doit.

Source : lien vers la source

Les causes communes de la mauvaise qualité d’une traduction

Il est possible que vous ayez besoin de traduire un document et que vous doutiez de la qualité de votre travail. Pour vous aider à améliorer la qualité de votre traduction, voici les plus fréquents facteurs entraînant une qualité de traduction médiocre, ainsi que des conseils pour améliorer votre travail.

suite

Un document source difficile à comprendre et mal écrit

La qualité de votre traduction peut être grandement influencée par le document source. En effet, il peut contenir des fautes de syntaxe, de grammaire ou d’orthographe qui peuvent vous induire en erreur lors du processus de traduction.

Privilégiez les phrases courtes

En plus d’être difficiles à traduire, les phrases longues sont difficiles à comprendre pour le traducteur comme pour le lecteur. À l’inverse, les phrases plus courtes sont faciles à comprendre et à traduire. Elles sont également plus efficaces pour véhiculer le message désiré. Si une phrase du texte source est trop longue, n’hésitez pas à la scinder en deux parties sans nuire au sens de la phrase originale.

Relisez le texte source

Quelle que soit la langue, il y a un risque pour que le document source contienne des erreurs. Il est donc prudent de vérifier chaque phrase attentivement. N’hésitez pas à demander de l’aide à un natif si besoin, car les plus petites fautes sont les plus difficiles à trouver.

Faites attention au ton employé

Évitez de traduire votre document source comme s’il s’agissait d’une conversation informelle. En effet, le langage que l’on utilise à l’oral est inapproprié à l’écrit, bien qu’il donne une impression de proximité avec le lecteur. Tâchez donc de rester le plus neutre possible et de respecter les règles de langue.

Un processus de traduction peu efficace

Parfois, les textes à traduire peuvent être envoyés aux traducteurs avec un copier/coller imprécis ou sans avoir été relus. Il est donc préférable d’anticiper ce genre de problèmes et d’organiser convenablement le travail, de sorte que la traduction soit de qualité et que les délais soient respectés.

Utilisez des outils de TAO

N’hésitez pas à utiliser des outils et logiciels pouvant faciliter le travail de traduction tout en communiquant avec le reste de l’équipe. Les outils de traduction assistée par ordinateur permettent de gagner du temps et d’être ainsi plus efficace.
Il est recommandé d’utiliser :

  • Une mémoire de traduction ;
  • une base terminologique ;
  • un logiciel de traduction automatique ;
  • un outil de vérification automatique de qualité.

Un manque d’informations et de communication

Les informations contextuelles et la communication avec les membres de votre équipe sont cruciales pour procéder à la traduction d’un produit. Il est donc nécessaire de donner des directives précises, des explications claires, ainsi que tous les documents nécessaires aux traducteurs pour qu’ils puissent fournir une traduction de qualité.

Un traducteur peu expérimenté

Même si un jeune traducteur ne pourra pas demander une rémunération aussi importante qu’un traducteur professionnel, ses traductions ne seront probablement pas d’aussi bonne qualité. À l’inverse, si un traducteur expérimenté produit des traductions de qualité, le prix de ses services risque d’être beaucoup plus élevé. Ainsi, il faut bien choisir les traducteurs d’emblée pour éviter d’avoir des coûts de traduction trop élevés et pour être sûr d’avoir une traduction de qualité.

La publication sans relecture

Même si le traducteur est très expérimenté, il ne faut surtout pas négliger la relecture de la traduction : un texte non corrigé comporte très probablement des erreurs qui nuisent à la qualité de la traduction ainsi qu’à la réputation de l’agence et du traducteur. Pour vous assurer de la qualité de la traduction, il est judicieux de demander à un relecteur expérimenté de procéder à une correction de la traduction.

Traduire un document, qu’il soit long ou court, n’est jamais simple. Même si l’on utilise des logiciels pour gagner en efficacité, il est nécessaire de rester vigilant tout au long du processus de traduction, de sorte que les erreurs puissent être évitées ou corrigées rapidement.

Avatar Léo Hercouët

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/09/6-common-reasons-poor-translation-quality/

Que faire pour devenir un meilleur interprète ?

Chers amoureux des langues étrangères, n’avez-vous jamais essayé de transcrire un discours entendu à la radio ou à la télévision ? Si tel est le cas, n’avez-vous pas eu des difficultés, ne serait-ce que pour comprendre des paroles ? Cet exemple permet de démontrer qu’interpréter est extrêmement difficile, aussi bien pour les débutants que pour les plus chevronnés.

suite
En effet, l’interprétariat consiste à restituer un discours aussi fidèlement et rapidement que possible, dans une langue autre que celle parlée par l’interlocuteur et ce, avec peu de temps pour la réflexion et la recherche de style.

On comprend alors qu’un haut niveau d’études ainsi qu’un bon niveau en langue sont requis, car un interprète occupe un rôle-clé lors de congrès, de négociations ou de conférences. D’où l’importance, pour un interprète, de pratiquer sans cesse ses langues de travail mais aussi sa langue maternelle afin de développer des réflexes linguistiques. Pour ce faire, il existe  différentes manières de pratiquer les langues étrangères : soit au sein d’un groupe, soit à l’aide de sites tels que Speechpool, permettant d’améliorer ses compétences linguistiques et d’interprétation. L’interprétariat se pratiquant à l’oral, il est également essentiel de pratiquer sa diction et son intonation afin que le discours énoncé soit compréhensible et fluide.

Dans l’interprétariat, il faut autant travailler le côté pratique que le côté théorique. L’interprète se doit de se cultiver par le biais de lectures variées afin d’acquérir un vocabulaire diversifié. En effet, l’interprétariat exige un grand intérêt pour l’actualité politique, économique, scientifique, culturelle car celui-ci peut être amené à traiter de sujets divers et variés.

En somme, ce dernier mène une vie professionnelle agitée : préparation intensive, diversité des sujets, stress abondant, etc. La question qui se pose alors est : la vie d’interprète salarié serait-elle moins stressante que celle d’un interprète indépendant ?

Auréa Artis

Article source : http ://translationtimes.blogspot.fr/2016/06/becoming-better-interpreter.html

Les réseaux sociaux, véritables outils d’apprentissage d’une langue étrangère

Apprendre une langue étrangère n’est pas toujours chose facile. Toutefois, avec la mondialisation, Internet nous a nettement facilité cette tâche. Le web est devenu le moyen incontournable pour les échanges, le partage linguistique et culturel partout dans le monde. Cet échange se fait principalement à travers les réseaux sociaux.

suite

A l’heure actuelle, le nombre de réseaux sociaux ne cesse d’augmenter. Tout le monde est présent sur au moins l’un de ces derniers, si ce n’est plus. Ils permettent de se connecter au monde entier, de rencontrer de nouvelles personnes, de se lier d’amitié avec elles et de partager ses idées. Mais ce n’est pas tout… La plupart d’entre eux peuvent également vous servir à apprendre des langues étrangères et ce, gratuitement. En effet, ce sont de réels outils d’apprentissage, et tout dépend de la manière dont vous les utilisez. Il en existe deux types : les réseaux sociaux à caractère éducatif et ceux à caractère récréatif.

Les réseaux sociaux dédiés à l’apprentissage

Pour mettre en pratique une langue étrangère, il est indispensable de s’entraîner et de s’évaluer. Busuu.com et Babelyou proposent une véritable communauté virtuelle d’utilisateurs provenant des quatre coins du monde. Un accès sans modération à des cours ainsi qu’à des exercices est disponible en toute gratuité. De plus, les tests sont corrigés par des utilisateurs natifs.

À la différence des deux précédents, Italki, propose des cours donnés par une communauté de professeurs. Cependant, l’accès aux supports vidéo est payant. Lingualia, quant à lui, met à votre disposition le robot Lingu qui vous aide à apprendre en fonction de votre niveau personnel.

Les réseaux sociaux dédiés aux rencontres

L’incontestable Facebook, ainsi que ses semblables Twitter et Skype sont de très bons moyens pour rencontrer des natifs. Vous pouvez faire des appels vidéo avec vos amis étrangers pour perfectionner votre accent ou simplement échanger avec eux, bien évidemment, dans la langue que vous étudiez.

Pour pousser encore plus loin, il existe aussi des sites internet entièrement consacrés à l’échange avec des correspondants tels que Interpals.net, ou encore l’application mobile HelloTalk. Ils sont utiles pour apprendre de manière plaisante tout en vous liant d’amitié avec vos correspondants. Ils vous facilitent la tâche en vous suggérant directement des personnes dont la langue maternelle est celle que vous étudiez et souhaitant apprendre la vôtre. La communauté qui les compose est avide d’apprendre et est toujours prête à vous aider dans votre apprentissage.

Munissez-vous d’au moins l’un de ces réseaux et passez le cap de l’apprentissage d’une nouvelle langue en créant des liens avec des personnes à l’autre bout du monde. Avec une telle facilité, tout n’est plus qu’une question de motivation, n’est-ce pas ?

Sonia Ahamada

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/5117/las-7-mejores-redes-sociales-para-aprender-idiomas/

Présidentielles américaines 2016 : l’omniprésence du besoin en traduction politique

Quand la politique s’invite chez les traducteurs et les interprètes…

En ce moment aux États-Unis, pas de repos pour les traducteurs… La politique est l’un des grands domaines que la traduction englobe. Alors pour les présidentielles américaines 2016, les professionnels de la traduction sont à 100 à l’heure ! Entre discours de Trump et d’Hillary, bulletins de vote ou encore enregistrements sur les listes électorales, ce n’est pas ce qu’il manque à traduire ! Voyons un peu pour quelles raisons ces traductions sont très importantes et ce qu’elles impliquent.

suite

Pour que le commun des mortels puisse s’informer sur les élections et y participer – quelle que soit son origine et sa langue maternelle – l’ensemble du matériel de vote a besoin d’être retranscrit dans plusieurs langues. Et pour cause, dans le pays de la diversité culturelle, on ne parle pas forcément l’anglais à la maison ! Pour autant, tout citoyen américain, qu’il parle l’anglais un peu, beaucoup, ou pas du tout, a le droit et le devoir de se forger sa propre opinion politique et d’aller voter. Il est donc essentiel d’apporter toutes les traductions nécessaires pour que chacun puisse comprendre les subtilités de chaque discours, ainsi que les points de divergence de chaque candidat.

En effet, comme le stipule la clause de la loi américaine sur le droit de vote concernant les langues minoritaires, il s’agit là de traduire le matériel de vote dans les comtés où au minimum 10 000 (ou 5 %) des citoyens en âge de voter, constituent à eux-seuls une subdivision politique, et font partie d’un groupe de langue minoritaire. C’est par exemple le cas du comté d’Orange, en Californie, qui parmi ses 3 millions d’habitants, compte une grande proportion de population asiatique et hispanique. Sur la West Coast, on traduit donc de l’anglais vers l’espagnol, le chinois, le coréen ou encore le vietnamien.

Les populations autochtones ne sont pas laissées de côté elles non plus : pour certaines langues indigènes où la rédaction n’existe pas, des traductions sont fournies oralement.

Zoom sur l’interprétation :

Être interprète en politique est un métier très stressant, surtout lorsque des millions d’auditeurs vous écoutent en ouvrant grand les oreilles. Parfois, du stress supplémentaire peut venir s’ajouter. C’est le cas par exemple lors de problèmes techniques en direct à la télévision, ou plus difficile encore, lorsque le public arrive à entendre le discours original en même temps, et tente de vérifier l’exactitude de la prestation.

Malgré tout, l’enjeu est de taille, alors l’interprète n’a pas le droit à l’erreur et doit surmonter son stress. Tony Rosado témoigne. Ce vétéran de la traduction-interprétation en politique affirme qu’il est essentiel d’avoir préparé son interprétation avant le début de l’enregistrement. Il ajoute qu’il ne s’agit pas uniquement de répéter ce que l’on entend. En effet, il faut avoir une connaissance intime du candidat pour lequel nous interprétons, mais aussi de sa politique et de ses idéologies, en passant même par sa vie privée… C’est ainsi que les professionnels parviennent à fournir les interprétations les plus fidèles à leurs auditoires.

Pour conclure, aux États-Unis, plus personne n’a d’excuse pour s’abstenir d’aller voter !


Source :http ://blog.globalizationpartners.com/translation-during-the-us-presidential-elections.aspx

Le développement de l’interprétation en langue des signes

Le métier d’interprète en langue des signes est très récent, et donc encore méconnu. La langue des signes n’est d’ailleurs reconnue que depuis quelques années comme une langue à part entière. Mais ce métier gagne en popularité ces dernières années, et de plus en plus de personnes cherchent à intégrer les universités ou les centres proposant cette formation afin de devenir interprète en Langue des Signes Française (LSF).

suite
Car contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, tout comme les langues parlées, la langue des signes n’est pas universelle. Et cela ne représente pas un obstacle pour les interprètes qui ne peuvent travailler qu’en France, car les débouchés sont nombreux. Ce secteur manquait en effet énormément de main d’œuvre : en 2012, ils n’étaient encore que 400 interprètes, alors que l’on estime les besoins à 4000.

Pour les sourds et les malentendants, recourir à des interprètes est pourtant indispensable dans de nombreux cas. Depuis 2005, par exemple, des mesures qui encouragent le placement des élèves sourds et malentendants dans des écoles non spécialisées ont été instaurées. De nombreux débats sur les aides à mettre en place ont eu lieu à cette occasion, tournant majoritairement autour de l’utilisation de la langue des signes. En effet, la quasi-totalité des enseignants ne la maîtrisent pas.

Il existe bien des alternatives à la langue des signes. Jusque dans les années 70, celle-ci était d’ailleurs interdite, au profit de l’oralisme (où les sourds et les malentendants apprennent à lire sur les lèvres et à parler) et parfois de la Langue Parlée Complétée (où l’oralisme se mêle à un peu de gestuelle, afin d’aider à la compréhension).

Mais ces alternatives ne peuvent être utilisées seules. D’abord parce que l’oralisme s’accompagne souvent d’une imprécision qui limite la compréhension et l’expression chez les sourds et malentendants, même parmi ceux l’ayant pratiqué dès la petite enfance. La lecture sur les lèvres ne peut être qu’imparfaite car certaines consonnes et voyelles se traduisent par les mêmes mouvements labiaux. C’est pourquoi la majorité des sourds profonds ne peuvent jamais réussir à maîtriser la parole puisqu’ils ne s’entendent pas, et ne peuvent se guider que par les vibrations de leur voix.

Ensuite parce que la langue des signes, comme tout autre langage, fait partie d’une culture spécifique. Les particularités de chaque langue ont conduit à des mœurs et coutumes différentes ; il n’est donc pas difficile d’imaginer à quel point cela peut être vrai pour la communauté des sourds et des malentendants, qui pendant longtemps, à été mise à l’écart de la société. Les locuteurs non-natifs de la langue des signes sont parfois surpris par la manière si directe et honnête dont les sourds et malentendants parlent ; lorsqu’on signe, on doit gagner du temps et les tics de langages n’existent pas. C’est une culture que les sourds et les malentendants ne veulent pas oublier, puisqu’elle leur a donné la possibilité de s’exprimer beaucoup plus facilement.

Les interprètes, dans ce cadre, ont de nombreux défis à relever ; celui d’offrir une passerelle vers une culture dont beaucoup ne soupçonnent pas l’existence. Celui de montrer à la communauté des sourds et des malentendants, habituée à fonctionner sans interprètes, son utilité. Et enfin, celui de montrer aux entendants la richesse de la langue des signes.

Source : http ://aibarcelona.blogspot.fr/2015/05/communication-among-deafla-comunicacion.html

Gaël Le Lostec

Les autres métiers de l’industrie linguistique

L’industrie linguistique comprend une multitude de métiers moins connus que ceux de traducteur ou d’interprète. Ils sont pourtant indispensables à la qualité de l’offre des prestataires de services linguistiques. Découvrons les apports de chacun d’eux :

Continuer la lecture de Les autres métiers de l’industrie linguistique