Quelques astuces pour les nouveaux traducteurs freelance

Débuter dans la traduction en indépendant peut être effrayant. Où trouver du travail, comment se vendre efficacement, où et comment développer son réseau, à combien se vendre ? Tant de questions que peuvent se poser les débutants et si peu de réponses, ou tout au moins pas évidentes. Alors, comment doit-on s’y prendre pour débuter dans les meilleures conditions possibles ?

  • Être organisé

Il est essentiel de se créer une routine et des habitudes de travail saines pour s’y tenir au maximum. Ne pas tomber dans la dangereuse habitude de traîner avant de commencer à travailler et se retrouver pressé par la deadline, travaillant nuit et jour pour rattraper ces 3 matinées où on ne se « sentait pas trop » de s’y mettre tout de suite préférant rechercher la filmographie entière de Robert De Niro, comparer la météo dans les différentes capitales du monde et regarder des conférences Ted consacrées à des thèmes que l’on découvre passivement au fur et à mesure que les vidéos se lancent automatiquement. Pas de place pour la procrastination lorsque l’on est à son compte. Le plus important est d’arriver à se fixer des habitudes de travail qui nous conviennent et de s’y tenir. Cette dernière étant la partie la plus difficile bien entendu, mais également la plus gratifiante : rien de tel que de se perdre dans un enchaînement interminable de vidéos Youtube après une journée de travail bien remplie.

  • Fixer ses tarifs sans se sous-estimer

Nous avons une valeur indéniable sur le marché du travail. En effet, en tant que traducteurs professionnels, nous nous distinguons à l’évidence de l’individu lambda ayant des facilités en langues. Cette distinction n’est pas une évidence pour tout le monde, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut se laisser l’oublier. Il vaut mieux fidéliser un client par une traduction de qualité à un coût élevé plutôt que de se vendre à des prix battant toute concurrence pour se retrouver à être forcé de bâcler le travail, perdre le client dû à une traduction de faible qualité et peut-être même à terme, travailler à perte.

  • Se spécialiser

Il peut être pertinent de chercher ses secteurs d’intérêt et de s’y pencher en long, en large et en travers, de s’y intéresser un maximum sans relâche afin de développer un secteur de spécialité. Il n’est pas indispensable de se spécialiser, mais cela peut s’avérer judicieux par beaucoup d’aspects.

  • Ne pas se reposer sur ses diplômes

Les diplômes assurent bien évidemment une plus-value sur le marché de la traduction. Cependant, ils ne font pas tout. Il est essentiel de lire un maximum dans la langue source : cela permet de rester à jour sur les expressions employées et les tournures de phrases courantes. Il est également important de se tenir au courant de l’actualité en étant au point sur ce qu’il se passe sur cette Terre plutôt que le découvrir au moment où on nous en parle. Ne pas oublier de consulter les blogs des confrères indépendants qui peuvent être un bon moyen de s’informer sur l’actualité du domaine de la traduction.

  • Oser investir dans son futur

Investir son temps pour devenir un expert dans un domaine spécifique peut être une idée judicieuse. Les outils de TAO sont chers mais utiles. Il est difficile de se décider pour savoir lequel acheter et utiliser. Il ne s’agit pas uniquement d’un investissement financier à travers l’achat du logiciel, mais également l’investissement d’un temps certain pour se familiariser avec l’interface et le fonctionnement des outils de TAO proposés.

  • Fournir un travail à la hauteur des attentes du marché

Plutôt que de travailler d’arrache-pied et accepter n’importe quel travail proposé par vos clients, il est plus judicieux de se concentrer sur la qualité de chaque travail demandé : travailler ses traductions permet de travailler sa réputation. Une traduction bâclée, pas assez approfondie ni recherchée risque fortement de nuire à votre réputation et peut vous amener à perdre ce client : il est en droit d’attendre une traduction de qualité de la même façon que vous êtes en droit d’attendre un salaire de sa part. Le secteur de la traduction est un cercle assez réduit dans lequel l’information circule vite, alors soignez vos traductions et votre réputation.

  • Se faire connaître sur le marché

Cela peut sembler un travail fastidieux et redondant, cependant c’est le seul moyen de se faire connaître sur le marché : envoyer le maximum de CV possible et imaginable aux entreprises, aux agences de traductions, à tous ceux susceptibles d’avoir des besoins en traduction.

Vincent Metais

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/07/top-10-tips-for-new-freelance-translators/

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