Présidentielles américaines 2016 : l’omniprésence du besoin en traduction politique

Quand la politique s’invite chez les traducteurs et les interprètes…

En ce moment aux États-Unis, pas de repos pour les traducteurs… La politique est l’un des grands domaines que la traduction englobe. Alors pour les présidentielles américaines 2016, les professionnels de la traduction sont à 100 à l’heure ! Entre discours de Trump et d’Hillary, bulletins de vote ou encore enregistrements sur les listes électorales, ce n’est pas ce qu’il manque à traduire ! Voyons un peu pour quelles raisons ces traductions sont très importantes et ce qu’elles impliquent.

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Pour que le commun des mortels puisse s’informer sur les élections et y participer – quelle que soit son origine et sa langue maternelle – l’ensemble du matériel de vote a besoin d’être retranscrit dans plusieurs langues. Et pour cause, dans le pays de la diversité culturelle, on ne parle pas forcément l’anglais à la maison ! Pour autant, tout citoyen américain, qu’il parle l’anglais un peu, beaucoup, ou pas du tout, a le droit et le devoir de se forger sa propre opinion politique et d’aller voter. Il est donc essentiel d’apporter toutes les traductions nécessaires pour que chacun puisse comprendre les subtilités de chaque discours, ainsi que les points de divergence de chaque candidat.

En effet, comme le stipule la clause de la loi américaine sur le droit de vote concernant les langues minoritaires, il s’agit là de traduire le matériel de vote dans les comtés où au minimum 10 000 (ou 5 %) des citoyens en âge de voter, constituent à eux-seuls une subdivision politique, et font partie d’un groupe de langue minoritaire. C’est par exemple le cas du comté d’Orange, en Californie, qui parmi ses 3 millions d’habitants, compte une grande proportion de population asiatique et hispanique. Sur la West Coast, on traduit donc de l’anglais vers l’espagnol, le chinois, le coréen ou encore le vietnamien.

Les populations autochtones ne sont pas laissées de côté elles non plus : pour certaines langues indigènes où la rédaction n’existe pas, des traductions sont fournies oralement.

Zoom sur l’interprétation :

Être interprète en politique est un métier très stressant, surtout lorsque des millions d’auditeurs vous écoutent en ouvrant grand les oreilles. Parfois, du stress supplémentaire peut venir s’ajouter. C’est le cas par exemple lors de problèmes techniques en direct à la télévision, ou plus difficile encore, lorsque le public arrive à entendre le discours original en même temps, et tente de vérifier l’exactitude de la prestation.

Malgré tout, l’enjeu est de taille, alors l’interprète n’a pas le droit à l’erreur et doit surmonter son stress. Tony Rosado témoigne. Ce vétéran de la traduction-interprétation en politique affirme qu’il est essentiel d’avoir préparé son interprétation avant le début de l’enregistrement. Il ajoute qu’il ne s’agit pas uniquement de répéter ce que l’on entend. En effet, il faut avoir une connaissance intime du candidat pour lequel nous interprétons, mais aussi de sa politique et de ses idéologies, en passant même par sa vie privée… C’est ainsi que les professionnels parviennent à fournir les interprétations les plus fidèles à leurs auditoires.

Pour conclure, aux États-Unis, plus personne n’a d’excuse pour s’abstenir d’aller voter !


Source :http ://blog.globalizationpartners.com/translation-during-the-us-presidential-elections.aspx

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