Le japonais dans tous ses états

Mis à part un nombre restreint de japanophiles, rares sont les étudiants en langue qui choisissent d’apprendre le japonais. Cette belle langue a en effet la réputation d’être hors de portée à cause de sa structure et de ses sonorités très éloignées des langues indo-européennes dont nous avons l’habitude. Néanmoins, le japonais est une langue riche et subtile qui vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse.

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Historiquement, le japonais était à l’origine une langue uniquement parlée. Les signes que l’on connait aujourd’hui n’ont été introduits que plus tard et empruntés au chinois pour créer une forme écrite. Deux syllabaires ont découlé de ces signes chinois : le Katakana et l’Hiragana, qui une fois fusionnés sont désignés comme Kanamoji : un total de 94 signes dont chacun a un sens précis. Ce qui peut poser problème, c’est que certains signes en Hiragana et Katakana ont une apparence et une phonétique très proches et peuvent être facilement confondus.

Si le japonais ne semble pas si impossible à aborder avec deux syllabaires de 47 signes chacun, ne vous emballez pas trop vite car tout se complique avec les Kanjis : les signes chinois appelés Kanjis, viennent s’ajouter au Kanamoji dans l’écriture du japonais moderne, qui comporte au total pas moins de 8 000 signes. Ce n’est pas tout, chaque signe peut avoir une signification différente selon le contexte et, si la tâche ne paraît pas déjà assez complexe, le japonais s’écrit parfois sous une mise en forme appelée Tategaki : comme le chinois, il se lit de haut en bas et de droite à gauche (bien que cette forme tende à se perdre).

Quant au japonais parlé, il est très important de savoir que la prononciation en est la clé. La façon dont un mot est prononcé est bien plus importante que le mot en lui-même, et il faut absolument être attentif à cela pour éviter les quiproquos lors d’une conversation avec un japanophone. Fort heureusement, il existe une romanisation du japonais, le Romaji, pour permettre aux occidentaux d’avoir une idée de la façon de prononcer les mots au début de l’apprentissage de la langue.

Avec tous ces critères, le japonais semble être un véritable casse-tête, mais si cela peut vous rassurer, et parce qu’on ne le dit certainement pas assez : cette langue est en réalité relativement facile à intégrer. Avec, entre autres, son absence de conjugaison, sa prononciation évidente et ses rares déclinaisons, le japonais parlé est incroyablement logique. L’écrit prend souvent un peu plus de temps, mais il n’y a pas de secret : prenez votre courage à deux mains, entraînez-vous à faire de jolis signes et il ne vous restera plus qu’à les apprendre par cœur.

Source :http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/8/31/the-japanese-language-an-eclectic-mix/

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