Les langues les plus utilisées sur internet en Europe

Créer son site internet dans plusieurs langues est indispensable pour étendre son marché et donc entrer en communication avec un plus grand nombre de personnes. Pour cela, il faut passer par la localisation. L’anglais, la langue la plus parlée à travers le monde, est vraisemblablement le choix numéro un lorsque l’on projette de localiser son site. Pourtant, nous allons voir qu’en Europe, il y a effectivement l’embarras du choix quant aux langues cibles.

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À l’ère où les nouveaux marchés européens sont en pleine émergence, favorisant considérablement l’ouverture vers davantage de pays, les sites tout en français ou tout en anglais ne sont plus au goût du jour. Ils sont donc dans l’obligation de trouver une alternative pour y remédier afin de ne pas perdre en visibilité. C’est pourquoi il est nécessaire de localiser son site.

Ainsi, la question que l’on vient à se poser est : quelles sont les langues les plus utilisées par les utilisateurs européens lorsqu’ils naviguent sur internet ? Une enquête à ce sujet intitulée « User language preferences online » a été réalisée par l’organisation Gallup, à la demande de la Commission européenne. Voici ci-dessous quelques résultats essentiels qui méritent d’être mis en évidence.

D’après les résultats de l’enquête, les utilisateurs seraient plutôt ouverts face à l’accessibilité multilingue des sites internet. Toutefois, il reste logique qu’un site soit disponible dans sa langue nationale avant d’être localisé, car consulter un site dans sa propre langue relève d’une évidence pour plus d’un. Cependant, il semblerait que 55 % des utilisateurs européens parcourent la toile dans au moins une autre langue. De même, 35 % des sondés déclarent écrire leurs commentaires et e-mails dans une langue étrangère à la leur.

De plus, la majorité écrasante des utilisateurs disent visiter des sites dans leur langue native. Pourtant, 53 % d’entre eux ne verraient aucun inconvénient à utiliser une version anglaise si cela n’est pas proposé par le site. Ces affirmations soulignent l’importance de la localisation. Étant donné que si l’utilisateur consulte un site en anglais, à moins d’être un bilingue affirmé, il peut être amené à passer à côté d’informations par manque de connaissances linguistiques.

L’anglais, toutefois, reste de loin la langue la plus utilisée, par conséquent la plupart des sites internet possèdent une version anglaise. Bien que cela soit moins fréquent, les utilisateurs européens utilisent aussi le français, l’allemand et l’espagnol. Le Luxembourg est un exemple remarquable où la navigation dans une langue étrangère pose le moins problème. En effet, le français et l’allemand sont les plus utilisés (respectivement 63 % et 69 %). Contre toute attente, l’anglais arrive seulement derrière. La France se retrouve dans une situation similaire : 57 % des internautes français déclarent naviguer sur internet dans une langue différente comme l’anglais et l’espagnol par exemple.

Cette analyse justifie de l’intérêt de localiser son site internet dans d’autres langues, même si au final, le choix de langues dépend très fortement du ou des pays cibles. Mais décliner son site en plusieurs langues reste de loin le meilleur moyen de communication avec ses clients voire ses futurs clients. Une ultime question se pose : faudrait-il privilégier certaines langues au profit des autres ?

Sonia AHAMADA

Article source : https ://www.icanlocalize.com/site/2016/09/new-markets-new-languages/

Les différences entre le traducteur indépendant et le traducteur salarié

Aujourd’hui, et plus particulièrement après la crise de 2008, nous nous trouvons dans une société où le chômage est fortement élevé, et où l’insertion sur le marché du travail est très difficile. Ce problème a d’autant plus d’importance pour les futurs traducteurs qu’ils voient l’accès à leur métier se compliquer avec l’apparition des nouvelles technologies (par exemple, les traductions assistées par ordinateur). Ainsi face à l’évolution du marché de la traduction, est-il plus intéressant de commencer à travailler en tant que traducteur indépendant ou en tant que traducteur salarié dans une agence ?

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De nombreux sondages montrent que beaucoup d’étudiants en traduction redoutent l’insertion sur le monde du travail de peur de ne pas trouver un travail de suite. En effet, ces étudiants appréhendent la fameuse excuse du « vous n’avez pas assez d’expérience » que les employeurs n’hésitent pas à utiliser à la suite d’un entretien d’embauche. C’est pourquoi, certains d’entre eux préfèrent se lancer en tant que traducteur indépendant sur le marché. Cependant, choisir ce statut demande certains prérequis essentiels pour s’en sortir sur le marché du travail. En effet, si l’on veut « survivre » sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant, il est important de savoir comment facturer son client. Il faut donc se demander à combien s’élève la T.V.A, comment facturer sa traduction (est-ce au mot ou à la page ?), quel est le prix moyen auquel je peux facturer le mot (1 € ? Plus ? Moins ?), doit-on facturer sur la base du texte source ou sur le texte final, qu’est-ce qui doit apparaître sur une facture etc. Toutes ces questions ne sont qu’une liste incomplète des problématiques qui se posent lorsqu’on se lance sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant. Et pourtant, beaucoup de futurs traducteurs ignorent la réponse à toutes ces questions.

C’est pourquoi, la majorité des jeunes diplômés en traduction choisissent au contraire, le statut de traducteur salarié qui, lui, est d’avantage documenté et mieux encadré. En effet, un traducteur salarié travaille dans un cadre précis sous la tutelle d’un patron qui s’occupe de la prospection et facturation des clients. Ce dernier est couvert par la mutuelle de son travail et cotise au sein de son travail pour sa retraite. De plus, en tant que traducteur salarié, on bénéficie à travers son entreprise de logiciels de traductions tels que Trados, MemoQ etc, tandis qu’en tant que traducteur indépendant, il faut payer de sa propre poche pour se procurer ces logiciels. Le traducteur salarié, lui, ne s’occupe de rien, à part fournir une traduction de qualité. On comprend alors que le statut de salarié engendre beaucoup moins d’inquiétudes et de dépenses. Ce sont les raisons pour lesquelles les futurs diplômés en traduction, par peur et par manque d’information sur le statut d’indépendant, décident de choisir cette voie qui, disons-le franchement, a l’air nettement plus compréhensible et sûre.

En conclusion, en tant que jeune diplômé il est essentiel de laisser la porte ouverte à toutes les options mêmes celles qui nous rebutent. Commencer en tant que traducteur indépendant peut être le moyen non seulement de se faire un peu d’expérience mais également de se faire progressivement de l’argent. La question qui se pose alors face à ces deux statuts est : être traducteur indépendant est-il plus rentable que traducteur salarié ?

Auréa ARTIS

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/03/08/el-salto-al-mundo-laboral-en-traduccion-e-interpretacion/

Le double-sens : le fléau de l’existence d’un traducteur

La langue est la manière par laquelle nous comprenons tout ce qui se passe autour de nous. C’est un ensemble de symboles qui représente les réalités d’une société et de sa culture. Elle est dynamique, et selon la société, la région, ou le pays, il y a toujours des différences,  subtiles ou non dans la manière de s’exprimer. Elle est donc un produit de la société où elle se développe et diffère d’un pays à l’autre. Le problème, c’est que dans la traduction d’une langue à une autre, il n’est pas toujours possible qu’un mot soit traduit de façon exacte pour donner la même signification que dans la langue source. Et donc voilà, le problème qui n’aura jamais de solution : le double-sens dans une traduction.

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Qu’est-ce que le double-sens ?

On parle de double-sens quand un mot ou une phrase peut avoir des interprétations différentes. Il peut être intentionnel ou non : un jeu de mots qui s’emploie en faisant une blague, une métaphore habilement conçue par un poète, ou juste un fait qui n’était pas du tout prévu. Quoi qu’il en soit, c’est rarement simple de traduire un mot ou une phrase avec un double-sens.

Le double-sens non intentionnel

Parfois dans la traduction, on se retrouve avec un texte qui contient un double-sens non intentionnel. Mais que faut-il faire dans cette situation ? En général, si la signification du double-sens est claire, il faut simplement faire en sorte que la traduction la transmette. Si le double-sens est trop ambigu, il vaut mieux en parler avec le client pour le prévenir du problème et lui demander une clarification pour pouvoir traduire le sens voulu. Il existe encore des mots ou des phrases dans une langue qui ont un double-sens selon le pays. En espagnol, le mot « chambear » s’utilise au Mexique, en Équateur et au Pérou pour « travailler, » mais en République dominicaine, cela signifie « inhaler de la cocaïne ». Il est donc très important de prendre en compte les double-sens possibles selon les pays et de s’assurer que la traduction est bien localisée pour les éviter.

Le double-sens intentionnel

Lorsqu’il est nécessaire de traduire vers plusieurs langues, il est beaucoup plus compliqué de traduire des ambiguïtés qui sont intentionnelles de la part du client. Pour quelques combinaisons de langues, il est bien possible de maintenir le double-sens, mais impossible pour d’autres. Par exemple, dans la blague suivante, la traduction de « purgatoire » fait toujours référence à un chat en anglais et en espagnol, mais en français, ce n’est pas le cas.

Where do cats go when they die ? – Purrgatory.

¿A dónde van los gatos cuando mueren ? – Purgatorio.

Par conséquent, s’il n’est pas possible de maintenir le double-sens, il faut prévenir le client et proposer une autre solution, telle qu’une reformulation complète ou un jeu de mots différent mais qui fonctionne dans la langue cible.

En tant que traducteur, les défis sont inévitables et la traduction des double-sens en fait partie. Parfois, ce double-sens peut être le fléau de votre existence sachant qu’il est difficile de traduire le sens dans sa totalité. Néanmoins, ce n’est pas toujours une situation impossible à gérer. Faîtes appel à votre créativité ! Vous pouvez y arriver !

Giselle Dunbar

Source : http ://traduccionexperta.com/doble-sentido-en-las-traducciones/

TRADUTECH : des défis et des privilèges

Certaines formations en traduction offrent à leurs étudiants la possibilité de travailler dans des conditions 100 % professionnelles et réelles au sein même de l’université. L’incontournable session Tradutech a lieu du 12 au 16 décembre 2016 pour le master des Métiers de Traduction-Localisation et de la Communication Multilingue et Multimédia à l’Université Rennes 2. Ce projet auquel 7 universités européennes participent est un des rites de passage obligatoires pour tous les étudiants en master de traduction.

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En quoi consiste la session Tradutech ?

 

Cette session comprend plusieurs jours de simulation de projets de traduction. Pour ce faire, la création d’agences fictives constituées d’étudiants en M2 et d’entreprises ou de clients représentés par les professeurs est nécessaire. Pour les étudiants participants, cette simulation consiste à mettre en pratique toute connaissance acquise au cours de la formation. Les agences une fois formées sont tenues de sélectionner les étudiants de M1 à la suite d’un recrutement. Après la constitution des équipes, toute une phase de négociation d’environ une semaine démarre, celle-ci peut s’étendre sur plusieurs jours en fonction des exigences du client. Les représentants de l’agence sont également amenés à planifier le processus de traduction en ayant recours à la gestion de projet (élaboration de cahier des charges, planning etc.). C’est à la suite de ces étapes que peut enfin commencer la semaine Tradutech.

Les objectifs

La professionnalisation fait sans doute partie intégrante de chaque master qui intègre cette session dans son parcours. C’est pourquoi le projet OTCT (Optimisation des cursus en traduction par la traduction technique collaborative) qui est à l’origine de cette simulation a pour objectif de relever des défis qui conjuguent connaissances académiques et compétences professionnelles. En effet, toutes sortes d’événements tels qu’un problème technique ou des délais soudainement serrés peuvent arriver pendant cette période. De plus, Tradutech ne consiste pas seulement à évaluer la manière dont les étudiants font face à ces diverses mises en situations. La cohésion au sein des équipes et l’efficacité de chaque membre seront mesurées indirectement.

Ce challenge nous aide à appréhender le monde de l’entreprise, les conditions de travail qui nous attendent dont certains étudiants ne sont pas forcément conscients même en effectuant des stages. Est-on mieux préparé pour le monde de l’entreprise ? La réponse est oui. Grâce aux efforts fournis pendant cette semaine, voire pendant sa préparation, tout le monde est gagnant. Tradutech ne se définit pas seulement comme un entraînement, cette session nous donne l’opportunité de nous projeter dans la vie professionnelle et d’avoir un ordre d’idée sur nos capacités.

 

Source : https ://www.sites.univ-rennes2.fr/lea/cfttr/tradutech-projet-otct/

Quel doublage pour quel budget  ?

Le doublage : une évidence pas si évidente

Quand il s’agit de faire découvrir une œuvre audiovisuelle en langue étrangère au plus grand nombre, le doublage est préféré au sous-titrage. Pas besoin de lire un texte pouvant nous couper de l’action : tous les personnages anglophones, asiatiques ou autres Russes semblent avoir miraculeusement appris le français pour le plus grand confort du spectateur. Christel Salgues, responsable du doublage chez TF1, parle d’une chute d’audience d’environ 30 % pour les programmes sous-titrés en comparaison avec les œuvres doublées.

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Cependant, si cette hausse de visibilité est alléchante, doubler des films ou des séries est loin d’être une décision évidente à prendre. En effet, le doublage a un prix, et pas des moindres : au lieu d’une simple traduction prenant en compte la longueur des phrases, tout un travail audio est également effectué, faisant alors gonfler les coûts. Tous les doublages ne se valant pas en ce qui concerne l’utilité et les tarifs, il faut alors sélectionner soigneusement celui qui sera utilisé.

Les moins vivants, les moins coûteux

Il semble évident que les doublages les moins onéreux, que ce soit dans le sens financier ou temporel du terme, sont ceux qui nécessitent le moins de travail en matière de voix. L’exemple le plus flagrant est la voix off, comme dans le cas de documentaires par exemple : il s’agit dans ce cas de remplacer la voix originale par la voix du doubleur, avec pour seule contrainte la durée de parole, afin de cadrer avec les scènes visuelles. Vingt minutes de voix off sont enregistrées en une heure de studio.

Le voice-over est une technique répandue dans le domaine journalistique, fréquemment utilisée lors d’interviews étrangères : la voix originale est conservée pendant deux à trois secondes, puis son volume est diminué afin de faire place au doublage. Là encore, pas d’artifice ni d’émotion : la phrase est débitée pour coller au timing de l’interview, mais rien d’autre n’est à prendre en compte. De ce fait, environ un quart d’heure de voice-over peut être enregistré en une heure de travail.

On peut également noter l’apparition récente des voix de synthèse pour les textes courts ne nécessitant pas de voix humaine, tels que des tutoriels ou nos répondeurs téléphoniques. Elles représentent une économie non négligeable, puisqu’il n’y a pas de recours à un doubleur ; les voix sont générées automatiquement par l’ordinateur.

Du doubleur au comédien de doublage

Si les techniques précédentes sont économiques, elles manquent indubitablement d’émotion et de profondeur. Pour remédier à cela, il faut savoir faire la différence entre un doubleur et un comédien de doublage. Ce dernier a pour but de faire « vivre » le doublage, remplaçant la voix originale par une interprétation tout aussi humaine.

On parle dans un premier temps de synchronisation de phrases : le comédien interprète phrase après phrase, s’appliquant à commencer au moment où un personnage parle et à finir au moment même où il s’arrête. Cette méthode laissant beaucoup moins de liberté à l’auteur de la traduction ainsi qu’à la personne donnant sa voix, une heure de travail est nécessaire pour produire dix minutes de synchronisation.

Enfin, le doublage auquel nous sommes confrontés dès que nous regardons un film ou une série américaine se nomme le lip-sync, comprendre par là « synchronisation des lèvres ». Tout est dans le mot : il s’agit de faire correspondre non seulement le texte, l’émotion et le temps de parole, mais également le mouvement des lèvres. Ceci requiert un travail complexe de la part des auteurs, puisqu’il leur faut adapter les sonorités de la traduction aux lèvres des acteurs. Le rendu est évidemment le plus apprécié, puisque cela donne l’impression que les acteurs parlent la langue cible comme s’ils étaient natifs ! Cependant, qui dit travail supplémentaire dit coûts supplémentaires. Seuls les films et séries diffusés par de grands distributeurs auront la chance d’avoir un budget alloué à leur doublage « lip-sync ». Le temps à consacrer est également plus conséquent, représentant une heure de travail en studio pour moins de cinq minutes de résultat final.

Pour faire simple, si notre cher Harry Potter maîtrise aujourd’hui aussi bien l’anglais que le français ou le népalais, il n’en aurait pas été autant si sa popularité n’avait pas été aussi fulgurante… et si son compte à Gringotts n’avait pas été aussi rempli.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Sources :

Sajan (source principale) : https ://www.sajan.com/variations-of-voice-over-dubbings/

Slate : http ://www.slate.fr/story/18195/pourquoi-la-france-double-t-elle-tout-le-monde

Pénurie d’interprètes dans les secteurs juridique et gouvernemental

Si l’on remarque une concurrence forte du métier de traducteur sur le marché mondial, le secteur de l’interprétation, lui, est en demande croissante mais peine pourtant à trouver des spécialistes. Cette pénurie s’observe essentiellement dans le secteur juridique ainsi qu’au sein des organisations mondiales et se produit la plupart du temps dans des langues rares.

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De plus en plus de personnes fuient leur pays natal en quête d’une meilleure vie et l’immigration est un facteur important dans la démocratisation de l’interprétariat, et surtout dans les langues rares. Aux États-Unis par exemple, on assiste à une demande croissante d’interprètes en langue Maya due à l’arrivée massive des Guatémaltèques, qui ne parlent pas l’anglais et ne maîtrisent pas l’espagnol. Les interprètes sont alors beaucoup recherchés dans les tribunaux pour leurs services afin de représenter les immigrés et faire valoir leurs droits auprès des institutions américaines.  Toutefois, les langues rares ne sont pas les seules recherchées par les tribunaux américains : l’espagnol est aussi très demandé pour représenter la communauté latino-américaine, pour la plupart hispanophone.

L’ONU est également un employeur important d’interprètes. L’organisation, forte de sa présence dans le monde, nécessite de nombreux interprètes. Et même si les langues dites « rares » telles que le chinois et l’arabe sont beaucoup recherchées car elles sont très présentes dans les échanges internationaux, les interprètes vers les langues plus « classiques » comme le français sont aussi beaucoup sollicités. C’est pourquoi, l’organisation sollicite des interprètes français pour travailler au sein du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences de l’ONU, au Siège de New-York, à Genève, à Nairobi et à Vienne, ainsi que dans les commissions régionales. Il est, cependant requis de maîtriser trois langues, dont les combinaisons anglais/espagnol et anglais/russe, tout en maîtrisant parfaitement une langue principale, c’est-à-dire le français.

Il est important de mentionner qu’il est nécessaire de maîtriser une langue étrangère aussi bien que sa langue maternelle. De fait, même s’ils doivent posséder des connaissances excellentes de toutes les langues avec lesquelles ils travaillent, les interprètes ne doivent surtout pas négliger la connaissance parfaite et irréprochable de leur langue principale, puisqu’il s’agit de la langue vers laquelle ils sont plus à même d’interpréter.

Avatar Mélody Launay

 

Source : https ://20000lenguas.com/2016/08/22/la-creciente-demanda-de-traductores-e-interpretes/

La traduction sans contexte, une navigation en eaux troubles

Lors de la réalisation d’une traduction, la nécessité de comprendre le contexte du document est vitale. En effet, cet élément constitue la base de toutes les étapes de la traduction, comme la terminologie, car il permet d’identifier le domaine auquel appartient le document, son but premier ou encore le public auquel il est adressé.

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Le contexte contribue ainsi à clarifier le contenu d’un document à traduire. Durant l’étape de terminologie, il permettra entre autres de faire la distinction entre les différents sens d’un mot afin de choisir le plus adapté à la situation. Pour ne pas dévier de notre sujet principal, nous vous invitons à consulter un article antérieur qui aborde le lien entre contexte et contenu.

Pour en revenir alors au problème initial, il convient de rappeler les différentes situations possibles :

  • Contexte partiel : dans le cadre de la localisation d’une image par exemple, le contexte pourra être deviné à partir des quelques éléments présents sur ladite étiquette pour comprendre à qui est adressé le produit.
  • Sans contexte : il est possible de rencontrer ce cas de figure lors de la révision simple d’un document fourni par votre client sans plus de précision. Autre cas de figure, il vous demande la traduction d’une liste de mots.

Dans un cas comme dans l’autre, il sera difficilement possible de s’en tirer seul. La solution la plus rapide et efficace est par conséquent de contacter le client afin de demander plus de détails concernant la commande. Ce contact peut être un gage de qualité car là où le contexte est évident pour le client, il ne l’est pas forcément pour le traducteur, qu’il s’agisse d’un client régulier ou pas.

Ce genre de difficultés liées au contexte ne peut pas se résoudre sans le client. En effet, dans le cas où le professionnel en charge de la traduction récupère un document sans contexte clair et visible, toute la gestion de sa traduction devra alors être adaptée en conséquence. Le temps de la recherche terminologique s’en retrouve biaisé car même si le document contient des termes permettant, éventuellement, une compréhension du contexte, le temps se sera déjà dangereusement écoulé. Dans le cas où il ne s’agit que d’une liste de mots, la gravité n’en sera que plus importante à cause du manque de certitude et d’une plus grande probabilité de commettre des erreurs.

Le contexte est donc un élément vital dans la traduction d’un document. Si le traducteur n’a ne serait-ce qu’un doute à son sujet, le plus judicieux est d’en discuter avec le client afin d’éviter qu’une erreur ne soit commise.

Mathieu Hergas

Source : http ://traduccionexperta.com/traducciones-sin-contexto/

Conseils pour débuter en tant que traducteur

Le métier de traducteur étant très varié et demandant de la rigueur, certains traducteurs débutants sont parfois trop inexpérimentés pour pouvoir se lancer dans un projet. Grâce à certaines astuces et conseils, vous pourrez donc vous perfectionner autant du point de vue personnel que professionnel.

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Conseil n°1 : amélioration du niveau de langue

Premièrement, que vous soyez issus d’une formation en langues étrangères ou dans un autre domaine, les langues sont aujourd’hui prédominantes et leur apprentissage permet un accès plus étendu dans le monde du travail. L’anglais, langue la plus utilisée dans le monde, est indispensable aujourd’hui en termes de communication internationale. C’est pourquoi, maîtriser une ou plusieurs langues, surtout pour un traducteur, est essentiel.

Afin d’acquérir plus de connaissances vous pouvez tout d’abord vous imprégner de la culture de la langue choisie grâce aux livres, aux films, ou à la musique. Si vous avez une passion ou des centres d’intérêts, servez-vous en. Par exemple, par le biais de jeux vidéo pour progresser de manière active et ludique. Si vous êtes plus intéressé par des séries, mettez-vous donc au sous-titrage de celles-ci.

Vous pouvez tout aussi bien avoir recours à d’autres moyens : les tandems linguistiques, les médias (journaux télévisés ou radio), ou simplement faire un voyage à l’étranger pour baigner dans la culture.

Conseil n°2 : le bénévolat

Pour allier la dimension personnelle à la dimension professionnelle, travailler en tant que traducteur bénévole est un atout non négligeable en termes de compétences. En effet, un traducteur, en début ou suite de carrière, peut acquérir de nouvelles compétences en traduisant de manière bénévole pour des entreprises ou associations et donc pallier à son manque de référence et/ou d’expérience. Que ce soit pour la traduction, le sous-titrage, ou même d’autres domaines, ce gain d’expérience peut s’avérer utile et très apprécié sur un CV. Par la suite, le traducteur pourra ainsi se constituer un portfolio.

Mondialement connue, l’organisation TED, proposant des vidéos de centaines de conférences, a initié en mai 2009 un projet de traduction. Grâce aux sous-titrages, ces vidéos touchent donc une plus grande partie de la population mondiale. Par ce biais, vous pourriez faire d’une pierre deux coups en gagnant plus de connaissances en termes de traduction audiovisuelle, mais aussi en aidant les autres.

De plus, vous pouvez proposer vos services à d’autres entreprises ou organisations, privilégier en outre les Organisations à but Non Lucratives (ONG), car celles-ci sont plus aptes à accepter des traducteurs bénévoles.

Conseil n°3 : forger sa marque, son réseau

De nos jours, l’ère numérique connaît une expansion dans le monde entier. Un traducteur débutant se doit donc de créer son propre site internet, le rendre facile d’accès et simple quant à la navigation. Ce site web professionnel permet de mettre en avant ses compétences (en langues ou traduction), ses qualités, des recommandations de précédentes entreprises ou organisations, etc. Un formulaire de contact en ligne pour un potentiel client est aussi recommandé.

En plus du site web, un traducteur débutant effectue auparavant des recherches quant à son domaine de spécialisation mais également sur le statut qu’il souhaite avoir (indépendant, salarié dans une entreprise, etc.). La réflexion est donc au préalable conseillée afin d’apporter le plus de réponses possibles à vos interrogations. Des professionnels sont également présents lors de salons (étudiant ou d’orientation) d’informations métiers, renseignez-vous donc sur les dates.

Pour finir, servez-vous des réseaux sociaux professionnels en ligne tels que LinkedIn, Viadeo ou encore Xing. Ces sites multiples vous permettent notamment de compléter votre CV en ligne, d’étendre votre réseau professionnel, mais aussi et avant tout de trouver du travail, parfois à l’international.

Bon courage à vous !

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/09/top-tips-for-language-students/

L’espagnol et ses dialectes en traduction

Au fil des siècles, l’espagnol est devenu la langue officielle de 20 pays et 560 millions de personnes le maîtrisent. De ce fait, l’expansion de cette langue implique des variations appelées dialectes. Le lexique d’une langue subit forcément des modifications suite à des phénomènes historiques tels que la colonisation de l’Amérique latine ou la conquête des Îles Canaries. Il va également de soi que la prononciation varie. Une voiture qui s’appelle « un coche » en Espagne s’appellera « un carro » en Amérique latine et le « z » ne se prononce pas de la même façon d’une région à l’autre par exemple. Comment la traduction s’adapte-t-elle face à ces éléments ? Et quelles sont les règles d’adaptation ?

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Prendre en considération l’existence des dialectes

Si le nombre d’hispanophones et de linguistes qui choisissent de se spécialiser dans cette langue ne cesse de croître, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur son usage dans le domaine de la traduction. En effet, l’enseignement de l’espagnol d’Espagne est le plus répandu voire le plus imposé au sein des formations linguistiques. Les traducteurs finissent cependant généralement par réaliser que la connaissance des différences lexicales existant entre les pays hispanophones est un bagage culturel indispensable.

Tenir compte de la variation diatopique d’une langue est alors nécessaire. Avant de déterminer la langue cible ou l’espagnol à employer pour traduire le document source, il faut d’abord définir le public cible ainsi que la thématique de ce document. L’espagnol neutre reste dans tous les cas privilégié pour une version espagnole de fiches techniques ou d’œuvres académiques. L’avantage de l’espagnol neutre se trouve dans sa compréhension par tous les hispanophones. En ce qui concerne les documents administratifs, les textes juridiques ou les contenus élaborés pour une stratégie marketing, leur version espagnole sera automatiquement transposée dans la variation nationale de cette langue. La traduction adaptée à une région spécifique reste toutefois coûteuse.

Les coûts et les contraintes

Les entreprises désirent généralement toutes adapter leur contenu au marché qu’elles visent. Cet idéal a, malheureusement, un coût très élevé. Les coûts obligent parfois les clients et les prestataires qui ont recours à la traduction à choisir entre l’espagnol Péninsulaire et l’espagnol du Mexique ou de la Colombie par exemple. Par conséquent, l’espagnol de Colombie et du Mexique peuvent être imposés à toute la population d’Amérique du Sud lorsque le budget est limité. Quant aux budgets encore plus restreints, il ne reste plus qu’à faire appel à l’espagnol neutre ou international. Cette nouvelle facette de l’espagnol sort tout droit de l’invention du lexique ou plutôt de la terminologie technique ou scientifique. Il s’agit donc d’un langage incompatible avec le marketing qui pourrait réduire les affinités entre une entreprise et son public visé.

Les coûts ne sont pas les seuls enjeux de la traduction vers l’espagnol. Cette langue évolue, notamment aux États-Unis où une sorte de Spanglish (un mélange d’espagnol et d’anglais) émerge peu à peu. Les expressions argotiques de chaque région connaissent aussi cette évolution. Même si ce type de diversification demeure non-officiel, les professionnels du marketing et de la communication l’emploient. Il en résulte alors des défis qui vont au-delà de la traduction pour les experts bilingues.

Aussi, rappelons-nous que cette diversité linguistique ne concerne pas uniquement l’espagnol. La majorité des langues vivantes connaissent ce phénomène. C’est à nous d’accepter l’usage de ces diverses langues et d’une veille linguistique permanente sur l’évolution de la langue dans laquelle nous nous spécialisons car celle-ci est primordiale.

Source : https ://www.sajan.com/spanish-translation-need-to-know-language-spotlight-series/