Les différences entre le traducteur indépendant et le traducteur salarié

Aujourd’hui, et plus particulièrement après la crise de 2008, nous nous trouvons dans une société où le chômage est fortement élevé, et où l’insertion sur le marché du travail est très difficile. Ce problème a d’autant plus d’importance pour les futurs traducteurs qu’ils voient l’accès à leur métier se compliquer avec l’apparition des nouvelles technologies (par exemple, les traductions assistées par ordinateur). Ainsi face à l’évolution du marché de la traduction, est-il plus intéressant de commencer à travailler en tant que traducteur indépendant ou en tant que traducteur salarié dans une agence ?

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De nombreux sondages montrent que beaucoup d’étudiants en traduction redoutent l’insertion sur le monde du travail de peur de ne pas trouver un travail de suite. En effet, ces étudiants appréhendent la fameuse excuse du « vous n’avez pas assez d’expérience » que les employeurs n’hésitent pas à utiliser à la suite d’un entretien d’embauche. C’est pourquoi, certains d’entre eux préfèrent se lancer en tant que traducteur indépendant sur le marché. Cependant, choisir ce statut demande certains prérequis essentiels pour s’en sortir sur le marché du travail. En effet, si l’on veut « survivre » sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant, il est important de savoir comment facturer son client. Il faut donc se demander à combien s’élève la T.V.A, comment facturer sa traduction (est-ce au mot ou à la page ?), quel est le prix moyen auquel je peux facturer le mot (1 € ? Plus ? Moins ?), doit-on facturer sur la base du texte source ou sur le texte final, qu’est-ce qui doit apparaître sur une facture etc. Toutes ces questions ne sont qu’une liste incomplète des problématiques qui se posent lorsqu’on se lance sur le marché du travail en tant que traducteur indépendant. Et pourtant, beaucoup de futurs traducteurs ignorent la réponse à toutes ces questions.

C’est pourquoi, la majorité des jeunes diplômés en traduction choisissent au contraire, le statut de traducteur salarié qui, lui, est d’avantage documenté et mieux encadré. En effet, un traducteur salarié travaille dans un cadre précis sous la tutelle d’un patron qui s’occupe de la prospection et facturation des clients. Ce dernier est couvert par la mutuelle de son travail et cotise au sein de son travail pour sa retraite. De plus, en tant que traducteur salarié, on bénéficie à travers son entreprise de logiciels de traductions tels que Trados, MemoQ etc, tandis qu’en tant que traducteur indépendant, il faut payer de sa propre poche pour se procurer ces logiciels. Le traducteur salarié, lui, ne s’occupe de rien, à part fournir une traduction de qualité. On comprend alors que le statut de salarié engendre beaucoup moins d’inquiétudes et de dépenses. Ce sont les raisons pour lesquelles les futurs diplômés en traduction, par peur et par manque d’information sur le statut d’indépendant, décident de choisir cette voie qui, disons-le franchement, a l’air nettement plus compréhensible et sûre.

En conclusion, en tant que jeune diplômé il est essentiel de laisser la porte ouverte à toutes les options mêmes celles qui nous rebutent. Commencer en tant que traducteur indépendant peut être le moyen non seulement de se faire un peu d’expérience mais également de se faire progressivement de l’argent. La question qui se pose alors face à ces deux statuts est : être traducteur indépendant est-il plus rentable que traducteur salarié ?

Auréa ARTIS

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/03/08/el-salto-al-mundo-laboral-en-traduccion-e-interpretacion/

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