Titres d’œuvres et choix de traduction

Autour de nous, tout porte la marque de la traduction. Qu’il s’agisse d’un produit alimentaire dont l’emballage est traduit en plusieurs langues afin d’être exporté le plus possible, d’un texte religieux transmis aux quatre coins du globe ou encore d’un site internet disponible en plusieurs langues dans le but d’en faciliter l’accès.

On pourrait considérer que la nature même de la traduction est volatile tant elle est modelée par l’évolution des langages et par les choix des traducteurs au cours de leurs travaux. C’est cet aspect que nous allons ici mettre en avant : les choix de traductions dans la culture. Parfois farfelus, ils ont en général un but précis déterminé par le traducteur et son client : rendre le produit plus compréhensible, plus commercial, etc. Nous nous attarderons plus précisément sur les titres d’œuvres de cinéma, de bandes dessinées ainsi que de romans.

Commençons donc par le cinéma ! Rien que sur les 50 meilleurs films jamais réalisés1, on constate différents styles de traductions pour les titres :

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  • Les traductions que l’on pourrait qualifier de fidèles, comme par exemple Le Silence des agneaux (The Silence of the Lambs), Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings) ou Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street).

  • Les titres inchangés : Fight Club, Reservoir Dogs, Into the Wild.

  • Les titres adaptés : Les Affranchis (The Goodfellas), Les Évadés (The Shawshank Redemption).

On notera également que nos cousins québécois font généralement d’autres choix de traduction, voire traduisent littéralement le titre. Ainsi, en prenant un nouvel exemple du classement, on remarque pour le film Phone Booth que le traducteur français a choisi Phone Game tandis que le traducteur québécois a traduit La Cabine. Ce choix du traducteur français a dû être fait dans l’esprit de mieux promouvoir le film en gardant un titre accrocheur.

Du côté de la littérature, on retrouve aussi différentes traductions dont des modifications par rapport au titre original. Prenons comme exemple le premier tome de la saga Harry Potter : Harry Potter and the Philosopher’s Stone est devenu Harry Potter and the Sorcerer’s Stone aux États-Unis. La modification la plus importante reste pour la traduction française : on se débarrasse de l’idée même de pierre pour garder Harry Potter à l’école des sorciers qui, semblerait-il, a un impact marketing bien plus important.

Pour terminer, intéressons-nous à la bande dessinée et au petit Gaulois nommé Astérix. En effet, si la plupart des titres sont traduits fidèlement, on notera certaines variations intéressantes lorsque les titres comportent des éléments d’une culture spécifique :

  • Le Bouclier arverne devient alors Asterix and the Chieftain’s Shield. L’implication géographique et historique du bouclier disparaît pour laisser place à son importance pour le chef gaulois.

  • D’un autre côté, on peut supposer qu’Astérix chez Rahàzade est devenu Asterix and the Magic Carpet car le traducteur n’arrivait pas à trouver un jeu de mot équivalent à celui avec Shéhérazade des contes des Mille et Une Nuits.

La traduction fait partie de notre environnement qu’il soit culturel ou économique. En ce qui concerne la culture, il est possible d’apprécier ou non les choix faits par le traducteur. Si ce n’est pas le cas… Eh bien, il ne reste qu’à profiter de l’œuvre dans sa version originale.

Mathieu HERGAS

1Classement établi par le site IMDb.

Source : http ://tavargentina.com/2016/10/lost-in-translation/

 

Pourquoi il ne faut pas oublier la culture dans la localisation

La traduction est un domaine très important dans un monde en constante évolution. Le désir des entreprises de toucher différents publics crée un besoin important de personnes polyglottes. Prenons le cas de Nintendo qui est une compagnie japonaise avec un marché qui dépasse ses frontières et qui vise un public international, la traduction a une place très importante. Mais, même Nintendo peut commettre des erreurs.

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Non, ce n’est pas ce que vous pensez !

En tant que traducteur, il ne faut pas seulement penser aux erreurs de grammaire, de style, de terminologie et tout ce que vos anciens professeurs ou patrons ont pu vous reprocher par le passé. La culture est aussi un facteur à prendre en considération dans la traduction. Il ne suffit pas de réfléchir à la variété de la langue à employer lorsqu’un document doit être localisé. Il faut également se rappeler qu’une langue véhicule une culture et qu’ainsi, il faut employer des référents qui parlent à la culture cible, à leur manière de penser. C’est ce que semble avoir oublié Nintendo quand ils ont décidé de standardiser le nom du Pokémon « Pikachu » pour leur public chinois. Fin mai, Nintendo, qui avait traduit le nom du personnage en « Bei-kaa-chiu » pour la version en cantonais et « Pi-ka-qiu » en mandarin, a décidé de n’utiliser que la version en mandarin. Par conséquent, la prononciation pour les locuteurs cantonais s’en est retrouvée changée et a fortement excédé la population de Hong Kong.

Une leçon pour tous

Le problème avec la décision de Nintendo, c’est que les habitants de Hong Kong, où la langue officielle est le cantonais, ont le sentiment que Nintendo a ignoré leur culture. Chez les locuteurs de cantonais, cette réaction découle de la sensation que leur langue est en train d’être remplacée par le mandarin. Bien-sûr, une harmonisation des traductions est normalement une bonne idée, mais la Chine a une population de 1 357 000 000 habitants. Si on considère le cas de la France, où il y a environ 66 030 000 habitants, on dénombre déjà beaucoup de cultures différentes selon la région ou la communauté. Imaginez alors la grande variété de cultures qui peut exister dans une population aussi large que celle chinoise et comment ce changement, au vu de la situation linguistique, a dû être perçu. En réalité, c’est une insulte ! C’est alors très important pour toutes les entreprises qui visent un public international d’être conscient des sensibilités culturelles pour ne pas provoquer des réactions similaires chez leurs clients que celles connues par Nintendo.

La traduction humaine : toujours ce qui est préférable

La technologie rend plus facile la traduction mais aussi en termes de communication. La traduction automatique est un service qui se voit de plus en plus, notamment sur Facebook. Mais la traduction n’est pas une science exacte. Il n’existe pas d’application capable de traduire avec exactitude n’importe quelle expression donnée. La langue est dynamique et elle change. Une phrase, selon le contexte, peut avoir plusieurs traductions. Et il faut donc considérer tous les facteurs, notamment la culture, qui peuvent avoir un impact sur une traduction. Une machine, ne peut pas penser, ni comprendre la culture ou la mentalité des personnes. Elle ne peut pas comprendre toutes les complexités d’une langue ou d’un marché. C’est-à-dire que quand il s’agit d’une clientèle si large et si variée, il faut des personnes derrière les traductions parce que ce sont elles qui vont adapter la traduction au public cible. Ça veut dire aussi que en tant que traducteur, votre rôle n’est pas tout simplement de traduire vers autre langue, mais aussi de faire des recherches si nécessaires, afin de comprendre votre public cible et mieux adapter le message ou le produit.

Giselle Dunbar

Source : https ://multilingual.com/language-in-business/translation-errors-culture/

La survie des langues mortes : une antithèse linguistique ?

Autopsie des langages disparus

Il faut tout d’abord distinguer ce qui fait que l’on considère une langue comme « morte » : pour faire court, une langue morte est considérée comme telle lorsque la dernière personne utilisant cet outil de communication comme langue maternelle décède.

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Cependant, comment une langue à part entière peut-elle disparaître ainsi ? Ce n’est évidemment pas un phénomène soudain. Certains langages régionaux ou nationaux jugés désuets, par exemple, cèdent leur place à d’autres plus utilisés : on notera, entre autres, la mise à mal du mexicain au profit de l’espagnol, similaire et beaucoup plus reconnu mondialement. Des contraintes plus physiques peuvent également en être la cause : en Turquie, la langue kurde s’est vue drastiquement restreinte à mesure que le peuple kurde subissait une ségrégation. Enfin, il faut noter que les langues sont en constant renouvellement, et leur évolution permanente peut être considérée comme une disparition continue des racines de la langue à chaque nouvelle génération.

Des morts encore persistants

Il serait cependant imprudent de considérer une langue morte comme enterrée à jamais. Bien au contraire, il existe de nombreuses raisons pour lesquelles, aujourd’hui encore, nous sommes bien plus entourés de ces langues antiques que nous ne l’imaginons.

Avant tout, certaines d’entre elles sont des piliers fondateurs de nos langues actuelles. Plus d’une quarantaine de langues parlées dans le monde aujourd’hui tirent leurs origines du latin ; et l’anglais, le français et l’italien ne sont pas en reste.

En dehors de l’utilisation quotidienne, le domaine scientifique est également fourni en matière de langues mortes. En effet, bien que la plupart des espèces possèdent bel et bien un nom d’usage, elles sont également toutes dotées d’un nom scientifique latin.

Archiver ou dépoussiérer ?

Cela dit, reconnaître que notre langue de tous les jours trouve ses origines dans des langues anciennes est une chose, mais que faire de ces dernières par la suite ? Faut-il aller de l’avant en laissant s’estomper les racines de nos langages ? Fort heureusement, cela ne semble pas être la direction actuelle.
Il faut savoir qu’étudier ces racines permet de mieux comprendre les bases de notre grammaire actuelle et d’étendre notre champ de vocabulaire. Ainsi, nous pouvons perfectionner notre langue maternelle et faciliter l’apprentissage de nouvelles langues. L’enseignement des langues anciennes est donc un atout considérable dans les connaissances linguistiques.

Pensons également aux nombreux écrits littéraires antiques n’existant que dans des langues considérées comme mortes : leur contenu serait perdu à jamais s’il n’existait plus personne pour enseigner (et d’autres personnes pour apprendre) la langue nécessaire à leur déchiffrage. Des traductions peuvent exister, mais ce serait un manque inestimable de ne plus pouvoir apprécier l’œuvre originale.

Il paraît alors improbable que les langues mortes le restent éternellement, tant leur ancienneté et rareté fascinent. Bien qu’elles ne soient plus parlées, leurs racines sont ancrées dans le temps et restent encore visibles de nos jours. Le jour où nous souhaiterons au latin et ses camarades de « Requiescat In Pace » n’est donc pas encore venu…

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/useful-can-dead-language/ 

Comment améliorer un projet de traduction ?

Plusieurs agences de traduction ont récemment décidé de faire face aux contraintes imposées par les méthodes classiques de gestion de projet. L’objectif de ces entreprises est de rendre leurs activités moins exhaustives ou chronophages et de fidéliser leur clientèle. Pour ce faire, rien de tel qu’une simplification des feuilles de route ou qu’une schématisation plus claire du plan de travail.

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Une remise en cause des méthodes de gestion de projet 

Il faut se pencher sur les différentes étapes de projet que nous suivons habituellement pour mieux comprendre les échecs de certains processus de traduction. Ces phases de traduction se définissent généralement après avoir établi le cahier des charges. Les chefs de projet alimentent souvent ces étapes en fonction des détails présents dans le cahier des charges. Appliquer cette méthode aveuglément diminue néanmoins la performance des linguistes qui interviennent durant le projet. En effet, plusieurs de ces étapes seraient inutiles et ralentiraient le rythme de production de l’entreprise. Prenons l’exemple d’une traduction pour un client dans le e-commerce faisant appel à une agence dans le but de localiser son site de vente en ligne. Celui-ci privilégiera logiquement la traduction des descriptifs de ses produits et sera moins pointilleux quant au reste du contenu de son site. Pourtant, certains traducteurs, en s’attardant sur la totalité des données reçues, fournissent le même effort pour chaque échantillon à localiser. D’ailleurs, la gestion de données risque d’être inefficace et d’affecter la qualité du produit final à traduire si elle ne comprend pas de classification. Cela arrive notamment quand le prestataire ne prend pas ces critères de hiérarchisation en compte. En somme, trop de ressources matérielles et humaines seront mobilisées sans que cela ne soit nécessaire. Ce qui implique des coûts élevés et un travail rébarbatif pour les employés de l’agence.

L’optimisation de la traduction

Il existe plusieurs manières de contourner les difficultés et les obstacles liés à la traduction tout en l’optimisant. L’instrument clé de cette optimisation est la simplification. Ce principe suscite des réticences chez les prestataires mais porte tout de même ses fruits. Tout d’abord, il est nécessaire de réduire le surplus de travail à la charge des salariés précédemment cités. La majorité des entreprises redynamise leur flux de production grâce à des outils informatiques tels que l’automatisation qui rentabilise la production de traductions réalisées. Elle s’avère être profitable notamment pour les contenus volumineux. Ces établissements ont souvent recours aux interfaces de programmation pour bénéficier d’un gain de temps juste avant la phase de publication des contenus. Une agence qui dispose de ces outils informatiques est logiquement plus rapide durant l’étape de traduction. La simplification concerne également la planification du projet. Les agences qui ne disposent pas des logiciels mentionnés ci-dessus peuvent tirer avantage du système de hiérarchisation et de priorisation pour progresser dans leurs missions. Certaines ressources humaines peuvent être réduites en fonction du contenu auquel le client donnera automatiquement plus d’importance par exemple. Dans le cadre de la hiérarchisation des complexes sémantiques, des segments ou des extraits à traduire, le contrôle qualité intervient moins souvent. La plus grande partie de l’innovation réside dans l’adaptation de l’agence à chaque projet reçu : les paramètres relatifs à la planification (et à la programmation pour les agences qui disposent de logiciels) seront constamment modifiés.

Source : https ://www.smartling.com/blog/how-to-move-fast-break-things-translate-smart/

Faciliter l’insertion d’un interprète sur le marché professionnel

L’interprétation est un métier qui nécessite de solides connaissances linguistiques mais également un bon bagage d’expériences. Pour les jeunes diplômés de l’interprétariat, le saut dans la vie active est bien souvent délicat car leurs études ne les ont, pour la plupart, pas si bien préparés au « vrai monde ».

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Pour commencer, il est demandé de posséder un niveau d’étude correspondant aux attentes du métier ; bien souvent, le bac + 5. Pour se démarquer et se mettre en valeur, l’intégration sur le marché du travail sera plus facile si l’interprète est spécialisé. On recherche fréquemment une spécialisation juridique, technique ou scientifique.

Avoir des connaissances solides et une spécialisation c’est bien beau, mais cela permet-il vraiment de faciliter l’insertion professionnelle ?

Il est vrai qu’une expérience accrue est souvent requise pour exercer le métier d’interprète. Or, après l’obtention de son diplôme, les seules expériences valorisantes qu’un interprète possède ne sont que les stages (s’il en a eu au cours de sa formation). C’est pourquoi il est de plus en plus fréquent de faire appel à des tuteurs dont l’objectif est de transmettre leurs expériences et leur savoir, en échange d’une expertise scolaire et technologique plus récente.

Grâce à cette méthode, les nouveaux interprètes peuvent ainsi être conseillés sur les zones d’ombre de l’interprétation telles que les limites du métier, les techniques d’interprétation et le genre de contrat qu’il faut accepter ou refuser. La gestion des affaires est également un domaine important, qui n’est pas forcément acquis pour les nouveaux interprètes travaillant à leur compte ; c’est pourquoi les tuteurs peuvent apporter leurs connaissances sur les taxes, les obligations légales et la détermination des prix par exemple.

Pour avoir un tuteur, il est possible de le demander directement à ses collègues, à des interprètes partis à la retraite, ou en faire part à nos connaissances qui connaîtraient des personnes intéressées. Les méthodes de tutorat sont différentes, il est conseillé d’en discuter avec le tuteur et de convenir de la meilleure méthode adaptée aux besoins du nouvel interprète. On peut préférer un tuteur situé à proximité qui permettrait un suivi plus attentif et consciencieux, ou bien un tuteur qui habiterait plus loin, mais qui laisserait plus de libertés et d’autonomie dans le travail.

Pour les tuteurs c’est un moyen de se mettre à la page sur les nouvelles méthodes d’interprétation qui aujourd’hui ne se résument pas qu’à l’interprétation de conférence, mais aussi aux vidéoconférences, aux diffusions en continu sur les sites web, etc. Cela leur permet aussi de développer un sens de la pédagogie et de leur permettre de découvrir une nouvelle facette de leur métier d’interprète, qui à la longue, peut s’avérer répétitif.

Les organisations internationales sont évidemment les premières sources de travail et sont à la recherche de candidats capables de délivrer un niveau de connaissances que les jeunes diplômés ne possèdent pas forcément. Les compétences linguistiques, les connaissances et l’expérience sont des éléments clés pour ces grandes organisations, mais un nouvel interprète qui vient d’arriver sur le marché du travail, ne possède pas forcément toutes ces bases. Il est alors judicieux et important pour le développement de sa carrière professionnelle de faire appel à des tuteurs qui sauront apporter des bases solides au métier.

Avatar Mélody Launay

Source : http ://aibarcelona.blogspot.fr

Les secrets pour se démarquer auprès des agences de traduction

Il existe des centaines d’agences de traductions et, surtout, des centaines de traducteurs. Que vous soyez un traducteur indépendant à la recherche de projets, que vous souhaitiez intégrer une équipe en interne ou que vous soyez à la recherche d’un stage dans le cadre de vos études, une chose est sûre, vous allez devoir faire la différence !

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Gardez en tête que le marché de la traduction est compétitif

Dans l’hypothèse où vous tomberiez sur une offre d’emploi particulièrement alléchante, n’allez pas vous imaginer que vous serez le/la seul(e) à postuler dans cette entreprise. Le marché de la traduction est extrêmement compétitif. Si vous êtes indépendant vous allez devoir trouver le bon tarif, pas trop élevé, mais surtout pas trop bas pour montrer que vous êtes sérieux et que vous faites un travail de qualité. Pour être salarié dans une agence de traduction, les places sont chères car sont sélectionnés seulement les meilleurs traducteurs partout dans le monde. Vous aurez probablement plus de chance pour trouver un stage mais la démarche ne sera pas non plus facile. Alors comment faire pour être certain que votre candidature sera prise en compte ?

Renseignez-vous un maximum sur l’agence

Cette étape, pourtant évidente, est souvent négligée et à tort, car elle ne prend pas beaucoup de temps et vous sera d’une grande utilité. Ne vous contentez pas d’envoyer votre CV et lettre de motivation à la DRH ou à la première adresse e-mail sur laquelle vous tombez : explorez le site internet de l’agence, vous tomberez peut-être sur une offre de travail ou de stage avec le nom et l’adresse e-mail de la personne à qui s’adresser pour cette position. Cela montrera que vous avez un véritable intérêt pour l’agence et que vous n’envoyez pas la même candidature à toutes les autres. En cherchant, vous dénicherez également des informations importantes que vous pourrez mentionner dans votre lettre en expliquant pourquoi cette agence est la meilleure pour vous et vos compétences par rapport à ce que vous avez trouvé.

Si une réponse arrive rapidement, ne sautez pas de joie. Pensez bien à vous renseigner auprès de personnes ayant déjà travaillé pour cette entreprise pour voir comment elle fonctionne. En particulier pour les traducteurs indépendants, il est très important de vérifier si les tarifs au mot sont décents. En d’autres termes : il est vrai que trouver du travail est difficile pour un traducteur, mais il ne faut pas accepter tout et n’importe quoi.

Soignez votre CV

Ne faites pas un CV trop détaillé ou farfelu, misez directement sur vos expériences et vos compétences en relation avec le poste pour lequel vous postulez. Enlevez toute expérience qui n’a aucun lien, sauf si vous êtes nouveau sur le marché et que vous devez remplir les blancs.

Réfléchissez à une compétence ou une expérience qui pourrait vraiment vous démarquer des autres. Bien sûr vous allez être fier/fière d’indiquer que vous avez d’excellentes capacités en allemand à l’écrit et à l’oral mais c’est le cas de plusieurs personnes postulant pour la même offre. Peut-être avez-vous effectué un stage d’informatique un été, rédigé un blog, ou peut-être maîtrisez-vous un logiciel peu courant. Si vous pensez bien à tous les détails, vous aurez beaucoup plus de chance d’être contacté par l’agence. Faites cependant bien attention à ce que tout ce que vous indiquez soit vérifiable. Si ce n’est pas le cas, cela pourrait vous porter préjudice et rendrait encore plus difficile votre recherche.

Enfin, il va sans dire qu’il est extrêmement important de relire votre candidature un maximum de fois pour vous assurer qu’elle reflète la meilleure image de vous-même et surtout qu’il n’y ait strictement aucune faute d’orthographe. Pour un traducteur, ce serait tout de même un comble.

Avatar Anne-Claire Nourian

 

source : https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/advice-translators-when-approaching-translation-agencies-part-1

De l’importance d’avoir une base terminologique

Lors du processus de traduction, il est important de savoir comment traduire les termes et expressions correspondant à un domaine donné. De ce fait, il est recommandé d’élaborer une base terminologique afin d’avoir un outil fiable auquel se reporter en cas de doute sur la signification d’un terme.
Créer une base terminologique est peut-être long et fastidieux, mais cet outil est fortement recommandé et réellement pratique pour traduire tous types de documents. En effet, il permet de gagner du temps et ainsi d’être plus efficace, que l’on travaille seul ou en équipe.

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Documentez-vous

Avant de commencer à remplir votre base, il est important d’avoir une idée des termes et phrases que vous allez devoir y ajouter. Pour ce faire, renseignez-vous sur tout ce qui peut vous sembler utile en premier lieu, qu’il s’agisse de termes utilisés pour communiquer avec vos clients ou de termes relatifs au domaine dans lequel vous vous spécialisez.
Vous pouvez chercher des informations sur Internet et lire tous types de documents imprimés ; toute source fiable est bonne pour enrichir votre base terminologique et approfondir vos connaissances. Cela vous permettra d’assimiler pleinement le vocabulaire et, par la suite, d’améliorer vos traductions.

Respectez les noms propres

Pensez à lister les noms de marques, d’entreprises et de produits que vous aurez peut-être à traduire, ainsi que ceux que vous devrez laisser en langue source. Pour être sûr de savoir ce que vous devez traduire ou non, n’hésitez pas à communiquer avec votre équipe et à rechercher les noms de produits qui doivent être traduits et, surtout, comment les traduire pour conserver la cohérence tout au long traduction du document. Il ne faut pas oublier que traduire ce qui ne doit pas l’être ou mal traduire ce qui doit être traduit nuit grandement à la qualité de la traduction et donc à la réputation des traducteurs.

Concertez-vous sur les mots clés

La communication avec votre équipe s’applique également aux termes clés. En effet, les termes et expressions spécifiques à un domaine doivent être traduits avec autant de précision que possible et toute l’équipe doit s’accorder sur leur traduction. En ce qui concerne les acronymes, vous devez toujours chercher s’il en existe une traduction : s’il y en a une, insérez tout simplement la traduction et la signification de l’acronyme dans votre base terminologique. S’il n’y en a pas, vous devrez conserver l’acronyme original et expliquer clairement et précisément sa signification.

Phraséologie et communication

Enfin, votre base terminologique ne sera pas complète si vous n’y ajoutez pas les phrases qui concernent la manière dont les clients doivent solliciter votre aide dans la partie phraséologie. Ainsi, votre base doit non seulement inclure les phrases relatives au domaine du document à traduire, mais elle doit également inclure les phrases qui concernent votre propre entreprise, c’est-à-dire comment vos clients doivent vous contacter, comment peuvent-ils trouver le site de votre entreprise, etc.

N’oubliez pas que la communication avec vos clients est un atout à ne pas négliger sur le marché de la traduction. De ce fait, la traduction de ces phrases doit toujours respecter les mœurs dans la langue cible et la cohérence doit être conservée, que cela concerne les réponses aux courriers électroniques ou les réponses aux appels téléphoniques des entreprises qui font appel à vos services.

Ainsi, bien que le processus de création d’une base terminologique claire et riche soit laborieux, il faut malgré cela s’en occuper sérieusement et dès que possible, sachant qu’une base complète qui contient les termes et phrases nécessaires vous fera gagner un temps précieux lors de vos futurs travaux. Ce gain de temps n’est pas négligeable si vous voulez être efficace et, par la suite, vous faire connaître davantage pour la qualité de votre travail.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://blog.vengaglobal.com/why-you-should-start-working-on-your-translation-glossary-now

Argot

Tout d’abord, il est important de rappeler qu’aucune forme d’argot ne peut rivaliser avec l’impératrice de celle-ci : le verlan franco-français, que le dubitatif écoute de la bouche de Fabrice Lucchini dans Tout peut arriver. Cela n’empêche pas pour autant d’en voir fleurir dans toutes les langues que ce soit pour des raisons pratiques, d’appartenance à un milieu social, ou encore juste pour s’amuser !

On trouve chez les anglophones l’exemple des totes abbreviations ou totesing, procédé consistant à abréger des mots par troncature (le mot totes est lui-même la forme ainsi abrégée du mot totally).

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Ces abréviations se forment en quatre étapes simples et intuitives, à condition d’être soi-même anglophone, ou de parler couramment l’anglais :

  • Repérer et isoler la syllabe accentuée. Pour ginormous par exemple, ce sera gi – NOR – mous.
  • Y associer toutes les consonnes consécutives suivantes : norm.

Il est important de noter qu’il s’agit ici d’oral, non d’écrit. Ainsi, pour le mot comfortable le résultat de cette étape serait comft car le or n’est pas prononcé. De plus, en anglais, le ton est toujours montant sur la fin d’une syllabe, ainsi un mot comme republican restera repub, sans devenir republ.

  • Ajouter ensuite la ou les syllabes précédentes et se débarrasser de tout le reste !
  • Cette dernière étape est facultative : il est possible d’ajouter un suffixe afin de « personnaliser » l’abréviation :–s/z (ginormz), -y/ie (girnomie), -o (girnormo), ou encore la forme plurielle en –s/z (ginormsies).

Vous voilà désormais professionnel des totes abbreviations, mais maintenant que le fonctionnement de celles-ci ne constitue plus une science obscure, se pose la grande question : à quoi cela peut-il bien servir ?

Le procédé est bien plus ancien encore, on en trouve d’ailleurs des exemples dans la chanson S wonderful d’Adele Astaire et Bernard Clifton en 1928. Il est probable que son émergence au début du XXIème siècle soit due à l’apparition des SMS, tweets, et autres messageries instantanées car il permet de raccourcir les mots, ce qui s’avère être utile pour l’usager de ce genre de services. Cependant, son utilité principale, qu’il a en commun avec les autres formes d’argot, est de marquer l’appartenance à un groupe social : dans le cas du totesing, il s’agira d’adolescents et de jeunes adultes, à quelques exceptions près.

De plus, s’il y a bien une chose que l’argot révèle c’est cette volonté qui sommeille en chacun de nous de toujours tordre, distordre, tronquer ou rallonger les mots selon des procédés plus innovateurs les uns que les autres, et tout cela juste pour s’amuser ! Car, si utilité pratique il y a derrière chaque forme d’argot, il faut reconnaître que beaucoup d’entre elles naissent d’une volonté de jouer avec les mots. Prenons un exemple personnel, simple et efficace, pratiqué avec des amis : il s’agit ici d’appliquer le pluriel irrégulier des noms en -al (un bocal / des bocaux par exemple) à des mots qui, au singulier, se terminent par le son –o, si on part sur le principe que le mot original est le pluriel. On parlera ainsi d’un paquebal, avec son pluriel des paquebots, un pizzaiolal et des pizzaiolos (et non des pizzaioli comme le voudraient les disciples de Dante), un lavabal et des lavabos, etc… Ce procédé n’a aucune autre utilité que de jouer avec les mots, et il en existe des dizaines de ce type, car nombreux sont ceux qui avec leurs amis se créent ce genre de lexique.

Aussi, maintenant que vous maîtrisez le totesing, vous êtes invité à ne pas vous y cantonner ! Quel que soit le nombre d’idiomes que vous manipulez, alimentez chacun d’entre eux de votre créativité : riez, jouez, jonglez avec les mots, faites vivre la langue par l’argot !

Florian Huynh-Tan

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/2016/08/04/linguist-reveals-how-we-totes-abbreve/

La gestion de la terminologie d’entreprise et son utilité

La création d’un glossaire est sans doute une des dernières choses à laquelle une entreprise pense lorsqu’elle décide de s’exporter à l’étranger. Il s’agit pourtant d’une étape primordiale si l’on veut être sûr que l’image de son entreprise reste professionnelle, qualitative et cohérente. Et cela bien avant la traduction de certains documents.

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Car si les jargons sont si présents à la fois dans un secteur professionnel, dans une filiale, ou même dans un service, alors la communication entre les différentes composantes de l’entreprise peut s’en trouver facilement troublée…

Heureusement, c’est là que la gestion de la terminologie d’entreprise vient à la rescousse. Le principe de cette gestion est très simple : s’assurer que l’entièreté de l’entreprise utilise le même vocabulaire pour désigner les mêmes concepts.

Son succès peut apporter à l’entreprise des clés indispensables à son bon fonctionnement. Permettre à ses employés, quelle que soit leur place dans l’entreprise, de se transmettre des informations avec fluidité et fiabilité est une base fondamentale lorsqu’on veut assurer une bonne communication interne et externe. Et les firmes, tous domaines confondus, savent reconnaître l’importance de la communication pour leur développement.

Malheureusement, la mise en application d’une terminologie commune peut être extrêmement complexe et difficile, surtout s’il s’agit d’une compagnie internationale de grande ampleur. Dans ce dernier cas, cela a généralement déjà été pris en compte, mais parfois, son importance peut avoir été sous-estimée, et beaucoup de travail reste encore à faire dans ce sens.

Cela reste vrai malgré l’avancement des technologies, mais les plus grosses défaites commerciales qu’ont dû essuyer les grosses entreprises datent surtout d’avant les années 2000. C’est le cas pour le constructeur Mitsubishi, lors du lancement de sa voiture « Pajero 4WD » en Espagne. Tout se serait bien déroulé, si le mot « pajero » ne voulait pas dire « abruti » en espagnol !

Lorsque la terminologie d’une entreprise souffre d’une mauvaise gestion, c’est souvent la traduction qui en pâtit le plus. Ces traductions, lorsqu’elles sont destinées au public, peuvent ternir véritablement la réputation d’une marque, mais peuvent aussi en ralentir durablement les échanges internes. C’est une problématique souvent bien connue des traducteurs, car si les entreprises l’ignorent parfois, eux savent l’importance de la terminologie dans l’exactitude de leur travail.

L’enjeu sera alors pour eux de convaincre les entreprises de l’utilité de la gestion de leur terminologie. L’argument le plus efficace peut être de mentionner les coûts supplémentaires que son absence suscite : des délais plus longs à cause de la création complète d’un glossaire, les demandes de validation des glossaires, les nombreuses relectures nécessaires pour corriger des documents traduits sans glossaires, ou par des traducteurs différents… Les exemples ne manquent pas.

Si vous êtes un traducteur dont le client est peu enclin à passer par le processus complexe de la création d’une terminologie fixe, rassurez-le donc : sans aucun doute, ses efforts lui offriront à long terme un gain de temps et d’argent considérable.

Gaël Le Lostec

Source : https ://www.sajan.com/translation-term-management-glossaries/

La traduction au service de la communication pour notre santé

La population mondiale fait régulièrement face à des crises sanitaires, comme en témoigne l’épidémie de Zika, qui menace de nombreux habitants dans les pays d’Amérique, du Pacifique et d’Asie du Sud-Est. Pour nous prémunir de ces risques, les 194 États membres de l’Organisation mondiale de la Santé collaborent étroitement dans les domaines de la surveillance et de la recherche. Afin d’assurer le bon déroulement de ces étapes, une bonne communication entre les différents acteurs est nécessaire.

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Le rôle de la traduction dans la stratégie de communication de l’OMS

La traduction joue un rôle essentiel dans la stratégie de communication de l’OMS. Elle concerne à la fois son personnel, ses collaborateurs et le public auquel elle s’adresse.
Pour commencer, la traduction intervient à l’intérieur de l’organisation, laquelle travaille à partir de six langues officielles depuis 1978. De fait, l’intégralité de ses publications sont traduites en l’anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, en français et en russe. Il en est de même pour son site internet depuis 2005.
Elle intervient ensuite au niveau de la surveillance et de la recherche entre les différents États membres. En effet, l’OMS veille à ce que l’ensemble des acteurs impliqués dans ces étapes (gouvernements, chercheurs, etc.) soient en mesure de se comprendre en dépit des barrières linguistiques.
Enfin, la traduction intervient lorsqu’il faut transmettre des consignes de prévention à des populations confrontées à une même crise sanitaire dans plusieurs pays. Elle est diffusée par le biais de différents supports de communication, (brochures, affiches, annonces diffusées par les radios et chaînes de télévisions, sites internet etc.) et elle doit respecter des normes de qualité.

Les facteurs pris en compte pour la traduction

Afin de minimiser les risques de décès liés à une épidémie, la traduction doit être intégrée dans une stratégie de communication qui tienne compte de l’usage d’Internet, du taux d’alphabétisation et du multilinguisme.

Premièrement, la prise en compte de l’usage d’Internet dans les pays concernés par la crise sanitaire permet de déterminer le nombre d’habitants pouvant être informés en ligne. Dans les pays où l’on recense une forte proportion d’internautes, la diffusion de messages de prévention sous la forme de vidéos en ligne a un impact élevé. En revanche, dans les pays les moins avancés, la portée de ces messages est plus faible.

Deuxièmement, la prise en compte du taux d’alphabétisation des pays permet de déterminer la proportion d’habitants devant être informés par des messages à l’oral. Le taux d’alphabétisation ne dépasse pas 50 % dans certains pays, c’est pourquoi il est indispensable d’associer les messages radiophoniques et les annonces télévisées aux messages écrits.

Troisièmement, la prise en compte du multilinguisme permet de s’assurer que tous les habitants d’un même pays aient accès aux informations de prévention. Les dialectes locaux peuvent être à l’origine de ce multilinguisme.

En conclusion, la traduction d’un message préventif ne doit pas être une simple copie du message original mais doit être adaptée dans l’urgence pour le bien-être des habitants.

Stéphane Bagassien—Catalan

Source : https ://www.sajan.com/know-translation-affects-communicating-global-health-issues/