Faciliter l’insertion d’un interprète sur le marché professionnel

L’interprétation est un métier qui nécessite de solides connaissances linguistiques mais également un bon bagage d’expériences. Pour les jeunes diplômés de l’interprétariat, le saut dans la vie active est bien souvent délicat car leurs études ne les ont, pour la plupart, pas si bien préparés au « vrai monde ».

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Pour commencer, il est demandé de posséder un niveau d’étude correspondant aux attentes du métier ; bien souvent, le bac + 5. Pour se démarquer et se mettre en valeur, l’intégration sur le marché du travail sera plus facile si l’interprète est spécialisé. On recherche fréquemment une spécialisation juridique, technique ou scientifique.

Avoir des connaissances solides et une spécialisation c’est bien beau, mais cela permet-il vraiment de faciliter l’insertion professionnelle ?

Il est vrai qu’une expérience accrue est souvent requise pour exercer le métier d’interprète. Or, après l’obtention de son diplôme, les seules expériences valorisantes qu’un interprète possède ne sont que les stages (s’il en a eu au cours de sa formation). C’est pourquoi il est de plus en plus fréquent de faire appel à des tuteurs dont l’objectif est de transmettre leurs expériences et leur savoir, en échange d’une expertise scolaire et technologique plus récente.

Grâce à cette méthode, les nouveaux interprètes peuvent ainsi être conseillés sur les zones d’ombre de l’interprétation telles que les limites du métier, les techniques d’interprétation et le genre de contrat qu’il faut accepter ou refuser. La gestion des affaires est également un domaine important, qui n’est pas forcément acquis pour les nouveaux interprètes travaillant à leur compte ; c’est pourquoi les tuteurs peuvent apporter leurs connaissances sur les taxes, les obligations légales et la détermination des prix par exemple.

Pour avoir un tuteur, il est possible de le demander directement à ses collègues, à des interprètes partis à la retraite, ou en faire part à nos connaissances qui connaîtraient des personnes intéressées. Les méthodes de tutorat sont différentes, il est conseillé d’en discuter avec le tuteur et de convenir de la meilleure méthode adaptée aux besoins du nouvel interprète. On peut préférer un tuteur situé à proximité qui permettrait un suivi plus attentif et consciencieux, ou bien un tuteur qui habiterait plus loin, mais qui laisserait plus de libertés et d’autonomie dans le travail.

Pour les tuteurs c’est un moyen de se mettre à la page sur les nouvelles méthodes d’interprétation qui aujourd’hui ne se résument pas qu’à l’interprétation de conférence, mais aussi aux vidéoconférences, aux diffusions en continu sur les sites web, etc. Cela leur permet aussi de développer un sens de la pédagogie et de leur permettre de découvrir une nouvelle facette de leur métier d’interprète, qui à la longue, peut s’avérer répétitif.

Les organisations internationales sont évidemment les premières sources de travail et sont à la recherche de candidats capables de délivrer un niveau de connaissances que les jeunes diplômés ne possèdent pas forcément. Les compétences linguistiques, les connaissances et l’expérience sont des éléments clés pour ces grandes organisations, mais un nouvel interprète qui vient d’arriver sur le marché du travail, ne possède pas forcément toutes ces bases. Il est alors judicieux et important pour le développement de sa carrière professionnelle de faire appel à des tuteurs qui sauront apporter des bases solides au métier.

Avatar Mélody Launay

Source : http ://aibarcelona.blogspot.fr

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