Contenu marketing : comment faut-il le traiter en traduction ?

Traduire du contenu marketing sans que des idées se perdent en route n’est pas chose facile ! Lumière sur un domaine sensible…

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En traduction, il est essentiel de respecter le sens d’un document source, et notamment d’être le plus fidèle possible au style et aux idées de l’auteur. C’est d’autant plus le cas dans le domaine du marketing. Dans le cadre de cette analyse, nous allons voir en quoi ce domaine est sensible à traiter, et nous aborderons quelques méthodes pertinentes utilisées par les professionnels de la traduction marketing.

Dans la majorité des cas, marketing rime avec argent. En effet, si une entreprise a besoin de faire traduire du contenu, c’est sans doute dans le but de développer un produit à l’étranger. Par conséquent, il y a de l’argent en jeu. C’est l’une des raisons qui font du marketing un domaine sensible, où, comme souvent, le traducteur n’a pas le droit à l’erreur. Effectivement, si du contenu passe à la trappe, qu’il est mal adapté à la culture du pays cible, ou encore au public cible, cela peut se traduire (et c’est le cas de le dire) par un échec pour l’entreprise. Dans le pire des cas, l’image de l’entreprise peut même être endommagée. À vrai dire, dans deux pays voisins, la réputation d’une même entreprise peut varier considérablement ! Par contre, si la mission est réussie, les retombées peuvent être spectaculaires pour l’entreprise qui cherche à commercialiser son produit à l’étranger. Le produit en question peut parfois avoir plus de succès à l’étranger que dans le pays où il a été pensé, lancé, et commercialisé. D’où l’importance pour une entreprise de faire bien attention aux traducteurs qu’elle décide de choisir pour un projet marketing. Prenons l’exemple d’un projet anglais vers français. Ici, il sera indispensable que le traducteur sélectionné soit de langue maternelle française, afin qu’il soit bien imprégné de la culture du pays et des subtilités de la langue française.

Zoom sur la transcréation 

Qu’est-ce que la transcréation ? Il s’agit d’une technique utilisée par les traducteurs, qui consiste à aller au-delà de la traduction, notamment lorsque celle-ci ne fonctionne pas dans une langue cible. Un exemple célèbre de transcréation ayant fonctionné, est celui du slogan de Haribo – la grande marque de confiserie allemande, que l’on connaît presque partout dans le monde. En effet, celui-ci avait dû être modifié, car la simple traduction du slogan allemand d’origine n’avait rien de saisissant en anglais. L’entreprise avait donc fait appel à des professionnels afin de trouver un slogan beaucoup plus parlant pour le public anglophone, en ayant recours aux rimes notamment.

La transcréation semble donc être une technique efficace pour traiter le contenu marketing, cependant, cela ne signifie pas forcément que la campagne marketing va avoir du succès. Et pour cause, un paramètre supplémentaire essentiel entre en compte : le public cible. En fonction des images, des mots, ou encore du style utilisés pour promouvoir un produit, des personnes peuvent ne pas se reconnaître du tout dans un produit.

Le produit est-il destiné à des hommes ou des femmes ? Des enfants ou des adultes ? Des personnes âgées ou des jeunes diplômés ? Bien sûr, l’entreprise qui commercialise le produit a les réponses à ce type de questions. Ce qu’elle ne doit surtout pas oublier, c’est d’en faire part aux traducteurs qui vont travailler sur le projet. Car au final, plus un traducteur est informé et a une connaissance intime du produit, meilleure sera sa traduction.

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Devenir un bon traducteur : des pistes pour avancer efficacement

Pour être traducteur, il est important d’avoir certaines capacités qui permettent d’élaborer des traductions de qualité. Cependant, il n’est pas facile de savoir quelles sont ces capacités, en particulier lorsque l’on débute. De ce fait, voici quelques idées qui devraient vous permettre de vous améliorer en tant que traducteur.

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Pour commencer, un bon traducteur se doit d’avoir une bonne communication pour se faire connaître. En effet, la stratégie de communication est extrêmement importante ; il faut donc utiliser tout ce qui est à votre disposition : présenter les commentaires de vos clients, indiquer les services que vous offrez, vous aider des conseils de vos collègues, utiliser un vocabulaire approprié, etc. Avec une mauvaise communication, il vous sera difficile de trouver une clientèle pour gagner en notoriété, et ainsi, il sera plus compliqué d’avancer dans le domaine de la traduction.

Ensuite, il ne faut pas oublier que tout bon travailleur aime son travail, et qu’il le fait aussi bien que possible, sans abandonner et en apprenant constamment de ses erreurs, surtout quand il vient d’entrer dans le monde professionnel. S’il aime vraiment son travail, un traducteur fera toujours en sorte que ses traductions soient de qualité et lui plaisent. S’il rencontre des difficultés, il n’abandonne pas et continue jusqu’à ce qu’il l’ait surmontée. À force de surmonter les obstacles, il comprendra d’où ils proviennent et pourquoi il les rencontre, et il trouvera le moyen de les contourner aisément sans affecter négativement la qualité de sa traduction.

S’il travaille dans une équipe, le traducteur ne doit pas oublier qu’il doit faire preuve d’humilité, d’objectivité et d’esprit critique, surtout si un collègue soulève des problèmes ou suggère des améliorations. C’est en traduisant efficacement que l’on améliore ses capacités.

Bien qu’un traducteur puisse facilement travailler dans des lieux différents, il peut être avantageux de définir rapidement lequel convient le mieux à ses besoins. S’il est possible de travailler en télétravail, donc depuis chez soi, il convient de séparer son espace de travail de son espace de vie, tout comme il est recommandé de séparer sa chambre de son bureau, par exemple. Si l’on travaille dans une entreprise, un lieu adapté au travail d’équipe permet d’améliorer son efficacité tout en favorisant la bonne communication avec le reste de l’équipe.

Bon nombre de traducteurs ont suivi une formation de traduction dans laquelle ils se sont spécialisés dans certains domaines précis, comme la traduction économique et la traduction juridique, par exemple. Bien qu’une spécialisation puisse présenter des avantages, il n‘est pas toujours nécessaire ou recommandable de ne se concentrer que sur un ou deux domaines de traduction. En effet, tandis qu’une spécialisation permet de maîtriser un domaine et d’être plus efficace lors de traduction de documents appartenant au domaine choisi, cette spécialisation risque de limiter les domaines de traduction accessibles, puisqu’elle limite notre expérience.

Ce manque d’expérience et de diversification peut réellement affecter vos possibilités et réduire le nombre de portes auxquelles vous aurez accès sur le marché de la traduction.

Pour ce qui est des prix, il n’est pas nécessaire de faire des calculs démesurément compliqués, même si vous débutez sur la marché de la traduction. En effet, vous pourrez toujours trouver les tarifs qui correspondent à votre niveau et aux langues utilisées. Par exemple, en France, une traduction est facturée à 0,12 € (0,09 € minimum) le mot si vous avez un niveau professionnel et à 0,08 € (0,05 € minimum) si vous débutez. Il ne faut pas oublier de penser au budget nécessaire si vous êtes en entreprise. De ce fait, n’hésitez pas à communiquer régulièrement avec votre client et à discuter, voire à négocier, s’il y a un quelconque problème.

Enfin, un bon traducteur doit, naturellement, maîtriser son langage, de sorte que son style soit approprié et qu’il puisse utiliser le registre de langue adéquat selon le type de texte. En effet, il est primordial de savoir différencier le registre de langue à utiliser quand il traduit un document économique et un texte littéraire. Il doit également apprendre à employer des termes désuets et des expressions idiomatiques appropriées s’il doit traduire l’autobiographie d’un auteur du 19ème siècle, par exemple.

Ainsi, un bon traducteur doit apprendre à communiquer avec ses clients et ses collègues, tout en s’efforçant de toujours chercher à améliorer ses compétences ainsi que sa manière de travailler. Bien qu’il soit souvent plus simple de blâmer certains facteurs pour ses échecs, il faut toujours garder la tête froide et un œil objectif sur son travail, sachant que l’humilité est une qualité essentielle pour un traducteur, qu’il soit débutant ou expérimenté.

Avatar Léo Hercouët

 

Source : https ://traduciresdescubrir.wordpress.com/2016/02/18/como-llegar-a-ser-un-buen-traductor-recopilacion-de-guias-y-consejos/

 

Dialectes

Il est admis qu’un traducteur exerce sa fonction principalement vers sa langue maternelle pour des raisons pratiques (plus grande habileté quant à la tournure des phrases par exemple). Il est donc essentiel, notamment pour le traducteur franco-français, d’être au fait de l’existence de différents dialectes au sein de la langue française.

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Certes, les Belges parlent le même français que leurs voisins. Les différents accents régionaux des Français, quoique parfois troublants,  obéissent cependant aux mêmes règles grammaticales.

Jusqu’ici, tout va bien. Cependant, il est une communauté francophone, bien loin de sa mère patrie, de l’autre côté de l’Atlantique : les Québécois.

Les Québécois, avec leur accent frustrant, cet accent qui nécessiterait quelques cours particuliers pour le comprendre parfaitement , cet accent qui dévore la moitié des lettres… Enfin, trêve d’animosité, après tout ne dit-on pas que la richesse se trouve dans la diversité ? De plus, cet accent recèle un charme certain, pour peu que l’on prenne la peine de s’y habituer, on y trouvera même une certaine mélodie. Mélodie qui ne posera pas plus de problème que cela au traducteur, puisque les doublages d’œuvres cinématographiques par exemple sont réalisés avec l’accent franco-français le plus neutre qui soit.

Malheureusement, les différences entre français de France et français québécois ne s’arrêtent pas là. En effet, les Québécois disposent, en plus de leur accent hors de portée des néophytes, de tout un vocabulaire qui leur est propre, et dont le traducteur devra tenir compte dans le cadre de l’accomplissement de sa mission. My girlfriend par exemple, qui se traduira en français par ma petite amie, donnera en québécois ma blonde. De plus, l’influence anglophone a apporté au fil des siècles son lot de modifications, et des expressions comme to have fun qui en français signifie s’amuser deviendra avoir du fun en québécois.

D’autres éléments, plus discrets, sont également à prendre en compte. Parmi ceux-ci figurent le format de date, qui passe de JJ/MM/AAAA en français à AAAA/MM/JJ en québécois ; l’usage des pronoms, lui en français sera y en québécois par exemple. Plus subtils, les éléments de ponctuation ne danseront pas avec les espaces de la même manière d’un dialecte à l’autre. Enfin, éléments bien plus rares mais non négligeables, les sigles ™ et ® se traduiront respectivement par MC (Marque de commerce) et MD (Marque déposée).

Tant d’éléments faisant de la localisation une étape cruciale pour le traducteur, qui devra sans cesse être aux aguets afin de fournir un travail de qualité au dialecte adéquat. Il existe de surcroît d’autres dialectes francophones moins connus au Canada, mais ceux-ci sont proches du québécois, bien plus qu’ils ne le sont du français métropolitain. Aussi, ne serait-ce qu’en distinguant le français européen (France, Belgique, Suisse) d’une part, et le français canadien d’autre part, le traducteur sera certain de ne pas commettre d’erreur de localisation majeure.

Alors camarades traducteurs, bien que le franco-français fasse office de français officiel dans le milieu de la traduction, il ne coûte rien de faire un petit effort d’apprentissage afin de ne pas froisser ces chers québécois et de leur offrir un contenu adapté, qui les fera se sentir chez eux !

F. Huynh-Tan.

Source : https ://www.sajan.com/french-translation-need-know-language-spotlight-series/

Quelles sont les difficultés auxquelles doit faire face un traducteur audiovisuel ?

L’émergence des nouvelles technologies dans notre société a énormément modifié notre manière de vivre. Autrefois, on accordait beaucoup d’importance au support papier (journaux, livres). Aujourd’hui on a plus souvent recours aux écrans (téléphone, ordinateur, télévision) pour regarder un film ou même les informations. Ainsi, face à cette apparition, la traduction audiovisuelle est devenue une pratique en pleine expansion qui a donné naissance à des groupes de sous-titrage bénévoles surnommés « fansub » (contraction de l’anglais « fan » et « subtitle » pour « sous-titre »). L’objectif des fansub est de sous-titrer gratuitement des vidéos d’origine étrangère vers leur langue maternelle afin d’en permettre l’accès au public. La question qui se pose alors est : la traduction audiovisuelle est-elle soumise à des règles ? Si oui, quelles sont-elles ?

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De prime abord sous-titrer semblerait facile ; cependant, ce n’est pas toujours le cas. En effet, pour sous-titrer, ou du moins pour fournir un sous-titrage de qualité, il faut respecter un certain nombre de règles pour ne pas perdre les spectateurs. Or, certains passionnés de sous-titrage, les fansub, soumettent la plupart du temps des sous-titres de mauvaise qualité. Les fanas de streaming : n’avez-vous jamais remarqué dans certaines vidéos des sous-titres qui défilent trop vite sous votre nez ou des sous-titres illisibles à cause d’un fond d’écran trop clair ? On se rend compte alors que la raison pour laquelle ces sous-titres sont souvent déficients est parce que ces fansub ne prennent pas en compte les règles en vigueur dans la traduction audiovisuelle. Effectivement, pour sous-titrer il ne suffit pas seulement de savoir traduire : ce domaine est soumis à une contrainte de temps omniprésente que la traduction littéraire ne connaît pas.

Ainsi, face à la contrainte de temps, le traducteur audiovisuel se doit de respecter un nombre précis de caractères par ligne pour que le lecteur ait le temps de lire tout le sous-titre sans aucune difficulté. En France, ce nombre s’élève généralement à 40 caractères en moyenne par ligne. Mais, il est important de préciser que cette règle varie d’un pays à l’autre. Par exemple, le temps de lecture fixé en France est particulièrement élevé comparativement à d’autres pays d’Europe. En Suisse, par exemple, un sous-titre ne doit pas excéder une ligne, alors qu’en France il peut faire jusqu’à deux lignes. Il est également important de respecter le temps d’affichage d’un sous-titre qui en général ne doit pas excéder cinq secondes, car l’œil humain a du mal à lire quelque chose qui dure moins d’une seconde. De plus, afin d’avoir une bonne synchronisation, il faut repérer les changements de plan. En effet, il est interdit ou du moins déconseillé de faire apparaître un sous-titre avant que la personne ne parle. Ainsi, outre les règles de vitesse, d’autres règles s’ajoutent telles que les règles de concision. En effet, face à la limite de nombre de caractères, il est important d’être concis et de supprimer les mots inutiles tels que les onomatopées ou les répétitions. En résumé, il faut certes synthétiser mais préserver les nuances de ce qui est dit dans la langue d’origine. Ainsi, à travers ces quelques règles, on s’aperçoit que sous-titrer n’est pas chose facile, bien au contraire.

Après cette liste de conseils non-exhaustive, vous voici maintenant « expert » en sous-titrage. Pour de plus amples conseils, n’hésitez pas à vous rendre sur l’ATTA, le site de l’Association des Traducteurs et Adaptateurs de l’Audiovisuel. Pour ceux qui souhaitent s’adonner au plaisir du sous-titrage pendant leur temps libre, voici quelques sites de sous-titrage : Amara, Overstream editor, Jubler.

Auréa Artis

Article source : https ://enlalunadebabel.com/2016/06/06/practicar-idiomas-subtitulando/|

L’importance de traduire son site internet

Lancer son site internet dans plusieurs langues est le moyen incontournable pour accroître sa présence sur la scène internationale et étendre sa visibilité auprès d’une cible plus large. Il faut néanmoins garder en tête que lorsque l’on localise, on vise un pays et non une langue. Aujourd’hui, gérer la localisation de son site internet est moins complexe et coûte bien moins cher qu’hier. Nombreuses sont les agences de traduction susceptibles d’offrir un site multilingue performant. La localisation peut également se faire gratuitement en interne, notamment avec ces innombrables outils tels que les logiciels de traduction en ligne permettant de traduire son site web.

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Évidemment, le choix des langues varie en fonction du public visé, tout comme le nombre de langues dépend de la taille de l’entreprise derrière le site internet. Les plus importantes ont tendance à décliner leur site dans plus de langues (en moyenne 14 langues différentes) que les plus petites entreprises. Le cabinet d’études Common Sense Advisory estime que d’ici quelques années, un site internet devra être disponible dans 20 langues au minimum pour s’assurer une place sur le plan mondial.

Les avantages du multilinguisme

Les sites internet reçoivent des visiteurs provenant des quatre coins du monde sans tenir compte des langues qu’ils proposent. C’est notamment l’une des premières raisons qui motivent la localisation des sites web.

De plus, la majorité des internautes européens parle plusieurs langues. Pourtant, cela ne signifie pas exactement qu’ils sont disposés à acheter sur les sites indisponibles dans leur langue native. Une étude a effectivement démontré qu’il existe un lien, à ne pas prendre à la légère, entre la langue utilisée par le consommateur ainsi que la volonté d’achat.

En effet, les utilisateurs se sentent plus en sécurité en achetant sur des sites dans leur propre langue par souci de compréhension. Une étude menée par la Commission européenne en 2011 a révélé que neuf internautes sur dix naviguent dans leur langue maternelle lorsqu’un choix de langues leur est proposé. Certains résultats de l’enquête sont présentés dans l’article Les langues les plus utilisées sur internet en Europe. Ainsi, leur proposer une version dans leur langue native construirait une véritable relation de confiance avec l’acheteur, d’où l’importance du multilinguisme.

Un site multilingue permet également de faire valoir sa notoriété auprès de ses clients internationaux et de les fidéliser. Décliner son site en plusieurs langues est une manière de conquérir des clients potentiels quel que soit leur pays d’origine, sans avoir à investir énormément en termes d’argent et de temps. Il s’agit donc d’un outil marketing indispensable et rentable puisqu’il a été prouvé que l’ajout d’une seconde langue aurait une retombée positive sur ses profits.

En outre, il met en valeur d’une part, l’intérêt que l’entreprise porte à ses clients en proposant un site personnalisé dans leur langue et d’autre part, la longueur d’avance que possède le site par rapport à ses concurrents, qui ne proposent pas un vaste choix de langues voire aucune. En effet, le site internet multilingue sera disposé à répondre aux besoins d’une clientèle internationale avant les concurrents, ce qui représente un avantage considérable.

In fine, localiser son site internet se fait dorénavant de manière rapide et sans avoir à y mettre le prix. Ces différents points cités justifient l’importance de développer sa portée à travers le monde. Il ne reste plus qu’à choisir les langues les plus adéquates et voir ses profits gonfler considérablement.

Sonia AHAMADA

Article source : http ://blog.bablic.com/10-reasons-you-need-a-multilingual-website/

Avantages et inconvénients de la retraduction

Nous savons que la traduction est une étape primordiale en vue de l’exportation d’une œuvre cinématographique ou littéraire. Toutefois, cette étape n’est pas toujours définitive puisque certaines œuvres peuvent être retraduites dans le cadre d’une réédition ou d’un nouveau doublage. Découvrons ce qu’apporte la retraduction et quelles sont ses limites.

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La retraduction : une vision moderne de l’œuvre originale

Pour commencer, lancer un projet de retraduction permet de proposer une nouvelle version de l’œuvre originale sans reproduire les erreurs repérées dans la traduction précédente. Il peut s’agir de fautes d’orthographe, de contresens, d’erreurs de style, d’erreurs de doublage ou d’erreurs liées au sous-titrage. Évidemment, la retraduction elle-même peut contenir des erreurs, d’où l’intérêt de recommencer ce processus régulièrement.

Ensuite, la mise en place d’une retraduction s’avère nécessaire lorsque la traduction précédente va à l’encontre de la volonté de l’auteur. Le cas du roman Minuit, publié en 1936 par Julien Green, illustre cette nécessité : sous le troisième Reich, la traduction allemande de cette œuvre donnait intentionnellement une image morbide et nihiliste des Français, sans tenir compte de la version originale en français.

En outre, effectuer une retraduction permet d’adapter le vocabulaire d’une œuvre aux évolutions de la langue vers laquelle elle doit être transposée. Prenons l’exemple des noms de métiers : dans le cas d’une œuvre en français à traduire vers l’anglais, on pourra utiliser le terme « fire fighter » plutôt que celui de « fireman » pour désigner un pompier. De même, pour une traduction du français vers l’espagnol on préfèrera le terme « auxiliar de vuelo » à celui de « azafata » pour désigner une hôtesse de l’air.

Comme nous venons de le voir, la retraduction nous permet d’apprécier l’œuvre originale sous un regard nouveau. Toutefois, ce procédé fait l’objet de nombreuses critiques pour les raisons suivantes.

La retraduction : une pratique discutable

Premièrement, entreprendre la retraduction d’un film ou d’un livre peut s’avérer moins passionnant pour des traducteurs que de traduire pour la première fois une œuvre vers une langue cible. Par exemple, s’ils ont préalablement consulté la traduction existante, ils risquent de trop s’attacher à celle-ci et découvriront peut-être moins de nouveaux termes durant la phase de recherche terminologique.

Deuxièmement, on peut reprocher à la retraduction de vouloir à tout prix moderniser des œuvres anciennes en oubliant le fait que celles-ci ont été conçues dans des contextes politiques et sociaux différents des nôtres. Il y a un risque que les jeunes générations aient du mal à situer correctement des œuvres anciennes dans leur cadre spatio-temporel à cause de leur retraduction. Par ailleurs, ces retraductions d’œuvres anciennes pourraient priver les jeunes lecteurs ou spectateurs d’opportunités leur permettant d’enrichir leur vocabulaire et leur culture générale.

Pour conclure, la retraduction est une procédure cherchant à corriger les défauts d’une traduction existante, mais elle doit rester fidèle à l’œuvre originale pour ne pas perdre de son intérêt.

Stéphane Bagassien – Catalan

Sources : https ://enlalunadebabel.com/2016/07/04/envejecen-los-libros-y-las-peliculas/

http ://translationjournal.net/journal/33censorship.htm

La traduction juridique expliquée en trois questions

Bien que la traduction assermentée soit demandée dans des cas bien spécifiques (souvent relatifs à l’administration gouvernementale), régulièrement, des clients recourent aux services d’un(e) traducteur/trice assermenté(e). Pourquoi ?

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Tout simplement parce qu’ils pensent que l’assermentation est un gage de qualité. Mais est-ce vraiment le cas ? Pas forcément, comme vous pourrez le constater en observant de plus près les tenants et aboutissants du monde de la traduction juridique.

Pour commencer, la question qui brûle toutes les lèvres : qu’est-ce qu’un traducteur assermenté ? En théorie, il est tout autant traducteur qu’interprète puisqu’il est assermenté dans les deux domaines, même s’il est rare qu’une personne occupe ces deux fonctions en offrant la même qualité.

Quelle valeur ont les documents traduits par un traducteur assermenté ? Ce sont des documents officiels dans le pays de la langue cible mais ils ne donnent, en aucun cas, le statut de notaire au professionnel en question.

Comment devenir traducteur assermenté ? Chaque pays adopte sa propre démarche pour ce type de procédure. En France, vous devez déposer un dossier de candidature auprès du Procureur de la République du Tribunal de grande instance de votre domicile. Attention, les délais sont longs ! Vous devez retirer votre dossier en début d’année, le rendre en mars, ensuite la police mène une enquête de criminalité. Si votre casier judiciaire ne pose aucun problème, vous devez attendre la fin de l’année pour savoir si votre candidature est acceptée ou non. Si elle est acceptée, vous êtes convoqué(e) pour prêter serment. Vous êtes donc nommé(e) traducteur/trice assermenté(e) pour cinq ans renouvelables !

Camille Rigaud

Source : http ://traduccionexperta.com/traduccion-jurada-vs-traduccion-con-experiencia/

Débats et interprètes

Il y a quelques jours un fait inédit a permis à Aida de participer à l’interprétation d’un débat : la candidature d’une femme aux élections présidentielles des États-Unis. Évidemment, un travail d’une telle ampleur demande une grande préparation et entraîne énormément de pression !

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C’est un travail sans relâche pendant 90 minutes où l’on doit être attentif non seulement à ce que dit le/la candidat/e que l’on interprète mais également son adversaire. En effet, il est primordial d’être attentif aux arguments d’en face afin de pouvoir anticiper une réponse s’accordant au contexte. Ils sont trois dans la même pièce : l’interprète de Trump, celle de Clinton et celui du médiateur. Pendant que l’un parle, les autres notent des chiffres ou mots clés qui pourraient échapper à la personne concernée.

Les interprètes aussi étudient, ils écoutent tous les discours des candidats qu’ils vont traduire ainsi que celui de leurs opposants afin de connaître les tics de langage des candidats, les sujets de prédilection, leur manière d’apporter le sujet, etc. Ils étudient également les sujets qui reviennent le plus dans le débat afin de pouvoir anticiper une traduction et bien connaître les différents champs terminologiques utilisés afin d’être le plus exact possible. Les sites internet des candidats et de leurs partis sont, de plus, une mine d’information utiles à cet exercice.

Néanmoins, certaines difficultés apparaissent comme l’apparition de nouvelles expressions comme « Trumped up-trickle down economic », qui combine plusieurs techniques de traduction. Un autre des problème que l’on peut rencontrer concernent les interruptions constantes, si les candidats s’interrompent trop, nous laissons la bande originale pour ne pas avoir quatre ou cinq voix à la fois.

 

Camille Rigaud

source : https ://aidagda.com/2016/10/06/debates-e-interpretes/

Traduction vers une ou plusieurs langues : un choix personnel

Lorsque l’on entre dans le monde professionnel, se présente alors le choix de nos langues de travail et c’est pourquoi le traducteur natif domine aujourd’hui majoritairement le marché de la traduction, comparativement au professionnel traduisant vers une langue étrangère. Doit-on cependant uniquement traduire vers sa langue maternelle ?

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En matière de formation

Un traducteur diplômé ou en cours de formation doit, tôt ou tard, choisir sa ou ses langues de travail ; c’est-à-dire choisir de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou vers une langue étrangère.

Les cours dispensés, dans une formation de traducteur, permettent à l’étudiant de développer ses connaissances et de se familiariser progressivement aux différents domaines. Qu’ils soient traduits vers la langue maternelle ou la langue étrangère, la traduction continuelle de textes permet à un étudiant de mieux se définir en tant qu’auteur et traducteur. De nos jours, les langues étrangères et le métier de traducteur sont deux points indissociables. C’est pour cela que maîtriser, au minimum et en dehors de sa langue maternelle, une langue étrangère voire deux, est essentiel.

Lors de l’apprentissage du métier de traducteur, différents domaines de spécialisation peuvent être abordés dans les textes, et ce pour des raisons bien précises. Un traducteur professionnel se doit non seulement de maîtriser des langues étrangères, mais également de se spécialiser dans un ou plusieurs domaines comme par exemple le domaine juridique, commercial, médical, etc.

Dans le processus d’apprentissage, certains cours et expériences permettent de se préparer quant à son entrée dans le monde professionnel. Malheureusement, un traducteur débutant peut parfois se retrouver dans une situation inconnue, ce qui peut le déstabiliser. C’est pourquoi, en tant que professionnel, le traducteur doit parfois s’adapter aux divers projets qui peuvent lui être confiés.

En matière de profession

Le monde professionnel dans le domaine de la traduction nécessite de faire des choix. N’ayant pas forcément le budget pour employer des traducteurs natifs dans chaque langue cible, une agence peut exiger d’un traducteur qu’il maîtrise plusieurs langues et traduise donc dans un sens comme dans l’autre. Tout est une question de moyen, d’une première part, mais également de qualité. Une personne traduisant uniquement vers sa langue maternelle fournira, en règle générale, une traduction de plus haute qualité qu’une autre personne devant exploiter plusieurs langues.

Néanmoins, quel que soit le choix du traducteur professionnel, il y aura toujours une place sur le marché du travail autant pour les traducteurs natifs que pour les professionnels traduisant dans les deux sens.

Avantages de la langue maternelle

D’après le SFT (Syndicat national des traducteurs professionnels) :

 « Les « bons » traducteurs professionnels sont de véritables auteurs […] Mais le plus important est leur aptitude à établir les bonnes passerelles entre les langues, à restituer l’essence du message dans leur propre langue, avec la terminologie et le style qui conviennent. »

En effet, une traduction doit non seulement être correcte linguistiquement et grammaticalement, mais doit aussi obligatoirement véhiculer le message de départ. Pour ce faire, le traducteur se doit de connaître les références culturelles et linguistiques provenant du pays de la langue cible.

Pour véhiculer le message initial donné, un traducteur peut s’inspirer de sa langue maternelle et ses divers styles de langue (jeux de mots, expressions, nuances, synonymes, etc.). Le texte produit permet donc d’apporter une touche personnelle, tout en conservant le message et la qualité du texte. Malgré un niveau élevé dans la langue cible, un traducteur natif, ayant baigné dans la culture de la langue, est par défaut plus apte à se nourrir de la richesse de sa langue maternelle, qu’un traducteur non natif.

Un choix personnel

Suite à ses études, un étudiant en traduction se doit d’effectuer des choix concernant son parcours professionnel. Très souvent vient la question des langues et de la volonté ou non de traduire uniquement vers sa langue maternelle ou dans les deux sens.

Ce choix, souvent difficile, doit essentiellement se fonder sur vos compétences et votre vision personnelle. C’est donc à vous de vous baser sur votre perception du monde du travail, et de vous frayer le chemin que vous souhaitez emprunter. Quoi qu’il en soit, chaque personne, aussi unique soit-elle, a sa place dans l’industrie de la traduction.

Avatar Christelle Dilling

Sources :

https ://karenrueckert.wordpress.com/2016/09/20/translating-in-one-direction-or-both-your-choice-to-make/

http ://pcollustraductions.com/pourquoi-le-traducteur-traduit-il-vers-sa-langue-maternelle/