Débats et interprètes

Il y a quelques jours un fait inédit a permis à Aida de participer à l’interprétation d’un débat : la candidature d’une femme aux élections présidentielles des États-Unis. Évidemment, un travail d’une telle ampleur demande une grande préparation et entraîne énormément de pression !

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C’est un travail sans relâche pendant 90 minutes où l’on doit être attentif non seulement à ce que dit le/la candidat/e que l’on interprète mais également son adversaire. En effet, il est primordial d’être attentif aux arguments d’en face afin de pouvoir anticiper une réponse s’accordant au contexte. Ils sont trois dans la même pièce : l’interprète de Trump, celle de Clinton et celui du médiateur. Pendant que l’un parle, les autres notent des chiffres ou mots clés qui pourraient échapper à la personne concernée.

Les interprètes aussi étudient, ils écoutent tous les discours des candidats qu’ils vont traduire ainsi que celui de leurs opposants afin de connaître les tics de langage des candidats, les sujets de prédilection, leur manière d’apporter le sujet, etc. Ils étudient également les sujets qui reviennent le plus dans le débat afin de pouvoir anticiper une traduction et bien connaître les différents champs terminologiques utilisés afin d’être le plus exact possible. Les sites internet des candidats et de leurs partis sont, de plus, une mine d’information utiles à cet exercice.

Néanmoins, certaines difficultés apparaissent comme l’apparition de nouvelles expressions comme « Trumped up-trickle down economic », qui combine plusieurs techniques de traduction. Un autre des problème que l’on peut rencontrer concernent les interruptions constantes, si les candidats s’interrompent trop, nous laissons la bande originale pour ne pas avoir quatre ou cinq voix à la fois.

 

Camille Rigaud

source : https ://aidagda.com/2016/10/06/debates-e-interpretes/

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