Guides de styles et glossaires terminologiques : les clés d’une traduction de qualité

Lumière sur des outils parfois négligés…

Essentiels à l’harmonisation d’une traduction, ces outils personnalisables diffèrent d’une agence à l’autre. Il n’y a pas de standard ou de norme à respecter, si ce n’est votre propre norme, puisque vous êtes maître de vos contenus. Votre guide et vos glossaires vous permettent de développer un style propre à votre entreprise, mais aussi de vous distinguer de la concurrence. En un sens, ils sont le miroir de votre entreprise, c’est pourquoi il ne faut pas les négliger. Qu’est-ce qu’un guide de style, réellement ? Qu’est-ce qu’un glossaire terminologique ? Comment créer ces outils et que peut-on y inclure ? Ce sont les quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre dans cet article.

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Le guide de style

Comme son nom l’indique, le guide de style est là pour guider le traducteur dans son travail. D’une manière générale, il comprend tout un tas de règles en lien avec la ponctuation, l’orthographe, ou encore la grammaire. Par exemple, dans un guide de style anglophone, on doit savoir répondre à un certain nombre de règles orthographiques. Écrit-on colour à l’anglaise ou color à l’américaine ? Theatre ou theater ? Il faut se mettre d’accord ! C’est pour cela que le guide de style existe, entre autres.

Le glossaire terminologique

Parfois appelé « navette terminologique », le glossaire terminologique se constitue d’un ensemble de termes utiles à la traduction. C’est une grande base de données perpétuellement mise à jour, où sont classés des termes en tout genre. Tout comme son cousin le guide de style, le glossaire terminologique est là pour assurer cohérence et harmonisation.

Personnalisables en toute occasion, ces deux outils peuvent s’adapter aux besoins spécifiques d’un client. Par exemple, comme le client est toujours roi, s’il veut qu’on traduise « pomme » par « banane », qu’il en soit ainsi.

Commencer un projet de traduction sans guide de style et sans glossaire, c’est prendre le risque d’avoir des incohérences et de devoir revenir sur une traduction à plusieurs reprises. De plus, perdre du temps c’est aussi perdre de l’argent, et peut-être aussi perdre un client !

Alors dans un souci de qualité et d’optimisation du temps de travail, toute agence de traduction qui se respecte devrait posséder un guide de style et un glossaire terminologique propres à elle-même. Après tout, c’est peut-être ça la clé d’une traduction de qualité… Alors pourquoi hésiter ?

Source : http ://content.lionbridge.com/how-to-create-a-translation-style-guide-and-terminology-glossary/

Charisme

Le postulat qui suit pourra s’avérer difficile à accepter mais, lorsqu’il s’agit de communication, il apparaît que la plupart des individus a tendance à surestimer ses talents en la matière. Cela est dû au fait qu’un individu passe généralement plus de temps à communiquer avec ses proches, qu’il s’agisse de famille, d’amis, ou même de collègues de travail, qu’avec de parfaits inconnus.

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Ceci procure un sentiment de perspicacité, l’impression pour l’individu d’analyser les besoins et les ressentis de ses interlocuteurs, alors qu’il s’agit simplement de connaissances qu’il a acquises à leurs sujets après plusieurs années passées à les fréquenter. Par opposition, communiquer avec un étranger laisse peu de place à la présomption de perspicacité. Aussi, dans cette situation, l’individu sera peut-être amené à se rendre compte qu’il n’est pas un aussi fier chevalier de la joute verbale qu’il aimerait se le faire croire.

Pour pallier à cela, voici sans plus attendre le cœur de cet article : 8 astuces visant à améliorer ou développer les compétences de chacun en matière de communication pour faire, pourquoi pas, naître de grands meneurs ! Car ne vous leurrez pas sur la place de l’autorité légale ou légitime, un grand meneur est avant tout un maître dans l’art de la communication, il est capable d’inspirer les gens, de créer avec eux des connexions personnelles et émotionnelles, et ce parce qu’il maîtrise également la compréhension d’autrui, et d’identifier leurs besoins.

  1. Adressez-vous aux groupes comme s’il s’agissait d’individus.

La clé est ici d’être émotionnellement sincère, et de dégager la même énergie, la même aura, que si vous vous adressiez à un seul individu. Si cela est bien orchestré, le résultat sera le développement d’un niveau d’intimité qui donnera l’impression à chacun des membres du groupe auquel vous vous adressez que le message leur est personnellement destiné.

  1. Parlez afin d’être écouté.

Cela signifie qu’il est nécessaire d’ajuster votre message en fonction du public. Pour ce faire, il vous faudra être capable de lire en ce dernier comme en un livre ouvert, afin de savoir quel(s) message(s) il est prêt à entendre, et de quelle manière. La qualité des questions qui vous seront posées sera un bon indice de votre réussite. À garder à l’esprit : il faut à tout prix éviter de faire passer votre message à coups de bélier, le dialogue et l’échange sont à privilégier.

  1. Écoutez afin que l’on vous parle.

Il est crucial de savoir créer une atmosphère propice à la discussion : que votre interlocuteur ait le sentiment de pouvoir s’exprimer pleinement et librement, mais aussi qu’il a toute votre attention. Fermez la porte de votre bureau, posez votre stylo, regardez-le en face sans faire quoi que ce soit d’autre que l’écouter. Et une fois que votre interlocuteur a commencé à s’exprimer, soyez attentif ! À ce qui est dit, certes, mais également à ce qui n’est pas dit : sachez lire entre les lignes, peut-être y a-t-il dans son discours des messages cachés.

  1. Établissez une connexion sur le plan émotionnel.

Tout est affaire de sensation : si les gens oublieront vos actes et paroles, ils se souviendront cependant de ce qu’ils ont ressenti en votre présence. Jouer le meneur strictement professionnel, distant, voire froid en vue d’assoir votre autorité ne fera que vous desservir. Soyez humain. N’ayez pas peur d’exprimer vos sentiments, vos motivations, de partager ce qui vous anime ! Cela vous permettra de créer des connexions émotionnelles et les relations avec vos subordonnés ne pourront que s’en trouver améliorées.

  1. Lisez le langage corporel.

Quelle que soit l’énergie que vous investirez dans la réalisation du point numéro 3 de cet article, il vous faudra toujours garder ceci à l’esprit : votre autorité impressionne ! Ainsi, vos subordonnés ne s’adresseront jamais à vous aussi librement qu’ils le feraient entre eux. Aussi vous sera-t-il profitable d’apprendre à lire le langage corporel, car si l’esprit dissimule des idées le corps lui, ne fait pas dans la rétention d’information. De nombreux ouvrages traitent de la question, et si l’apprentissage parait fastidieux sur le moment, voyez cela comme un investissement.

  1. Préparez votre message.

Un peu de préparation ne pourra pas vous faire de mal. Vous serez plus persuasif, et plus sûr de vous. Mais oubliez les discours, trop rigides. Définissez plutôt le cœur de la conversation et la manière de l’atteindre, ce qui vous donnera une plus grande capacité d’adaptation le moment venu tout en ayant les grandes lignes de tracées.

  1. Laissez tomber le jargon.

Le jargon peut s’avérer pratique lors de conversation informelle, et/ou avec des individus du même milieu, mais tenez-vous en à cela. Pour établir de meilleures connexions avec vos interlocuteurs, utilisez-le avec parcimonie. Vous apparaitrez de surcroit plus sincère.

  1. Entrainez-vous à l’écoute active.

L’écoute active est une méthode permettant à vos interlocuteurs de se sentir écoutés, ce qui est à la racine d’une communication de qualité. Voici les points essentiels de l’écoute active :

  • Écoutez plus que vous ne parlez.
  • Ne répondez pas aux questions par des questions.
  • Ne finissez pas les phrases de vos interlocuteurs.
  • Accordez plus d’importance à votre interlocuteur qu’à vous-même.
  • Concentrez-vous sur le discours de vos interlocuteurs, pas sur leurs intérêts.
  • Reformulez ce qui vous est dit afin d’être sûr d’avoir compris correctement (« Vous êtes en train de me dire que […] ? »).
  • Planifiez votre réponse lorsque votre interlocuteur a fini de parler, pas pendant qu’il s’adresse à vous.
  • Posez des questions. Beaucoup de questions.
  • Ne coupez pas la parole. Jamais.
  • Ne prenez pas de notes.

Tout ceci devrait vous aider à améliorer vos talents en matière de communication, voire même faire de vous un véritable meneur, une source d’inspiration ! Gardez à l’esprit cependant que tenter d’appliquer toutes ces astuces en même temps pourrait vous faire déborder et mener à un résultat désastreux. Alors entrainez-vous à votre rythme, de préférence sur des inconnus (ce qui aura l’avantage de vous faire faire des rencontres), et développez vos talents au maximum de leur potentiel !

HUYNH-TAN

 

Source : http ://www.inc.com/travis-bradberry/8-secrets-of-great-communicators.html

Stop aux idées reçues sur la traduction !

La traduction concerne tout le monde. Tous les jours, les gens regardent des films sous-titrés ou doublés, lisent des livres d’auteurs américains, consultent une notice d’aspirateur conçu en Allemagne ou tombent sur le slogan de leur fast-food favori. Cela fait partie de nos vies et pourtant le marché de la traduction est bien souvent mal connu et mal compris. C’est un marché très diversifié, étendu et complexe, et cela échappe à beaucoup. Peut-être aviez vous vous-même des clichés en tête avant de devenir traducteur, voici les trois exemples les plus récurrents.

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Retour sur l’évolution naturelle d’un outil technologique

Au cours des 30 dernières années, la TAO a grandement changé au point d’atteindre la forme que nous connaissons aujourd’hui. De ce fait, il convient d’admettre que comme toute technologie liée à l’ordinateur, elle a subi de nombreuses améliorations, profitant des vastes découvertes qui ont permis par la suite de favoriser son développement. Si le but original était de mettre en place la Traduction Automatique, c’est bien la Traduction Assistée par Ordinateur qui s’est dégagée des évolutions technologiques. Retour sur 60 ans de progrès.

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De la genèse aux premières ébauches

Après la Seconde Guerre Mondiale, et sur fond de Guerre Froide, la Traduction Automatique a commencé à se développer. Principalement dans un but politique et militaire, la première démonstration de traduction sur ordinateur se fait aux Etats-Unis d’Amérique en 1954 et, bien entendu, en traduisant du russe à l’anglais. En France il faut attendre 1959 avec la création du CETA (Centre d’étude pour la traduction automatique) par le CNRS. Même si le mouvement est juste initié, les idées sont présentes pour mettre en place une TA fonctionnelle comme par exemple les analyseurs syntaxiques automatiques. Néanmoins le rapport ALPAC de 1966 imposa un arrêt brutal des recherches mondiales autour de la traduction.

Vers la fin des années 70 et le début des années 80, l’attention se porte à nouveau sur la TA en se concentrant, entres autres, sur le développement du dictionnaire automatique EURODI CAUTUM en 9 langues et du système SYSTRAN (SYStem TRANslation). Cette période voit aussi le développement de systèmes de traduction partiellement automatique. Les entreprises Systran et Metal (pour ne citer que ces deux-là) mettent en place et commercialisent des produits de TA se basant sur différent principes : le contrôle du texte source, la traduction interactive, etc.

Développement des différents outils de la TAO

A partir des années 90 les possibilités de Traduction Assistée par Ordinateur prennent de plus en plus forme et les premiers logiciels de mémoires de traduction font leur apparition. On peut citer comme exemple la société TRADOS avec son produit MultiTerm. Par la suite de nombreux outils liés à la TAO prennent forme et s’ajoutent aux différents logiciels de traduction présents sur le marché. On y retrouve ainsi des outils tels que l’alignement d’un texte source et de sa traduction, proposant des suggestions de traduction grâce à des logiciels de concordances ; les bases de données terminologiques (sur l’ordinateur hôte ou accessibles par Internet) telles que TERMIUM Plus, etc. Les nouvelles versions de logiciels de traductions ne cessent d’apporter de nouveaux outils afin d’optimiser le travail du traducteur.

L’histoire de la TAO se mêle à celle de la TA, il n’y a aucun doute là-dessus. Cela étant dit, il est nécessaire d’admettre certains points : oui, la Traduction Automatique a été développée dans le but d’accélérer les traductions et par conséquent de remplacer les traducteurs, et c’est d’une certaine manière toujours le cas. En revanche cette volonté a permis dans un même temps de modeler le métier de traducteur en y ajoutant un nouveau support technologique. Au-delà de la crainte de l’évolution de la machine, il est important de s’adapter et, en prenant en considération qu’il s’agit d’un des plus vieux métiers du monde, d’en profiter ; ce que le monde de la traduction devrait être en mesure de faire sans trop s’en soucier.

Mathieu Hergas

Source : https ://signsandsymptomsoftranslation.com/2016/10/10/studio-features-by-version/

Quatre astuces pour déjouer les complexités de la traduction spécialisée

De nos jours, on aurait une fâcheuse tendance à penser que la magie de l’informatique peut réduire toutes les barrières de la langue pour traduire nos textes, grâce aux traducteurs automatiques en ligne. Or la traduction requiert une logique bien plus complexe qui ne peut être appliquée que par des humains. Cela concerne notamment les traductions spécialisées, dans le domaine de l’ingénierie par exemple.

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Voici quatre astuces pour déjouer les complexités de la traduction spécialisée :

Déterminer le domaine de spécialisation

Il est primordial de définir au préalable le secteur précis dans lequel le texte est écrit, et également pour quel type de document (manuel d’utilisation, etc.). Il faut par la suite faire des recherches sur ce domaine afin de ne pas partir sur de mauvaises bases. Pour cela, il est important de consulter les documents de référence, mais également de se renseigner sur internet. Si le traducteur n’est pas spécialisé dans un domaine, il est nécessaire de consulter un expert qui pourra apporter ses connaissances, comme un ingénieur par exemple.

Écarter toute ambiguïté

Un mot ou une expression sont susceptibles d’avoir différentes significations dans la langue source, en fonction du domaine de spécialisation. Mais il faut se méfier de la langue cible qui est susceptible d’avoir plusieurs significations également pour une même traduction. Il faut alors clarifier les ambiguïtés et positionner le mot dans son contexte, afin d’en comprendre tout son sens et de trouver la traduction adaptée.

Être clair et précis dans la rédaction

Même si la rédaction technique est un métier à part entière, lors de la traduction il est important de pouvoir expliciter certains termes, parfois incompris. En effet, bien qu’on ne comprenne pas toujours le sens des phrases en langue cible, il est nécessaire de démêler le contexte lors de la traduction afin de rendre la compréhension la plus claire possible pour le lecteur.
En revanche, contrairement à la rédaction technique, il faut faire attention à conserver les mêmes tournures stylistiques afin de ne pas dénaturer le document. Par exemple, dans le cas d’une notice d’utilisation, il faut conserver le ton explicatif et neutre du document.

Utiliser les outils de TAO

La traduction a évolué en même temps que les nouvelles technologies, et l’utilisation des outils d’aide à la traduction est désormais inestimable dans le métier. À ne pas surtout pas confondre avec les traducteurs automatiques qui ne remplissent pas leur « fonction » de traducteur, les outils de TAO sont bien utiles aux traducteurs puisqu’ils permettent un gain de temps et d’énergie conséquent.

Enfin, un traducteur, de par ses nombreux travaux, retient un grand nombre d’informations et acquiert une certaine méthodologie qui lui est propre. Il développe sa mémoire de travail, ainsi que sa mémoire à long terme et c’est grâce à ceux-ci qu’il parvient à travailler de manière efficace et qualitative. Ses recherches et ses traductions lui permettent d’acquérir de nouvelles connaissances et de pouvoir par la suite se spécialiser s’il le souhaite.

Avatar Mélody Launay

Source : http ://translatorthoughts.com/2015/07/engineering-translation-techniques/

Anglicismes : sont-ils utilisés pour la praticité ou parce qu’ils sont à la mode ?

Toute personne polyglotte est consciente que chaque langue est unique et n’exprime pas forcément les choses de la même manière. Étant jamaïcaine, je saisis très bien l’utilité des emprunts, qui permettent d’expliquer des expressions ou des concepts qui n’existent que dans un contexte jamaïcain. Néanmoins, ce n’est pas juste l’explication d’un concept culturel qui rend les emprunts utiles. Ils servent aussi à être plus concis dans la mesure où l’équivalent d’une expression peut être plus court dans une autre langue. Prenons le cas de l’emprunt en anglais de l’expression française « déjà vu », il est clair qu’emprunter des mots étrangers peut être très pratique. Au lieu de dire « This feels like something that’s happened to me before », en anglais, il est parfaitement acceptable de simplement dire « It’s like déjà vu ».

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Emprunts de l’anglais : l’invasion n’arrête jamais

Malheureusement, ce n’est pas uniquement l’anglais qui « vole » aux autres, il y a également une invasion persistante de l’anglais dans d’autres langues. Le but d’utiliser des emprunts est d’économiser, ou tout simplement pour la praticité. La langue est dynamique et chaque année des anglicismes sont ajoutés soit dans leur forme originale, soit de manière adaptée aux dictionnaires. C’est le cas de la RAE (la Real Academia Española) qui ajoute chaque année des termes anglophones à la langue espagnole mais qui lutte aussi pour en conserver sa pureté. Est-il vraiment nécessaire d’avoir autant d’anglicismes ? Sans doute, c’est beaucoup plus simple de dire « CD » que dire « disco compacto » ou « chat » pour remplacer « conversación a través de medios digitales », mais est-ce que les anglicismes en espagnol ou en français sont utilisés pour la praticité ou tout simplement parce qu’ils sont « à la mode » ? Dans l’exemple suivant, on voit que l’anglicisme n’est pas utilisé pour des raisons de praticité :

 

« ¿Qué vas a hacer esta tarde ? » « ¿Qué vas a hacer esta tarde ? »

VS

« Voy a hacer footing. » « Voy a correr. »

 

En plus de la perte de pureté de la langue, l’utilisation des anglicismes peut avoir un effet négatif sur les personnes plus âgées. La langue peut parfois exclure certaines personnes d’une conversation, notamment par l’utilisation d’un langage peu compréhensible, voire pas du tout. Ces personnes se sentent alors perdues dans leur propre langue. La langue fait partie de l’identité d’un peuple et il est très important de lutter pour sa préservation. Il faut alors faire attention et tenter de limiter « l’invasion » de l’anglais.

 

Les anglicismes et la traduction

Étant donné l’importance des anglicismes de nos jours, cela nous amène à nous interroger sur la façon de traduire : faut-il opter pour des anglicismes ou traduire en utilisant l’équivalent dans la langue source ? La réponse à cette question va dépendre de la situation. Parfois, il est plus utile de laisser l’expression en anglais, vu la fréquence de l’utilisation dans la langue source. Des expressions comme « business » ou « marketing » semblent très courants en français par exemple, ainsi une traduction de ces mots n’est pas nécessairement plus adaptée. Néanmoins, le choix des termes se fait avec le client qui peut imposer l’utilisation de certains anglicismes. Il revient au traducteur de réfléchir au contexte linguistique et de donner le conseil et l’expertise nécessaires à la traduction qui sera la plus adaptée aux besoins du client et de respecter ses choix terminologiques.

Giselle Dunbar

Source : http ://traduccionexperta.com/la-invasion-de-los-anglicismos/

Les coulisses et dangers de l’interprétation politique

Si l’interprétation est assurément un domaine demandant un travail conséquent, il est d’autant plus compliqué de l’associer à la confusion occasionnelle de la sphère politique. Pourtant, il est crucial que les discours des politiciens soient retransmis de façon juste et rapide, comme lors de congrès par exemple. Penchons-nous alors sur les spécificités de l’interprétation politique et les défis qu’elle peut renfermer.

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Des connaissances multiples et infaillibles

De façon générale, l’interprétation requiert un niveau d’expertise supérieur à la moyenne, afin de pouvoir retransmettre le discours de la façon la plus précise possible. Le hic concernant le domaine politique réside dans la variété presque indécente de sujets abordés. Maria Rosaria Buri, interprète de conférence, avait même décrit ce package politique comme un « discours spécialisé » pouvant contenir « des sujets économiques, financiers, politiques, militaires et culturels jusqu’à des domaines hautement techniques ».
Une connaissance de la branche politique est tout particulièrement de mise : connaître les différents partis, l’opinion publique, les passifs des pays ainsi que les interactions des différents acteurs est d’une importance capitale afin d’éviter, lors de l’interprétation, tout impair et contresens dus au stress ou au manque de préparation.

Le mimétisme du politicien
Au-delà de la branche politique, il faut faire du politicien lui-même une spécialité. L’appropriation de son vocabulaire, de ses idées, de ses tics de langage est une nécessité : l’interprète doit, plus que jamais, être un miroir parfait de l’interprété. Ainsi, il est fortement indiqué de consulter d’anciens discours du politicien ou de rechercher des traductions officielles de conférences que la personne a pu donner, afin de s’imprégner de sa personnalité et de sa vision. Certains clients présentent en effet des complications extrêmes pour un interprète, et mieux vaut y être préparé : par exemple, Sion Edwards, interprète à l’Assemblée Nationale galloise, décrit « les allusions littéraires et religieuses » comme étant « un cauchemar ».

Le blog Rosado Professional Solutions donne même un exemple surprenant du mimétisme qui peut être attendu d’un interprète politique : ces derniers sont souvent associés à un politicien en fonction de leur genre (interprète homme pour politicien homme), de leur origine (interprète asiatique pour politicien asiatique) … voire même de leur timbre de voix ! Tout cela a pour but de diffuser au monde une image – et donc une voix – universelle de la personne.

Savoir s’effacer, savoir s’imposer

Le mimétisme ne s’arrête pas là ; en effet, on pourrait même parler de l’effacement total de toute personnalité de l’interprète. S’il est simple de rester objectif vis-à-vis d’une conférence d’histoire ou de biologie, les idées politiques peuvent aller à l’encontre de l’opinion de l’interprète. Par exemple, imaginons ensemble les interprètes français de Donald Trump lorsqu’il viendra célébrer l’anniversaire du Débarquement, quand il proposera de construire un mur entre la France et l’Espagne… Ceci est donc une difficulté supplémentaire : plus que jamais, l’interprète se doit de faire abstraction de toute pensée personnelle.

Cependant, il existe également des situations où l’interprète doit dépasser cette impassibilité pour corriger des imperfections dans le discours. Attention : il ne doit s’agir que de fautes graves, involontaires de la part du politicien, rompant avec son discours. Un exemple parfait serait un discours de François Hollande à Tokyo en juin 2013 où, s’adressant au peuple japonais, il avait accidentellement parlé du « peuple chinois » … Fort heureusement, son interprète avait alors corrigé la faute sans sourciller, évitant ainsi une méprise malvenue.

Le métier d’interprète est donc déjà loin d’être simple, mais celui d’interprète politique consiste véritablement à marcher sur un fil. Les connaissances, la personnalité du politicien, la justesse : il faut trouver un équilibre constant entre tous ces paramètres pour éviter les faux pas.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Sources :

The professional interpreter (source principale) : https ://rpstranslations.wordpress.com/2016/08/08/the-interpreter-and-the-political-season/

BBC : http ://www.bbc.com/news/uk-politics-19117167

Association Internationale des Interprètes de Conférence : http ://aiic.net/page/7349/interpreting-in-diplomatic-settings/lang/2

Le Monde : http ://www.lemonde.fr/politique/video/2013/06/07/hollande-confond-peuple-japonais-et-peuple-chinois_3426345_823448.html

L’équilibre entre le coût, le délai et la qualité

Au commencement d’un projet de traduction, les principaux sujets à aborder sont la mise en place du délai, nécessaire à la réalisation du projet et son coût. Néanmoins, lorsque le client pose la fameuse question du prix/délai, existe-t-il une réponse parfaite ? Y-a-t-il différents moyens de procéder ? Comment négocier un prix et un délai raisonnables ?

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Rapport qualité/prix/délai

Une bonne communication est la clé du succès. Lors de la négociation d’un projet, plusieurs notions doivent obligatoirement être abordées avec le client. Afin d’assurer le bon déroulement d’un projet, l’agence de traduction, ou le traducteur indépendant, se doit d’établir un prix et un délai en fonction du projet, tout en se référant au client. Le cahier des charges, une fois établie, doit présenter toutes les notions abordées avec le client et indiquer le choix final du délai, mais également celui du prix.

En règle générale, le délai fixé par le client est restreint. C’est donc au traducteur ou à l’agence de renégocier un délai correct, afin de produire un projet de qualité. Du côté du prix, souvent assimilé à l’élément négatif d’une vente, il peut constituer un argument de vente par rapport à la concurrence et valoriser l’offre proposée et/ou les compétences de l’agence.

L’un ne va pas sans l’autre. Ce rapport prix/délai permet, par la suite, d’aboutir à un projet de qualité. Lorsque des non-dits ou désaccords subsistent, cela peut entraîner des complications dans le projet. En termes de conséquences, l’agence peut fournir un projet de moins bonne qualité, ou parfois ne répondant pas vraiment aux attentes d’un client.

Les procédés

Quel que soit le moyen utilisé (téléphone, e-mail, etc.), annoncer un délai ou un prix à un client n’est pas chose aisée et présente des avantages comme des inconvénients.

Premièrement, l’agence décide de donner une réponse plus ou moins claire. Qu’elle soit par téléphone ou par un autre moyen, cela permet d’établir un premier contact avec le client et ainsi de mieux cerner ses attentes. La tranche de prix proposée au client peut présenter différentes options et c’est ensuite au client d’établir ce qui lui convient le mieux. Des négociations peuvent dès lors débuter afin de convenir à un prix et un délai raisonnables et répondant aux exigences de chacun. Le but de l’agence est avant tout de montrer sa flexibilité. Il ne faut donc pas donner de date et de prix fixes, car souvent la réponse du client peut être tardive. On ne sait donc pas si le projet demande une livraison rapide ou non, etc.

Deuxièmement, l’agence peut décider de suivre la volonté du client. C’est-à-dire qu’après avoir donné une « réponse fourchette », l’agence choisit donc de négocier le prix et le délai ni plus ni moins en fonction des attentes du client. Un traducteur débutant, manquant souvent d’expérience, peut se retrouver dans cette situation. Le mieux est donc de se renseigner et de convenir à une tarification adaptée aux habitudes du marché (spécifiques aux secteurs d’activités).

La situation, parfois épineuse, peut donc favoriser les intérêts du client, et constituer une perte d’argent pour le traducteur.

En outre, une agence peut parfois proposer un prix/délai supérieur à la concurrence. En termes de négociation, cette étape est souvent vue comme un désavantage. Pour contrer cela, l’agence peut jongler avec les différents éléments, c’est-à-dire proposer un geste commercial (par exemple, fournir une base de terminologie en supplément, etc.) ou au final, moduler son offre.

Équilibre de la balance

Comment assurer la réussite d’un projet ? Pour se faire, un équilibre entre coût/délai doit être établi afin de garantir au client une entière satisfaction, et une bonne rentabilité pour l’agence.

Il est donc indispensable de communiquer avec le client et d’étudier toutes les options présentées.

Par exemple, pour une demande de projet avec un délai restreint, l’agence peut décider par cause à effet d’augmenter sa tarification.

Cependant la qualité du projet ne doit pas être négligée, car c’est ce qui constitue avant tout la réussite d’une agence.

Chaque agence ou traducteur a sa propre vision et également une structure différente. Les décisions et résultats ne seront jamais les mêmes et c’est pourquoi, il n’y a finalement pas de réponse parfaite.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/10/21/can-you-give-us-a-quote-and-a-turnaround-time/