Stop aux idées reçues sur la traduction !

La traduction concerne tout le monde. Tous les jours, les gens regardent des films sous-titrés ou doublés, lisent des livres d’auteurs américains, consultent une notice d’aspirateur conçu en Allemagne ou tombent sur le slogan de leur fast-food favori. Cela fait partie de nos vies et pourtant le marché de la traduction est bien souvent mal connu et mal compris. C’est un marché très diversifié, étendu et complexe, et cela échappe à beaucoup. Peut-être aviez vous vous-même des clichés en tête avant de devenir traducteur, voici les trois exemples les plus récurrents.

« Tu es traducteur/ice ? Ça doit être simple, tu es bilingue ! »

La maîtrise de deux langues, aussi bonne soit-elle, ne permet malheureusement pas forcément de fournir une traduction de qualité. Ce sont même les meilleurs en langues qui connaissent le mieux l’extrême difficulté de traduire une idée et un contenu culturel d’une langue vers une autre. En outre, être capable de faire cela correctement n’est pas encore totalement suffisant. Les traducteurs doivent en effet disposer de compétences approfondies en rédaction mais aussi savoir dompter les outils de TAO (traduction assistée par ordinateur) et de gestion de bases de données terminologiques. Tout le monde peut se proclamer traducteur sans avoir eu la formation nécessaire, mais à moins d’être particulièrement talentueux, des études universitaires de haut niveau sont indispensables.

« Avec les technologies dont nous disposons, nous n’aurons bientôt plus besoin de traducteurs… »

En réalité, c’est l’inverse. Il est prévu que le marché de l’emploi dans le secteur augmente de 42 % entre 2010 et 2020. Le US Bureau of Labor Statistics (service des statistiques du ministère du travail aux États-Unis) estime que le nombre de postes de traducteurs et d’interprètes s’élèvera à 83000 en 2020.

Il est naturel de penser qu’avec l’amélioration permanente des traductions automatiques en ligne, le métier finira par disparaître, mais il n’en est rien. Traduire de gros volumes d’information n’est jamais gratuit, même dans le cas des systèmes automatisés. Ces technologies de traduction automatique représentent un pourcentage infime du marché total de la traduction. Elles sont évidemment capables d’effectuer des tâches impossibles pour l’homme, telles que l’analyse pointue de textes volumineux et le résumé de ceux-ci, mais elles nécessitent une intervention humaine pour les utiliser intelligemment. Comme c’est le cas pour la plupart des technologies, elles existent purement et simplement pour aider.

« Tu vas traduire des romans ? Trop classe ! »

Quand on parle de traduction avec nos amis ou en famille, tous pensent directement à la traduction littéraire. Pourtant elle ne représente qu’une toute petite niche élitiste et est difficile d’accès. Il faut réussir à trouver une maison d’édition et travailler sur les ouvrages d’un auteur qui en sort régulièrement. Les qualités rédactionnelles d’un traducteur littéraire sont exceptionnelles, il est en fait souvent lui-même auteur et rares sont les personnes qui peuvent se vanter d’un tel talent. C’est ce qui fait de la traduction littéraire une branche très particulière, et on trouve beaucoup plus de travail dans les autres domaines de traduction : technique, économique, pharmaceutique ou dans la localisation de logiciels, par exemple.

Source :

http ://blog.globalizationpartners.com/common-myths-and-misconceptions-of-translation-and-interpretation.aspx

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