Le rôle de la traduction professionnelle pour une start-up

Aujourd’hui, les traducteurs ont un rôle nécessaire dans le développement d’une marque. Afin d’exporter ses services à l’étranger, il est important pour une start-up de faire appel à des services de traduction. On peut penser qu’en termes d’économie et de rentabilité, il serait mieux de faire appel au cousin d’un collègue qui parle couramment l’allemand. Cependant, cela ne serait pas judicieux pour la start-up sur le long terme en matière de qualité et de rendement.

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Savoir exporter les services proposés à l’étranger

Lorsqu’une start-up fait le choix de traduire son site, elle choisit de s’exporter à l’étranger. Le rôle du traducteur est de rendre les services de l’entreprise attrayants sur les marchés étrangers tout en conservant le style de la marque. De par sa formation et son expérience, un traducteur est un professionnel du langage qui connaît son métier et les difficultés qu’une traduction implique, ainsi il sait mettre en valeur les services que la start-up propose tout en effectuant un travail de traduction de qualité. Le but étant de séduire le public visé sur les marchés étrangers de la même manière que la marque procède pour son marché local.

Déjouer les subtilités de langage

La tâche du traducteur est également de savoir déceler rapidement et aisément les difficultés que la traduction pourra comporter, notamment sur les discordances de langage. Il devra s’appuyer davantage sur un autre point ou varier la traduction afin de contourner les difficultés et de les transformer en atouts si possible. Une marque qui veut s’exporter aux États-Unis aura une approche différente de si elle souhaite s’exporter au Royaume-Uni par exemple. En effet, les langues et les techniques commerciales ne seront pas similaires vis-à-vis du public visé et du marché local. On retrouve la même subtilité de langage avec le français de France et le français canadien par exemple : l’approche sera différente due au marché local.

Retranscrire la qualité

Engager une agence de traduction pour effectuer la localisation du site internet d’une start-up permet une meilleure qualité de traduction que si la start-up avait fait un autre choix. Ainsi un traducteur saura précisément quelles sont les attentes de la start-up et connaîtra les codes techniques et commerciaux permettant d’atteindre les marchés étrangers. Le traducteur apprend à connaître l’entreprise en cernant ses priorités, sa terminologie et ses préférences afin de rendre un travail de haute-qualité, qui logiquement attirera un plus grand nombre.

Avatar Mélody Launay

 

Sources : https ://www.sajan.com/global-startups-finding-success-ideal-market/

http ://www.inc.com/jill-krasny/why-translation-services-is-a-top-industry-to-start-a-business.htm

La diversité de la langue chinoise

Certains l’ignorent encore, mais le chinois est l’une des langues les plus parlées au monde ; d’ailleurs, une personne sur six le parle. Mais quel chinois exactement ? En effet, il existe plusieurs variantes de la langue chinoise et leur apprentissage n’est pas chose aisée.

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Une langue complexe

Pas de verbe conjugué, pas de genre féminin/masculin ; à proprement parler, le chinois est une langue qui offre une grammaire logique et simple. Cependant, il n’en est pas de même pour l’écriture. Appelés communément hanzi, les sinogrammes ou caractères chinois peuvent atteindre quelques milliers selon l’écriture traditionnelle ou l’écriture simplifiée. La connaissance de la langue chinoise requiert aujourd’hui de maîtriser entre 3 000 à 5 000 sinogrammes.

Le chinois peut s’écrire de deux manières différentes : le hanzi, caractères composés de traits pour former un symbole ; et sa transcription en pinyin, caractères composés de lettres et de chiffres (alphabet anglais). Chaque pays ne possède pas le même mode d’apprentissage de la langue, mais l’étape première reste en générale la phonétique. Il y a principalement 4 tons différents dans la langue, symbolisés par des « signes diacritiques ». Ces derniers sont des signes qui accompagnent une lettre pour en modifier le son ou le sens, comme par exemple les mots « sur » et « sûr » en français. Les signes diacritiques, inscrits dans les transcriptions phonétiques, permettent donc d’assimiler les caractères chinois en une écriture latine.

Le chinois comprend plusieurs dialectes, mais la langue officielle se trouve être le mandarin. Malgré un apprentissage intensif de prononciation de la langue, chaque région a sa propre prononciation, il se peut donc que certains tons ne coïncident pas avec ceux appris au préalable. Ces tons régionaux sont de même nature que ceux des diverses régions françaises (les différents accents).

Une grande diversité

Deux types de langue se distinguent l’une de l’autre dans les langues chinoises : le chinois traditionnel et le chinois simplifié, utilisé dans le mandarin. Officiellement apparu en 1956, le chinois simplifié a été créé en Chine continentale afin de permettre un meilleur apprentissage de la langue pour les occidentaux, ou plus généralement, les non natifs. Celle-ci est utilisée dans les pays comme Singapour, ou dans la République populaire de Chine. Comme l’indique son nom, cette langue simplifiée présente des sinogrammes moins complexes et plus simples pour l’apprentissage du chinois.

Le chinois traditionnel, et donc son écriture, conserve quant à lui les sinogrammes complexes, multipliant les traits de caractères. Utilisé dans d’autres régions comme Taïwan, Hong Kong ou Macao, il peut parfois se distinguer du chinois simplifié tant du côté de la prononciation que de l’écriture. Certaines personnes sont contre le chinois simplifié, du fait que ce dernier ne conserverait pas les symboles et conduirait à la perte de sens des caractères.

En vue de la croissance économique de la Chine et de sa démographie, il est par conséquent important de différencier les deux principales variantes de langue chinoise et leur apprentissage.

En tant que traducteur-localisateur, il est donc nécessaire de connaître à quelle région sera adressée le texte ciblé. Le chinois est une langue qui peut être identique dans certaines régions, ou bien totalement opposée dans d’autres régions. Connaître ces particularités facilite le choix des ressources et références pour une adaptation culturelle adéquate, et par conséquent le maintien du message initial du texte source.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://blog.globalizationpartners.com/the-difference-between-traditional-and-simplified-chinese.aspx 

Les machines à l’assaut de la traduction

Nous le savons déjà tous déjà, des traductions nous entourent au quotidien sans même que l’on s’en rende compte, que l’on soit traducteurs ou simples usagers. Tout est optimisé pour que nous n’ayons pas à s’encombrer d’un langage inconnu ou mal-maîtrisé, ce qui implique parfois une traduction automatique. À quel point ces dernières interviennent-elles ? Faisons le bilan.

On n’arrête pas le progrès

Les utilisateurs de Google Chrome ont déjà pu s’en rendre compte : la traduction automatique porte doublement bien son nom.

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En effet, elle traduit automatiquement toute page internet n’étant pas dans la langue définie par l’utilisateur pour son ordinateur. Cette traduction peut se révéler pour le moins intrusive en présence d’un utilisateur bilingue qui préférerait une page en anglais natif plutôt qu’une traduction dans un français balbutiant, mais l’intention est louable pour d’autres.

Que se passerait-il alors si, en plus d’une détection déjà réussie, la traduction venait à devenir irréprochable ? Le terme paraît fort, mais c’est pourtant bien une traduction de qualité que Google promet à ses utilisateurs suite à un changement drastique de méthode. Auparavant, comme nous l’avons tous déjà expérimenté, Google Traduction utilisait une méthode de traduction automatique par segments de phrase (PBMT), découpant la phrase mot par mot. Ceci est désormais révolu, et la traduction automatique dite « neuronale » (NMT) est de mise à présent. Cette dernière considère la phrase comme une unité à part entière, et recherche des groupes de mots connectés (d’où le terme de « neuronale ») afin de garder la précision due au contexte.

Google a commencé à tester ce système avec la traduction chinoise : en effet, cette langue utilisant des caractères idéologiques plutôt qu’alphabétiques, la traduction PBMT a tendance à partir dans des envolées lyriques (et surtout incompréhensibles) formées de mots sans connexion les uns avec les autres. Inversement, dans ce même contexte, la traduction NMT aura tendance à reconnaître les groupes de caractères ayant du sens lorsqu’ils sont combinés dans le contexte de la phrase. Le blog du groupe de recherche de Google estime la réduction du nombre d’erreurs entre 55 % et 85 % pour un texte traduit en NMT par rapport à une traduction PBMT.

Doit-on craindre une Trad-Ex Machina ?

Si les traducteurs automatiques commencent à parfaire leurs résultats, n’y a-t-il donc pas un risque que la traduction humaine finisse par disparaître à plus ou moins court terme ? Il est vrai que les traductions de courts textes, titres ou noms de pages se verront gagner en précision, et que les traductions d’articles ou plus longs écrits permettront une plus grande compréhension de leur contenu. Cela limitera les recours aux traducteurs humains pour les tâches les moins conséquentes ou pour les traductions à but compréhensif et non précis…

…mais il s’agit bien de la seule menace que cela représentera pour les traducteurs professionnels. Le traitement automatique (gratuit) ne permet toujours pas une analyse contextuelle complète, et ne peut donc possiblement pas proposer les termes les plus appropriés pour une traduction de qualité. Comme décrit sur le blog OneWorld, la qualité d’une traduction se juge sur de multiples critères : « le ton du texte, les références culturelles ou contextuelles, les dialectes, les expressions spécifiques, le niveau de langage » et bien d’autres. C’est là que la traduction automatique s’incline, puisque la machine ne saura pas évaluer ce que représente la « qualité ».

Cependant, la traduction automatique courte et rapide trouvera de plus en plus d’avantages au quotidien, pour des utilisations ponctuelles et limitées. Le site MakeUseOf explique d’ailleurs que Google Traduction propose désormais, entre autres, un lecteur de panneaux routiers. Il s’agit là du domaine de l’utile, du rapide : en d’autres termes, une spécialisation qui n’empiète en rien sur les plates-bandes des traducteurs professionnels.

La coexistence de traducteurs humains et de traducteurs automatiques en constante évolution est  parfaitement possible, chacun restant maître de son propre terrain. Le temps où les livres ou articles seront traduits automatiquement n’est donc pas encore venu, très loin de là, et les traducteurs de chair et d’os ont encore du temps devant eux avant qu’un bloc de PVC noir aux diodes clignotantes estampillé Google ne traduise le prochain Harry Potter.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

De l’importance de localiser les unités

Lorsqu’un traducteur se voit confier un projet, en particulier à but commercial et public, convertir les unités est une étape incontournable afin d’être sûr de capter l’attention du marché cible concerné. Cela fait partie du travail de localisation, c’est-à-dire, adapter un document non seulement à une langue mais également et surtout à une culture.

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En termes d’unités, on peut commencer par considérer les mesures : longueur, hauteur, masse, superficie, vitesse etc. Si l’on considère, par exemple, une traduction de l’anglais américain vers le français, il est indispensable de convertir toutes les mesures rencontrées pour que le document soit entièrement compris ou même pris au sérieux. Cela vaut pour tous les types de traductions : technique, juridique, économique et commerciale mais aussi pour le multimédia (sous-titrage, doublage de films). Il faut cependant être encore plus vigilant lorsque c’est un document de marketing, fait pour convaincre de potentiels acheteurs.

Parmi les unités, on pense également souvent à la monnaie. En règle générale, dans un livre, un film ou autre document à but de divertissement, il vaut mieux éviter de convertir la monnaie pour respecter le contexte (en ajoutant éventuellement l’équivalent entre parenthèses). En revanche, lorsqu’un client cherche à vendre un produit ou un service, il est important que le prix soit converti dans la monnaie du pays cible pour que l’acheteur sache combien il va dépenser exactement : dans la majorité des cas, voir un prix laissé tel quel, dans une monnaie qui n’est pas la sienne rebute l’acheteur immédiatement. En outre, la localisation du prix est bien souvent laissée pour compte. Car il ne suffit pas seulement de se contenter de le convertir mais il faut également lui permettre de s’intégrer sur le marché ciblé. Parfois, il devra donc éventuellement être légèrement modifié. Dans un pays, certaines caractéristiques d’un produit seront en effet considérées moins importantes que dans un autre et vice-versa. Faire attention à cela peut changer la donne et c’est un des facteurs qui permet aux plus grandes entreprises de réussir à s’implanter à l’international. Bien souvent, un bon travail entre entreprises et traducteurs est la clé du succès.

Avatar Anne-Claire Nourian

 

Source : https ://www.gala-global.org/blog/importance-properly-localizing-price

Comment être traducteur en France

Que faut-il pour être traducteur en France ? Une personne peut-elle simplement se lancer comme traducteur indépendant du jour au lendemain et en vivre ? Dans l’inconscient collectif le traducteur n’est, après tout, qu’une personne convertissant des dires ou des écrits d’une langue étrangère en français.

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Des prérequis pour accéder à ce métier ?

De manière générale, nous pouvons admettre que tout le monde peut devenir traducteur. Ce métier n’a pas d’encadrement institutionnel en France et par conséquent une personne lambda peut aisément se déclarer traducteur auto-entrepreneur. Le choix de ce type de déclaration évite d’avoir à s’immatriculer au Registre du Commerce et des Sociétés ou au Répertoire des Métiers. Il suffit de se rendre à un Centre de Formalités des Entreprises ou de remplir le formulaire de déclaration en ligne.

Alors, comment peut-on s’assurer de la qualité d’un traducteur ? En quoi une personne formée à l’utilisation des langues serait-elle plus efficace qu’une personne simplement bilingue ?

Des organismes d’encadrement

Comme expliqué plus haut, il n’y a pas d’encadrement institutionnel en France. Cela implique qu’il n’y a aucun conseil de l’Ordre pouvant garantir le respect de la déontologie. À partir de là et au vu des conditions d’accès au métier de traducteur (particulièrement en indépendant), le marché de la traduction peut, en France, être perturbé par des personnes n’ayant pas les connaissances nécessaires à la profession de traducteur telles que la tarification. Cela peut facilement mener à des situations de concurrence déloyale. En revanche, il existe des organismes auxquels adhèrent beaucoup de traducteurs et qui proposent des stages de formations, de spécialisations, etc. Un de ces organismes est la Société française des traducteurs (SFT).

Au final, quelle différence existe-t-il entre un traducteur de formation et un traducteur autodidacte ?

N’importe qui peut être traducteur, c’est un fait maintenant établi. Alors pourquoi devrait-on davantage s’adresser à un traducteur qui a suivi une formation et obtenu un diplôme plutôt qu’à une personne bilingue qui maîtrise la langue source avec une certaine aisance ? Tout simplement parce que le traducteur de formation est un spécialiste : il sait utiliser les outils de traduction à disposition (logiciels de traduction assistée par ordinateur, de sous-titrages) et possède déjà une certaine expérience grâce à sa formation. Il connait les différentes étapes à suivre afin de garantir une traduction de qualité et pourra vous faire une proposition commerciale efficace et détaillée.

Mathieu Hergas

Source : https ://altraductions.com/node/635

 

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/

Quand la traduction et la gestion de projet s’entremêlent

Le métier de traducteur est en perpétuelle évolution, aujourd’hui encore plus, compte tenu de l’émergence des nouvelles technologies qui ont donné naissance aux outils d’aide à la traduction. Cependant, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, ces outils ne remplaceront jamais un traducteur. En effet, certaines subtilités restent impossibles à retranscrire par une machine. Ainsi, on comprend l’importance du traducteur mais encore plus celle du chef de gestion de projet, qui ensemble, parviennent à cerner toutes les subtilités et difficultés d’un projet de traduction. Ce qui nous amène à nous demander quelles sont les difficultés d’un projet de traduction.

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Il est important de souligner que chaque projet de traduction a son lot de contraintes et de différences, et ce quand bien même s’il s’agissait d’un sujet de traduction auquel un traducteur a déjà fait face. Ainsi, le rôle d’un chef de projet ne se limite pas à un simple transfert de fichiers entre le client et le traducteur mais à bien plus. En effet, c’est lui qui récolte en amont les informations nécessaires pour mener à bien un projet de traduction. Grâce à celui-ci, le traducteur a ainsi les informations clés pour commencer sa traduction. C’est le chef de projet qui, après analyse du projet, peut déterminer les prérequis essentiels pour procéder à une traduction qui répond aux besoins du client. Cette analyse s’opère à l’aide d’un cahier des charges qui regroupe douze questions principales qu’il faut absolument demander au client. De ce fait, la  première question qui survient est : quel est le public cible ? Grâce à celle-ci, le traducteur peut savoir d’ores et déjà quel vocabulaire et quel ton utiliser. La deuxième question qui se pose est : quel est l’objectif de la traduction ? C’est également une question primordiale, car une traduction à visée commerciale n’utilisera pas le même vocabulaire qu’une traduction à visée divertissante. Par exemple, les mots « posologie » et « dosage » qui ont la même signification seront utilisés dans des documents à visée différente. Ainsi, le mot « posologie » sera utilisé dans un document destiné à un public spécifique (cf. les médecins.)

De plus, avant de commencer une traduction, il est également important de demander la ou les langues sources mais également le pays cible. En effet, demander la langue n’est pas suffisant. Par exemple, des personnes qui parlent espagnol, il y en a dans les Caraïbes, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, l’Europe. Chacun de ces endroits a ses propres références culturelles, ses propres variantes. Par exemple, en espagnol, pour désigner une voiture à Porto Rico, on dira la « guagua » alors qu’à Cuba, île juste à côté, on dira « carro ». D’où l’importance d’être précis à ce niveau. De plus, pour satisfaire pleinement le client et éviter tout quiproquo, il est important de déterminer à l’avance le format d’arrivée de la traduction mais également de préciser les parties à traduire surtout si le document est composé d’images et non pas que de texte. Savoir à l’avance toutes ces choses permettra un réel gain de temps. Il est également conseiller de demander au client s’il a en sa possession des documents de référence, ainsi le traducteur pourra adapter la terminologie du document à traduire aux attentes du client.

En somme, on constate qu’il est nécessaire de respecter un certain nombre d’étapes avant de commencer une traduction, car c’est grâce à ces étapes que l’on sait dans quelle direction on avance dans un projet de traduction. Sans se poser ces questions au préalable, on va droit dans le mur et on prend le risque de perdre une clientèle. Ainsi, passer par ces étapes n’est pas seulement une question de qualité mais également une question de rentabilité.

Auréa Artis

Source : http ://traduccionexperta.com/traducir-para-cada-cliente-y-sus-necesidades/

Quelles sont les différences entre la traduction et la localisation ?

La traduction se définit comme la transposition d’un texte rédigé dans une langue, communément appelée « langue source », vers une autre appelée « langue cible ». De la même manière, la localisation consiste à traduire mais en se souciant de l’aspect culturel du pays cible. Bien que ces deux tâches se rejoignent sur certains points, elles sont distinctes sur différents aspects. Enfin, la traduction et la localisation sont toutes deux indispensables lors du processus d’internationalisation d’un produit ou d’un site internet.

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Afin d’accroître la présence de son site internet sur la scène internationale et étendre sa visibilité auprès d’une cible plus large, il faut le traduire dans la(s) langue(s) souhaitée(s). Ceci dit, cela n’est plus suffisant. En effet, pour que les internautes se sentent en sécurité en faisant leurs achats sur internet, il est nécessaire de leur fournir un site s’adressant à eux dans leur propre langue et prenant en compte leurs coutumes et traditions, très différentes d’un pays à un autre. À la différence de la traduction, la localisation est un véritable outil marketing (cf. article L’importance de traduire son site internet) dont le but est d’arriver à ce que les utilisateurs perçoivent le site web comme un site « local ».

À l’heure actuelle, la traduction à proprement parler a nettement évolué et ne consiste plus simplement à remplacer un mot par son équivalent dans la langue cible. C’est donc dans cette perspective où la localisation prend tout son sens et se différencie de la traduction.

Bien que les deux requièrent un travail pointilleux, contrairement à la traduction, la localisation est plus approfondie et dépasse les limites de langues. En effet, derrière la localisation se cache une dimension culturelle. D’une part, le traducteur doit avoir une excellente maîtrise de la langue du pays vers lequel il traduit le plus fidèlement possible et en connaître les coutumes. Tandis que, d’autre part, le localisateur doit être un expert du marché de la langue cible et connaître les techniques commerciales ainsi que les termes spécifiques habituellement utilisés. En ce sens, localiser son site c’est non seulement le traduire, mais c’est aussi l’adapter entièrement à la culture du pays cible.

Pour conclure, prenons le domaine des jeux vidéo qui est, d’une part l’un des domaines où la localisation se fait de manière automatique, et d’autre part qui présente le parfait exemple mettant en évidence la différence entre la localisation et la traduction. Ils sont effectivement parfois plus difficiles à adapter aux clients du pays cible notamment lorsqu’il s’agit de la traduction des jeux de mots ou des références culturelles et nécessite une adaptation plus poussée qu’une simple traduction.

 

Sonia Ahamada

Source : http ://culturesconnection.com/fr/localisation-traduction-differences/

L’internet et les utilisateurs nomades

Avec l’expansion des smartphones, de plus en plus de gens passent toujours plus de temps sur leurs téléphones, notamment car ils peuvent maintenant les utiliser pour naviguer sur internet. Mais l’expérience diffère grandement par rapport à un ordinateur. La puissance toujours plus grande de nos objets connectés, quels qu’ils soient, permet de présenter des designs et des médias élaborés, mais la taille des smartphones, si elle augmente aussi, ne peut pas dépasser la taille de nos poches !

C‘est à ce titre que les versions mobiles des sites internet ont commencé à fleurir ; afin de répondre aux besoins des utilisateurs qui seront rapidement frustrés s’ils doivent se battre avec leurs smartphones pour obtenir la moindre information, et partiront aussi sec la chercher ailleurs.

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Il y a des règles à respecter pour offrir une bonne expérience mobile de son site internet, et elles nécessitent souvent de suivre la même directive : celle de la simplicité.

Car un bon site mobile est surtout un site sans fioritures inutiles ni menus infiniment déroulants. Les écrans des smartphones obligent les utilisateurs à voir les sites internet sur une très petite surface, il faut donc peu d‘options et de cadres affichés en même temps, mais des liens faciles à sélectionner, même du bout des doigts. Cela nécessite parfois de modifier drastiquement le contenu même des sites internet. Les internautes sur mobile sont souvent en vadrouille, ils cherchent donc à obtenir rapidement des informations précises ; le prochain bus, les horaires d’ouverture d’un magasin… ou la dernière vidéo d’un chat devenu célèbre sur internet.

Et parfois, le plus simple pour répondre à leur besoin est de développer une application que les utilisateurs pourront télécharger sur Android ou iPhone. C’est là que le thème de la traduction revient, ou plutôt manque, car elle semble être la plus oubliée.

Les smartphones ont une facilité déconcertante à localiser leur contenu pour leurs utilisateurs, principalement à cause de la fonction de localisation géographique que possèdent tous les smartphones ces dernières années. Mais cela n’empêche pas la majorité des applications localisées d’être traduites automatiquement, offrant des résultats souvent drôles mais rarement professionnels (ou même exacts, à défaut). Le reste des applications, elles, ne sont bien souvent proposées qu’en anglais. Vu les petits budgets investis dans celles-ci, on peut imaginer pourquoi. Mais la demande de traduction semble pourtant forte dans ce domaine. Certains sites commencent même à offrir de traduire à bas prix des applications pour remédier à ce problème, malheureusement sans y effectuer un quelconque contrôle qualité. Espérons que les agences de traduction sauront trouver la manière de s’impliquer dans ce marché qui pourrait devenir porteur.

 

Gaël Le Lostec