Quand la traduction et la gestion de projet s’entremêlent

Le métier de traducteur est en perpétuelle évolution, aujourd’hui encore plus, compte tenu de l’émergence des nouvelles technologies qui ont donné naissance aux outils d’aide à la traduction. Cependant, contrairement à ce que beaucoup de personnes pensent, ces outils ne remplaceront jamais un traducteur. En effet, certaines subtilités restent impossibles à retranscrire par une machine. Ainsi, on comprend l’importance du traducteur mais encore plus celle du chef de gestion de projet, qui ensemble, parviennent à cerner toutes les subtilités et difficultés d’un projet de traduction. Ce qui nous amène à nous demander quelles sont les difficultés d’un projet de traduction.

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Il est important de souligner que chaque projet de traduction a son lot de contraintes et de différences, et ce quand bien même s’il s’agissait d’un sujet de traduction auquel un traducteur a déjà fait face. Ainsi, le rôle d’un chef de projet ne se limite pas à un simple transfert de fichiers entre le client et le traducteur mais à bien plus. En effet, c’est lui qui récolte en amont les informations nécessaires pour mener à bien un projet de traduction. Grâce à celui-ci, le traducteur a ainsi les informations clés pour commencer sa traduction. C’est le chef de projet qui, après analyse du projet, peut déterminer les prérequis essentiels pour procéder à une traduction qui répond aux besoins du client. Cette analyse s’opère à l’aide d’un cahier des charges qui regroupe douze questions principales qu’il faut absolument demander au client. De ce fait, la  première question qui survient est : quel est le public cible ? Grâce à celle-ci, le traducteur peut savoir d’ores et déjà quel vocabulaire et quel ton utiliser. La deuxième question qui se pose est : quel est l’objectif de la traduction ? C’est également une question primordiale, car une traduction à visée commerciale n’utilisera pas le même vocabulaire qu’une traduction à visée divertissante. Par exemple, les mots « posologie » et « dosage » qui ont la même signification seront utilisés dans des documents à visée différente. Ainsi, le mot « posologie » sera utilisé dans un document destiné à un public spécifique (cf. les médecins.)

De plus, avant de commencer une traduction, il est également important de demander la ou les langues sources mais également le pays cible. En effet, demander la langue n’est pas suffisant. Par exemple, des personnes qui parlent espagnol, il y en a dans les Caraïbes, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, l’Europe. Chacun de ces endroits a ses propres références culturelles, ses propres variantes. Par exemple, en espagnol, pour désigner une voiture à Porto Rico, on dira la « guagua » alors qu’à Cuba, île juste à côté, on dira « carro ». D’où l’importance d’être précis à ce niveau. De plus, pour satisfaire pleinement le client et éviter tout quiproquo, il est important de déterminer à l’avance le format d’arrivée de la traduction mais également de préciser les parties à traduire surtout si le document est composé d’images et non pas que de texte. Savoir à l’avance toutes ces choses permettra un réel gain de temps. Il est également conseiller de demander au client s’il a en sa possession des documents de référence, ainsi le traducteur pourra adapter la terminologie du document à traduire aux attentes du client.

En somme, on constate qu’il est nécessaire de respecter un certain nombre d’étapes avant de commencer une traduction, car c’est grâce à ces étapes que l’on sait dans quelle direction on avance dans un projet de traduction. Sans se poser ces questions au préalable, on va droit dans le mur et on prend le risque de perdre une clientèle. Ainsi, passer par ces étapes n’est pas seulement une question de qualité mais également une question de rentabilité.

Auréa Artis

Source : http ://traduccionexperta.com/traducir-para-cada-cliente-y-sus-necesidades/

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