Nouveaux traducteurs indépendants : comment trouver ses premiers clients ?

Nombreux sont ceux qui se lancent en solo sur la marché de la traduction directement après la fin de leurs études et tentent de percer sans ou avec très peu d’expérience préalable. La concurrence est rude et les entreprises exigeantes, les nouveaux arrivants se retrouvent souvent bloqués et découragés. Trouver et garder des clients, cela demande beaucoup de temps et d’effort ; il n’existe malheureusement pas de solution miracle. Voici cependant trois idées soigneusement sélectionnées pour vous mettre sur la bonne voie :

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Soigner sa visibilité et sa présentation

Avant même de commencer à démarcher des clients potentiels, soignez minutieusement votre présentation : rédigez un beau CV et créez des profils sur les réseaux sociaux professionnels (LinkedIn, Viadeo,…), car vos prospects ne manqueront pas de taper votre nom sur Google pour savoir à qui ils ont affaire. Vous pouvez aussi créer votre propre site personnalisable. Assurez-vous surtout d’avoir une adresse e-mail dédiée qui ne nuit pas à votre crédibilité professionnelle et une signature automatique précisant vos langues de travail et redirigeant vos contacts vers des pages leur permettant de se renseigner sur vous.
Gardez en tête que si vous avez du mal à trouver des clients, ces derniers ont autant de difficultés à trouver des traducteurs. N’hésitez pas à crier sur tous les toits que vous êtes traducteur : dites le à toute la famille, à votre voisin, votre maraîcher ou toute personne que vous rencontrez. Expliquez-leur en détails ce qu’est votre métier, qui sait qui peut avoir besoin d’une traduction un de ces jours.

Travailler pour de grosses agences

Cette étape est généralement déconseillée mais elle est inévitable. Les entreprises qui cherchent des traducteurs en permanence, et qui n’ont pas le temps de regarder votre CV et votre expérience dans les détails vous feront souvent passer des tests pour vous embaucher. Les tarifs sont généralement ridiculement bas et vous devrez rendre de gros volumes pour des délais très courts mais cela vous permettra de gagner de l’expérience. Le plus gros avantage est que vous pourrez choisir d’accepter un projet ou non, vous pourrez donc vous servir de ces agences comme recours si vous n’avez rien à vous mettre sous la dent. Cela peut être aussi une bonne solution si vous êtes étudiant en traduction et que vous voulez faire un travail en relation avec vos études à côté.

Suivez ce lien http ://www.commonsenseadvisory.com/Marketing/2016-largest-LSPs.aspx ?utm_source=MLIP+-+Top+100+LSPs&utm_campaign=LSPs&utm_medium=email pour consulter la liste des entreprises de traduction les plus importantes en 2016.

Se spécialiser

La plupart des traducteurs sont bien plus efficaces lorsqu’ils se concentrent sur un certain type de textes. En réduisant le nombre de sujets que vous accepterez de traiter, vous limiterez certes la taille du marché ciblé, mais aurez accès à des contrats plus rémunérateurs, confiés uniquement à des professionnels expérimentés. Une spécialisation doit rester relativement vaste pour être viable (traduction juridique, technique, économique, commerciale, etc.), mais peut aussi être très étroite pour vous positionner sur un marché de niche (vous devenez alors LE traducteur spécialisé dans l’élevage d’oursins, par exemple). Pour orienter votre choix, interrogez-vous sur ce qui vous plaît et ce que vous traduisez le mieux. Une fois que vous aurez trouvé votre domaine favori, vous pourrez consacrer du temps à parfaire vos connaissances et votre savoir-faire, afin de produire des traductions de qualité qui auront l’air d’avoir été rédigées par un expert en la matière !

Avatar Anne-Claire Nourian

L’incidence de l’anglais sur la langue française et sur le processus de traduction

L’évolution de la langue française en elle-même

Avant de s’attarder sur l’ajout d’anglicismes, voire de néologismes, à la langue française, il est important de rappeler son histoire. En effet, observer l’origine et l’évolution de notre langage permet de prendre en compte l’impact constant d’autres langues ou dialectes sur un idiome.

Prenons la langue française : issue du latin imposé par Jules César après la guerre des Gaules, le français n’a réellement vu le jour qu’autour du IXe siècle et a depuis connu de nombreuses modifications, tant phonétiques que sémantiques. Ces modifications, ou rectifications, se sont caractérisées sous différentes formes telles que les réformes de l’orthographe avec comme conséquence la réédition du Dictionnaire de l’Académie française. De plus, si le français était la langue de la monarchie, son apprentissage fut encore plus long car les langues régionales ont longtemps été plus importantes en France. Il faut attendre le XXe siècle pour voir le français s’étendre complètement sur le territoire et supplanter les langues régionales.

L’ajout progressif d’anglicismes

Comme expliqué plus haut, l’évolution d’un langage est influencée par les autres langues environnantes. Alors, nous sommes en droit de supposer que les anglicismes sont ajoutés au français depuis que les deux sociétés se sont rencontrées. Cette théorie est plus ou moins vraie : on observe des ajouts d’anglicismes à partir du XVIIIe siècle avec les mots « paquebot », « marketing » ou encore « speech ».

Néanmoins, ces ajouts de vocabulaire sont progressifs et réduits. Promulguée en 1994, la loi Toubon garantie l’utilisation principale de la langue française avec, dans le cas d’un manque de lexique, le décret du 3 juillet 1996 qui vise à favoriser l’enrichissement du français. Dans le but d’utiliser le plus possible le français et ses richesses, les médias font également en sorte de réguler les anglicismes en proposant des concordants. Une liste d’équivalents est par exemple proposée sur le site du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

L’impact sur la traduction et le choix de termes

« La langue de la République est le français. » En accord avec l’article 2 de la Constitution de 1958, la traduction doit s’effectuer de manière à obtenir un texte traduit dans un français le plus pur possible. Malheureusement, nous nous devons de reconnaître qu’à présent, certains anglicismes sont beaucoup trop ancrés dans notre langage. Cependant, il est important de préciser si la traduction se fait vers du français de France car d’autres pays francophones peuvent décider de traduire un terme. Par exemple, « smartphone » est un anglicisme accepté en France alors qu’il est traduit par « téléphone intelligent » au Québec. Dans le domaine du sport, il est également possible de retrouver des anglicismes utilisés car considérés comme partie intégrante du lexique dudit sport : au football un joueur dribble et le corner est une phase de jeu.

Afin d’éviter d’utiliser un anglicisme, le traducteur doit chercher le terme le plus approprié dans le domaine ciblé. Pour ce faire, différents outils sont à disposition tels que les glossaires, bases terminologiques, revues spécialisées, etc. À l’ère du numérique, l’avancée technologique permet d’avoir accès à toutes les ressources possibles pour garantir la qualité de la traduction des termes auxquels un traducteur peut être confronté.

Mathieu Hergas

Source principale :

http ://www.okodia.com/la-traduccion-de-anglicismos-nos-hace-menos-cool/

Autres sources :

http ://www.france-pittoresque.com/spip.php ?article5097

http ://bbouillon.free.fr/univ/hl/Fichiers/Cours/intro.htm

http ://www.academie-francaise.fr/la-langue-francaise/terminologie-et-neologie

http ://www.slate.fr/story/69533/francais-anglais-angliscismes-franglais

http ://www.csa.fr/Television/Le-suivi-des-programmes/Le-respect-de-la-langue-francaise/Anglicismes-les-equivalents-francais-recommandes

Comment évaluer un programme de traduction automatique ?

La traduction automatique est une méthode de traduction moderne de plus en plus employée, notamment quand il est question de traduire des contenus volumineux. L’avantage de cette méthode se trouve dans la rapidité du traitement d’une phase de traduction. Les entreprises de services linguistiques entament plus rapidement l’étape de relecture. Cela permet aussi de réduire les coûts et la charge de travail nécessaires.

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Les critères d’évaluation

Il convient tout de même de garder un esprit critique car la traduction automatique possède des inconvénients. Fort heureusement, celle-ci reste dépendante du travail humain et est uniquement conçue pour lui épargner les lourdes tâches de traduction sur de gros volumes. Si ses outputs requièrent une relecture ou un contrôle qualité, elle ne devrait pas impliquer de travail de révision. Un programme de traduction automatique doit idéalement transposer le document source vers la langue cible en utilisant le complexe sémantique adéquat pour chaque segment.

Chaque logiciel de traduction automatique subit un examen qui comprend plusieurs critères : l’adaptation, la fluidité, la notation (elle correspond à la qualité d’une traduction propre à un segment), l’évaluation par classification, l’analyse des erreurs. Cette analyse se fait régulièrement sur un certain nombre de documents avec différents logiciels de traduction automatique, ce qui donne un ordre d’idée aux évaluateurs quant à la qualité de chaque logiciel. Dans le cas où la quantité de contenu à traduire serait élevée, comme c’est souvent le cas en e-commerce ou en traduction de données, les évaluateurs font appel à d’autres méthodes. Cette vérification est plutôt axée sur la traduction technique, les noms des produits et l’exactitude de traduction des termes techniques sont scrupuleusement contrôlés. Étant donné la grande quantité de datas à traiter, les entreprises effectuent cette opération sur un petit échantillon.

Les limites de l’homme et des logiciels

Comme nous l’avons constaté plus haut, certaines traductions demandent un travail exhaustif, et ce, malgré une traduction préalable d’un logiciel. L’utilisation de la traduction automatique comprend un enjeu économique important. C’est la raison pour laquelle chaque programme de traduction ou de rédaction automatique doit être analysé par l’être humain. Nous ne pouvons cependant pas évaluer l’adéquation de chaque traduction de segment, notamment quand le contenu à traduire contient une terminologie très complexe. Le logiciel est souvent amené à générer des complexes sémantiques non-équivalents après avoir intégré différentes traductions possibles pour un seul terme par exemple. L’évaluation devient alors un obstacle à l’application de ce nouveau type de traduction puisqu’elle nécessite trop de travail de vérification. Cela peut être coûteux et empêcher un bon nombre d’entreprises d’y accéder. Par son mode de conception et son évaluation, la traduction automatique demeure un grand investissement et pourrait, dans le pire des cas, être un risque du fait de son efficacité.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source : https ://www.gala-global.org/blog/human-evaluation-machine-translation#sthash.YCLYqL5H.dpbs

Quelle est la meilleure façon d’apprendre une langue ?

Être polyglotte nécessite beaucoup de travail. En effet, apprendre une langue est difficile, mais il est encore plus difficile de la mettre en pratique en situation réelle. Oui, mettre en pratique ses connaissances en langues sur une feuille de cours est totalement différent d’appliquer ces dites connaissances au cours d’une conversation. Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai énormément de mal à tenir une conversation en langues étrangères mais moins de mal à composer dans celles-ci. Je pense que c’est le cas pour bon nombre d’entre nous. Ce qui nous amène à nous demander alors quelles sont les solutions qui s’offrent à nous pour améliorer notre niveau en langue ou devrais-je plutôt dire notre interaction avec des gens en langues étrangères ?

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À vrai dire, plusieurs solutions s’offrent à nous, mais il faut savoir qu’en fonction de la personne, certaines solutions seront plus efficaces voire plus adaptées chez l’une que chez l’autre personne. Ainsi, il faut trouver sa ou ses solution(s) clé(s). Si vous apprenez des langues étrangères, je suppose que vous avez souvent eu l’occasion d’entendre que la solution clé pour améliorer son niveau de langue est l’immersion complète dans un pays, n’est-ce pas ? Cependant, tout le monde ne peut se le permettre, car c’est une solution qui demande de débourser beaucoup, or il existe de nombreuses autres solutions. De ce fait, l’autre problématique qui se plante est : est-il également possible de s’améliorer sans énormément débourser ? Oui ! Il existe effectivement d’autres solutions telles que regarder des films en version originale ou version sous-titrée, lire des livres en langues étrangères, participer à des salons internationaux. Ces salons internationaux sont non seulement le moyen de rencontrer des gens de différents horizons, mais aussi un moyen de pratiquer la langue et de mettre en pratique tous les mots appris dans un contexte spécifique.

Pour apprendre de manière efficace, il est important de faire la différence entre apprendre et assimiler une langue. Effectivement, apprendre par cœur sans aucun contexte, sans aucune mise en pratique, aura pour conséquence l’oubli quasi systématique des mots que l’on vient d’apprendre. Tandis qu’apprendre avec un contexte permettra de se rappeler du mot appris même après plusieurs années et c’est ce qu’on appelle l’assimilation d’une langue. En effet, un mot peut avoir différentes significations selon le contexte. Et faire face à ce mot dans un contexte précis permet de mieux le comprendre et par conséquent de s’en rappeler. C’est pourquoi discuter dans une autre langue est un moyen radical pour progresser et retenir.

Ainsi, le seul conseil que je peux vous donner, c’est de varier les différents moyens d’apprentissage, car non seulement il en existe une multitude, mais aussi parce que cela permet de voir lequel est plus adapter pour soi. Lisez, écoutez la radio, regarder des films en langues étrangères, en bref cultivez-vous et pratiquez !

Auréa ARTIS

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/11/dont-study-learn/

L’arrivée des mémoires de traduction

Jusqu’à récemment, les mémoires de traduction relevaient de la technologie dernier cri. Ce n’est qu’à partir de la fin des années 1990 que les traducteurs ont adopté massivement cet outil. Très rapidement, le temps de travail et les coûts ont été optimisés, si bien que le calcul du prix ne se fait aujourd’hui plus sur la base du nombre total de mots mais sur des statistiques de pondération des mots.

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Néanmoins, il aura fallu attendre jusqu’en 2005 avant que les mémoires de traduction ne soient disponibles au niveau commercial et les prix étaient extrêmement élevés (une mémoire de traduction pouvait coûter jusqu’à plusieurs centaines de milliers de dollars par an) les rendaient inaccessibles aux petites entreprises et aux traducteurs indépendants. Suite à cette commercialisation, des petits fournisseurs de technologie ont commencé à proposer des mémoires de traduction répondant aux besoins de base de leurs clients, facilitant ainsi la tâche à de nombreux traducteurs. Si les logiciels que proposaient ces petits fournisseurs n’étaient pas à la pointe de la technologie, ils ont réussi à se constituer une clientèle non-négligeable en se concentrant sur l’amélioration constante de leur produit. Les grands distributeurs de logiciels, eux, se concentraient trop sur certains aspects de leur logiciel mais en négligeaient d’autres. C’est donc cette faille que les petits fournisseurs ont pu exploiter et rentabiliser grâce à une technologie bien plus accessible financièrement.

Aujourd’hui, il existe des mémoires de traduction à des prix très accessibles qui offrent une grande flexibilité et permettent une utilisation simple et compatible avec n’importe quel système d’exploitation. Grâce à ces améliorations, le temps de traduction et le coût du travail ont été optimisés, rendant ainsi les services de traduction plus accessibles et facilitant le travail des professionnels.

Camille Rigaud

Source : https ://multilingual.com/translation-technology/disruptive-innovation-translation-management-systems/

Google Traduction : un outil de traduction automatique limité

Tout le monde connaît et utilise Google, que ce soit pour faire des recherches précises d’images, d’articles, de vidéos ou de produits en tous genres. Vous avez une question ? Google a la réponse. Vous voulez faire des conversions d’unités ? Google vous le permet. Vous voulez trouver la traduction d’un mot ou d’une phrase ? Google vous la donne… Plus ou moins.

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En effet, si vous cherchez la traduction de certains mots qui pourraient avoir plus d’une signification précise selon le contexte, vous ne serez pas certain d’avoir la traduction adéquate. Cela peut s’avérer problématique si vous ne comptez que sur Google Traduction pour effectuer la traduction de certains passages d’un document important.

De ce fait, le moteur de recherche que nous utilisons presque tous a tout de même ses limites en matière de traduction, malgré son potentiel ; Google Traduction permet d’avoir une idée générale du sens d’une phrase, voire d’un court texte écrit dans une langue étrangère. Il ne vous permettra pas, par exemple, de traduire parfaitement un article de presse complexe dans son intégralité ; ce n’est pas un outil de traduction automatique aussi efficace qu’une mémoire de traduction, sachant que l’utiliser régulièrement n’améliore pas ses capacités. D’aucuns ont recours à d’autres outils de traduction automatique gratuits similaires, comme Reverso Context qui donne des traductions en contexte souvent tirées de documents officiels, mais là encore, le potentiel reste limité.

Si vous souhaitez essayer un outil de traduction automatique plus performant que Google Traduction, la traduction automatique personnalisée est une solution, sachant que cet outil est adapté au domaine de traduction pour lequel vous l’utilisez. En effet, il s’appuie sur des données accumulées grâce à la traduction de documents effectuée en amont et il propose par la suite des traductions cohérentes pour des phrases de votre document qui ont déjà été traduites par le passé.

Bien sûr, cet outil a, lui aussi, des limites, puisque traduire efficacement ne revient pas à traduire chaque phrase mot à mot ; les nuances linguistiques et expressions idiomatiques sont à prendre en compte lors du processus de traduction et une machine ne peut pas toujours fournir la traduction adéquate de ces éléments, surtout s’ils n’ont pas été traduits et enregistrés en amont.

Par exemple, pour traduire une phrase ou un nom de produit qui contient un jeu de mot, il est préférable d’essayer d’en trouver la traduction adéquate par vous-même, sachant que vous pouvez faire preuve d’une créativité et d’une imagination qu’un outil de traduction automatique ne peut avoir, tout en adaptant la traduction à la culture de la langue.

De ce fait, il est recommandable de penser à la post-édition lorsque vous utilisez un outil de traduction automatique personnalisée. En effet, vous pouvez utiliser la traduction automatique personnalisée puis effectuer une étape de révision suivie d’une étape de relecture pour corriger les éventuels non-sens et autres problèmes linguistiques. Cela vous fera gagner un temps précieux et vous n’aurez pas à prévoir un budget trop important pour qu’un traducteur se charge de la traduction ou de la révision. De plus, vous pourrez être sûr d’avoir une traduction cohérente, dans la mesure où vous aurez corrigé les possibles fautes de sens.

Ainsi, alors que beaucoup utilisent Google Traduction et lui font presque aveuglément confiance, il ne faut pas oublier que cet outil n’est pas réellement fiable pour traduire des documents dans leur intégralité, puisqu’il ne s’améliore pas au fur et à mesure que vous l’utilisez. Se servir d’un outil de traduction automatique personnalisée est une solution viable et rentable pour vos besoins dans ce domaine, qu’il faille ou non effectuer une étape de post-édition après la traduction du document, selon votre utilisation de cet outil.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/7/19/machine-translation-so-much-more-than-google-translate/

Freelance : faut-il se laisser tenter par les plateformes de traduction en ligne ou les fuir ?

Vendre ses traductions à bas prix et avoir une charge de travail satisfaisante ? Développer une stratégie payante sur le long terme et garantir la qualité de ses travaux ? Ce qui est sûr, c’est que ces deux options se combinent difficilement. Lumière sur un marché en expansion qui ne profite pas à tout le monde…

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Traducteur russophone indépendant depuis 8 ans, Simon Akhrameev nous parle de sa vision du marché de la traduction en ligne, dans son article Best Paying Websites to Find Translation Job Online (Les sites web qui rémunèrent le mieux les travaux de traduction en ligne). Contre toute attente, ce titre fort attractif s’avère finalement être le total opposé d’une promotion pour les plateformes de traduction. En effet, dans son article, il aborde tous les points négatifs de ces plateformes, qui mettent des traducteurs en lien avec leurs clients. En s’adressant à tous les traducteurs indépendants de la planète, Simon Akhrameev nous donne les clés nécessaires pour réussir une carrière de freelance, sans même avoir besoin de passer par des intermédiaires.

Il faut seulement quelques minutes pour créer son propre site professionnel sur WordPress et quelques euros par an pour le mettre en ligne, en passant par un hébergeur fiable. Ensuite, il ne vous reste plus qu’à vous bâtir une clientèle et à consolider votre image de traducteur. Cela ne se réalise pas du jour au lendemain, mais au bout du compte, vous êtes gagnant. Pourtant, nombreux sont les traducteurs indépendants qui préfèrent opter pour une toute autre solution : les plateformes en ligne, qui prospectent la clientèle à votre place. Proz, Translators Café, oDesk ou encore UpWork… Ce n’est pas ce qu’il manque ! Ces intermédiaires nous montrent une belle image de la traduction et savent nous vendre leur produit : « Satisfaction garantie », « La traduction online par des pros », « Un réseau de traducteurs et d’agences de traduction certifiés », etc. Il est vrai que cela peut donner envie, ou du moins, attiser la curiosité à la fois des clients et des traducteurs. Le problème, c’est que l’envers du décor n’est pas si rose. Et pour cause, ces plateformes fonctionnent principalement sur la base d’un système d’enchères (comme dans une salle des ventes). En effet, vous, le traducteur, indiquez un prix au mot pour vos travaux, ainsi qu’un délai de réalisation. Ensuite, le client se contente de sélectionner le traducteur de son choix pour son projet, en fonction des critères mentionnés précédemment : le prix et le délai. Il regarde peut-être un tout petit peu votre profil utilisateur et vos commentaires laissés par des clients précédents. Mais ne nous mentons pas, ce système marche de la manière suivante : c’est à celui qui proposera le meilleur tarif au mot et le délai le plus court que reviendra le projet, dans la majorité des cas. Mais pourquoi est-ce un problème, puisque le client est content d’avoir une livraison « express », et que le traducteur est ravi d’avoir du travail ? Eh bien… Baisse des salaires des traducteurs, augmentation de la concurrence, dégradation du métier de traducteur et de la qualité des traductions…Cette liste non exhaustive de raisons censées faire fuir les traducteurs freelance de ces plateformes ne semble malheureusement pas être intégrée de tous à ce jour, car le marché de la traduction en ligne continue de se développer.

En tout cas, Simon Akhrameev espère bien changer la vision de ceux qui tomberont sur son article, car lui-même a beaucoup dépendu de ce type de plateformes au début de sa carrière, avant de se rendre compte de tous leurs côtés négatifs. Alors mieux vaut tard que jamais pour se mettre à travailler indépendamment de toute plateforme, en mettant en avant notre principal atout : la qualité de nos traductions. C’est la meilleure manière de vendre nos travaux à leur juste valeur, et ce, sans contribuer à la dégradation du métier de traducteur. Le site web qui rémunère le mieux les travaux de traductions en ligne, c’est donc votre propre site web, et aucun autre !

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/best-paying-websites-to-find-translation-job-online/

L’interprétation dans les tribunaux : un débat sur l’art et la manière

Les interprètes des tribunaux ont une lourde responsabilité sur les épaules : rendre un discours si exact qu’il ne laisse aucune place ni au doute ni à l’omission. En effet, il s’agit d’un élément qui peut influencer la décision du juge et des autres membres du procès. Il est donc primordial que l’interprète transmette correctement les réponses de la personne qu’il assiste (souvent l’accusé, mais aussi parfois un témoin) et les questions qui lui sont posées.

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Pour cela, tous les moyens sont bons, et la plupart des interprètes assermentés utilisent l’ensemble des principaux modes d’interprétations : l’interprétation consécutive, simultanée et la traduction à vue. La majorité s’accorde sur l’emploi de ces trois méthodes, mais un débat perdure dans le domaine du consécutif.

Car l’interprétation consécutive est sujette à débat : quelle longueur de parole doit-on traduire ? Doit-on traduire chaque phrase dès que celle-ci est finie, ou attendre la fin d’un paragraphe ? Ou doit-on seulement traduire les paroles de l’accusé ou du témoin toutes les dix ou quinze minutes ?

La véracité d’une déclaration ne peut souvent être déterminée qu’à l’aide d’indices qui doivent être reliés directement à la traduction de l’interprète. Il peut s’agir de gestes, d’hésitations, de répétitions ou de regards, parmi tant d’autres détails. C’est là où l’interprétation consécutive longue représente un problème : elle éloigne ces détails du rendu final de la traduction. Non seulement il est très difficile pour l’interprète de retenir et de retranscrire toute la subtilité des paroles de l’accusé ou du témoin lorsqu’il traduit un segment d’un quart d’heure, mais il est aussi très difficile pour les juges de relier le langage du corps de la personne s’exprimant à ses paroles, puisqu’elles ne sont comprises que bien plus tard.

Et pourtant, l’utilisation de la consécutive longue se justifie aisément par ses défenseurs. Ceux-ci déclarent qu’il est plus simple et exact de rendre un discours lorsque l’idée générale des paroles est déjà expliquée et lorsqu’il est possible de comprendre où l’accusé ou le témoin veut en venir. Malgré cet avantage, c’est l’interprétation consécutive courte qui tend à s’installer dans les tribunaux américains, car elle est considéré plus proche des déclarations en langue source.

Pourtant, même si l’on exclut la consécutive longue dans les tribunaux, il reste toujours à déterminer quelle longueur de segments sera privilégiée. Car la traduction peut conduire à hacher le discours de l’accusé ou du témoin, ou même à lui faire perdre le fil de ses pensées. Ce sont souvent des situations où ils sont stressés, et ils peuvent aussi être intimidés ou réticents à l’idée de faire une déclaration. Il est donc important de chercher à retrouver au mieux l’avantage de la consécutive longue qui permet de rendre dans la langue cible un discours cohérent et pertinent.

À cette fin, il est donc souvent recommandé d’accorder une méthode flexible. Les témoins ou les accusés ont parfois besoin de quelques minutes pour développer une idée ou décrire une situation. A contrario, leur discours peut être rapporté phrase par phrase à d’autres moments du procès. Il est conseillé aux interprètes assermentés de communiquer avec la personne qu’il assiste avant le procès à ce sujet. Par exemple, il est possible d’établir une règle qui dicte qu’un geste de la main ou qu’un signe de tête annonce à l’interprète qu’une déclaration est complète et qu’il peut la traduire. Cela améliore la fluidité dans les discours, et permet à tous de se concentrer sur le contenu des paroles, et non sur la difficulté de la communication.

Les interprètes assermentés, liés par les responsabilités considérables qu’ils doivent prendre en compte, doivent donc déterminer eux-mêmes et en temps réel la meilleure manière de retranscrire les paroles d’un accusé ou d’un témoin. Une tâche qui requiert des compétences avancées, et qui doit être prise comme telle par les membres des tribunaux !

Gaël Le Lostec

Source : https ://rpstranslations.wordpress.com/2016/11/15/what-is-the-appropriate-consecutive-rendition-from-the-witness-stand/

Les livres numériques : opportunités et inconvénients

La démocratisation de l’usage de l’internet depuis le milieu des années 1990 entraîne de nouvelles habitudes de consommation culturelle. Les livres numériques, ouvrages destinés à être lus sur un écran, en sont un exemple.

C’est à l’occasion du lancement du Projet Gutenberg par l’écrivain américain Michael S. Hart le 1er décembre 1971, qu’a été publié le premier livre numérique. Il s’agissait de la Déclaration d’indépendance des États-Unis, rédigée par Thomas Jefferson en 1776.

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Aujourd’hui, les livres numériques coexistent avec les livres imprimés et sont très appréciés par les lecteurs de moins de 25 ans. Cependant, alors que les livres imprimés ont permis de démocratiser la lecture, doit-on considérer l’apparition des livres numériques comme une étape importante de l’histoire du livre ?

Les nouvelles opportunités offertes par les livres numériques

Un grand nombre de contraintes propres aux livres imprimés sont levées grâce aux livres numériques.

Pour commencer, les problèmes liés à la conservation et à la transmission des ouvrages aux générations futures sont presque inexistants dans le cas des livres numériques. En effet, ceux-ci sont stockés dans des bibliothèques virtuelles qui les protègent de la détérioration.

Ensuite, les librairies de livres numériques proposent aux lecteurs d’accéder rapidement à une immense sélection d’ouvrages. Certains de ces ouvrages sont libres de droit, ce qui permet aux lecteurs de les lire gratuitement.

Enfin, les écrivains peuvent profiter du coût moins important des livres numériques par rapport à l’édition des livres imprimés pour faire connaître leurs œuvres au grand public. Les livres numériques auto-édités sont très populaires aux États-Unis, et représentent plus de 40 % des ventes de livres numériques sur le site Amazon.com.

Toutefois, malgré leurs nombreuses qualités, les livres numériques ne parviennent pas encore à s’imposer face aux livres imprimés pour de nombreuses raisons.

Les inconvénients des livres numériques

Premièrement, les supports permettant la lecture de livres numériques (ordinateurs, tablettes tactiles, liseuses, smartphones, etc.) sont des sources émettrices de lumière qui peuvent retarder et réduire le sommeil. Par conséquent, la lecture d’un livre électronique durant la soirée peut présenter des risques pour la santé.

Deuxièmement, la dépendance de ces supports à l’électricité est un problème majeur qui empêche aux lecteurs de profiter de leurs livres en cas de batterie faible ou de coupure de courant. Par ailleurs, la consommation électrique de ces appareils représente un coût supplémentaire pour le lecteur et participe au réchauffement climatique.

Pour finir, la problématique de la compatibilité des liseuses avec les différents formats de livres numériques (EPUB, KF8, ibooks, etc.) reste toujours d’actualité. En effet, les librairies de livres numériques peuvent protéger les ouvrages de leurs bibliothèques virtuelles de façon à ce qu’ils puissent être lus uniquement par certaines liseuses.

En conclusion, les livres numériques constituent une étape importante dans l’histoire du livre mais doivent coexister avec les livres imprimés, qui sont toujours très appréciés par les lecteurs.

Stéphane Bagassien – Catalan

Minimale

Localiser un site web. La tâche peut s’avérer colossale… Ou très coûteuse… Ou les deux à la fois dans certains cas. Mais plutôt que de renoncer lâchement et partir la queue entre les jambes, de petits génies du marketing ont trouvé un moyen de contourner la difficulté, ou plutôt de l’étaler.

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Pour ce faire, certains entrepreneurs américains font appel à une stratégie mise au point par l’un d’entre eux, Eric Ries : le minimum viable product ou minimum viable content (comprenez respectivement produit minimum viable et contenu minimum viable). Un MVP désigne, dans le monde du développement logiciel, une solution qui comporte le minimum de fonctionnalités possible tout en produisant une expérience utilisateur optimale. Cela permet de tester rapidement la pertinence de la mise sur le marché d’un produit ou d’une fonctionnalité, et le retour des utilisateurs permet d’en améliorer l’efficacité par la suite.

Magnifique ! Mais rien à voir avec la localisation de sites web… Vous ne pourriez commettre plus grossière erreur ! En effet, en déformant légèrement cette stratégie et en l’appliquant aux besoins du jour, le MVP peut désigner l’éventail de fonctionnalités minimum pour que votre site web soit viable dans une autre langue. La quantité totale de travail à réaliser se trouve étalée dans le temps, ce qui permet d’en assumer plus confortablement les coûts. Cette méthode vous octroiera en outre plus de souplesse pour la traduction des éléments non compris dans le MVP de votre site web puisque ce dernier étant fonctionnel, la pression ne sera plus la même.

Voici maintenant le cœur du problème : la définition de son MVP. Que faut-il considérer comme fonctionnalité cruciale, et que faut-il laisser de côté ? Des questions simples, telles que « Dans quel but les utilisateurs fréquentent mon site ? » et « Quelles fonctionnalités leur permettent d’accomplir ce but ? » vous aideront à définir efficacement votre MVP. Il apparaitra ainsi clairement au propriétaire d’un site de commerce en ligne qu’il lui faudra inclure dans son contenu minimum les interfaces de navigation et d’achat de son site ainsi que la description de ses produits. Une fois votre contenu minimum isolé, lancez-vous !

Il est toutefois judicieux de considérer le MVP comme une « stratégie d’urgence », afin de garder à l’esprit que la localisation du reste des fonctionnalités est d’importance égale, pour des raisons de crédibilité. Le propriétaire de site de commerce en ligne du paragraphe précédent aura grand intérêt à traduire dans les plus brefs délais sa page « Qui sommes-nous ? » ainsi que ses commentaires clients, par exemple, pour plus de confiance et de transparence.

Le produit minimum viable présente un ultime avantage : comme il s’agit d’une traduction partielle, l’éventuel succès de l’opération sera votre tremplin vers la gloire, mais si vous vous cassez les dents à la manière de Napoléon sur le front Russe, ce sera à moindre coût. Il n’y a donc aucune raison de ne pas se laisser tenter.

En un mot comme en cent, le sujet de la localisation de site web par contenu minimum viable ne se résume pas seulement à un coup d’épée dans le cœur du poète-rédacteur, dont la performance est ici comme le produit viable : minimale ; mais s’avère également être pour les entrepreneurs une sage stratégie limitant les risques, les coûts, et optimisant l’exploitation des opportunités.

F. HUYNH-TAN

Source : https ://www.smartling.com/blog/localize-websites-faster-minimum-viable-content/