Ingrats

La complexité inhérente à la confection de sous-titres de qualité vient de la présence de nombreux facteurs concourants dans l’équation. Afin de ne pas devenir la risée d’une communauté de fans quelconques d’une série tout autant quelconque en raison de la piètre qualité des sous-titres dont vous affublez leurs maîtres à penser fictionnels, vous aurez tout intérêt à tenir compte des éléments et astuces exposés ici.

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La première difficulté est la conversion du langage parlé vers le langage écrit. Dans le cadre du sous-titrage, cette étape est d’autant plus complexe qu’elle s’accompagne d’un processus de traduction. Il est nécessaire de parvenir à donner l’impression au spectateur qu’il entend le personnage à travers vos sous-titres. Vient ensuite s’ajouter une autre couche d’éléments problématiques non négligeables : les limites de caractère et de durée d’affichage d’un sous-titre. Le savant mélange de tous ces éléments nous donne approximativement la formule suivante : « les sous-titres doivent véhiculer le plus fidèlement possible les propos des personnages et sonner comme du discours oral tout en étant restreints en termes de nombre de caractères ».

En vue d’améliorer et/ou renforcer vos compétences en matière de sous-titrage, il est possible de procéder comme suit :

  • Respectez minutieusement les règles de sous-titrage existantes, notamment en matière de durée d’affichage, de saut de ligne et de nombre de caractères maximum. Elles furent mises au point pour une raison, honorez la mémoire de leurs créateurs.
  • Concentrez-vous plus sur le sens du message que sur les mots le composant (qui l’eût cru ?).
  • Éliminez les hésitations, balbutiements et autres éléments de ce type de vos sous-titres. Ils sont source de confusion, et occupent de la place, qui vous est précieuse.
  • Intéressez-vous à la culture de la langue vers laquelle vous traduisez. Cela vous aidera à traduire d’éventuels jeux de mots, et confèrera un caractère naturel et idiomatique à vos sous-titres. De plus, vous apprendrez certainement des choses, et cela ne vous fera pas de mal.
  • Adaptez votre vocabulaire et votre niveau de langue à ceux des personnages dont vous sous-titrez les propos.

RESPECTEZ MINUTIEUSEMENT LES RÈGLES DE SOUS-TITRAGE EXISTANTES. Sérieusement. Sinon un jour vous vous réveillerez avec la bonne idée de faire découvrir à votre petite sœur votre dessin animé préféré, et ses compétences relatives en anglais vous obligeront à trouver une version sous-titrée. Après quelques minutes de recherche vous atteindrez enfin le Graal : « Rick.and.morty.S01E01.VOSTFR.1080p » ; lancerez la vidéo plein de joie et d’enthousiasme seulement pour les voir tous deux ruinés quelques secondes plus tard lorsque vous constaterez que les sous-titres sont une fois trop long, une fois trop court, ne restent pas assez ou trop longtemps à l’écran, sont mal synchronisés, comportent des fautes d’orthographes et reviennent à la ligne au milieu d’un mot… Vous tenterez ensuite désespérément de faire en sorte que cette journée ne soit pas un fiasco total, mais vous échouerez lamentablement, et chacune des larmes de votre petite sœur, inconsolable, sera tel un coup de poignard dans votre cœur.

Élaborer des sous-titres de qualité ? La balle est dans votre camp désormais. Soyez attentif et vous vous rendrez vite compte que les démarches à suivre pour mettre au point de « bons sous-titres » relèvent plus du bon sens que des arcanes de la nécromancie.

Une dernière chose à bien garder à l’esprit : si des sous-titres de mauvaise qualité invoqueront la colère du public sur votre misérable personne, ne vous attendez pas à ce que quiconque vous remercie pour vos efforts acharnés lorsque vous aurez enfin le secret des sous-titres parfaits. Il s’agit là d’un travail ingrat, un peu comme être parent. Mais pensez aux petites sœurs du monde, et de grâce, ne baissez pas les bras !

Florian Huynh-Tan

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

YouTube et la traduction audiovisuelle « nouvelle génération »

Avec son système de sous-titrage et de transcription automatique, YouTube ne manque pas d’imagination pour l’internationalisation de ses vidéos…

Créé en 2005 et racheté par Google en 2006, cet hébergeur de vidéos en ligne est utilisé par des milliards d’utilisateurs du monde entier. Afin d’exploiter au mieux son pouvoir de communication et de diffusion, YouTube s’est muni d’une certaine forme de traduction audiovisuelle moderne : le sous-titrage automatique. Mais peut-on vraiment s’y fier ?

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Très facile à activer et à désactiver sur une vidéo, les sous-titres automatiques de YouTube ne sont pas le fruit du labeur d’un traducteur ou d’un sous-titreur. Nos technologies évoluent sans cesse et nos ordinateurs sont donc de plus en « intelligents », capables de générer des transcriptions et même des traductions instantanées, grâce à un système de reconnaissance vocale. Aussi pratique que soit ce système, aucune fiabilité n’est garantie, car plusieurs facteurs peuvent venir parasiter le travail de l’ordinateur. En effet, selon le son de la vidéo, l’accent de la personne qui parle, les bruits extérieurs qui viennent brouiller la clarté sonore, et de nombreux autres facteurs, la qualité des sous-titres automatiques peut varier de manière considérable, jusqu’à ne plus avoir aucun sens.

Néanmoins, il ne faut pas les confondre avec les sous-titres personnalisés que les propriétaires de vidéos intègrent eux-mêmes et qui peuvent donc être tout à fait fiables. C’est le cas des vidéos de conférence « TED talks » par exemple, dont les sous-titres (réalisés par des traducteurs bénévoles) subissent toute une procédure de contrôle avant publication, afin de garantir leur qualité.

Pour résumer, les sous-titres automatiques peuvent s’avérer être de véritables alliés lorsqu’il s’agit de comprendre le sens d’une vidéo. Malgré les erreurs de sens, nous arrivons à comprendre le message principal de la vidéo, c’est l’essentiel. Cependant, il vaut mieux ne pas s’y fier si l’on a besoin d’une traduction ou d’une transcription parfaite et irréprochable.

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/

Pourquoi choisir d’être traducteur indépendant ?

Comme nous le savons, la plupart des traducteurs exercent leur métier en tant que travailleurs indépendants. Contrairement aux salariés du secteur privé ou de la fonction publique, les traducteurs indépendants sont installés en tant que profession libérale ou sous le régime d’autoentrepreneur. Cependant, alors que le marché de la traduction est caractérisé par une très forte concurrence, quel est l’intérêt pour un traducteur débutant de travailler à son compte ?

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Les avantages du métier de traducteur en tant que travailleur indépendant

Travailler en tant que traducteur indépendant offre un certain nombre d’avantages qui peuvent justifier ce choix.

Pour commencer, le traducteur indépendant peut choisir les projets sur lesquels il souhaite travailler et négocier ses propres tarifs avec ses clients. En effet, il répond directement aux appels d’offres des prestataires de services linguistiques ou à ceux des entreprises qui ont des projets de traduction.

Ensuite, le traducteur indépendant peut choisir son lieu de travail et aménager ses horaires en fonction de ses besoins. Il peut, par exemple, travailler à domicile dans une pièce dédiée à son activité ou dans un espace de travail partagé.

Enfin, l’absence d’un contrat de travail liant le traducteur indépendant à un employeur rend inexistant les risques de licenciement. Cela lui permet de se projeter dans l’avenir avec moins d’incertitudes.

Toutefois, il est indispensable que le traducteur indépendant développe certaines qualités et adopte un certain positionnement dans le but de fidéliser ses clients.

Le traducteur indépendant sur le marché de la traduction

Premièrement, le traducteur indépendant a l’obligation d’être visible pour trouver de nouveaux clients. Il peut par exemple créer un site vitrine présentant ses traductions. De même, il peut faire de la publicité en ligne pour présenter ses services. Cela nécessite qu’il développe des compétences en communication ou en marketing.

Deuxièmement, le traducteur indépendant se doit d’être performant dans son activité afin de fidéliser ses clients. Dans ce but, il doit s’informer sur l’évolution de son métier en participant à des conférences, travailler dans un environnement approprié avec des outils performants pour éviter les distractions et les pertes de données, surveiller sa santé pour rester productif et décliner les projets ayant des délais de livraison irréalistes.

Troisièmement, le traducteur indépendant doit être prévoyant et savoir gérer ses comptes afin d’éviter une procédure de liquidation judiciaire. Cela nécessite d’épargner de l’argent pour les dépenses liées à son activité d’une part, (ex. licences de logiciels, matériel informatique, connexion internet) et pour les dépenses obligatoires d’autre part, (ex. assurance, électricité, retraite, régime social des indépendants, impôt sur le revenu).

Stéphane Bagassien-Catalan

 

Source : http ://www.thoughtsontranslation.com/2016/12/05/reader-asks-whole-freelance-thing-worth/

 

Les langues imaginaires et la traduction

Vous avez probablement déjà entendu parler klingon, na’vi, dothraki ou encore l’un des langages elfiques imaginés par J.R.R. Tolkien, dans un film ou une série. Cependant, peut-être ignoriez-vous que ces langues imaginaires, créées pour des œuvres de fiction, ont été pour la plupart minutieusement développées par des linguistes passionnés et spécialisés.

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Elles possèdent des règles de syntaxe, de grammaire et d’orthographe qui leur sont propres. De fait, ces langues fictives atteignent parfois une complexité et une richesse comparables à ce qu’on nomme les langues naturelles, c’est-à-dire non fictives, comme par exemple l’anglais, l’allemand ou le français.

Or les langues créées, de par la médiatisation des œuvres au sein desquelles elles apparaissent, comptent aujourd’hui des communautés de passionnés relativement importantes qui prennent plaisir à en apprendre toutes les subtilités. Ainsi, de même que pour les langues vivantes, on trouve sur Internet des cours pour apprendre à parler le haut-valyrien ou le fourchelang, des tutoriels et des vidéos qui permettent aux passionnés les plus déterminés d’acquérir les bases des langues pratiquées dans leur livre, leur film ou leur série favoris.

L’intérêt suscité par les langues imaginaires et la richesse de leur vocabulaire ont entraîné l’apparition d’ouvrages et de sites qui proposent des traductions vers des langues naturelles telles que l’anglais ou le français. Il existe en effet des dictionnaires en ligne bilingues franco-klingon, comme le propose le site startreksansfrontiere.org, des ouvrages disponibles au format papier tel que le Dictionnaire des Langues imaginaires de P. Albani et B. Buonarroti, et même des traducteurs en ligne qui offrent une traduction automatique du français vers le sindarin, le langage elfique du Seigneur des Anneaux, comme le propose le moteur de recherche russe Yandex.

Ainsi, les langues imaginaires sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus médiatisées, et la demande de traduction dans ces langues s’accroît à un point tel que certaines entreprises envisagent de proposer leurs services de traduction dans ces langues hors du commun, comme c’est le cas par exemple de Sémantis. Et s’il était bientôt possible de prendre dothraki en langue C ?

Camille Mouchel

Source : http ://www.idiomasumh.es/es/blog/klingon-naavi-dothraki-conoces-estos-idiomas-creados-por-el-cine-y-la-literatura-fantastica

Le risque majeur de la mauvaise localisation

La localisation est une étape essentielle de la traduction d’un document ou d’un nom de produit. Elle consiste à adapter des documents pour un public étranger en fonction des différentes cultures. Elle assure la conservation du sens du message original après la traduction, dans le but de ne pas offenser qui que ce soit.
Très souvent considérée comme une étape de la traduction, la localisation peut également être utilisée dans une même langue, dans la mesure où certaines expressions diffèrent d’une région à l’autre. Par exemple, alors que le mot « catin » en français québécois signifie poupée, mannequin de vitrine ou encore petite fille, il n’a absolument pas la même signification en français de France. De ce fait, ce mot ne sera pas utilisé dans le but d’éviter un malentendu désastreux.

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Il arrive parfois que les internautes partagent des listes des plus belles erreurs de traduction rencontrées autour du globe. Alors que l’on pourrait croire que seules les plus petites entreprises commettent de ce genre d’erreurs, il arrive que des entreprises plus conséquentes comme Apple rencontrent ce problème de localisation malgré les moyens dont elles disposent. Si vous voulez plus d’exemples de mauvaise traduction, vous pouvez suivre ce lien : http ://justsomething.co/34-hilarious-translation-fails/

Il n’est pas très flatteur de voir l’un de vos produits sur ce genre de listes. De ce fait, il est préférable, pour la réputation de l’entreprise et des traducteurs, de toujours prêter attention au sens des mots employés dans la traduction de noms de produits, d’enseignes, etc. Même si le nom d’un produit n’est pas très long, il est préférable d’appliquer avec sérieux les différentes étapes essentielles de la traduction, c’est-à-dire la traduction, la révision et la relecture. Cela vous permettra de vérifier le sens des mots employés et cela vous évitera de nuire à la réputation de votre entreprise à cause d’une traduction maladroite qui pourrait être très mal interprétée.
Au besoin, vous pouvez essayer d’utiliser un outil de traduction automatique pour vérifier si certains mots ont une signification très différente de ce à quoi vous pensiez en voyant le produit initial. Cela vous aidera sans doute à repérer les éléments qui pourraient vous octroyer une place dans les listes des plus belles erreurs de traduction.

Ainsi, alors que les erreurs de localisation peuvent parfois être très amusantes pour certains, il est préférable de ne pas négliger l’étape de révision après la traduction de l’élément souhaité, de sorte que vous n’ayez pas à faire face aux conséquences, qui peuvent être désastreuses si votre localisation contient une erreur qui peut offenser certaines cultures.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/11/when-localization-goes-wrong/

« Make dictionaries great again », ou l’effet Trump sur les langues

L’élection présidentielle américaine de 2016 a certainement apporté son lot de surprises. La plus grosse surprise reste sans doute la désignation de Donald Trump comme le quarante-cinquième président des États-Unis d’Amérique. Bien que sa nomination soit largement contestée, aux États-Unis comme dans le reste du monde, il est indubitablement l’une des personnalités les plus influentes de 2016. Son impact apparaît notamment à travers les différents néologismes dont l’homme d’affaires a été l’inspiration. En voici quelques exemples.

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Trumpisme

Quel meilleur mot choisir en premier exemple que celui qui représente les idéaux de la personne dont il est question ici ? Ce terme a été employé par Mitt Romney, candidat républicain de l’élection présidentielle américaine de 2012, en opposition avec le républicanisme. Selon le politicien, les valeurs défendues par Donald Trump, telles la xénophobie et l’intolérance religieuse, sont contraires à celles du Parti républicain. Le « Trumpisme » se rapprocherait alors davantage du populisme.

Trumponomics

Mélange astucieux entre le nom « Trump » et « economics » (les sciences économiques), les « Trumponomics » désignent assez naturellement la politique économique défendue par le milliardaire. C’est néanmoins un type de néologisme qui tient ses origines des années Reagan, où l’on parlait alors de « Reaganomics ».

Trumpisation

C’est un cocorico pour le prochain néologisme. La « Trumpisation » provient de Manuel Valls, l’ancien premier ministre français. Ce mot a cependant fait parler de lui pour avoir fait son entrée dans le dictionnaire suédois, dans ce cas « Trumpifiering », en fin d’année 2016. Quelle qu’en soit la version, le terme est défini comme la « modification du débat politique en faveur d’un style rhétorique où l’on s’exprime de manière à être remarqué sans tenir compte des conséquences ni des faits ». Autrement dit, il s’agit d’une description du style oratoire du président des États-Unis.

Trumpistas

Donald Trump n’a pas été élu d’un claquement de doigt, des électeurs ont fait ce choix. Parmi ceux-ci, on peut trouver les « Trumpistas » qui représentent tout simplement les latino-américains qui ont voté pour l’actuel président des États-Unis. Ce terme a probablement été inventé pour mettre en avant une certaine incohérence étant donné les propos considérés comme racistes et xénophobes qui ont pu être exprimés par le candidat lors des élections présidentielles de 2016.

Trumpear

Le prochain mot est d’ailleurs d’origine hispanique. Il s’agit d’un jeu de mots à partir de « trompear » qui signifie « cogner ». Le nom du président a inspiré un nouveau verbe : « trumpear ». De nombreuses définitions existent pour celui-ci, que ce soit « proposer des choses stupides impossibles à réaliser », « agir d’une façon ridicule et se contredire après coup » ou encore « polariser, injurier, terroriser en guise de stratégie électorale ».

Trumping

Loin des connotations issues du « Trumpisme », le dernier néologisme du jour est sans aucun doute le plus cocasse. Énormément médiatisé, Donald Trump n’a pu échapper aux moqueries et railleries, particulièrement vis-à-vis de son physique. Que ce soit son visage aux expressions diverses ou sa célèbre chevelure, il n’a pas fallu attendre longtemps pour qu’un mot en émerge : le « Trumping », ou l’art de se maquiller à l’effigie du président Trump. Si jamais vous êtes intéressés, vous pouvez visionner le tutoriel en suivant le lien ci-dessous pour éviter de vous « trumper » lors de votre prochaine séance maquillage : https ://youtu.be/xDgy37kPOZ4

La liste des néologismes est encore bien longue, et elle risque de continuer à s’agrandir. Ce phénomène a beau exister depuis des lustres, Donald Trump a su être une muse des plus inspirantes. À défaut de pratiquer la langue de bois, l’actuel président des États-Unis n’a clairement pas manqué de faire son effet sur les langues à travers le monde.

Sources : https ://20000lenguas.com/2016/11/20/los-neologismos-de-la-era-trump/

Les robots, successeurs des professionnels de la traduction ?

Avec les avancées technologiques, la demande de traduction est en constant déclin car la traduction automatique se fait de plus en plus précise et fiable. Mais la traduction humaine est-elle réellement une activité amenée à disparaître dans les années à venir ?

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On parle de plus en plus d’Intelligence Artificielle et de « robotique avancée », des notions qui semblent menacer de nombreuses professions comme celles de journaliste, de conseiller financier ou de traducteur par exemple.
La traduction automatique sur Internet est une avancée technologique qui est en développement continuel et qui prend de plus en plus d’ampleur au sein de notre société, surtout quand on sait que la traduction est à la croisée des échanges commerciaux internationaux. Le traducteur automatique possède des capacités grandissantes à pouvoir traduire des segments entiers sans fautes grâce à une base terminologique en constante assimilation de nouveaux termes. Google, notamment, progresse dans la recherche technologique d’un traducteur qui pourrait surpasser le traducteur humain. Mais cela ne reste qu’hypothétique et peut-être même irréealisable…

De nombreux linguistes l’affirment, les robots ne pourront pas remplacer les humains en matière de traduction. Bien que les traducteurs se servent de nombreux outils informatiques pour améliorer l’efficacité et la rapidité de leurs projets, la compréhension d’un texte reste avant tout une qualité irremplaçable. De plus, la langue évolue et intègre de nouveaux mots tous les jours, dans de nombreuses langues (si ce n’est dans toutes les langues), et si l’activité cérébrale peut-être reproduite par des ordinateurs, la sensibilité du traducteur, ses connaissances, son bon sens et sa perception restent finalement inimitables.

Néanmoins la traduction automatique a ses avantages que nul ne peut nier, notamment en ce qui concerne la traduction de messagerie instantanée par exemple, utilisée après le séisme qui avait touché Haïti en 2009, et qui a permis aux victimes de communiquer avec l’étranger depuis leur langue natale. Il n’est donc pas étonnant de penser que la traduction humaine est en voie de disparition.
Cependant cette pensée reste quasi-utopique, et le métier de traducteur, l’un des plus vieux au monde, ne risque pas de succomber de sitôt.Avatar Melody Launay

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/futuro-la-traduccion-asunto-patrones-arte-delicado-2016-11-27.html

Super Translation Bros. : comment traduire et localiser un jeu vidéo

La localisation est une branche à part entière de la traduction. Son maître-mot est l’accessibilité : permettre au plus grand nombre de comprendre le fond et la forme du texte source. Cependant, cette branche en possède de nombreuses autres, car chaque domaine à localiser possède ses propres spécificités. Dans le cas présent, nous passerons au crible les facettes uniques en matière de traduction et de localisation dans le domaine des jeux vidéo.

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Un vocabulaire très riche

Avant toute chose, bien qu’il s’agisse techniquement d’un texte comme un autre, il existe de nombreuses spécificités exclusives à la traduction de jeux vidéo. Tout d’abord, celle qui semble la plus évidente est le vocabulaire et sa diversité. En effet, les jeux vidéo touchent à un nombre extrêmement varié de domaines, allant des termes de combat utilisés par Street Fighter au lexique de l’automobile dans Forza, en passant par la chirurgie dans Trauma Center ou encore simplement les races canines de Nintendogs.

Bien sûr, il existe également des mots communs propres au domaine du jeu vidéo, tels que ceux que l’on retrouve dans les interfaces utilisateur de la plupart de ces jeux : « menu », « options » ou encore « sauvegarder » sont régulièrement de mise.

« To localize or not to localize » : faire de la fidélité une priorité…

Cependant, au-delà d’une simple traduction, c’est lors de la localisation qu’un dilemme se pose. En effet, c’est au cours de cette dernière que le traducteur/localisateur se retrouve à faire un choix entre rapporter l’œuvre originale dans la plus totale fidélité, ou transmettre l’expérience de jeu la plus similaire possible au joueur en prenant en compte son environnement. Cette différence peut paraître abstraite, c’est pourquoi nous l’expliquerons avec des exemples précis.

Si le traducteur/localisateur fait le choix de ne pas localiser, c’est-à-dire de ne pas adapter l’œuvre de base à l’utilisateur, c’est parce qu’il juge que cette dernière serait dénaturée si l’on venait à changer ses éléments ou tout simplement parce qu’il pense l’utilisateur capable de se transposer sans problème. Un bon exemple de ce cas de figure pourrait être la série des Shenmue, jeux vidéo d’aventure, où tous les personnages portent des noms asiatiques puisque l’environnement est profondément ancré dans une inspiration chinoise. Modifier le design et le nom des personnages, ainsi que transporter l’action ailleurs, serait un travail colossal et une perte de temps monumentale, puisque l’histoire en perdrait son sens.

…ou favoriser le ressenti du joueur

Cependant, le traducteur/localisateur peut parfois choisir de localiser le jeu, et donc de privilégier l’expérience et le ressenti de l’utilisateur (sans perdre pour autant en qualité de jeu !). C’est souvent le cas lorsque l’histoire ou la cohésion du jeu n’est pas affectée et que l’environnement est secondaire, dans le but de permettre à l’utilisateur d’être plus proche des personnages et de s’approprier réellement l’action. L’exemple parfait pour illustrer cela est la série des Ace Attorney, jeux vidéo d’aventure textuels vous plaçant dans la peau d’un avocat, où l’action a été transportée du Japon à Los Angeles, Paris ou autres grandes métropoles en fonction de la version du jeu. Plus encore, les noms des personnages étant souvent des calembours et certains tics de langage apportant beaucoup à l’humour du jeu, il était nécessaire de ne pas simplement laisser leur transcription du japonais à l’anglais ou au français, mais de les adapter afin que le public international puisse comprendre les subtilités et rire lorsque le public japonais était censé rire. C’est pourquoi, entre autres, un personnage au fort accent d’Hokkaido (région située au nord du Japon) se retrouve doté d’un accent marseillais à couper au couteau dans la version française ! Cependant, lorsque des éléments très japonais (tels que les « yokaïs », monstres typiques du folklore japonais) se retrouvent au cœur de certaines affaires, la localisation peut parfois être un véritable travail d’équilibriste… Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’artiste AwkwardZombie se moquant de certaines incohérences auxquelles l’équipe de localisation a parfois pu se confronter dans une planche qu’il a dessinée.

La localisation est donc un art plus que subtil dans l’univers du jeu vidéo, avec autant de possibilités qu’il existe de jeux. Il appartient donc au traducteur/localisateur de faire le choix qui lui semble juste et de décider si, oui ou non, il faudrait remplacer de traditionnelles ramen japonaises par un hamburger bien américain.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.gala-global.org/blog/localization-considerations-game-and-mobile-app-glossaries

Personnaliser son site WordPress en tant que traducteur indépendant

En vue de l’évolution constante de la technologie intelligente, il est important de se faire une place sur le marché de la traduction ; et pourquoi ne pas se servir d’Internet ? Se créer un site internet professionnel (sur WordPress) devient primordial, néanmoins cela requiert du temps au traducteur indépendant et quelques bases sur les fonctionnalités majeures.

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Thèmes

Un thème représente la partie design du site, l’habillage. À proprement parler, un thème apporte la mise en page design du site, appelée en informatique CMS (Gestionnaire de contenu).

Quelques soient les informations que contiennent un site web, le thème sur WordPress n’a aucun impact sur le contenu, mais sur la forme. Qu’ils soient gratuits ou payants, ils mettent en lumière l’image première que veut véhiculer une entreprise à travers son site. Choisir le thème adéquat pour son site en tant que traducteur est donc une étape importante à ne pas négliger.

Il est également préférable d’être vigilant durant la recherche du thème parfait pour son site internet, car certains sont parfois trop complexes et proposent des fonctionnalités qui ne sont pas nécessaires pour un site de traducteur indépendant.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les thèmes gratuits sont régulièrement mis à jour dans la plupart des cas. Ceci dit, il n’est pas impossible de tomber sur des thèmes obsolètes. Certains sites proposant également le téléchargement de thèmes WordPress ne sont parfois pas très fiables et peuvent offrir des thèmes contenant des codes cachés, ce qui peut infecter par la suite votre site.

Plugins

Appelé également « extension » (ou module d’extension), un plugin est un programme permettant de personnaliser un site en y ajoutant des fonctionnalités supplémentaires et non présentes dans les thèmes.

Tout site web professionnel comporte au minimum une extension, qui en général est celle du formulaire de contact. Pour un traducteur indépendant (ou une agence également), il est souvent nécessaire d’ajouter d’autres plugins, comme par exemple un formulaire de devis en ligne pour les potentiels clients.

Il y a également les plugins sociaux, qui redirigent vers les pages de réseaux sociaux souhaitées, des plugins de sécurité ou encore de création de diaporama photo (slider) et/ou de modification d’image.

Tout comme les thèmes, il existe des « extensions » gratuites comme payantes, dont certaines offrent un tutoriel présentant leurs fonctionnalités.

En toute logique, qu’il s’agisse de thèmes ou de plugins, même s’ils sont gratuits, le plus souvent fiables et nombreux, ils peuvent être limités et certains paramètres sont parfois verrouillés et payants. Les thèmes ou plugins payants offrent quant à eux nettement plus d’options diverses et variées mais également modifiables et utiles à la réalisation et à la personnalisation d’un site web. Il est donc nécessaire de réfléchir au préalable à la présentation désirée, mais qui reste adéquate pour un site web professionnel. C’est pourquoi un thème ou un plugin n’est jamais entièrement gratuit.

Site web

En général un site web professionnel, et plus particulièrement celui d’un traducteur ou d’une agence, comporte :

  • profil de l’entreprise
  • prestations et/ou services offerts
  • tranche tarifaire
  • portfolio avec différentes réalisations et références
  • formulaire de contact

Cette liste n’est en aucun cas exhaustive et peut parfois contenir bien plus de rubriques en fonction du traducteur.

Qui dit site de traducteur, dit site multilingue. En effet, pour rendre un site accessible à toutes et à tous, celui-ci peut offrir la possibilité de passer d’une langue à une autre. Un traducteur indépendant utilise à minima la langue internationale anglaise (britannique ou américaine), mais peut y ajouter toutes ses langues de travail, sans pour autant tomber trop dans l’excès.

L’utilisation de trop de plugins peut entraîner un ralentissement du système de performance de votre site internet. Il faut également s’assurer que le thème est compatible avec les principaux navigateurs d’Internet et que celui-ci reste réactif (responsive) pour une visualisation optimale du site sur divers appareils électroniques : mobiles, tablettes, ordinateurs.

N’oubliez pas de rendre votre site visible grâce à une optimisation pour les moteurs de recherches (SEO), une des options modifiables de WordPress.

Il existe tout type de site internet. Cependant, celui d’un traducteur indépendant se doit d’être élégant, attractif et design, sans trop d’excentricité. À vous de créer votre propre site web à l’image de votre activité professionnelle et de permettre à de nouveaux clients de vous trouver sur Internet.

Avatar Christelle Dilling

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/best-wp-theme-translator-website/

One-on-One par Stepes : la solution aux besoins en traduction instantanée

La traduction et l’interprétation sont des services linguistiques très demandés dans ce monde « sans frontières ». Effectivement, l’interprétation instantanée est un des services qui a connu la plus grande croissance dans une industrie générant déjà environ 40 milliards de dollars chaque année. Traditionnellement dans un contexte multilingue, pour faciliter l’interprétation, on anticipe le besoin et donc on embauche au préalable un interprète, ce qui est relativement onéreux. Cependant, cette alternative traditionnelle présente certains désavantages, sans même parler du prix.

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Le modèle traditionnel

On parle d’interprétation classique lorsqu’une personne, une entreprise ou un service social embauche un interprète pour faciliter la communication et cette pratique peut poser problème. Parfois, le manque de personnes qualifiées mène à des malentendus ayant un impact très important. Une mauvaise communication peut être très coûteuse en termes d’argent si on part sur le principe que certaines personnes qui interviennent lors de procédures judiciaires ou encore à l’hôpital pour faciliter la communication entre le médecin et son patient ne sont pas forcément qualifiées.

Il est aussi problématique d’utiliser le modèle classique lorsqu’une entreprise se trouve dans un endroit qui est géographiquement éloigné des traducteurs et des interprètes qualifiés. Un autre problème lié à l’emplacement géographique est l’absence ou le manque d’interprètes d’une langue ou d’un dialecte plus rare. Stepes profite de la technologie pour répondre aux besoins croissants en interprétation tout en fournissant une solution au problème de l’interprétation traditionnelle.

C’est quoi Stepes et qu’est-ce qu’elle propose ?

Stepes est une plateforme de traduction qui fournit des services de traduction instantanée, de texte, d’audio et de photos sur demande. Stepes propose une application qui peut être utilisée à partir d’un smartphone et qui permet aux particuliers d’embaucher un expert linguistique. À partir de cette application, ces experts peuvent traduire presque immédiatement les textes ou les enregistrements donnés par le « client ». L’avantage de cette application est le fait qu’elle soit accessible à des personnes qualifiées et à des prix abordables. Des interprètes géographiquement éloignés sont aussi disponibles grâce à cette application. Stepes est alors une option très intéressante pour toute personne ou entreprise ayant besoin d’interprétations ou de traductions improvisées et nécessitant un interprète ou un traducteur indépendant.

Stepes, comme la communauté de Livemocha, offre la possibilité de payer pour des traductions en utilisant des points gagnés pour des services de traductions gratuits rendus. Stepes propose cette option à tout le monde, y compris aux personnes qui ne veulent pas ou qui n’ont pas les moyens de payer pour un service linguistique. Le but de cette plateforme est de détruire les barrières qui bloquent la communication. Avec cette idée innovante, Stepes se met en bonne position pour pouvoir dominer le marché de la traduction existante, celui-ci étant mal servi en ce qui concerne les traductions immédiates et improvisées.

Giselle Dunbar

 

Source : https ://blog.stepes.com/one-on-one-instant-human-interpretation-from-your-smartphone/