Créer sa propre agence de traduction : quelques clés avant de sauter le pas

L’idée vous trotte dans la tête depuis quelque temps, vous avez acquis plusieurs années d’expérience en tant qu’indépendant et vous vous sentez désormais prêt pour créer votre propre entreprise ? Alors cet article est fait pour vous !

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Aujourd’hui, les micro-agences et les auto-entreprises de traduction sont majoritaires sur le marché. Mais intéressons-nous à celles qui ont fait le choix d’avoir des locaux et des salariés à temps plein. Où faut-il s’installer ?  Avec qui travailler ? Quelle stratégie adopter ? Autant de questions qui méritent une étude approfondie, dans un secteur où la concurrence peut être rude…

Ne négligez pas le lieu de votre activité. Tout d’abord, ne vous installez pas dans une ville où les agences de traduction foisonnent, à moins que la ville soit de taille importante et que ces agences soient bien dispersées. Si les concurrents physiques sont trop nombreux, vous risquez d’avoir du mal à vous faire une clientèle, et c’est sans compter les concurrents qui exercent par Internet et qui n’ont pas de bureaux. Vous devez donc choisir un endroit stratégique qui soit à la fois isolé de la concurrence tout en restant facile d’accès mais aussi visible auprès des clients potentiels.

Soyez présent également sur Internet ! Ayez un beau site web, une page sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou encore Viadéo. Internet est aujourd’hui le meilleur moyen pour développer votre image et vous faire connaître.

Misez tout sur la qualité de vos prestations en traitant un maximum de projets en interne. Vos traducteurs sont présents dans l‘entreprise chaque jour et c’est ce qui fait votre force. Muni d’une mémoire de traduction et de votre équipe au complet, vous allez pouvoir traduire en réseau, donc de manière collective, et garantir ainsi la cohérence, l’harmonie et, par conséquent, la qualité de vos traductions.

Proposez un large éventail de services. Ne vous cantonnez pas à la traduction/révision. Innovez, démarquez-vous, montrez que vous avez des atouts. Proposez des services d’interprétation, de sous-titrage ou encore de doublage et affichez fièrement vos domaines de spécialisation en grosses lettres.

Proposez un maximum de combinaisons de langues et ne fermez pas la porte aux freelance. Même si vos traducteurs ne couvrent que les langues principales tels que l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le portugais ou encore l’italien, faites-vous des alliés du côté des traducteurs indépendants ! Recrutez toujours les mêmes afin de les connaître et surtout de connaître leur manière de travailler. Vous aurez l’impression qu’ils font partie de votre équipe et eux aussi. Rien de tel qu’un partenariat de confiance qui dure dans le temps. En proposant des langues rares ou exotiques telles que le russe, le finnois ou encore le mandarin, vous attirerez les clients.

Équipez-vous  ! Les outils de TAO sont vos amis… MemoQ, SDL Trados, Memsource, OmegaT ou encore DéjàVu, choisissez celui que vous préférez et ne le quittez plus ! Vous traduirez bien plus vite et vous garderez des traces de tous vos projets. N’oubliez pas non plus les outils de PAO, ils vous seront utiles pour vos projets de localisation notamment.

Maintenant que vous avez mis vos idées à plat et imaginé votre projet de A à Z, il ne vous reste plus qu’à trouver des fonds, choisir un statut juridique et concevoir un logo qui vous ressemble !


Sources :

http ://translatorthoughts.com/2016/12/are-you-ready-to-set-up-your-own-translation-business/

https ://tti-network.com/agence-de-traduction-b2b-professionnelle/actualites/229-differences-entre-types-de-societes-de-traduction

Trébucher

Le rêve de l’indépendance… Douce utopie pour l’individu… Hélas, s’aventurer là-dehors à bicyclette sans petites roues n’est pas toujours chose aisée, la route est semée d’embûches, dont l’ignorance du débutant fait partie intégrante. Ainsi existe-t-il un large éventail d’erreurs récurrentes commises par les traducteurs indépendants en herbe. Cinq d’entre elles, accompagnées de leurs solutions respectives, seront ici passées en revue afin, pour une fois, que l’histoire ne se répète plus ! Il est temps maintenant d’entrer dans le vif du sujet. Puissent les erreurs de jadis poser les fondations des succès de demain.

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Les deux premières erreurs susceptibles de vous coûter un client durant la phase de prospection sont en rapport avec les e-mails. De grâce ne sombrez pas dans la dépravation en vous adonnant à la rédaction d’e-mails de masses impersonnels ! Évitez à tout prix les tournures de styles « Madame, Monsieur… ». Effectuez des recherches au sujet de vos prospects, et si le corps du message doit rester le même pour tous, prenez au moins la peine de les nommer. « Cher M. Chollet,… ». De cette manière, vos prospects auront le sentiment que vous vous adressez directement à eux (et non pas que vous menez une large campagne de prospection un peu à l’aveugle comme c’est certainement le cas), cela équivaut à une poignée de main ferme et un regard droit dans les yeux. En appliquant cette perle de sagesse, l’attractivité de vos e-mails se trouvera décuplée.

Mais cela ne fait pas tout, car nombre de traducteurs indépendants en herbe, à l’instar des individus en général, ignore négligemment l’importance de spécification de l’objet. Gardez à l’esprit que l’objet fait office de résumé du mail, et que vos prospects n’ont sûrement pas le temps de lire l’intégralité des e-mails qui leur sont envoyés, et trient ceux-ci en fonction de leur objet. Essayez donc, tout comme lorsque vous personnalisiez jadis votre CV, de trouver quelques mots à la fois professionnels et accrocheurs à inscrire dans la ligne d’objet. Privilégiez par exemple le fait d’« offrir des solutions aux problèmes rencontrés » par les prospects plutôt que tenter de « vendre vos services » telle une poissonnière de Ménilmontant. Ne parlez pas de commerce, mais de collaboration.

Le théâtre de la prochaine aberration est situé un peu plus loin dans le cycle professionnel : n’acceptez jamais de travailler contre rémunération inférieure au taux que vous vous êtes fixé. L’égarement peut conduire le traducteur indépendant débutant à casser ses prix dans l’espoir de voir poindre à l’horizon une nuée de clients, mais n’en faites rien ! Cela réduirait à néant tous vos efforts passés et futurs de développement, et vous pourriez bien vous trouver prisonnier de ces faibles taux. Alors si ce n’est pas fait, définissez en fonction de vos besoins, de votre niveau et de vos spécialisations (puis plus tard, de manière ponctuelle, en fonction du projet en cours) le taux qui vous correspond, et ne facturez plus jamais vos clients en dessous de celui-ci. Afin de vous en assurer, appelez votre taux idéal « taux minimal », puis ajoutez-y une marge comprise entre 10 et 20 %, qui servira en tant que marge de négociation. Soyez patients, ne bradez pas vos services, et votre développement à moyen et long terme se déroulera à merveille.

Ne pas demander de retour sur le travail que l’on a fourni. Voilà une grossière erreur. Demander un « feedback » relève du bon sens pour certains, des arcanes de la nécromancie pour d’autres… Quoi qu’il en soit, il s’agit là d’une étape cruciale sur la longue (longue) route vers votre perfectionnement. Demandez à chacun de vos clients ce qu’ils ont pensé de votre prestation, ce qui leur a plu, ce qui est à améliorer, aussi bien au niveau de la traduction brute que de la communication ou encore de la relation client. Ainsi serez-vous au fait de vos points forts et points faibles, pour mieux éliminer ces derniers.

Rester en contact avec ses clients. Non. Pardon. Ceci ne constitue pas une erreur. Ne pas le faire en revanche, pourrait causer votre perte, car il est bien plus aisé de fidéliser sa clientèle que de relancer une campagne de prospection à la fin de chaque cycle lunaire. Pour ce faire, rien de plus simple : envoyez à vos clients des e-mails (ni trop espacés dans le temps, ni trop rapprochés, afin qu’ils ne sentent pas harcelés). Leurs contenus peuvent varier : souhaitez-leur un joyeux Noël (et autres fêtes annuelles païennes populaires), informez-les d’une période de soldes que vous entamez, proposez leur des réductions spéciales, ou rappelez-leur simplement et cordialement que vous êtes disponible et enthousiaste à l’idée d’une collaboration future. L’essentiel est d’informer vos clients que vous existez toujours, et êtes plus actif que jamais. Car même à la suite d’une collaboration fructueuse, un client donné reste susceptible de se tourner vers un autre prestataire en cas de silence radio de votre part.

Comme à l’accoutumée, les cartes sont dans vos mains. Alors si la traduction en « freelance » vous tente, jetez-vous à l’eau, mais tâchez de vous souvenir de ces cinq petites erreurs, susceptibles d’être fatales à vos affaires. Cela serait d’autant plus regrettable que les éviter est d’une facilité déconcertante. Alors oubliez la métaphore précédente, jetez ces stupides cartes où bon vous semble avec votre ignorance et les petites roues de votre bicyclette, et pédalez sans vous arrêter !

FLORIAN HUYNH-TAN

Source : http ://successfulfreelancetranslator.com/freelance-translator-mistakes/

Quels sous-titres pour vos vidéos YouTube ?

Depuis sa création, YouTube est devenu une fenêtre de communication puissante utilisée aussi bien par des particuliers que par des professionnels. Elle a permis à beaucoup d’internautes de gagner de l’argent en devenant vidéastes à plein temps. Peut-être avez-vous aussi envie de vous lancer ? Il faut être attentif à beaucoup de critères pour avoir du succès sur YouTube et le sous-titrage des vidéos en fait partie. Bien que les vidéastes ciblent en général un public qui parle leur langue, il faut savoir qu’en moyenne, deux tiers de la durée de session de visionnage des vidéos d’un créateur sont générés par un utilisateur habitant dans un pays différent du sien. Alors, quelle solution pour adapter vos vidéos YouTube aux spectateurs internationaux ?

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Depuis quelques années, vous avez la possibilité d’activer des sous-titres automatiques sur vos vidéos YouTube. Ils sont souvent utilisés pour accroître l’accessibilité aux vidéos et peuvent parfois être très pratiques pour comprendre le sens global d’une vidéo. Les sous-titres automatiques sont disponibles pour les langues suivantes : allemand, anglais, coréen, espagnol, français, italien, japonais, néerlandais, portugais et russe. Ils s’affichent grâce à une technologie de reconnaissance vocale et sont générés pas des algorithmes d’apprentissage automatique, mais la qualité n’est forcément pas toujours au rendez-vous.

Cette fonction est pratique pour les vidéos de particuliers qui ne parlent pas la même langue que leurs spectateurs mais il faut également penser aux sourds et malentendants pour qui ces sous-titres représentent une aide mais ne transcrivent pas toujours fidèlement ce qui est dit dans la vidéo. Ces personnes ne peuvent alors pas jouir de la totalité du contenu et de sa qualité. Cela peut contribuer à faire baisser la popularité d’un vidéaste mais représente surtout pour les entreprises le risque d’entacher leur image en laissant des erreurs dans leurs sous-titres.

Si vous souhaitez avoir des sous-titres de bonne qualité sur vos vidéos sans passer pour autant par des professionnels de la traduction, vous avez la possibilité d’en ajouter manuellement ou de permettre aux membres de la communauté YouTube de contribuer à la traduction ou à la transcription de votre contenu. Lorsque le contenu est soumis par la communauté, vous pouvez le vérifier, le modifier, le publier, le signaler ou le rejeter. Les internautes peuvent également vérifier les sous-titres proposés, lesquels seront automatiquement publiés lorsqu’ils auront été contrôlés suffisamment de fois.

La meilleure solution, en particulier si vous publiez du contenu commercial, reste de payer pour une transcription ou une traduction professionnelle. YouTube propose une liste de fournisseurs dont vous pouvez comparer les tarifs et auprès desquels vous pouvez commander des traductions et des transcriptions. Une fois la transcription ou la traduction terminée, vous en êtes informé par e-mail et les traductions sont automatiquement ajoutées à vos vidéos.

Avatar Anne-Claire Nourian

Source : http ://traduccionexperta.com/youtube-subtitulos-automaticos-personalizados/

Les différences comportementales chez les interprètes dans l’exercice de leurs fonctions

Les fonctions et les personnalités des professionnels jouent un rôle prépondérant dans leur manière de travailler. D’après le modèle de Bartle, il existe différents types de joueurs dans le milieu des jeux vidéo. Cette classification peut également s’appliquer sur des professions, telles que l’interprétation par exemple. Celle-ci s’établit en quatre points : les perfectionnistes, les ambitieux, les aventureux et les sociables. Même si cela peut paraître inutile, il est avantageux de connaître les types de personnalité des interprètes afin de savoir à quelle personne on a affaire. Quelles sont ses motivations ? Dans quel environnement de travail évolue-t-elle ? Et ce, pour pouvoir concevoir, à terme, des propositions personnalisées intéressantes pour les clients et éventuellement se démarquer.

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Pour réussir dans le monde professionnel, certains interprètes n’hésitent pas à placer la barre haute et à tendre vers l’individualisme pour approcher la perfection. En dépit du fait que cela les empêche de travailler correctement en équipe, lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues, ils restent exigeants sur le choix du projet ainsi que sur leur travail. Ils sont ainsi plus minutieux sur les détails et plus pointilleux sur des projets plus spécialisés.

Au contraire, on peut aussi rencontrer des interprètes bien moins à cheval sur la terminologie mais qui ont un atout primordial dans l’interprétation : la curiosité. Analyser la documentation au préalable et faire des recherches pour connaître le sujet de leur projet montrent une patience et une passion sans égales. Ces qualités s’avèrent définitivement nécessaires pour exercer cette profession.

On retrouve également deux autres sortes d’interprètes, ceux qui aiment la compétition et qui se servent de celle-ci pour avancer, notamment lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues ; et ceux qui s’appuient sur leurs collègues et qui apprennent d’eux pour se corriger et continuer à s’améliorer. Être ouvert d’esprit et savoir parler avec aisance sont des qualités recherchées chez un interprète.

Pour pouvoir avoir éventuellement une longueur d’avance sur le client, mieux vaut savoir quels sont les différents types d’interprètes auxquels on fait face. Néanmoins, le mieux reste encore de gagner en expérience professionnelle et de se faire son propre avis sur la question, sans trop avoir d’à-prioris sur l’interprétation.

Avatar Mélody Launay

Source : https ://aidagda.com/2016/10/28/que-tipo-de-interprete-eres/

Quelques conseils avant de devenir traducteur indépendant

Être traducteur indépendant a bien des avantages : vous choisissez vos heures de travail, vos tarifs, vos projets. Cependant, il est difficile de se lancer et de réussir sans problèmes. Voici donc quelques conseils pour ne pas vous retrouver complètement au dépourvu.

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L’espace de travail

Travailler chez soi peut être arrangeant. On lance une machine à laver entre deux traductions, on fait le ménage, on surveille les enfants et leurs devoirs… Quelques traducteurs indépendants sont habitués à ces situations mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains risquent de se retrouver submergés et de ne pas avancer dans leur travail, ce qui peut leur coûter cher. Il est donc conseillé d’avoir une pièce bureau chez vous dédiée à votre emploi, afin de bien séparer le travail du personnel.

Les premiers mois

Au début de votre carrière de traducteur indépendant, il est difficile de trouver du travail : personne ne vous connait, vous n’avez pas encore votre réseau de clients, de nombreux traducteurs sont déjà sur le marché, etc. Ne vous étonnez pas de cette situation, vous la résoudrez plus vite que vous ne le pensez. Cependant, il est important d’avoir des économies de côté pour pallier au manque de salaire durant cette période et ainsi payer vos frais habituels (loyer, alimentation, etc.).

Le réseau de clients

Comment construire son réseau de clients ? Il existe tellement de manières de se faire connaître, l’une d’entre elles sera votre porte vers la réussite : avoir un site web, poster des annonces sur les réseaux sociaux, démarcher des entreprises et pourquoi pas déposer des flyers dans certains établissements. Exploitez vos expériences, vos projets précédents, vos tarifs. Concernant ce dernier point, du moins pour le début, pourquoi ne pas offrir certains services (relecture, PAO, et autre suivant vos capacités) ? Proposer un prix réduit comme première collaboration ? Mais n’oubliez pas : tout travail mérite salaire, même s’il est bas.

Les factures

En tant que traducteur indépendant, il est important de garder toutes vos factures et tickets relatifs à votre travail, que ce soient des gains ou des dépenses : les factures de projets, les tickets de caisse (achats de logiciels, de dictionnaires, etc.), les factures de transports (si un client souhaite vous rencontrer)… Vous pouvez les garder sur votre ordinateur (une copie digitale peut être pratique) et/ou dans des classeurs organisés. Cela vous permettra d’avoir des références pour plus tard, notamment lors de votre déclaration d’impôt (certaines de vos dépenses sont déductibles).

Chaque traducteur a sa propre expérience (bonne ou mauvaise) de lancement en freelance, mais essayez de suivre ces conseils afin de rendre cette étape plus agréable.

Avatar Marie Moriceau

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/a-free-lesson-in-freelancing/

La traduction instantanée : menace ou nouvel outil pour le traducteur ?

Développer un système informatique capable de traduire un texte ou un discours en temps réel. C’est un rêve que font les programmeurs depuis la fin des années 40 : allier linguistique et informatique. C’est ainsi que de nombreuses recherches ont été menées dans le but d’atteindre cet objectif, et il semble que nous nous en rapprochions de plus en plus. Mais quel impact aura cette évolution technologique sur le métier même du traducteur ?

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Rappelons que si lors de son développement la traduction automatique vise à supplanter le travail du traducteur en offrant une traduction bien plus rapide avec des coûts moindres, son développement n’en a pas été moins bénéfique pour l’amélioration des prestations que peut aujourd’hui offrir ce domaine professionnel. En effet, au fil des tests et des découvertes, le métier du traducteur a pu se moderniser grâce à ce que l’on appelle la Traduction Assistée par Ordinateur, qui représente l’ensemble des moyens technologiques à disposition lors de la réalisation d’une traduction. De nos jours, plusieurs entreprises telles que SDL ou MemoQ commercialisent des logiciels de TAO de plus en plus complets et évolués. Néanmoins, un premier point important est à souligner ici : si les systèmes d’aide à la traduction connaissent une constante évolution, l’intervention humaine demeure indispensable afin de garantir une traduction de qualité. Le meilleur exemple qui vient confirmer cette affirmation est l’apparition de programmes de traduction en ligne (Google Translation, Reverso, etc.) que nous avons tous déjà utilisés au moins une fois et qui nous ont démontré les limites actuelles de la traduction automatique. Est-il alors encore possible de faire évoluer une fois de plus la traduction automatique ? Oui, grâce à l’intelligence artificielle.

Nous savons tous ce qu’est l’intelligence artificielle, ou IA, ou du moins ce qu’elle représente. Nouveau stade de l’évolution information, l’IA est une source inépuisable de débats scientifiques comme de scénarios de science-fiction. Voici ce qu’il faut retenir pour comprendre l’avancée par rapport aux programmes de traduction automatique que nous connaissons : intelligence artificielle. Tout est dit, le nom suffit. Les programmes évoqués ne sont que des lignes de codage qui respectent les règles jusqu’à la mise à jour suivante. L’ IA développée en lien avec la traduction possède des long short-term memory (mémoire à court et long terme) qui permet de retenir les traductions déjà effectués. Une sorte de mémoire de traduction améliorée en somme ? C’est une interprétation possible. Un autre petit plus de l’IA est le traitement d’un texte dans son intégralité et non phrase par phrase. C’est là qu’intervient dans la traduction le principe de contexte qui permet de traduire avec exactitude, ce que ne peut pas faire un programme traduisant mot par mot. Quel est alors l’impact de ce que nous appellerons la traduction instantanée sur le métier de traducteur ?

Une traduction plus rapide, moins chère ; ce sont des arguments que pourront présenter les entreprises qui développent les services de traduction instantanée dans le but de les commercialiser. Quelles seraient alors les conséquences pour les traducteurs professionnels ? On est en droit de supposer que, tant que ces services ne fonctionnent pas parfaitement, il n’y a pas de risques à l’horizon. Malheureusement cela représente une menace pour les métiers de la traduction. Les rédacteurs techniques sont probablement les moins concernés mais pour ce qui est des traducteurs ou même des responsables de gestion de projet, la traduction instantanée n’est pas à prendre à la légère. A partir du moment où l’IA est fonctionnelle et correctement programmée, gérer un projet de traduction et traduire un texte seront dans ses cordes. Le doute peut probablement se poser pour le sous-titrage de vidéo. En bref, à moins que des mesures soient mises en place avec le développement de la traduction instantanée, celle-ci projette son ombre sur le monde de la traduction.

Pour finir sur une note plus légère, il est agréable de penser qu’avec l’évolution des outils technologiques, en associant la traduction instantanée, le manque de compréhension entre touristes et locaux durant les périodes de vacances disparaîtra complétement.

Mathieu Hergas

 Source : http ://content.lionbridge.com/what-machine-translation-advancement-means-language-services/

Traducteurs et clients, une question de confiance

Dans une période où la traduction est de plus en plus présente mais où les traducteurs se multiplient, il devient parfois assez complexe de se démarquer sur le marché du travail. Une partie importante du travail du traducteur indépendant ou de l’agence de traduction réside donc entièrement dans le fait de gagner la confiance des clients… et de la garder tout au long du processus !

Mieux vaut prévenir…
Tout d’abord, il faut donner au client une bonne première impression. Le moyen le plus simple d’y parvenir ?

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Prendre les devants, anticiper ! Il faut prendre en compte les demandes et besoins spécifiques du client et forger son plan (financier et temporel) autour de ça. Les clients en traduction n’ont que peu souvent le besoin, l’envie ou même le temps de s’encombrer de détails et d’une multitude de questions ; il faut donc se mettre à leur place et réfléchir vous-même à ce qui leur conviendrait le mieux. Plus vous êtes convaincant et juste, moins le client aura à effectuer de choix sur des points qu’il ne maîtrise pas, et plus il sera disposé à vous faire confiance.

Savoir trouver sa place
Au cours de la traduction, il faut savoir doser la communication : ne soyez pas invisible, mais ne soyez pas trop bavard pour autant ! Une fois encore, il faut se poser les bonnes questions avant d’en poser au client. Demandez-lui s’il souhaite une version corrigée de son document source ; ne lui demandez pas son avis à chaque faute (non, cette faute de frappe n’est certainement pas volontaire). Demandez-lui si une mise en page à l’instar du document source est nécessaire ; ne lui demandez pas son approbation à chaque occasion (non, ce paragraphe en Comic sans MS au milieu d’un texte juridique n’est probablement pas un choix esthétique).
Inversement, pensez à lui signifier les détails qui peuvent l’intéresser (comprendre par là, qui peuvent lui faire gagner du temps et/ou de l’argent) : si une traduction partielle d’un manuel d’utilisation existe déjà ailleurs, s’ils possèdent une mémoire de traduction provenant d’un ancien projet, ou si vous pouvez vous charger des images à localiser car vous pensez que les clients ne les comprendraient pas, le client appréciera à coup sûr votre démarche.
Cependant, avant toute chose, il faut surtout respecter les bases mêmes de votre contrat, à savoir la qualité et les dates de livraison. Livrer un projet à temps est la condition sine qua non pour instaurer une relation de confiance, attestant indubitablement du sérieux et du respect que vous portez à votre travail.

Demander son « bon point » de traduction
Après une traduction réussie, votre client est donc satisfait. Bien. Et ensuite ? Les entreprises ne vont pas forcément aller crier sur tous les toits à quel point votre travail était bon. Il faut donc ne pas hésiter à leur demander un compte-rendu de leurs impressions : la parole d’un client pèse beaucoup dans la balance quand vous cherchez à en convaincre de nouveaux. Une entreprise dans l’agro-alimentaire ne réfléchira pas à deux fois si elle voit l’une de ses concurrentes/consœurs vanter les mérites d’une agence de traduction spécialisée dans ce même domaine.

Vous l’aurez donc compris, tout le principe d’une relation de confiance entre le traducteur et son client repose sur une base simple : l’anticipation. Mettez-vous à la place du client, prévoyez ses exigences et préférences, et il ne vous en sera que reconnaissant !

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Article source : https ://multilingual.com/translation/trust-time-translation/

Les procédés de traduction : automatique et humaine

La communication, prépondérante en traduction, est nécessaire au bon déroulement d’un projet de traduction. Dans notre cas le plus fréquent, l’émetteur (en communication) est l’agence de traduction ou le traducteur indépendant offrant ses services à un récepteur, c’est-à-dire un client.
Dans la plupart des cas, le traducteur utilise des logiciels de Traduction Assistée par Ordinateur, mais peut également s’aider d’un traducteur automatique comme Google Traduction.
Ces procédés de traduction sont-ils indispensables ? Pourront-ils à l’avenir remplacer un traducteur professionnel ?

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Différences conséquentes

Selon des concepteurs de logiciels de traduction automatique, comme Google Traduction, « même les logiciels actuels les plus perfectionnés ne peuvent maîtriser une langue aussi bien qu’une personne de langue maternelle ou posséder les compétences d’un traducteur professionnel. La traduction automatique est un domaine extrêmement complexe, car la signification des mots dépend du contexte dans lequel ils sont utilisés. »

• Traduction automatique
En effet, un traducteur automatique traduit les mots, un traducteur humain (professionnel) traduit un message. Ces mots traduits proviennent tous d’une base de données qui est alimentée par les recherches quotidiennes des internautes. Plus la base de données est remplie en données linguistiques, plus la traduction sera de meilleure qualité.
Cependant, lorsqu’on utilise ce procédé de traduction, la confidentialité des textes est automatiquement compromise, ce qui peut être un problème pour un client dont le domaine serait le droit ou le marketing.

• Traduction humaine
Le traducteur humain peut de son côté capter les nuances, le contexte d’un texte, que le traducteur automatique ne verra pas forcément. Il s’agit là de bien connaître sa langue maternelle et sa culture. Par exemple, les slogans dans le domaine de la publicité en marketing sont souvent basés sur un thème avec un sous-entendu ou une blague. Ceux-ci doivent être transmis dans la langue cible tout en gardant le message, le but étant que le slogan s’adapte à la culture de la langue cible, comme si ce dernier avait été créé particulièrement pour le pays de la langue cible, et ne faisait pas l’objet d’une traduction.

Un équilibre triangulaire

Les traductions automatiques permettent malgré tout un gain de temps et d’argent conséquent quant au déroulement d’un projet, puisque celles-ci sont gratuites et automatisées. Pour maîtriser l’art de la traduction, il faut savoir se détacher d’une traduction automatique, dans le cas où cette dernière ne transmet pas le message souhaité dans la langue cible. Un traducteur peut néanmoins se servir de la traduction automatique pour comprendre le sens global d’un texte, sans pour autant en abuser. Il s’en inspire pour faire son analyse du texte, par exemple littéraire, pour le traduire par la suite.

Les logiciels de TAO, payants, permettent aussi de gagner du temps dans un projet. Le traducteur peut donc se servir de ces deux procédés pour optimiser son efficacité dans un projet. La concurrence étant très rude, un traducteur professionnel doit s’assurer que le projet aboutit à un résultat de qualité.
Le coût, les procédés de traduction choisis et le résultat final sont donc des étapes primordiales au bon déroulement d’un projet.

Un avenir prometteur ?

Au jour d’aujourd’hui, nous vivons dans une période propice au développement avancé de la technologie et du numérique. Malgré cela, la traduction automatique ne dominera en aucun cas la totalité du marché de la traduction, c’est pourquoi il y aura toujours de la place pour des traducteurs voulant s’insérer sur le marché. En effet, le traducteur, exerçant en indépendant ou en interne, peut décider de se spécialiser vers un ou plusieurs domaines en particulier, ce qui explique la multitude d’emplois disponibles sur le marché.
Même si les traductions automatiques sont plus importantes et de qualité, il restera toujours des domaines qui deviendront plus importants encore et nécessiteront un traducteur humain.
Le monde en perpétuelle évolution permet à un professionnel de la traduction, plus ou moins expérimenté, d’en apprendre chaque jour sur le marché de la traduction, de se renouveler et d’évoluer par la suite également. Le marché de la traduction n’attend donc plus que vous !

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://www.net-translators.com/blog/meet-manslater-the-best-translation-tool-ever-invented/

Autres :
http ://www.toupie.org/Dictionnaire/Communication.htm
http ://cursus.edu/article/18283/dans-texte-traducteur-automatique-voit-des/#.WIZOYvDhDIV
http ://blog.atenao.com/traduction-professionnelle/traduction-humaine-et-traduction-automatique-128

L’absence d’académie de la langue anglaise

Académie française, Real Academia Española (Académie royale espagnole), Rat für deutsche Rechtschreibung (Conseil de l’orthographe allemand) : ces noms nous sont familiers en tant que linguistes. Il s’agit des institutions qui normalisent la langue, préservent l’unité linguistique et s’adaptent si nécessaire à l’évolution de la langue. Il n’existe cependant pas d’institution équivalente pour la langue anglaise à ce jour. Pourquoi n’y a-t-il pas d’ « Académie anglaise » ? Comment normalise-t-on cette langue ?

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L’histoire de la langue anglaise

Comme toute autre langue qui s’est répandue de par quelques faits historiques, l’anglais possède des variantes. Notons l’exemple d’une variante qui est devenue une langue officielle : l’anglais américain aux États-Unis. Une académie de la langue anglaise aurait pu voir le jour mais le projet fut abandonné. Plus tard, en 1800, la même initiative émerge aux États-Unis sous John Quincy Adams. Le Royaume-Uni et les États-Unis souhaitaient donc normaliser et établir les règles de la même langue. Cela pourrait justifier le fait que l’institution qui réglemente l’usage de l’anglais n’ait toujours pas été créée. Pourtant, rien n’empêche réellement sa création puisque chacune des deux variantes est utilisée et enseignée dans le monde.

Anglais britannique ou américain ?

L’usage de l’anglais continue à être conflictuel aujourd’hui. En effet, chaque variante (britannique et américaine) a ses partisans. Fort heureusement, son usage n’est conflictuel que d’un point de vue intellectuel, certains apprécieront plus la grammaire d’une langue que celle d’une autre. Un européen serait aussi amené à privilégier l’anglais britannique pour des raisons historiques (malgré le Brexit qui a eu lieu récemment). Ensuite, pour des raisons diplomatiques, il semble logique de toujours s’adapter à la langue du pays. Si votre interlocuteur est américain, il convient d’employer l’anglais américain.

Enfin, bien que cette langue ne soit pas normalisée par une institution, plusieurs références restent à disposition pour mieux adapter nos contenus en fonction de la variante de l’anglais utilisée. Un autre enjeu subsiste : cette adaptation pose de plus en plus de problème car l’anglais s’est davantage répandu à cause de la mondialisation et possède plusieurs variantes.

 

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/busca-la-real-academia-inglesa-2016-12-02.html

Les questions à poser aux clients avant d’accepter un projet

Toutes les traductions sont différentes : nombre de mots, niveau de technicité, niveau rédactionnel, thèmes abordés, format à traiter, etc. Autant de possibilités soulèvent forcément des questions auxquelles les réponses sont indispensables. Lorsqu’un client vous demande un devis, il faut impérativement lui poser un certain nombre de questions nécessaires à votre organisation pour le projet.

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On pense souvent qu’un mot équivaut à un prix fixe, pourtant ce prix est très variable en fonction de différents facteurs : la langue source, la technicité du texte, le délai imparti, etc. Plus la langue source sera rare, le texte technique et le délai court, plus la traduction sera chère. Certains projets n’en valent pas la peine et ne feront que vous faire perdre votre temps. C’est pourquoi, avant d’accepter un projet, parce que les temps sont durs, des questions essentielles s’imposent :

  • quel est le nombre de mots ?

  • quel délai le client souhaite-t-il ?

  • quelle est la technicité du texte ?

  • quel est le format du document source ?

  • est-ce un document écrit ou audio ? Faut-il une transcription ?

En fonction des réponses à ces questions, vous pouvez alors savoir si le projet en vaut la chandelle et, surtout, combien le facturer. Souvent, un client essaiera de négocier ou de vous imposer son prix. Beaucoup de personnes ne prennent pas en compte le temps et le travail que peut représenter une traduction. Mais demandez-vous si vous considérez que ce prix est juste. Ne vous laissez pas dicter un prix trop bas, qui pourrait non seulement vous faire travailler à perte, ou pour une somme dérisoire, mais également vous mettre tous vos confrères à dos ! Il est important d’« éduquer » votre client à vous respecter non seulement en tant que professionnel, qui n’utilise pas seulement ses connaissances linguistiques, mais aussi en tant qu’être humain, qui a des besoins (comme le sommeil, entre autres) et des envies. Cependant, il est important de fidéliser votre clientèle : si vous devez accepter un projet contraignant (dans une mesure respectable) de la part d’un client pouvant vous fournir régulièrement des traductions intéressantes, n’hésitez pas trop.

Si les affaires marchent bien, vous pouvez également prendre d’autres facteurs plus personnels en compte : avez-vous plus besoin (ou envie) d’une vie personnelle que de vous acheter le dernier iPhone ? Cette traduction vous intéresse-t-elle ? Le client est-il reconnu ? Peut-il vous fournir un véritable volume de travail par la suite et ainsi devenir rentable ? Poser les bonnes questions peut vous apporter une tranquillité d’esprit non négligeable !

Camille Rigaud

Source : https ://enlalunadebabel.com/2016/12/07/el-encargo-de-traduccion-que-preguntar-antes-de-aceptar/