Parlez-vous l10n ?

Vous venez tout juste de débarquer dans le domaine de la traduction et n’êtes pas encore familier avec tous les termes spécifiques à l’industrie ? Pour vous y retrouver, je vous propose un petit glossaire constitué de quelques termes propres à la traduction, et plus particulièrement à la localisation, ainsi que leurs désignations courantes sur internet.

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Internationalisation (#i18n)

L’internationalisation décrit le processus consistant à extraire tous les textes d’un logiciel ou d’un produit et de les placer dans des fichiers « ressources ». C’est la base de la localisation rapide et de la traduction de logiciels. 

Localisation (#l10n)

La localisation décrit le processus d’adaptation d’un produit, d’une application, d’un logiciel ou d’un document à une langue, à une culture et à d’autres exigences spécifiques à un pays ou une à région. Outre la traduction, la localisation comprend également l’adaptation des éléments suivants : l’heure, la date et les formats numériques, la monnaie, les méthodes de paiement, les images, les couleurs et plus encore. 

Traduction automatique

La traduction automatique, ou traduction instantanée, est la traduction d’un texte par un ordinateur sans intervention humaine. Il existe de nombreux problèmes quant à la qualité de la traduction automatique car celle-ci repose sur des algorithmes informatiques. 

Minimum Viable Localisation (MVL)

La MVL est l’équivalent de l’approche de produit viable minimum en développement d’applications. Elle est donc généralement utilisée dans la localisation d’applications mobiles et fait référence à une stratégie pour tester différents marchés et leur potentiel pour une application : vous localisez la description de votre boutique d’applications et les métadonnées pour divers marchés internationaux sans traduire l’application elle-même. Une MVL est un excellent moyen de tester certains marchés à faible coût.

Post-édition

En termes de qualité de traduction, la traduction automatique n’est pas arrivée à la cheville des traducteurs humains jusqu’à présent. La post-édition décrit un moyen d’utiliser la traduction automatique relue par des traducteurs humains pour accélérer la traduction. Les textes sont traduits par des machines pour être ensuite édités par des traducteurs professionnels pour élaborer des traductions de haute qualité dans un temps minimum.

RTL

RTL représente l’abréviation de « Right to Left » (droite à gauche) qui fait référence à la langue que vous écrivez et lisez de droite à gauche, comme l’arabe ou l’hébreu. Traduire votre application, logiciel, site internet ou document d’une langue LTR « Left to Right » (comme l’anglais) en une langue RTL exige des changements considérables dans la mise en page. Par conséquent, il est important de prendre en compte le RTL lors de l’internationalisation.

Base terminologique

La base terminologique est l’outil principal pour la gestion terminologique dans les projets de traduction. Il s’agit d’une compilation de termes propres à l’entreprise ou au texte à traduire et se compose généralement de cette façon :

Termes (langue source)

Traductions approuvées (langues cibles)

Définitions

Termes qui ne doivent pas être traduits, mais conservés dans la langue source.

Unicode

L’Unicode est une norme de l’industrie informatique internationale utilisée pour la représentation et la manipulation de texte dans la plupart des systèmes d’écriture. Les codages les plus couramment utilisés sont UTF-8 et UTF-16. 

Mémoire de traduction, Exact Matches et Fuzzy Matches

Une mémoire de traduction est une base de données qui se développe au fil des traductions que vous enregistrez. Elle propose en temps réel des traductions de textes sources, sur une base de similitudes (correspondances) avec vos traductions précédentes.

Les Exact Matches, « correspondances exactes » sont des suggestions de la mémoire de traduction qui conviennent parfaitement à un texte source. Ces suggestions n’ont généralement pas besoin d’être adaptées et peuvent être utilisées comme traductions finales.

Les Fuzzy Matches « correspondances floues » suggérées dans la mémoire de traduction sont approximatives. Elles conviennent entre 55 % et 99 % à un texte source et ont donc besoin de quelques retouches afin de créer une traduction finale. Les Fuzzy Matches sont un très bon point de départ pour élaborer des traductions de haute qualité.

Pour terminer cette liste (qui est évidemment non exhaustive), il est utile de savoir que les termes « translate », « translation » et « globalisation » sont respectivement désignés sur internet par les hashtags suivants : #xl8, #T9n et #g11n.

Avatar Anne-Claire Nourian

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/12/l10n-glossary-terms-all-product-managers-and-global-companies-should-know/

Localisation et mondialisation : World, Sweet World

Contrairement à l’idée que semble s’en faire un certain chef d’État américain, le monde est un espace ouvert. Chaque jour, d’innombrables interactions se font entre d’innombrables pays, pourtant loin d’être limitrophes, homophones et certainement pas monoculturels. C’est pour cette raison que, en matière de mondialisation (ou globalisation, pour ceux préférant l’anglicisme fréquemment employé), la localisation prend souvent le pas sur la traduction.

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Localisation : piqûre de rappel

Rappelons tout d’abord ce qui rend la localisation si subtilement différente de la traduction : lorsqu’une traduction s’arrête au fait de retranscrire le « sens » d’un texte dans une langue cible, la localisation s’attache quant à elle au « ressenti ». Un exemple parmi tant d’autres serait les habitudes alimentaires. Imaginons un guide d’utilisation pour un appareil électronique quelconque vous demandant d’attendre un instant, le temps pour vous d’aller chercher de quoi grignoter. Si l’appareil est japonais, la notice fera certainement mention de « mochis », petits gâteaux nippons à base de pâte de riz. Une traduction (au sens le plus strict du terme) laisserait ce mot tel qu’il est, poussant peut-être même jusqu’à inclure une description telle que je l’ai faite au-dessus. Cependant, si cette notice était lue en France ou aux États-Unis, même si le « sens » est là, le « ressenti » n’y est pas : les mochis n’ont aucune signification pour ces pays. En revanche, si l’on venait à parler d’aller respectivement chercher un croissant ou un donut, on obtiendrait le sourire amusé qui était attendu dans le document de base.

En bref, la localisation ne se contente pas de faire passer un document d’une langue à l’autre : elle immerge également le texte dans la culture et les mœurs du pays ciblé.

Penser « local » pour penser « mondial »

Mais alors, en quoi la localisation fait-elle partie intégrante de la mondialisation ? Tout simplement parce que pour vendre un produit au plus grand nombre, il faut s’intéresser aux clients (ici, aux pays) à convertir, comprendre ce qui les intéresse, et déjouer les pièges culturels.

Évidemment, certains sont inratables et doivent être contournés sans l’ombre d’un doute. C’est le cas du scénario (et des visuels) de la série vidéoludique Wolfenstein qui a dû être entièrement repensé lors de son passage en Allemagne. En effet, le jeu a pour ennemis des hordes de zombies… nazis. Inutile d’épiloguer sur la mauvaise perception qu’il aurait reçu dans le pays de Goethe. Les traducteurs ont alors dû créer une organisation toute entière propre à la version allemande afin de, pour ainsi dire, cacher les nazis sous le tapis.

C’est cependant loin d’être aussi simple que cela partout ailleurs dans le monde. Par exemple, si le blanc est un symbole de pureté dans la quasi-totalité des pays du globe, ce n’est pas le cas au Japon où il est couramment associé à la mort. Des jeux de mots en français canadien ne seraient peut-être pas perçus du tout (ou pire, mal interprétés) en français métropolitain.

Pour résumer, un texte qui sera attentivement localisé et non pas simplement traduit se remarquera aisément, et sera toujours apprécié à sa juste valeur.

Gare à la surlocalisation

Attention toutefois à ne pas en faire trop. La localisation est une bonne chose, mais comme pour toute bonne chose, en abuser ne donne pas forcément de meilleurs résultats.

Tout d’abord, vous pourriez faire perdre à un passage le sens que voulait lui donner l’auteur. Si vous veniez à changer le nom d’un rituel indien sacré en le réduisant en une simple « prière », nul doute que vous vous attireriez les foudres du dieu en question, ainsi que celles du client par la même occasion.

Cependant, vous pourriez aussi simplement gâcher une occasion de faire découvrir une autre culture lorsque l’élément n’était pas majeur du tout. Un exemple amusant de ce genre de surlocalisation me semble être le dessin animé Pokémon. Dans une scène devenue connue pour cette raison, les protagonistes s’apprêtent à déjeuner et l’un d’eux leur prépare des onigiri, boulettes de riz fourrées venant du Japon. Il faut croire que le riz n’était pas du goût du distributeur américain de la série, puisque les onigiri ont été changés en « donuts fourrés à la confiture »… sans même changer le visuel. Maintenant, au lieu que les enfants soient curieux de découvrir d’autres saveurs, les voilà juste confus à l’idée de faire des donuts avec du riz.

Il faut donc savoir juger correctement là où la localisation doit être appliquée, et comment elle doit l’être.

La localisation est donc une part essentielle de la mondialisation, et ses ficelles doivent être maîtrisées par tout traducteur désireux de ne pas commettre d’impair de l’autre côté de la Terre. Il ne me reste donc plus qu’à vous souhaiter de goûter des onigiri, de préférence non-fourrés à la confiture. Ittadakimasu !

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source :https ://www.sajan.com/difference-between-translation-and-localization/

 

Les bases d’un CV de traducteur

Lorsque vous cherchez du travail et que vous souhaitez répondre à une annonce, il est important de fournir une lettre de motivation et un CV impeccables. Les entreprises reçoivent une multitude de CV et procèdent sans doute à un premier tri. Voici donc les éléments à inclure dans votre CV afin de passer cette étape.

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On commence généralement un CV par ses informations de contact : nom, prénom, adresse postale, adresse électronique, numéro de téléphone… Même si vous répondez à une offre par mail et que de ce fait votre adresse électronique est présente, un grand nombre d’entreprises préfère appeler les candidats. Elles ont donc besoin de plus d’informations que seulement vos nom et prénom.

Pour ceux et celles qui mettent une photo sur leur CV (ce qui n’est pas obligatoire), utilisez une photo qui fait professionnelle : les photos d’identités sont pratiques même si elles manquent de gaieté. N’utilisez surtout pas une photo de groupe découpée ou une photo de vous dans une situation trop familière.

Viennent ensuite les formations et les expériences. Vous pouvez choisir de mettre en premier les formations puis les expériences ou inversement, cela n’a pas d’incidence sur la lecture. Par contre, il est important de mettre en avant (dans ces deux domaines) les éléments liés à l’offre d’emploi. Par exemple, pour une offre de traduction, mettez en avant votre formation d’études supérieures et non le baccalauréat ; mettez en avant vos expériences de traduction et non votre job d’été. Ne rayez pas ces éléments de votre CV mais relayez-les en dernière place.

Comme tout traducteur qui se respecte, vous travaillez au moins avec deux langues. Il est important de les inclure avec le niveau de chacune. Oui, vous savez parler français, anglais et espagnol, mais pas au même niveau. Il vaut mieux utiliser les niveaux internationaux (A1, B1, C1 ou langue maternelle) plutôt que « débutant », « intermédiaire » et « avancé » qui sont trop approximatifs.

Les entreprises sont intéressées par les domaines de spécialité des traducteurs. Pensez donc à les indiquer sur votre CV : économie, marketing, sciences, jeux vidéo… Si vous n’en avez pas, ne vous inquiétez pas : mentionnez les domaines dans lesquels vous avez déjà travaillé même si ce ne sont pas vos spécialités.

Quasiment tous les traducteurs travaillent sur des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur : Trados, MemoQ, etc.). Indiquez ceux dont vous maîtrisez l’utilisation même si généralement les entreprises n’en utilisent qu’un et le mentionnent dans l’offre.

Les centres d’intérêt sont propres à chacun, je ne peux donc pas vous donner de conseils là-dessus.

En tout et pour tout, votre CV doit faire une page voire deux mais pas plus. Personne n’a envie de lire un CV de 10 pages, pas même vous, donc ne l’imposez pas aux autres. S’il est trop long, réduisez-le en ne gardant que les éléments ciblés sur l’offre. Pensez bien à le mettre à jour !

L’orthographe et la grammaire sont essentielles, surtout pour un traducteur. On ne vous prendra pas au sérieux si vous faites des fautes. Lisez-vous et relisez-vous, utilisez les correcteurs gratuits mis à disposition, etc.

Pour ce qui est de la forme du CV, essayez de vous éloigner du format traditionnel : dynamisez-le, faites des colonnes, etc. Réalisez un CV qui reste en tête !

Avatar Marie Moriceau

Texte souce : http ://translatorthoughts.com/2016/10/how-to-write-an-appealing-cv-for-translation-agencies/

La révolution de la traduction instantanée

Tout le monde aime voyager, c’est un fait. Le seul ennui reste très souvent la barrière de la langue. Il est bien connu que lorsqu’on va à l’étranger, il faut au préalable connaître la langue du pays ou alors avoir un dictionnaire – papier ou électronique – à portée de main. Aujourd’hui, les temps ont d’ores et déjà changé et ces dictionnaires n’est plus nécessaires. De nombreux groupes d’entreprises, experts dans le domaine de la technologie et de l’intelligence artificielle, ont créé de nouvelles applications sur Smartphone ou iPhone permettant une traduction vocale et/ou visuelle quasi instantanée.

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Cela pourrait-il entraver l’avenir du métier de traducteur-interprète ? Pouvons-nous nous fier à ces technologies basées sur l’intelligence artificielle ? Quels avantages apportent-elles ?

Deux métiers distincts…

Les métiers de traducteur et d’interprète sont distincts l’un de l’autre, et ce malgré une constante confusion entre les deux. En effet, le traducteur, ayant droit à un certain délai, doit traduire un texte source dans une langue cible à l’écrit. Il dispose d’outils informatiques d’aide à la traduction (TAO, mémoire de traduction, base terminologique) et peut par ailleurs effectuer des recherches approfondies sur le sujet ou domaine concerné afin d’améliorer sa traduction.

L’interprète, quant à lui, doit traduire un texte quasi instantanément (par exemple un discours) dans une langue cible, et ce, à l’oral. Il existe trois formes différentes d’interprétation :

  • L’interprétation consécutive qui consiste à transposer un discours par écrit, puis de restituer le même discours à l’oral à un tiers. En général, ce mode d’interprétation nécessite l’utilisation de symboles, car l’interprète n’a pas le temps d’écrire chaque mot et/ou phrase du texte.

  • L’interprétation simultanée qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue. En général, ce procédé est utilisé lors de meetings de l’Union Européenne ou des Nations Unies. Un interprète ne pouvant traduire que 20 à 30 minutes instantanément, doit être relayé par un autre interprète. Chaque cabine dispose donc de deux interprètes et représente une langue étrangère.

  • L’interprétation de liaison qui consiste à transposer un discours à l’oral de manière instantanée dans une autre langue, et ce, entre deux personnes parlant deux langues étrangères différentes. L’interprète permet donc de faire la liaison de communication des deux parties.

Pour résumer, le traducteur transpose le texte source par écrit dans sa langue maternelle (ou langue cible), et l’interprète adapte un texte oral dans une autre langue (maternelle ou autre). Tous deux doivent tout de même retransmettre le message initial du texte source.

un enjeu similaire

Malgré des différences concernant le métier de traducteur et celui d’interprète, ces derniers peuvent voir leur avenir menacer de par l’évolution de la technologie et de l’intelligence artificielle. En effet, le marché linguistique devient de plus en plus exposé à la technologie, notamment par le développement récent de nouveaux outils informatiques d’aide à la traduction, qui, il y a encore quelques années, n’existaient pas. Néanmoins, aujourd’hui l’homme et la technologie travaillent main dans la main et certaines études estiment que malgré une évolution constante de la technologie, le traducteur humain ne peut être dépassé par la machine.

Technologie : de nouvelles applications

Depuis peu, de nouvelles applications sont apparue sur le marché – et notamment sur les différentes plateformes de distribution d’applications en ligne (App Store, Google Play). Elles offrent une combinaison entre les deux domaines que sont la traduction et l’interprétariat.

Avez-vous déjà essayé de communiquer avec quelqu’un qui ne parle pas votre langue ? Lorsque par exemple un touriste vous demande une information ou un itinéraire, comment réagissez-vous ? Des entreprises expertes en technologie et intelligence artificielle ont permis de rendre ces communications impossibles, tout à fait possibles.

  • Traduction vocale quasi instantanée ? Il suffit d’installer l’application sur votre smartphone. Une fois installée, vous devez choisir votre langue, puis parler dans le micro. L’application traduit dans la langue de votre choix et ainsi vous pouvez faire écouter et/ou faire lire la traduction à quiconque. Ce procédé de traduction propose en général une vingtaine de langues étrangères, mais les langues les plus rares et/ou les moins parlées ne sont pas incluses dans l’application.

  • Traduction visuelle quasi instantanée ? Ce procédé est le même que le précédent à quelques exceptions près. Toujours à l’aide d’une application, au lieu de traduire du contenu audio, l’application peut traduire du contenu visuel – texte, menu, panneau – à l’aide de votre caméra. Ainsi, lorsque vous « filmez » un panneau, l’application peut vous le traduire dans la langue que vous aurez choisie.

Grâce à ces nouvelles technologies, plus besoin de voyager avec de gros dictionnaires avec vous. Ceci est une énième amélioration permettant de réduire la barrière des langues et facilitant également la communication entre les individus.

Cependant, malgré une toute nouvelle expansion de la technologie dans l’industrie linguistique, l’intelligence artificielle ne peut déceler les nuances, différents contextes et expressions du langage humain. C’est pourquoi, pour l’instant, les technologies ne sont pas prêtes de remplacer les métiers de linguistes tels que traducteur ou interprète. Bien que quelque peu limitées et peu fiables dans certains contextes plus spécifiques (juridique, financier, etc.), ces applications peuvent s’avérer utiles pour certains, voir pour tous les novices en langues.

Avatar Christelle Dilling

Article source : https ://blog.stepes.com/the-dialectics-of-audio-translation/

L’évolution des signes de ponctuation et leur importance

En traduction, comme dans tout travail d’ailleurs, il est nécessaire de bien savoir rédiger en prenant soin de ne pas omettre ou d’ajouter inutilement des signes de ponctuation. Car un signe de ponctuation est bien souvent un élément clé dans la compréhension d’une phrase. Il peut altérer et modifier toute la sémantique d’un texte, et le sujet peut ne pas être bien compris. Un exemple, bien trop souvent utilisé : « On va manger, les enfants ! » qui signifie que l’on appelle les enfants à venir manger, que l’on peut opposer à « On va manger les enfants ! » qui a une tout autre signification.

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La ponctuation est une histoire qui est apparue progressivement avec l’évolution de l’écriture pour retranscrire la manière de parler des gens et pour rendre plus compréhensibles les écrits. D’abord sont apparus les espaces, puis les points, puis les majuscules… En arabe classique, les signes de ponctuation n’existaient pas et les signes tels qu’on les connaît aujourd’hui sont apparus récemment. Mais certains signes ont d’ailleurs aujourd’hui disparu comme les sept points qui ont été remplacés par les trois points de suspension. On retrouve le même phénomène pour le pictogramme ¶ par exemple, qui signifiait la fin d’un paragraphe et qui aujourd’hui n’est utilisé que par des relecteurs pour s’assurer que le paragraphe a bien été appliqué. Certains signes seraient bien inutiles aujourd’hui, alors qu’autrefois ils étaient nécessaires ; tout comme aujourd’hui certains signes de ponctuation sont indispensables alors qu’ils ne l’étaient pas avant.

Ainsi, les signes d’orthographe évoluent avec le temps et les différentes utilisations de la langue en général. Aujourd’hui avec l’ère des réseaux sociaux, la ponctuation évolue considérablement, en partie due au gain de place que cela peut offrir. Sur certains réseaux sociaux par exemple, le nombre de caractères est restreint et la ponctuation est ainsi minimisée pour laisser place à plus de mots. Les textes sur image sont aussi beaucoup utilisés et la ponctuation est bien souvent laissée de côté pour se concentrer sur les contenus. La langue étant en pleine évolution, les académiciens estiment important d’incorporer de nouvelles règles et parfois même d’en supprimer. Par exemple, on parle d’une possible disparition du ç (c cédille) faisant frémir les plus conservateurs en matière d’orthographe, et arrangeant les moins exigeants.

Dans le domaine de la traduction, la ponctuation est l’un des éléments essentiels. Il faut connaître les subtilités des signes orthographiques de la langue source mais aussi de la langue cible en retranscrivant les textes sans en altérer le sens. Et certains éléments de ponctuation en anglais, par exemple, doivent être remplacés par des signes différents en français, les points d’interrogation et d’exclamation en espagnol sont doublés en début et en fin de phrase, et les langues arabe, persane et oudou utilisent un point d’interrogation inversé et des virgules inversées.

Avatar Mélody Launay

Source principale : http ://www.jotdown.es/2016/08/la-muerte-signo-ortografico/

Autres sources :
http ://www.itc-france-traduction.com/limportance-dune-ponctuation-adequate/
http ://blog.infine-traduction.fr/tag/ponctuation/
http ://objetsperdus.canalblog.com/archives/2015/05/30/32139163.html

À la recherche d’une agence de traduction ?

Vous souhaitez localiser/traduire le site web ou les documents administratifs de votre entreprise ? Vous êtes à la quête d’une agence de traduction ou d’un traducteur ? Voici la bonne méthode pour orienter votre recherche et éviter les désagréments liés aux erreurs des prestataires.

Vous tomberez forcément sur une multitude d’offres de services de traduction après avoir saisi votre recherche. En effet, l’internationalisation des contenus est en vogue et ne concerne pas uniquement les entreprises internationales. Pour répondre à cette demande croissante, tout traducteur confondu se déclare polyvalent.

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Connaissez-vous votre projet ?

Renseignez-vous sur la quantité des contenus à traduire, leur technicité et leur complexité, puis estimez votre délai. Il s’agit des paramètres les plus importants à prendre en compte pour trouver le prestataire adéquat (les services varient d’une agence à l’autre).

N’hésitez pas à vous informer sur quelques guides, blogs de traducteurs pour mieux connaître les exigences de la traduction. Certains avis sur les entreprises ou des listes d’anciens clients ou de fidèles aux entreprises sont une garantie sur la qualité des livrables.

Qu’est-ce qu’une agence de traduction fiable ?

Une agence de traduction responsable qui effectue un travail de qualité contrôle la qualité de son travail. Sachez que le contrôle qualité est une prestation indispensable dans un processus de traduction. Votre traducteur vous l’expliquera s’il est digne de confiance. Une agence de traduction se doit aussi de porter une attention particulière à chaque client. Il est de votre intérêt et de celui de l’entreprise de traduction de prolonger votre collaboration. Il n’y a rien de tel qu’une entreprise qui connaît par cœur son client et qui maîtrise le domaine dans lequel elle traduit. Vous aurez ainsi la certitude que vos textes mis à jour seront bien traduits. Vous remarquerez que la spécialisation de l’entreprise et le niveau des linguistes qu’elle compte sont très importants. Certains établissements vous annoncent d’emblée que la plupart de leurs traducteurs sont natifs ou spécialistes dans une discipline par exemple.

Si vous n’êtes toujours pas convaincu après vos recherches, n’hésitez pas à contacter les établissements que vous avez recensés puis testez-les en fonction des critères cités plus haut. Les devis et les échantillons de traduction vous guideront également vers le meilleur traducteur.

Avatar Ornella Andriamanantsoa

Source :http ://alphaomegatranslations.com/2016/12/13/como-y-por-que-contratar-la-mejor-agencia-de-traduccion/

Cinq conseils pour optimiser la qualité de votre traduction

Souvent, la pression pèse sur les traducteurs pour qu’ils rendent un travail le plus rapidement possible. Le problème repose sur la qualité d’une traduction rendue dans des délais trop serrés. Lorsque vous voulez faire traduire votre site, il est vital de penser à la qualité de votre contenu quelle que soit la langue. Pour contrer ce problème, voici cinq conseils pour faciliter le travail des traducteurs de votre contenu.

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Localisation, localisation et localisation !

Si vous savez à l’avance que l’un des projets que vous allez traduire va être localisé, il est conseillé de traduire en pensant localisation. En effet, si vous évitez les images avec du texte ancré, utilisez des logiciels d’écriture, adoptez une rédaction concise et précise, votre contenu n’en sera que plus simple et rapide à traduire, ce qui vous fera faire des économies sur la traduction.

Bien choisir ses traducteurs

Il va de soi que plus les traducteurs sont performants, plus la traduction sera de bonne qualité. Pour commencer, un traducteur doit TOUJOURS avoir pour langue cible sa langue natale pour un résultat réellement professionnel et naturel, avec le moins de fautes possibles. Bien entendu, plus le traducteur a d’expérience, meilleur sera le résultat de sa traduction, mais si vous devez travailler avec un traducteur sans expérience, assurez-vous qu’il connaît la terminologie avec laquelle il va travailler.

Faites une base terminologique

Si vous donnez une base terminologique à votre traducteur/agence de traduction, sa durée de travail sera considérablement réduite et il n’en sera que plus efficace. De plus, vous serez sûr que les termes utilisés seront justes.

Utilisez des mémoires de traduction

La mémoire de traduction permet aux traducteurs d’économiser du temps en traduisant automatiquement des termes récurrents et spécifiques à certains domaines. Plus vous la nourrissez, plus elle est efficace et permet de gagner du temps et de l’argent sur la traduction, quel que soit le traducteur qui l’utilise.

Relecture et contrôle d’assurance qualité

Une fois le travail terminé, la traduction passe par une phase de relecture et d’assurance qualité qui permet au traducteur de vérifier si les termes ont bien été utilisés dans le bon contexte. En effet, certains termes apparaissent hors contexte dans la mémoire de traduction et peuvent donc varier en fonction de la phrase.

Camille Rigaud

Source  : https ://www.net-translators.com/blog/5-easy-ways-to-improve-translation-quality/

Les contraintes du sous-titrage

Le sous-titrage est l’opération qui consiste à faire apparaître, dans un film, une série ou un jeu vidéo, la traduction résumée des dialogues en bas de l’écran. Il s’agit d’une tâche complexe qui présente bien des contraintes.

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Contrairement à la traduction de documents écrits, le sous-titrage ne vise pas à traduire l’intégralité des mots et phrases d’une langue à l’autre. En effet, la traduction de documents écrits nous permet de traduire chaque mot sans avoir à nous préoccuper du temps de lecture de chacun. Cependant, les sous-titres ne peuvent pas être aussi longs que certaines phrases que l’on pourrait lire dans un livre de fiction ; certaines règles de sous-titrage forcent donc les traducteurs à ne transmettre que le message véhiculé efficacement tout en respectant ces règles.

Selon les langues, il peut être relativement difficile de traduire les phrases dans leur intégralité tout en respectant les règles qui s’appliquent au nombre de caractères par seconde et au temps d’affichage d’un sous-titre. De ce fait, lorsque l’on traduit les dialogues d’un contenu audiovisuel, il faut retransmettre au mieux le sens des paroles sans s’attarder sur les expressions idiomatiques, les hésitations ou les fautes de langage.

Sous-titrer serait probablement trop complexe sans règles pour nous donner une idée du résultat à obtenir. C’est pourquoi il existe des règles de sous-titrage que vous devez toujours garder en tête lorsque vous devez mener cette tâche à bien. Ces règles, bien qu’elles puissent être contraignantes, peuvent réellement vous aider à travailler convenablement et à obtenir un résultat appréciable pour tous. De ce fait, il faut respecter le nombre de caractères par seconde dans chaque sous-titre, soit 32 à 36 caractères par ligne selon le support. Cela permet au sous-titre d’être lisible sans surcharger l’écran.

Il faut toujours penser, pour la lisibilité, à respecter la règle qui concerne le temps d’affichage des sous-titres à l’écran. En effet, l’enchaînement des sous-titres ne doit pas être trop rapide, car cela empêche de percevoir convenablement le changement de sous-titre. Bien sûr, il ne faut pas non plus laisser un sous-titre trop longtemps à l’écran car cela ne fait qu’encombrer l’image. En cas de doute, faites attention aux changements de plan pour savoir si votre sous-titre doit être moins long ou rester moins longtemps à l’écran. De plus, s’il y a du texte affiché à l’écran, sur une enseigne, par exemple, vous ne devez pas oublier de le traduire. Dans le cas où vous avez du texte et des paroles à traduire, n’hésitez pas à placer les sous-titres desdits textes en haut de l’image et ceux des paroles en bas. Cela vous permettra de conserver une bonne lisibilité des sous-titres.

Il est important de garder en tête le fait que le sous-titrage reste un domaine de la traduction ; même s’il n’est pas nécessaire de traduire chaque mot, le sens doit être parfaitement conservé et le ton du discours doit également l’être. De plus, il est important d’adapter le vocabulaire en fonction de la langue des sous-titres : la localisation (le processus d’adaptation d’un produit ou d’un service auprès d’une région spécifique) n’est pas négligeable. Cela permettra à votre sous-titrage d’être de bien meilleure qualité que si vous vous contentiez de traduire les phrases sans prêter attention à la culture de la langue cible.

Ainsi, alors que le sous-titrage peut sembler n’être qu’une traduction de films, séries et vidéos, cette modalité de la traduction audiovisuelle est loin d’être simple. À l’instar de la traduction d’un texte, le sous-titrage nécessite une attention sans faille, que ce soit au niveau du respect des règles ou au respect du sens des phrases originales.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Les avantages de la localisation de site web

À l’heure de la globalisation, il est devenu nécessaire de se tourner vers l’international pour un grand nombre d’entreprises. Par conséquent, leur présence sur Internet est un enjeu important et la localisation de leurs sites web peut être un facteur de réussite non négligeable.

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En effet, localiser le contenu d’un site web, c’est-à-dire adapter ce contenu à une culture donnée, dépasse la simple traduction et permet de toucher directement une clientèle étrangère. Il s’agit d’étendre l’activité de l’entreprise à de nouveaux marchés et de gagner la confiance de nouveaux clients potentiels. Par conséquent, s’exprimer dans la langue maternelle de ces derniers et s’adapter à leur culture est un bon moyen d’y parvenir.

Localiser un site internet va également permettre à celui-ci d’être mieux référencé par les moteurs de recherche, c’est-à-dire d’être plus visible par le public ciblé. Par leur présence sur de nouveaux marchés et leur visibilité sur Internet, les entreprises renforcent leur compétitivité, élément essentiel à leur développement.

Par ailleurs, proposer un contenu adapté et être doté d’une bonne visibilité permet aux entreprises de renforcer leur image à l’étranger et de développer une relation de confiance avec leurs clients. Ceux-ci seront plus suceptibles de solliciter à nouveau les services d’une entreprise qui propose du contenu dans leur langue maternelle et qui est également dotée d’une bonne image de marque.

Étendre leurs marchés et leur clientèle, gagner en visibilité et en compétitivité, améliorer leur image de marque, les entreprises n’ont que de bonnes raisons de faire localiser le contenu de leurs sites webs.

Camille Mouchel

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/12/7-top-reasons-to-translate-your-website/

Le doublage au pays des oubliés ?

« Si on va au cinéma, c’est VO obligatoire ! ». Que celui qui n’a jamais entendu une connaissance prononcer ces mots se manifeste. De nos jours, il est de plus en plus commun de voir des films, séries et documentaires dans leur langue originale. Les sous-titres ne sont plus réservés aux sourds et malentendants. Pour la plupart des gens, devoir lire des sous-titres est un faible prix à payer pour pouvoir apprécier une œuvre audiovisuelle dans toute son authenticité. Alors que cette tendance va sûrement continuer dans sa lancée, une autre en pâtit grandement.

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De l’autre côté du miroir

Le doublage, qui consiste à remplacer la langue originale d’une œuvre par celle du pays où la diffusion a lieu, est une pratique aujourd’hui omniprésente. Seulement, sa popularité a quelque peu chuté au cours des dernières années. La qualité parfois médiocre des voix et le fait que l’œuvre perde souvent de son naturel sont les arguments majeurs ressortis par les cinéphiles pour décrédibiliser le doublage. Pour autant, celui-ci a également ses bons côtés. Il permet, par exemple, de pouvoir se concentrer pleinement sur ce qui se passe à l’écran plutôt que de devoir simultanément lire et suivre l’action. Dans le cas où le spectateur n’est pas familier avec la langue parlée, cela peut être d’autant plus perturbant.

L’impossible est-il réalisable ?

Malgré sa dépréciation, le doublage reste largement présent et nécessaire pour certaines populations. Les enfants, notamment, ne peuvent pas lire avant un certain âge et le doublage est donc indispensable dans leur cas. Autrement dit, il serait absurde de ne serait-ce qu’imaginer la disparition totale de cette technique audiovisuelle. Elle reste encore trop utilisée à l’heure actuelle pour que cela n’arrive. Néanmoins, elle est indéniablement en déclin. Bien que sa présence soit assurée lors des prochaines années, le doublage va-t-il petit à petit laisser sa place au sous-titrage comme pratique audiovisuelle traditionnelle ?

Avatar Donovan Chevalier

 

Texte source : http ://tavargentina.com/2016/11/encuesta-subtitulado-doblaje/