L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

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Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/

La traduction des contenus vidéo des entreprises

Les contenus vidéo représentent près des trois quarts de la circulation des flux d’informations sur Internet. De nombreuses entreprises utilisent ces outils de communication pour faire la promotion de leurs produits ou de leurs services. C’est par exemple le cas des éditeurs de jeux-vidéos, qui se servent des sites web d’hébergement de vidéos pour présenter les derniers épisodes de leurs licences.

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Un grand nombre de ces contenus vidéo sont des traductions, voire des adaptations créées spécialement pour le marché français. Cependant, en les visionnant, il n’est pas toujours évident de se rendre compte du travail préalable qui a été mené par les traducteurs en concertation avec les responsables des entreprises. Découvrons les étapes permettant d’obtenir une bonne traduction audiovisuelle respectueuse du public cible.

Les questions préalables à la traduction des contenus vidéo

Avant de faire traduire leurs contenus, les responsables des entreprises se prononcent sur leurs besoins en matière de traduction.

L’un des sujets les plus fréquents est celui du choix à opérer entre le sous-titrage et le voice-over. L’un des avantages du sous-titrage réside dans le fait qu’il permet au destinataire de comprendre le contenu d’une vidéo sans qu’il n’ait besoin d’activer le son de son smartphone ou de son ordinateur.

Néanmoins, le voice-over comporte aussi des avantages, puisqu’il évite au destinataire de devoir lire un trop grand nombre d’informations par la diffusion simultanée de la bande originale et de la voix-off.

Si le choix des responsables s’est porté sur le sous-titrage, se pose alors la question des types de sous-titres à utiliser. Les fichiers de sous-titres, qu’ils soient aux formats SRT, SUB, SSA ou TXT peuvent être modifiés à tout moment tandis que les sous-titres incrustés sont intégrés définitivement dans les vidéos.

Enfin, la question de la prise en charge de la transcription des contenus vidéo par le traducteur adaptateur est également un sujet crucial. En effet, si les responsables des entreprises décident de la traiter eux-mêmes, ils devront s’assurer de disposer des outils adéquats permettant de réaliser la détection.

L’intervention du traducteur adaptateur

Une fois qu’un projet sera attribué à un traducteur, celui-ci devra tout faire pour que le contenu livré soit en adéquation avec les attentes de l’entreprise.

Ainsi, le style du contenu vidéo original devra être respecté afin de préserver l’authenticité du message. Cela passera entre autres par l’utilisation du même registre de langue ou du même ton dans le cas du voice-over. Un vocabulaire familier pourra par exemple être conservé pour le sous-titrage d’un contenu vidéo destiné à de jeunes joueurs.

D’autre part, le traducteur devra veiller à ce que son adaptation soit respectueuse de la culture des destinataires du contenu vidéo traduit. Les responsables de l’entreprise, tout comme le traducteur devront donc avoir une bonne connaissance de leur public cible pour éviter de nuire à la réputation de l’entreprise et à celle du traducteur.

En conclusion, la traduction des contenus vidéo des entreprises est une activité bien plus complexe qu’on ne pourrait l’imaginer au premier abord.

Stéphane Bagassien-Catalan

Source : http ://www.vengaglobal.com/blog/expanding-market-reach-teach-your-videos-how-to-speak-a-foreign-language/

Dix habitudes à adopter pour une bonne traduction audiovisuelle

La traduction audiovisuelle (TAV) est une spécialisation pouvant s’avérer relativement contraignante, notamment à cause du besoin d’adapter une traduction à une image et à un contexte qu’on ne peut pas forcément expliciter. C’est pourquoi il est nécessaire de s’organiser un minimum pour se faciliter la tâche.

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Vérification des documents sources

Il est indispensable que vous preniez l’habitude de vérifier que le ou les documents que vous devez traduire sont complets. Imaginez, vous commencez un projet et vous vous rendez compte au bout de plusieurs jours qu’il est incomplet, non seulement vous prendrez un retard considérable, mais en plus, votre réputation de traducteur en pâtira. Ceci ne s’applique pas seulement à la traduction audiovisuelle : il est essentiel de faire cette vérification quel que soit le document à traduire, par exemple les « feuilles » Excel peuvent facilement passer inaperçues et se voir dispensées de traduction.

Demander au lieu de supposer !

Souvent, on n’ose pas poser trop de questions de peur de paraître inexpérimenté, et pourtant, il vaut mieux mettre à plat les doutes qui vous hantent plutôt que de vous tromper et de vous en rendre compte qu’une fois le projet rendu. Si le client n’est pas en mesure d’éclaircir votre lanterne, notamment sur une traduction technique ou spécialisée, n’hésitez pas à demander à un spécialiste du domaine en question qui pourrait éventuellement vous guider avec précision.

Produire efficacement

Il existe quelques astuces pour traduire de façon efficace et rapide. Pour commencer, il est indispensable d’anticiper : lisez attentivement la transcription de votre TAV afin d’en connaître le sujet, de savoir à quoi vous attendre et d’approfondir les sujets que vous ne comprenez pas bien. Quand vous devrez passer à la traduction, votre travail n’en sera que facilité ! Familiarisez-vous au maximum avec les raccourcis clavier les plus utiles (Ctrl+C, Ctrl+V, Ctrl+X, Entrée+Shift, etc.) pour n’utiliser la souris que dans les cas où elle est nécessaire.

Maîtriser ses logiciels

Certaines astuces simples peuvent faciliter la vie du traducteur en quelques clics, s’il maîtrise les logiciels à sa disposition. C’est le cas des macros qui peuvent permettre (que ce soit sur Word ou Excel) d’automatiser des tâches complexes souvent fastidieuses.

L’image est légion

Il est important de bien coordonner ce qu’il se passe sur les images et ce qu’il se dit. Exemple récurent, le « you ». Si en anglais le vouvoiement et le tutoiement sont des questions qui ne se posent même pas, il peut s’avérer compliqué de trancher lorsqu’il s’agit de la traduction. C’est pourquoi, il faut être extrêmement attentif au contexte et donc, aux images. Bien qu’elles paraissent souvent secondaires, les conversations de fond qui peuvent apporter certains éléments essentiels au déroulement du film doivent être traduites quand elles sont intelligibles.

Attention aux faux amis !

Certains mots peuvent avoir la même racine mais pas forcément la même définition d’une langue à l’autre ; il vaut mieux être prudent et vérifier la véritable définition de certains mots et ne pas les traduire par simple transparence sous prétexte qu’ils ont la même racine ! Par exemple, les mots « cave » en français et « cave » en anglais ne sont pas une traduction l’un de l’autre. Le mot « cave » en anglais se réfère à une caverne, alors que le « cave » français se traduira par « cellar ».

Influence géographique

Soyez très vigilants aux expressions spécifiques à certaines zones géographiques. Elles peuvent se révéler compliquées voire impossibles à comprendre pour une personne n’étant pas familière avec l’expression en question.

La culture, encore et toujours !

Afin d’éviter les anachronismes, il est vital d’adapter les termes utilisés à l’époque où se déroule le film ou la série qu’on traduit. Pour remédier à ce problème, rien de tel que la lecture, non seulement pour affiner votre plume et développer votre vocabulaire mais aussi pour étendre votre culture générale et justement éviter les anachronismes.

Sources

Si Internet a profondément transformé notre façon de rechercher des informations et de travailler, il est essentiel de continuer à s’informer par d’autres moyens plus efficaces sur certains domaines (encyclopédies, professionnels, dictionnaire, etc.).

Camille Rigaud

https ://enlalunadebabel.com/2017/01/18/diez-trucos-tipicos-de-un-buen-traductor-audiovisual/

Internet et la traduction automatique au secours des langues en danger

Aujourd’hui, on estime qu’un peu plus de 7 000 langues sont parlées dans le monde. Environ 3 000 d’entre elles sont en danger et pourraient disparaître, notamment à cause de l’assimilation de la culture des locuteurs par une autre culture, d’une épidémie, d’une catastrophe naturelle ou encore d’un conflit.

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Il existe divers projets de lutte contre la disparition des langues, tels que l’Atlas des langues en danger dans le monde publié par l’UNESCO, et accessible ici. Le projet « Langues en danger » en est un autre exemple. Ce projet en partie financé par Google a pour particularité d’utiliser les technologies et Internet dans le but de sauvegarder les langues en voie de disparition.

En effet, les utilisateurs du site sont libres de partager des informations sur leurs langues sous forme de vidéos, de fichiers audio ou de publications. Ces informations sont ensuite accessibles par tout un chacun sur le site du projet, permettant ainsi de documenter et de préserver des langues en danger. Ce projet n’est qu’un exemple d’utilisation des technologies dans leur sauvegarde.

La traduction automatique (technologie pour laquelle Google offre également ses services), tout comme les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, peuvent eux aussi contribuer à préserver, voire à renforcer, la pratique de langues considérées comme étant en voie de disparition. Il est en effet dans l’intérêt économique des entreprises spécialisées dans ces domaines de proposer une palette de langues la plus large possible, afin de toucher une clientèle plus diversifiée.

Or, cette démarche a pour conséquence inattendue de préserver des langues en danger en permettant à leurs locuteurs de continuer à pratiquer leur langue, plutôt qu’en les poussant à assimiler une langue plus répandue, comme l’anglais. Par exemple, le service Google Traduction est disponible dans 103 langues différentes, dont le corse, le hmong ou le javanais, trois langues considérées comme étant en voie de disparition, et dont la pratique est ainsi encouragée.

Si les technologies et Internet peuvent contribuer à préserver les langues en voie de disparition, une question se pose cependant pour ce qui est de la traduction automatique : combien de langues en danger auront-elles disparues avant que la technologie de la traduction automatique ne les ait assimilées et soit hautement performante ?

Camille Mouchel

Article source : ici

Comment dénicher le traducteur idéal dans un secteur exposé à la concurrence ?

Les tests de traduction sont aujourd’hui au service de la qualité chez les agences. Mais peut-on vraiment s’y fier les yeux fermés ?

Aujourd’hui, les prix des traductions connaissent un déclin, notamment à cause de la concurrence à bas prix qui existe sur le marché et qui n’en finit pas de croître. Envers et contre tout, nombreuses sont les agences qui continuent de favoriser la qualité au détriment du prix. Encore faut-il dénicher la perle rare, le traducteur qui rendra des travaux de qualité pour un tarif acceptable et un délai raisonnable.

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C’est dans ce but qu’interviennent les tests de traduction. En effet, afin d’assurer leurs arrières et dans un souci de qualité, les agences ont tout intérêt à tester leurs potentiels futurs collaborateurs. Entre les tests de traduction que l’on passe pour être admis en Master, ceux que l’on passe pour trouver un stage, ou encore pour décrocher un emploi, les étudiants en traduction et les traducteurs freelance sont habitués à cette pratique, très répandue dans le milieu.

Mais qui se cache derrière l’écran à l’autre bout du monde ? Est-ce réellement le traducteur que vous aurez décidé d’engager suite à son test, ou est-ce une tierce personne, peut-être plus expérimentée que celle que vous croyez ? La deuxième option étant invérifiable à distance, mieux vaut trouver une alternative.

Lorsqu’une entreprise dispose de locaux et que le traducteur potentiel est mobile, la meilleure solution reste celle de le faire déplacer pour effectuer son test. Ainsi, il n’y aura aucun doute sur son identité et la collaboration pourra démarrer sur de bonnes bases de confiance – un élément indispensable à la pérennité de la relation et une réelle valeur ajoutée pour l’entreprise.

Source : https ://multilingual.com/translation/requesting-test-translations/

Foi

Un site web multilingue. Voilà un moment que vous ressassez l’idée en vous-même, vous interrogeant sur la rentabilité supposée de l’affaire. Vous manquez de confiance en votre société, craignez l’échec de manière empirique, et vous avez rarement tort à ce sujet. Mais cessez dès à présent de vous torturer l’esprit car la réponse est bien plus simple qu’il n’y paraît : lancez-vous ! L’entreprise pourra, de prime abord, paraître risquée en vertu de l’investissement qu’elle représente, mais n’ayez crainte ! En effet, de nombreuses études ont révélé que les individus ont tendance à accorder une plus grande confiance à des sites rédigés dans leur langue maternelle. Et si de nombreuses études l’ont révélé, cela devient forcément vrai, non ? En outre, disposer d’un site web multilingue confère de multiples avantages.

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Un des principaux bienfaits de la plateforme multilingue est l’amélioration de la communication avec vos clients et prospects étrangers (qui l’eût cru ?…). Mettez-vous à leur place : il est bien peu probable, lors de vos pérégrinations virtuelles, que vous réalisiez des achats sur des sites web dont vous ne comprenez pas la langue. La traduction de votre site peut donc vous octroyer une place de choix sur des marchés florissants.

L’expérience utilisateur se trouvera également améliorée via une localisation adéquate. La navigation sera bien plus aisée pour l’internaute si votre site affiche des devises, ou des références culturelles qui lui sont familières. Quant aux unités de mesure, préférez, dans la mesure du possible, le système métrique au système impérial : il serait fâcheux de promouvoir cet outil du démon sorti tout droit du Plan de Molag Bal. D’où l’importance de bannir la politique du modèle unique et de porter une attention particulière à chacune des langues dans lesquelles vous désirez traduire votre site.

La suite logique de tout ceci est une augmentation des ventes de vos produits (décidément les surprises s’enchaînent aujourd’hui…) ! La traduction agissant comme un véritable passeport pour vos produits, ceux-ci pourront librement gagner des marchés étrangers inaccessibles auparavant. Vos ventes, ainsi que vos bénéfices, s’en trouveront donc grandis.

Enfin, vous bénéficierez d’un dernier avantage non négligeable, un meilleur référencement auprès des moteurs de recherches, permettant à votre site de s’approcher des premiers résultats affichés dans le cadre d’une recherche liée à votre domaine d’activité dans une langue donnée.

La combinaison de tout cela permettra à votre entreprise de s’imposer sur de nouveaux marchés, de générer plus de revenus, d’être plus visible sur la toile et d’offrir à vos clients une meilleure expérience utilisateur. Un simple investissement apparaît désormais comme un modeste tribut à payer.

Alors, si vous ne souhaitez pas que votre petite entreprise connaisse le triste sort de la crédibilité de Bernard-Henri Lévy, gisant sous une tombe anonyme non fleurie en quelque cimetière provincial, développez-vous, investissez dans la traduction en vue d’obtenir un site web multilingue flambant neuf, et emparez-vous de ce qui est vôtre, ou devrait l’être !

Victoriae mundis et mundis lacrima, ce qui n’a absolument aucun sens, mais qui conclut plutôt bien cet article.

F.HUYNH-TAN

Source : http ://translatorthoughts.com/2017/01/top-benefits-of-multilingual-websites/