Qu’est-ce qu’une stratégie de contenu ?

En rédaction technique, mettre en place une stratégie de contenu avant de commencer la rédaction de sa documentation est obligatoire. En effet, il est essentiel qu’un rédacteur technique se pose, avant toutes autres choses, quelques questions s’il veut créer une documentation pertinente et efficace. En se posant les bonnes questions, le rédacteur technique précise les objectifs de sa documentation :

– Quel est le but de cette documentation ?
– Quelle en est la finalité ?
– Quel est le public ciblé ?
– Où sera publié ce contenu ?

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1°) Rédiger un document technique, comme une notice ou un manuel d’utilisation, est nécessaire pour comprendre le processus de fonctionnement d’un produit. Mon but est de rendre accessible cette documentation à un public ciblé.

2°) Le contenu d’un document technique donne des informations sur les fonctionnalités et les marches à suivre pour paramétrer et pouvoir utiliser un produit. La finalité de mon produit est donc d’aider le client à se servir correctement et efficacement du produit.

3°) Définir la cible de sa documentation est très important car de nombreux éléments dans la rédaction du contenu vont s’articuler autour de ce critère. Par exemple, le niveau de langue et le type de langage utilisés seront différents si la cible visée est jeune ou plutôt âgée. Le but, ici, est d’essayer de se rapprocher au maximum de l’audience visée afin que la documentation créée corresponde le plus possible aux besoins de cette clientèle. De plus, la mise en page du document sera aussi un élément influencé selon le public ciblé. Effectivement, un rédacteur technique, suivant l’entreprise, peut aussi être amené à s’occuper de la mise en page de la documentation. Une fois encore, les graphismes, les couleurs, la typographie, etc. ne seront pas les mêmes au regard d’une audience de jeunes adolescents que d’une audience de personnes plus âgées.

4°) La documentation sera publiée en ligne ? Ou bien elle sera imprimée sur papier ? Suivant le type de produit pour lequel est créée la documentation, le support utilisé sera différent et surtout adapté au produit et à son emballage. Par exemple, pour un logiciel ou un site internet, un support en ligne sera plus logiquement utilisé, alors que pour un jeu de société, on utilisera plutôt un support papier.

Vous avez désormais entre vos mains un savoir de base qui vous permettra de créer une documentation technique pertinente. Cependant, n’oubliez pas qu’il s’agit seulement d’une des étapes précédant la rédaction d’un document technique. La prochaine étape, c’est l’apprentissage des techniques et méthodes de rédaction nécessaires à une documentation claire et efficace.

Anne-Laure Zamarreno

Révisé par Camille Le Corre

La procrastination professionnelle

Vous devez appeler un client potentiel. Téléphone à portée de main, vous êtes prêt à faire face au défi et à en sortir victorieux. Ou plutôt vous l’étiez. Soudain, de nulle part, vous vous sentez attiré par des perspectives tout autres.

Ça vous rappelle quelque chose ? Si vous aussi avez négligé le téléphone au moment de vérité, ne vous inquiétez pas : vous n’êtes pas seul. Qui plus est, selon Jesús Prieto, il se peut même qu’il y ait une solution pour éviter de faire deux fois la même erreur.

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Poursuivons notre scénario : vous avez trouvé les coordonnées de quelqu’un qui pourrait rejoindre votre portefeuille de clients, et vous avez réservé une heure pour le contacter. Cependant, une fois l’heure arrivée, vous vous trouvez charmé par des options infiniment plus intéressantes. Par exemple, consulter votre mur Facebook ou Twitter. Ou lire des articles, parce qu’il faut rester informé, n’est-ce pas ? Ou même nettoyer votre ordinateur, car un traducteur ne peut pas bien travailler avec un ordinateur qui tourne au ralenti. En fait, pourquoi ne pas donner à manger à vos poissons ? Après tout, vous ne pouvez pas les laisser mourir, hein.

Cependant, cette distraction innocente, qui n’était censée durer que cinq minutes, a fini par prendre une heure au minimum. Une heure qui, à toutes fins et intentions, appartenait à votre « journée de travail ».

Et ce client potentiel ? Toujours en attente, remis à plus tard.

Si vous vous reconnaissez en ces mots, vous désirez sans doute trouver une solution à cette pulsion apparemment irrésistible qui empêche votre carrière de prendre son envol. Et la solution existe, mais comme pour tout problème, il fait d’abord en identifier la cause.

Il s’avère que celle-ci est plutôt évidente.

Vous ne voulez pas chercher de clients.

C’est vrai. Vous savez que vous devriez le faire, mais vous n’en éprouvez aucune envie. C’est ceci qui vous pousse à tomber dans le piège de la procrastination.

Alors, pourquoi l’idée de contacter un client potentiel est-elle si peu attrayante ? Il y a plusieurs raisons, mais les a priori négatifs sont certainement ce qui vous rebute le plus. Vous vous dites : « Je ne sais pas comment chercher des clients », « Tous les clients sont déjà pris » ou même « Je suis mauvais pour trouver des clients ». Ce genre de pensées fait souvent suite à une mauvaise expérience, mais, en vous y raccrochant, vous ne faites que vous fermer la porte du succès.

En effet, savoir trouver des clients n’est pas un don de naissance : les free-lances qui ont réussi l’ont appris avec l’expérience, et pour acquérir de l’expérience il faut agir. Il n’y a pas de secret. Heureusement, il existe une méthode, un « remède » pour cette phobie qui frappe tant d’entre nous.

Vous voulez le connaître ? Alors, répondez à cette question : quel est le pire qui pourrait arriver si vous contactez un client potentiel ?

… Qu’il vous dise « non ».

Que ce soit un « j’ai déjà quelqu’un » ou un « pas pour le moment », cette possibilité vous fait peur. Mais, est-elle si grave ? Ces clients vous connaissent à présent, et même s’ils ne demanderont pas vos services tout de suite, il se peut qu’ils le fassent prochainement.

Vous avez planté une graine, et votre mission sera de veiller sur elle. Certaines ne pousseront pas et d’autres prendront des années avant de porter leurs fruits, on est d’accord. Mais concentrez-vous sur les clients les plus prometteurs, car ils seront les premiers à vous rappeler.

Tout comme Thomas Alva Edison, il vous faut penser que chaque défaite est un pas en avant vers la réussite finale. En d’autres mots : chaque « non » vous rapproche du « oui » tant désiré.

Ne jetez pas l’éponge et, surtout, ne pensez pas que vous n’y parviendrez jamais.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid et le traducteur son carnet d’adresses.

Stefany Sifontes

Traduire le russe

Traduire nécessite de tenir compte des spécificités de chaque langue, à la fois de la langue cible et de la langue source. Cela requiert une parfaite maîtrise linguistique et culturelle de la langue à traduire afin d’être capable de comprendre toutes les nuances et d’apporter les adaptations nécessaires.

Quelles sont les spécificités propres à la langue russe, une des langues les plus parlées au monde et qui fait partie des langues officielles de l’ONU ?

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La première difficulté est de savoir faire face à la graphie de la langue, qui utilise l’alphabet russe, variante de l’alphabet cyrillique. En effet, lors de la traduction d’affiches ou de brochures, il faut prendre en compte l’espace que prend une langue par rapport à l’autre. Ceci a une influence sur la présentation du document. Cependant, bien que l’on puisse penser que les phrases françaises sont plus longues, ce n’est pas le cas. Les phrases russes sont certes plus courtes en ce qui concerne le nombre de mots, mais les mots en eux-mêmes sont plus longs. Le travail de traduction nécessite alors de devoir revoir complètement la mise en page pour l’adapter et obtenir un résultat clair et lisible, le plus proche possible de l’original, mais également des attentes du public cible, ce qui demande d’y consacrer plus de temps.

Comme c’est également le cas pour d’autres langues, le traducteur peut rencontrer des difficultés du fait qu’il n’existe pas d’équivalent à un certain concept dans une ou l’autre culture. Il convient alors de développer ce que le mot signifie via des explications, en le conservant dans sa langue originale mais sous une graphie latine. Par ailleurs, même si des équivalents existent, il faut rester vigilant sur leur utilisation grâce à de solides connaissances culturelles. Par exemple, si vous traduisez un formulaire pour une entreprise et demandez à des clients russes leur « nationalité », il est possible que ceux-ci le prennent mal et la réputation de l’entreprise peut ainsi être remise en cause. En effet, il peut être assez délicat d’évoquer la question de la nationalité en Russie, du fait de son passé historique. Il y a également des connaissances à avoir en ce qui concerne les dates des fêtes nationales, notamment pour adapter les dates de lancement des opérations commerciales.

Pour traduire, il faut donc avoir suffisamment de connaissances pour être capable de reconnaître toutes ces subtilités.

Élodie Clomenil