La procrastination professionnelle

Vous devez appeler un client potentiel. Téléphone à portée de main, vous êtes prêt à faire face au défi et à en sortir victorieux. Ou plutôt vous l’étiez. Soudain, de nulle part, vous vous sentez attiré par des perspectives tout autres.

Ça vous rappelle quelque chose ? Si vous aussi avez négligé le téléphone au moment de vérité, ne vous inquiétez pas : vous n’êtes pas seul. Qui plus est, selon Jesús Prieto, il se peut même qu’il y ait une solution pour éviter de faire deux fois la même erreur.

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Poursuivons notre scénario : vous avez trouvé les coordonnées de quelqu’un qui pourrait rejoindre votre portefeuille de clients, et vous avez réservé une heure pour le contacter. Cependant, une fois l’heure arrivée, vous vous trouvez charmé par des options infiniment plus intéressantes. Par exemple, consulter votre mur Facebook ou Twitter. Ou lire des articles, parce qu’il faut rester informé, n’est-ce pas ? Ou même nettoyer votre ordinateur, car un traducteur ne peut pas bien travailler avec un ordinateur qui tourne au ralenti. En fait, pourquoi ne pas donner à manger à vos poissons ? Après tout, vous ne pouvez pas les laisser mourir, hein.

Cependant, cette distraction innocente, qui n’était censée durer que cinq minutes, a fini par prendre une heure au minimum. Une heure qui, à toutes fins et intentions, appartenait à votre « journée de travail ».

Et ce client potentiel ? Toujours en attente, remis à plus tard.

Si vous vous reconnaissez en ces mots, vous désirez sans doute trouver une solution à cette pulsion apparemment irrésistible qui empêche votre carrière de prendre son envol. Et la solution existe, mais comme pour tout problème, il fait d’abord en identifier la cause.

Il s’avère que celle-ci est plutôt évidente.

Vous ne voulez pas chercher de clients.

C’est vrai. Vous savez que vous devriez le faire, mais vous n’en éprouvez aucune envie. C’est ceci qui vous pousse à tomber dans le piège de la procrastination.

Alors, pourquoi l’idée de contacter un client potentiel est-elle si peu attrayante ? Il y a plusieurs raisons, mais les a priori négatifs sont certainement ce qui vous rebute le plus. Vous vous dites : « Je ne sais pas comment chercher des clients », « Tous les clients sont déjà pris » ou même « Je suis mauvais pour trouver des clients ». Ce genre de pensées fait souvent suite à une mauvaise expérience, mais, en vous y raccrochant, vous ne faites que vous fermer la porte du succès.

En effet, savoir trouver des clients n’est pas un don de naissance : les free-lances qui ont réussi l’ont appris avec l’expérience, et pour acquérir de l’expérience il faut agir. Il n’y a pas de secret. Heureusement, il existe une méthode, un « remède » pour cette phobie qui frappe tant d’entre nous.

Vous voulez le connaître ? Alors, répondez à cette question : quel est le pire qui pourrait arriver si vous contactez un client potentiel ?

… Qu’il vous dise « non ».

Que ce soit un « j’ai déjà quelqu’un » ou un « pas pour le moment », cette possibilité vous fait peur. Mais, est-elle si grave ? Ces clients vous connaissent à présent, et même s’ils ne demanderont pas vos services tout de suite, il se peut qu’ils le fassent prochainement.

Vous avez planté une graine, et votre mission sera de veiller sur elle. Certaines ne pousseront pas et d’autres prendront des années avant de porter leurs fruits, on est d’accord. Mais concentrez-vous sur les clients les plus prometteurs, car ils seront les premiers à vous rappeler.

Tout comme Thomas Alva Edison, il vous faut penser que chaque défaite est un pas en avant vers la réussite finale. En d’autres mots : chaque « non » vous rapproche du « oui » tant désiré.

Ne jetez pas l’éponge et, surtout, ne pensez pas que vous n’y parviendrez jamais.

Petit à petit, l’oiseau fait son nid et le traducteur son carnet d’adresses.

Stefany Sifontes

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