Dites non à la traduction automatique

La traduction automatique est en constante amélioration. Il y a 12 ans, lors de son lancement, Google Traduction offrait un service rudimentaire. Aujourd’hui, à l’instar de ses concurrents comme DeepL ou Reverso, il est plus fiable et plus intelligent.

Les services de traduction automatique bénéficient de l’amélioration des moyens technologiques. L’intelligence artificielle promet de nous offrir un jour des traductions entièrement automatisées et gratuites, dans n’importe quelle langue.

Cependant, ces services ne rivalisent pas encore avec l’expertise d’un traducteur professionnel. En effet, ils représentent un risque pour votre entreprise sur trois aspects  : la qualité, la confidentialité et plus étonnamment, le coût.

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Évitez les pièges

Il va sans dire qu’utiliser Google Traduction est plus simple qu’avoir affaire à un traducteur. Cependant, ne surestimez pas la qualité de la traduction automatique. Bien qu’elle soit efficace pour des textes simples, dans un milieu plus spécialisé, elle a souvent plus de mal.

Une étude de décembre 2014 dans le domaine médical l’a démontré. En effet, des chercheurs ont soumis à Google Traduction dix phrases dans 26 langues, puis ont évalué la justesse de ses traductions. Ces phrases étaient par exemple  : « Votre mari peut donner ses organes. » ou « Votre mari a eu un arrêt cardiaque. » Il n’a été correct que 57,7  % du temps. Dans un milieu aussi sensible, ces erreurs peuvent être fatales.

Protégez vos données

Connaissez-vous ce dicton populaire sur le web  ?

« Si c’est gratuit, vous êtes le produit. »

Si vous avez répondu « non », sachez qu’il est le crédo d’entreprises comme Google ou Facebook. Les conditions d’utilisation du moteur de recherche spécifient que « lorsque vous […] envoyez ou recevez des contenus à travers nos Services, vous accordez à Google […] une licence, dans le monde entier, d’utilisation, d’hébergement, de stockage, de reproduction, de modification ». Ces entreprises se servent des données que leurs utilisateurs leur fournissent, à des fins publicitaires notamment.

Cela peut parfois tourner à la catastrophe  : en 2017, des documents internes de l’entreprise norvégienne Equinor se sont retrouvés disponibles publiquement sur Google. Des employés de l’entreprise avaient utilisé le site Translate.com pour traduire des documents sensibles, dorénavant disponibles à la vue de tous.

Économisez de l’argent

Mal traduire coûte cher. Effectivement, dans le secteur légal, le non-respect d’une clause de confidentialité peut entraîner des amendes importantes. Mal traduire veut parfois dire également qu’une gamme entière de produits doit être rappelée, puis produite à nouveau. Cela peut porter un coup à votre entreprise immédiatement, du point de vue financier, mais également à plus long terme, du point de vue marketing.

Bref, pour le bien de votre entreprise, dites non à la traduction automatique.

Dorian Baret

 

Source  : https ://www.capitatranslationinterpreting.com/3-reasons-avoid-free-online-translation/

Monétiser son blog, c’est tout un métier

Vous avez peut-être déjà tenu un blog. À l’heure de l’émergence des réseaux sociaux, plus d’un étudiant d’aujourd’hui était alors un adolescent s’adonnant à l’expérience du blogging façon Skyblog, racontant en détail leur quotidien passionnant au travers de la rédaction d’articles, souvent illustrés par des photos (ces mêmes photos qu’on espère ne pas voir refaire surface aujourd’hui).

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Même si le blogging avait à l’origine cette fonction étrange de journal intime public, il a néanmoins rapidement évolué grâce à ceux qui ont vu le blog comme une opportunité de raconter quelque chose de plus passionnant que la vie quotidienne d’un collège. Les blogs spécialisés ont vu le jour, les professionnels et les amateurs de cinéma, de cuisine, de bricolage ou de marketing se sont mis à rédiger des articles par pure envie de partager.

Vu le succès rencontré par ces derniers, le blogging n’a pas pu échapper longtemps au capitalisme. De nombreuses personnes tiennent aujourd’hui un blog de façon professionnelle et en dégagent un revenu tout à fait correct. Certains ont même fait fortune comme Yaro Starak qui gagne 40 000 $ par mois en travaillant seulement deux heures par jour sur son blog destiné aux autoentrepreneurs.

Bien sûr, on ne devient pas Yaro Starak du jour au lendemain. Il lui a fallu des années avant de réussir à peaufiner le contenu et les stratégies commerciales de son blog. Mais si l’idée d’un travail à domicile centré sur vos centres d’intérêt vous séduit, effectuons ensemble un tour d’horizon des réalités concernant le blogging professionnel.

Quel est le profil idéal d’un blogueur ?

Le prérequis pour devenir blogueur est d’aimer écrire, écrire… et écrire encore. Si vous vous lancez dans l’activité par pur appât du gain, vous allez vite déchanter (on en reparle plus loin). Tout aussi important, le fait de savoir rédiger correctement n’est pas une compétence négligeable. Oui, je sais, nous n’avons pas tous eu la chance d’avoir été formés à la rédaction au sein du Master Traduction, Interprétation et Rédaction Technique du CFTTR. Rassurez-vous, il existe justement des blogs pour apprendre à rédiger et référencer correctement ses articles.

Idéalement, vous devriez posséder un minimum de compétences en informatique et en technologies du web, ainsi qu’en graphisme. Si vous n’êtes pas un expert dans ces domaines, entourez-vous des bonnes personnes et entraînez-vous grâce aux nombreux tutoriels disponibles en ligne. Pour la rédaction, inscrivez-vous sur WordPress. C’est le CMS (« content management system », ou « système de gestion de contenu ») le plus utilisé du web. Il vous permet d’intégrer vos articles directement sur votre blog. Un outil intégré vous donne également des conseils pour améliorer votre article. Et c’est gratuit.

Comment puis-je me lancer ?

Vous devriez tout d’abord vous focaliser sur la rédaction d’articles. Surprenant, n’est-ce pas ? La chose peut vous paraître évidente, mais je tiens à insister sur la nécessité de ne pas brûler les étapes. Si vous pensez à monétiser votre blog alors que vous n’avez que 10 articles en stock, et que vous êtes aussi productif qu’un dimanche matin en pyjama devant Netflix, vos revenus vous permettront au mieux de vous payer un verre en fin d’année, ce qui n’est déjà pas si mal.

Mais si vous souhaitez en dégager un revenu un peu plus conséquent, commencez par vous faire la main. Trouvez un sujet qui vous passionne et par lequel vous vous sentez concerné, un sujet sur lequel vous pourriez disserter pendant des heures avec vos proches.

Essayez également de dégager un thème précis pour votre blog, histoire de vous démarquer des autres. Vous êtes fan de films d’horreur ? N’ouvrez pas un blog sur « le cinéma » en général, car le thème est trop large. N’axez pas non plus tous vos articles sur un film en particulier, car le thème est trop restreint. Choisissez plutôt pour thème « Les monstres au cinéma ». Vous pourrez alors écrire en explorant différentes périodes (des premiers monstres du début du cinéma aux sorties actuelles), différents pays (avec le cinéma de monstre hollywoodien, coréen, ou japonais), les différents genres (horreur, gore, science-fiction, fantastique), les différentes techniques (maquillage, effets spéciaux numériques), et plus selon vos affinités.

Si vous souhaitez connaître les tendances liées à votre thème de rédaction, je vous conseille l’outil gratuit Google Trends, qui vous permet de suivre l’évolution du nombre de recherches liées à un terme ou à une expression.

Après avoir dégagé le plus d’idées d’articles possibles, lancez-vous et tâchez d’acquérir une certaine régularité. Prenez l’habitude d’archiver et de recouper les informations que vous trouvez intéressantes avec une rigueur journalistique.

Comment faire connaître mon blog ?

Vous avez pris le pli, vous sentez en vous l’âme d’un véritable blogueur ? Il est temps de faire vos premiers pas dans le marketing.

Avant de penser à faire une publicité agressive et de spammer tous les réseaux pour trouver de nouveaux lecteurs (outbound marketing), il va falloir trouver des moyens de les faire venir à vous plus naturellement (inbound marketing).

Travaillez vos titres, ajoutez des images pour les illustrer et trouvez-vous un style bien à vous, ce qui donnera une tonalité particulière à votre blog. Cela contribuera à fidéliser vos lecteurs. Incitez-les à commenter vos articles (c’est bon pour le référencement) et à vous retrouver sur les réseaux sociaux. Mettez en place une newsletter et faites-leur remplir un formulaire pour s’y inscrire, vous récolterez ainsi quelques données utiles sur leur profil (notamment pour cerner leurs attentes).

Et l’argent, dans tout ça ?

Patience est mère de profit. Maintenant que vous avez fidélisé vos lecteurs et que vous êtes mieux référencé, les internautes vont vous trouver plus facilement. Il est temps de penser monétisation. Pour ce faire, voici les stratégies à adopter :

  • La vente de liens et d’articles sponsorisés

En vous rendant sur les sites spécialisés dans cette pratique, vous pouvez proposer vos services et écrire un article sponsorisé, ou simplement publier un lien commercial. Vous pouvez gagner entre 50 € et 400 € le lien ou l’article, en fonction de la fréquentation et de la qualité de votre blog. Cependant, je vous conseille de ne pas sortir de votre champ d’étude afin de ne pas vous décrédibiliser auprès de vos lecteurs. Pour reprendre l’exemple du blog sur le cinéma de monstres, vous pourriez rédiger un article pour une entreprise française spécialisée dans le maquillage de cinéma d’horreur, ou ajouter un lien vers un site vendeur de déguisements à la fin de votre article spécial Halloween.

  • La publicité made-in Google

En installant Google Adsense, des bannières publicitaires apparaîtront sur votre blog. Chaque clic vous rapporte entre 0,05 € et 0,50 €. Ça paraît peu, mais les gains peuvent s’accumuler rapidement si votre blog est très fréquenté.

  • La vente de produits et de services

Vous pouvez ouvrir une boutique en ligne sur votre blog et y proposer une gamme de produits ou de services. Vous pouvez vendre les produits d’un tiers (comme une gamme de jouets inspirée des films d’horreur et destinée aux collectionneurs), ou vendre vos propres produits (par exemple, créez une gamme des porte-clés avec le logo de votre blog que vous produirez grâce à la découpeuse laser du Fab-Lab de votre ville). Vendre ses services est également possible. Vous êtes graphiste ? Proposez des artworks de monstres personnalisés. Vous êtes musicien ? Proposez des compositions qui sentent bon le film d’horreur aux éventuels lecteurs-cinéastes qui viendraient visiter votre blog. En tant qu’autoentrepreneur, votre seule limite est votre imagination… tant que vous déclarez vos revenus !

Et oui ! Comme tous les travailleurs, les blogueurs doivent choisir un statut juridique et payer leurs taxes. Vous devrez déclarer votre activité dès vos premiers revenus (vous pouvez faire la démarche en ligne sur un site dédié).

Que du bonheur !

On estime que, pour devenir rentable, un blog doit comporter au minimum entre 300 et 600 articles. De plus, il y a un véritable décalage entre votre travail et le retour sur investissement. Il faudra sûrement patienter entre 6 mois et 1 an avant que vous ne perceviez des revenus intéressants. Et malgré tous vos efforts, vous risquez de vous retrouver avec, au mieux, un revenu complémentaire histoire de mettre un peu de margarine dans vos coquillettes.

Le métier de blogueur n’est pas qu’un rêve en couleur. Alimenter et gérer votre blog est chronophage, et vous n’aurez pas forcément toujours le temps de vous y consacrer, surtout si êtes étudiant ou si vous exercez une activité professionnelle à temps complet. Internet est ouvert 24h/24, et vous risquez de perdre des lecteurs si vous prenez des vacances sans assurer le support client.

Alors non, la monétisation du blogging n’est pas le nouvel Eldorado, mais si vous aimez déjà écrire et souhaitez partager vos idées, mettez vos talents à profit et lancez-vous dans l’aventure.

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redactorfreelance.com/2018/10/consejos-escribir-posts-patrocinados.html

Comment faire de bons sous-titres  ?

Au-delà des compétences nécessaires liées à la traduction, un traducteur doit répondre à d’autres critères pour réaliser une bonne traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage est un médium particulier de la traduction puisqu’il s’agit d’un intermédiaire entre la traduction écrite et orale. Devoir traduire des discours oraux à l’écrit, sur format réduit, induit une longue liste de règles à ne pas négliger.

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Cet article se centre sur une méthode de sous-titrage élaborée par mes soins. Étant novice, je cherche à éclaircir les étapes qui permettent de réaliser des sous-titres de façon simple et sans encombre. Tous ces conseils ne s’appliquent pas forcément aux ambassadeurs du sous-titrage, et après quelques traductions audiovisuelles vous irez sûrement plus vite et donc pourrez passer certaines étapes. Toutefois, cette méthode reste utile face à des traductions d’œuvres compliquées voire spécialisées (documentaires, conférences, etc.). L’avant-dernière étape concernant la mise en forme et les paramètres des sous-titres dans le logiciel reste concise et nécessite la consultation de méthodes annexes pour sa parfaite réalisation.

Les étapes de la traduction audiovisuelle :

  • La découverte du document :

Commencez par visionner la vidéo que vous devez traduire. Prenez connaissance de tous les éléments la composant :

    1. Le thème abordé
    2. Les différents locuteurs et leur point de vue
    3. Le public cible de la vidéo

Une fois familiarisé avec tout cela, assurez-vous de bien comprendre les tenants et les aboutissants des interjections. Si vous n’avez qu’un extrait d’une œuvre plus grande à traduire, vous pouvez faire des recherches complémentaires pour saisir les moindres éléments dont vous avez besoin pour le traduire.

Il m’est arrivé de constater de belles erreurs dans les sous-titres d’une série (bien qu’effectués non professionnellement, cela fait toujours tache de voir écrit à plusieurs reprises « vous n’êtes qu’un singe Athelstan » en entendant « You’re only a monk Athelstan ». Il s’agissait bien évidemment d’un moine, qui plus est un personnage récurrent dans Vikings). Preuve en est de la nécessité de ne pas traduire ce que notre oreille entend, mais plutôt ce que nous comprenons en contexte. Faire du sous-titrage, c’est d’abord être un bon téléspectateur et analyser chaque geste et paroles des acteurs dans les moindres détails pour bien comprendre l’œuvre.

  • La transcription :

Il n’est pas toujours nécessaire de devoir retranscrire le texte de la vidéo, du film ou du documentaire à sous-titrer. Vous pourrez parfois en trouver le script, s’il ne vous est pas déjà fourni. Quoi qu’il en soit, veillez toujours à bien relire ce script en écoutant la piste audio de votre support à traduire afin de vérifier qu’aucun élément n’ait été omis ou mal retranscrit. Il est plus astucieux de disposer du script de la vidéo avant de traduire puisque cela vous permet d’avoir le texte sous les yeux sans devoir réécouter incessamment le passage sur lequel vous travaillez.

  • La recherche :

Cette étape intermédiaire préparatoire à la traduction ne diffère pas de la recherche terminologique habituelle pour une traduction écrite spécialisée, bien qu’elle puisse inclure de localiser ou de transcréer certains éléments.

Faites une liste des éléments culturels de la langue source qui ne peuvent pas être traduits tels quels, et adaptez-les de manière à ce que votre public cible en saisisse l’essence. Le but étant d’adapter la traduction aux us et coutumes de la culture cible. Vous n’aurez parfois qu’à trouver l’équivalent (par exemple pour « príncipe azul » on ne traduira pas « prince bleu » mais « prince charmant »), c’est ce qu’on appelle la localisation.  Il faudra parfois inventer une correspondance culturelle (par exemple Tempête de boulettes géantes est traduit par « Il pleut des falafels » en Israël), c’est ce qu’on appelle la transcréation. Pour plus d’informations, vous pouvez d’ailleurs vous référer à mon précédent article portant ce nom sur ce site.

  • La traduction :

Pour commencer, il me semble judicieux de traduire le texte en amont sur un traitement de texte. Traduire à l’aide de la transcription et sans la piste audio permet de visualiser l’œuvre dans son ensemble pour mieux l’appréhender. Toutefois, utiliser un traitement de texte vous permettra surtout de favoriser la qualité de la traduction (le fond) et non la taille des sous-titres (la forme).

Je m’explique : lorsque l’on traduit directement sur un logiciel de sous-titrage quel qu’il soit, on se retrouve souvent confronté à un besoin de réduire la taille de notre phrase. Puisqu’il est nécessaire de respecter la taille maximale des sous-titres, le nombre de caractères par sous-titre, le temps d’affichage, etc., il faut reformuler nos idées, et les avoir traduites avant permet d’en dégager l’essentiel du message. De cette manière, l’étape de traduction s’effectue dans son but primaire : traduire. Ne pas mélanger les deux étapes peut, dans nos débuts en sous-titrage, être d’une grande aide.

  • La mise en forme :

  1. Effectuez votre « time code », c’est-à-dire déterminez où se placeront les sous-titres en fonction des interactions. Vous pouvez demander au logiciel de le faire, ce qui vous mâche le travail, même si vous devrez en général rectifier le découpage en fonction des paramètres énumérés ci-après.
  2. Pour réaliser le sous-titrage de votre vidéo, vous devrez vous référer aux standards concernant les paramètres des sous-titres : le nombre de caractères maximum par ligne et par sous-titre, la durée d’affichage et la durée entre chacun d’entre-eux. Ces éléments sont généralement imposés par le client, la boîte de production, ou plus largement par les normes de la traduction audiovisuelle. En général, une période de deux secondes doit séparer chaque sous-titre. Ceux-ci ne peuvent contenir que deux lignes de texte, en moyenne composées chacune de 30 à 40 caractères maximum (espaces incluses). Vous devrez veiller à ce que chaque sous-titre reste affiché suffisamment longtemps à l’écran pour que l’on puisse le lire sans que cela ne devienne trop contraignant pour les yeux. Il est possible de demander au logiciel de vous signaler lorsque vous excédez le maximum fixé, en paramétrant ces éléments.
  3. Vous pourrez ensuite passer au remplissage de vos segments de traduction. Vous avez pour but que chaque phrase occupe un sous-titre qui commence à la première ou seconde image où elle est énoncée, sans dépasser de trop dans le temps le moment où elle s’arrête, surtout si les interjections suivent rapidement. Il faudra également faire le nécessaire pour respecter le découpage des phrases au sein d’un même sous-titre en plusieurs lignes, pour ne pas entacher la compréhension. Par exemple, la phrase « Je ne dois pas mal découper mon sous-titre » devrait s’articuler ainsi sur deux lignes : « Je ne dois pas/mal découper mon sous-titre », et non pas « Je ne dois/pas mal découper mon sous-titre ». En réfléchissant bien, ce procédé s’effectue naturellement.
  4. Les normes de traduction audiovisuelle interdisent l’affichage des interjections et onomatopées inutiles à la compréhension, de manière à fluidifier la lecture et à raccourcir la durée des sous-titres. Évitez donc tout superflu tel que : « Bah, ce n’est pas grave », et favorisez seulement le « Ce n’est pas grave ».
  5. Pour respecter les paramètres de durée et de taille, essayez au maximum de réduire vos phrases. Cela vous permettra de faciliter votre découpage. Par exemple, la phrase « Je ne suis pas certain qu’il s’agissait de cet élément » pourrait se sous-titrer « Je ne crois pas que c’était cela ».
  6. Les normes de sous-titrage concernant la ponctuation varient selon le type de discours à traduire et s’adaptent toujours au cas par cas. Par exemple, pour certains dialogues à plusieurs interlocuteurs, vous devrez utiliser les tirets. Les guillemets ne servent que pour les discours, les lettres lues, etc. En fonction du type de sous-titrage, par exemple pour les malvoyants/malentendants, vous devrez insérer des balises de style pour les codes couleurs, entre autres.

Pour tous ces éléments techniques, vous pouvez vous référer à cette méthode : « http ://lingalog.net/dokuwiki/_media/cours/sg/trad/methodest.pdf »

  • La simulation :

La dernière étape consiste à lire vos sous-titres en même temps que la vidéo pour vérifier que tout s’articule correctement. Vous pourrez alors y apporter vos dernières modifications.

J’espère que cet article vous a été utile et qu’il vous a simplifié la tâche. Ce médium paraît inaccessible de par sa complexité, mais l’expérience vient naturellement grâce à la pratique.

Zohra Lepeigneul

Sources : http ://tavargentina.com/2018/05/pruebas-de-traduccion-audiovisual-que-errores-debemos-evitar/

Rédiger en anglais

« [Le traducteur s’engage] à traduire uniquement vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et aisance. »

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Cette citation du code de déontologie de la Société Française des Traducteurs (SFT) est devenue l’une des règles d’or de tout bon traducteur. Cependant, si les métiers de la traduction et de l’interprétation appliquent cette règle convenue, qu’en est-il du métier de rédacteur technique ? La réponse est plus complexe qu’elle ne pourrait le sembler de prime abord. Comment choisir entre deux mots si je ne saisis pas les nuances subtiles dans leur sens ? Comment adapter mon discours à un public si j’éprouve des difficultés à saisir le registre d’une langue étrangère ? Est-ce que je devrais plutôt utiliser l’infinitif ou l’impératif pour donner des instructions ? Tant de questions qui mènent à une évidence : la rédaction ne devrait se faire que dans sa langue maternelle. Le fait d’avoir vécu avec les usages de la langue permet de faciliter la prise de position sur les réponses à ces questions.

Cependant, le marché actuel de la rédaction technique est tel que le rédacteur doit parfois écrire directement en anglais. Il s’agit souvent de documentations internes spécifiques ou de procédés propres à l’entreprise. Rédiger en anglais permet alors à l’entreprise d’économiser le prix d’une éventuelle traduction.

Mais alors, comment je rédige en anglais, moi ?

Tout d’abord, il faut commencer par éviter de traduire ses pensées avant de les mettre sur le papier. C’est un conseil qui concerne la rédaction dans une langue étrangère de manière générale. Ainsi, lorsque vous écrivez en anglais, pensez en anglais. Un texte écrit de cette manière sera plus naturel et mieux construit pour un locuteur natif. Et de cette façon, vous éviterez plusieurs pièges de formulations, qu’ils soient idiomatiques ou grammaticaux.

Une fois ce problème évité, vous devrez vous frotter aux nombreux écueils de la langue de Shakespeare. À titre d’exemple, il y a ce que l’on appelle les noun strings. Il s’agit d’une juxtaposition de noms destinés à qualifier un nom final. On estime généralement qu’à partir de cinq leur nombre nuit à la compréhension et ouvre aux interprétations. Par exemple, « Draft laboratory animal rights protection regulations » serait plus compréhensible écrit « Draft regulations to protect the rights of laboratory animals ».

Enfin, évitez les phrases longues et les formulations trop denses. Comme on dit dans le milieu de la rédaction technique, KISS (Keep It Short and Simple). Sachez rester simple et court, vous éviterez ainsi de vous perdre dans le fil de vos phrases.

David Loury

Source : https ://www.net-translators.com/knowledge-center/articles/writing-for-translation-10-tips-for-improving-your-documentation