Les français sont-ils si mauvais en langues étrangères ?

Selon des études menées au niveau européen et mondial, les français ont une maîtrise de l’anglais plutôt moyenne.

Où se situe la France dans les classements ?

Au niveau européen : les pays du Nord (comme la Suède, les Pays-Bas ou le Danemark) sont meilleurs en anglais que les pays du Sud (la France, l’Espagne ou le Portugal). Sur 27 pays testés en Europe, la France se situe à la 24e position entre l’Ukraine et la Russie selon l’étude menée par l’EF EPI. Continuer la lecture de Les français sont-ils si mauvais en langues étrangères  ?

Pourquoi certaines langues sont-elles si difficiles à apprendre ?

Demandez à n’importe quel étudiant ou voyageur européen : il aura en tête une liste de langues réputées faciles ou difficiles à apprendre. Il semble exister en Europe un consensus autour de cette question. De manière générale, l’anglais, l’espagnol et l’italien sont considérées comme rapides à maîtriser, alors que l’allemand, le chinois ou encore le russe seraient quasiment impossibles à dominer, sauf pour des locuteurs natifs !

En fait, si l’on se prête au jeu du classement des langues selon leur difficulté, on s’aperçoit qu’il est quasiment impossible d’en dresser une liste universelle, puisque la difficulté d’une langue étrangère est tout à fait subjective ! Elle dépend en grande partie de la langue maternelle de l’apprenant. Plus la langue étrangère s’éloigne de la sienne, plus il est obligé de penser différemment le langage, plus la langue lui paraît donc difficile à maîtriser. Ainsi, beaucoup d’éléments peuvent rendre une langue opaque pour un étranger : un nouvel alphabet, des sonorités qui nécessitent une autre gymnastique buccale, une grammaire radicalement différente…

Une langue qui appartient à la même famille linguistique que la nôtre est forcément plus facile à apprendre ! Par exemple, un Français maniera plus rapidement une langue romane comme l’italien, qu’une langue slave comme le serbe. De même, plus l’on connaît de langues, plus il est simple d’en apprendre de nouvelles, car l’on s’est familiarisé avec de nouvelles façons de concevoir le langage et la syntaxe. Lorsque l’on connaît déjà les déclinaisons allemandes, difficile d’être effrayé par celles du russe !
Établir un classement universel des langues difficiles apparaît alors comme un exercice bien stérile. En outre, dès que l’on touche à ce sujet, on se confronte aux préjugés, positifs comme négatifs, que l’on entretient tous sur les cultures étrangères. En tous cas, sans un minimum de régularité et d’immersion à l’étranger, vous avez peu de chance de bien parler une langue, qu’elle vous paraisse facile ou difficile au départ.

Une question s’impose : la difficulté supposée d’un idiome a t elle une influence sur le nombre d’apprenants ? L’espéranto, par exemple, est une langue simple à maîtriser car elle a été créée expressément dans ce but. Pourtant, en Europe, elle a assez peu de locuteurs (environ deux millions) et l’on encourage rarement son enseignement à l’école. C’est l’anglais, au contraire, qui prend le pas sur les autres langues dans l’Union européenne. L’italien ou le portugais, pourtant réputées faciles, perdent des apprenants, alors que le chinois en gagne. Il semble que le prestige et la domination économique ou culturelle aient plus d’impact sur le nombre d’apprenants que la complexité de la grammaire ou du système d’écriture.

Romane Dérible

Sources : http ://www.mondelangues.fr/langues-faciles-langues-difficiles

http ://www.infoidiomas.com/blog/8220/los-8-idiomas-mas-faciles-del-mundo/

Siffler en travaillant…

Si vous êtes traducteur professionnel ou étudiant depuis un certain temps, vous avez déjà très certainement découvert vos préférences de travail et adopté des petites habitudes.

La traduction, comme beaucoup de tâches intellectuelles, demande une grande concentration, car il s’agit de comprendre, assimiler puis rédiger. Que l’on traduise vers une langue étrangère ou sa langue maternelle, cet effort présente toujours quelques difficultés, ou du moins certaines problématiques.

Pour nous aider à nous y atteler, nous avons chacun nos méthodes. Certains préfèrent le silence total, pour être en toute harmonie ; d’autres un fond sonore apaisant, et bien souvent musical. Qui n’a jamais vu un étudiant ou un employé avec une paire d’écouteurs ou un casque, les yeux rivés sur son écran d’ordinateur ? Si cette attitude est parfois trompeuse et ne sert qu’à imiter les boules Quies, elle correspond bien souvent à ce qu’on attend : écouter de la musique.

Chacun suit donc ses préférences mais rares sont ceux qui mettront une musique agitée ou très bruyante. Si le fond musical permet d’imiter une certaine présence, il ne s’agit pas d’être déconcentré ou de réellement écouter ce qu’on entend. C’est pourquoi on recommande bien souvent de choisir une mélodie sans paroles. Voici dans cet article quelques propositions de musiques qui pourraient vous plaire.

Un bon conseil est de créer à l’avance une playlist, ce qui vous évitera de devoir revenir à votre lecteur trop régulièrement pour changer de morceau. Mais si vous n’avez pas de bibliothèque numérique, ou tout simplement pas le temps de créer votre propre playlist, voici de nombreuses solutions gratuites en ligne.

Sur le célèbre site Spotify, on trouve d’innombrables catégories de playlists, et ce pour tout type de situations. Entre « faire du sport » et « Dîner entre amis », on trouvera également de nombreuses playlists pour travailler. Que ce soit sur un fond mélancolique, jazz ou plutôt classique, vous ne serez pas déçu par les centaines de musiques au choix.

Une autre alternative est de faire une recherche Youtube, qui propose également de nombreuses listes de lecture.
• Si vous aimez le classique, vous trouverez très facilement des morceaux de Beethoven, Chopin ou Vivaldi, très propices à la relaxation.
• Pour une ambiance un peu plus chaleureuse, je vous recommande Gotan Project, célèbre groupe franco-suisso-argentin de tango-électronique, aux morceaux très rythmiques.
• Enfin si vous pouvez supporter plus de paroles, succombez pour la voix de Janis Joplin, Norah Jones ou bien Katie Melua.

Les bandes sons de films ou jeux vidéo sont aussi souvent de très bonnes ressources de longues musiques, qui vous plongeront dans vos univers préférés, sans vous culpabiliser de ne pas avancer dans votre travail. Quelques exemples à essayer :
– Pour les plus nostalgiques d’entre vous, la playlist des Sims 1, avec de nombreux morceaux classiques ou d’orchestres, qui, pour les connaisseurs, vous rappelleront de longues heures de jeux.
– Les bandes originales de Gladiator ou Kill Bill, qui réuniront autant d’ambiances palpitantes que de détente.
Enfin, quelques radios en ligne réservent aussi de bonnes surprises ! On pense par exemple à la radio FIP, du groupe radio France, avec une sélection parfaitement éclectique. Étudiants de Rennes 2, n’oubliez pas notre radio locale, Radio campus Rennes, qui propose souvent des morceaux alternatifs et intéressants.

Pour finir, une belle découverte d’un autre genre : la page Noisli. Elle vous permet de recréer des environnements sonores, en reproduisant un ou plusieurs bruits de votre choix, le tout sur un fond de couleurs aléatoires, pour favoriser la relaxation.

Et vous, qu’écoutez-vous lors de vos devoirs de traduction ? Vos suggestions sont bien évidemment les bienvenues !

Source : http ://20000lenguas.com/2015/02/06/la-musica-en-traduccion/

Anne-Claire Vorain

Les projets « stage interne » du master MTLC2M

Le master MTLC2M, pour Métiers de la Traduction-Localisation et de la Communication Multilingue et Multimédia, de l’université de Rennes 2 offre un réel aspect professionnalisant au métier de traducteur. En effet, des projets sont réalisés tout au long de l’année dans le cadre du stage interne, en plus du stage en entreprise obligatoire de trois mois minimum à la fin de l’année. Présentation des projets réalisés en stage interne :
Continuer la lecture de Les projets « stage interne » du master MTLC2M

Les mots intraduisibles

Pourquoi intraduisibles ?

Ce qui définit en premier lieu la traduction, c’est le fait de faire passer une information rédigée dans une langue vers une autre, le plus fidèlement possible. Est-ce toujours possible ? Non. Parfois, les langues regorgent de mots et d’expressions dont le sens souvent précis ne peut pas être strictement retranscrit dans une langue cible. Les traducteurs se retrouvent donc souvent embarrassés par cette situation et doivent utiliser des périphrases (parfois longues et dont le risque est d’alourdir le style du texte traduit !).
Continuer la lecture de Les mots intraduisibles

La traduction de « je t’aime »

Il existe certains mots étrangers dont on connaît la traduction sans même y penser : thank you, hola, danke… Mais qu’en est-il de « je t’aime » ? Et oui, ça n’en est pas moins important !

Cette expression fait partie des indémodables et surtout des indispensables avant de partir à l’étranger. Résumons brièvement les traductions de « Je t’aime » dans les langues européennes :
Continuer la lecture de La traduction de « je t’aime »

Le Nouvel An entre linguistique et traditions

Le réveillon du Nouvel An est l’occasion de se réunir entre amis ou en famille afin de fêter l’année qui s’achève et de commencer la suivante du bon pied. Une grande majorité des pays du globe célébrant cette nuit, il existe par conséquent des traditions et des façons très diverses de se souhaiter une bonne année selon l’endroit où vous vous trouvez dans le monde. Vous voulez souhaiter les meilleurs vœux à un ami étranger et vous ne savez pas comment lui dire dans sa langue maternelle ? Connaître l’étymologie de « Bonne année » ? Connaître quelques traditions venant d’autres pays ? Voici quelques exemples et explications.
Continuer la lecture de Le Nouvel An entre linguistique et traditions

3 conseils pour une réussir sa biographie Twitter

Aujourd’hui, il est indispensable pour les professionnels de la traduction d’être présents sur les réseaux sociaux, notamment Twitter, puisqu’ils représentent le meilleur moyen de se créer un réseau et de le développer. Cependant pour que cette stratégie fonctionne, il convient de soigner sa biographie ! C’est elle qui servira de « carte de visite » virtuelle puisqu’elle est la  première chose que les visiteurs lisent sur un profil.

  • Soyez clair et précis

 Soyez bien clair en ce qui concerne vos compétences et donc la valeur ajoutée que vous pouvez apporter à un potentiel client qui consulterait votre profil. Pour cela, choisissez avec soin et précision les mots que vous utilisez, d’autant plus qu’une biographie Twitter ne peut pas dépasser les 160 caractères !

Aussi, utilisez des hashtags spécifiques au domaine de la traduction qui vous permettront d’être efficacement répertorié dans les  recherches Twitter, mais là aussi, préférez la qualité à la quantité au risque d’alourdir votre description et de la rendre illisible.
Enfin, pensez à indiquer clairement tous les moyens de vous contacter (email, téléphone, site web) !

  • Personnalisez votre description

Il est tout aussi indispensable de mettre en avant votre personnalité que vos compétences professionnelles. Montrez à vos visiteurs que vous êtes plus qu’un profil virtuel !

N’hésitez donc pas à dépeindre brièvement quelques traits qui font votre caractère et à décrire vos loisirs, cela donnera un côté plus « sympathique » au professionnel que vous êtes et rendra votre description plus vivante.

  •  Restez cohérent

Ce dernier conseil s’applique pour tous les réseaux sociaux sur lesquels vous êtes présent.

Pour faciliter la recherche et éviter de semer le doute dans l’esprit de potentiels clients, utilisez le même nom (nom commercial ou nom propre) et la même photo pour tous vos comptes professionnels. Choisissez de préférence une photo récente avec une bonne lumière, en effet, c’est là un des premiers éléments, aux cotés de la biographie, que le visiteur voit à son arrivée sur votre compte, elle peut donc avoir une grande influence sur sa première impression à votre égard !

En résumé, veillez à ce que votre biographie vous décrive professionnellement le plus précisément possible mais n’oubliez pas d’y ajouter une touche personnelle qui vous rapprochera de vos visiteurs. Choisissez des hashtags précis qui vous permettront d’être efficacement référencés dans les recherches concernant le secteur de la traduction. Enfin, n’oubliez pas de mettre régulièrement à jour cette biographie pour, si besoin, actualiser vos services et prouver votre dynamisme.

Aline Libert

Source : http ://marketingparatraductores.com/

Le bronze pour CPSL

Traducteurs Sans Frontières (TSF) ou Translators Without Borders (TSB) est une ONG, créée en 1993 par Lori Thicke et Ros Smith-Thomas. À l’origine, le but était d’aider Médecins sans frontières en réalisant les traductions bénévolement pour que l’ONG puisse investir l’argent dans d’autres actions. Maintenant, elle aide aussi des ONG telles que Handicap International, Médecins du monde, Secours populaire, AIDES, Action contre la faim, etc.

Les traducteurs

Chaque traducteur, bénévole, doit au moins avoir deux ans d’expérience et traduire uniquement vers sa langue maternelle car il faut traduire parfois dans l’urgence, dû aux nombreuses crises dans le monde, sans aucune relecture finale.

Les thèmes

Les textes à traduire sont variés. Ils vont de la traduction d’un mode d’emploi, à la traduction d’un rapport de résultats ou de fiches d’administration dans des camps de réfugiés. Certains textes peuvent aussi traiter des conflits au Soudan ou de la crise des réfugiés en Europe.

Le fonctionnement

L’ONG poste sur le site son projet en y indiquant le délai. Un mail est alors envoyé à tous les bénévoles ayant la bonne combinaison de langues. Libre à eux d’accepter ou de refuser le projet, ou de n’en traduire qu’une partie.

Les sponsors

Pour remercier les nombreuses agences de traductions qui donnent un soutien financier et humanitaire à Traducteurs Sans Frontières dans le but d’aider l’organisation à grandir et à traduire vers des langues plus rares, l’organisation a créé cinq catégories différentes : bronze, argent, or, platine et diamant. Lionsbridge est la seule agence dans la catégorie de diamant, le seul sponsor de platine est LocalEyes.

CPSL

La dernière agence en date à rejoindre l’organisation est CPSL. C’est une des plus vieilles agences du secteur de la traduction et elle possède près de 50 ans d’expériences dans la gestion de projets multilingues. Ses agences sont situées à Madrid, Barcelone et Ludwigsburg (Allemagne) et elle dispose de plus de 3 500 traducteurs.

Les sponsors aident grandement Traducteurs Sans Frontière dans sa mission qui est de faire tomber les barrières de la langue. Pour conclure, une citation du co-fondateur de TSF Lori Thicke : « Selon l’UNICEF, le manque de connaissances fait davantage de victimes que les maladies. »

Thomas Bourvic

Source : http ://translatorswithoutborders.org/node/209

La traduction audiovisuelle

Le doublage et le sous-titrage impliquent deux processus de traduction différents réalisés par des traducteurs professionnels de la traduction audiovisuelle.

Le sous-titrage

C’est le texte qui apparaît à l’écran et qui est synchronisé avec le dialogue et les images de la vidéo pouvant être une série, un film, un documentaire ou une émission de télévision. Il existe deux types de sous-titrage :

Continuer la lecture de La traduction audiovisuelle