L’importance de mettre l’accent sur votre prononciation

« Look at that sheep ! ». En quelques secondes, le sens d’une phrase peut changer du tout au tout. Un quiproquo tel que celui-ci peut en effet rapidement survenir lorsque l’on parle dans une langue étrangère. Les Français sont notamment assez connus pour leur accent prononcé dans la langue de Shakespeare. Et, bien que certains y trouvent un certain charme, la prononciation erronée de certains termes peut mener à de multiples confusions. Pour reprendre l’exemple cité plus haut, il y a tout de même une grande différence sémantique entre les mots sheep et ship. Pourtant, une seule syllabe suffit à changer entièrement le sens de la phrase. Certes, cela reste sans grande conséquence dans ce cas-là, mais ce genre de malentendu pourrait aisément être de plus grande ampleur dans certaines situations.

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Ainsi, l’accent n’est pas seulement une question de style oral. La prononciation en anglais par certaines nationalités a beau être critiquée, ce n’est pas sur la sonorité plaisante ou non de l’accent qu’il est important de se concentrer. Ce détail phonique n’a d’importance que dans le cas où il fait réellement entrave au message. L’anglais n’est évidemment pas la seule langue concernée. Toutes possèdent leur lot de règles à respecter lorsque l’on en vient à la prononciation. Ces différences interlinguistiques demeurent malgré tout ce qui fait l’unicité de chacune d’entre elles. C’est d’ailleurs ce qui rend les règles de prononciation si difficiles à assimiler lorsqu’il ne s’agit pas de notre langue maternelle. Tant de problèmes, mais est-il possible d’y faire quelque chose ? Existe-t-il une solution miracle ?

Non. Dans tous les cas, il va falloir y mettre du sien. Améliorer sa prononciation dans une langue étrangère signifie la pratiquer régulièrement. Ce n’est pas seulement en regardant des œuvres multimédia en version originale que l’on s’en retrouvera meilleur en expression orale. À la limite, cela peut aider à mieux comprendre, mais certainement pas à mieux communiquer. Cela va sans doute paraître cliché, mais le meilleur moyen d’utiliser de manière assidue une langue étrangère est d’aller tout simplement dans un pays où elle est la langue officielle. Et si vous n’avez pas les moyens, il est toujours possible de rencontrer des étrangers qui n’attendent que vous pour converser. Partez à la rencontre de ces gens, et peut-être que vous adopterez leur accent !

Avatar Donovan Chevalier

Source : http ://www.infoidiomas.com/blog/8255/pronunciacion-del-ingles/

Parlez-vous l10n ?

Vous venez tout juste de débarquer dans le domaine de la traduction et n’êtes pas encore familier avec tous les termes spécifiques à l’industrie ? Pour vous y retrouver, je vous propose un petit glossaire constitué de quelques termes propres à la traduction, et plus particulièrement à la localisation, ainsi que leurs désignations courantes sur internet.

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Internationalisation (#i18n)

L’internationalisation décrit le processus consistant à extraire tous les textes d’un logiciel ou d’un produit et de les placer dans des fichiers « ressources ». C’est la base de la localisation rapide et de la traduction de logiciels. 

Localisation (#l10n)

La localisation décrit le processus d’adaptation d’un produit, d’une application, d’un logiciel ou d’un document à une langue, à une culture et à d’autres exigences spécifiques à un pays ou une à région. Outre la traduction, la localisation comprend également l’adaptation des éléments suivants : l’heure, la date et les formats numériques, la monnaie, les méthodes de paiement, les images, les couleurs et plus encore. 

Traduction automatique

La traduction automatique, ou traduction instantanée, est la traduction d’un texte par un ordinateur sans intervention humaine. Il existe de nombreux problèmes quant à la qualité de la traduction automatique car celle-ci repose sur des algorithmes informatiques. 

Minimum Viable Localisation (MVL)

La MVL est l’équivalent de l’approche de produit viable minimum en développement d’applications. Elle est donc généralement utilisée dans la localisation d’applications mobiles et fait référence à une stratégie pour tester différents marchés et leur potentiel pour une application : vous localisez la description de votre boutique d’applications et les métadonnées pour divers marchés internationaux sans traduire l’application elle-même. Une MVL est un excellent moyen de tester certains marchés à faible coût.

Post-édition

En termes de qualité de traduction, la traduction automatique n’est pas arrivée à la cheville des traducteurs humains jusqu’à présent. La post-édition décrit un moyen d’utiliser la traduction automatique relue par des traducteurs humains pour accélérer la traduction. Les textes sont traduits par des machines pour être ensuite édités par des traducteurs professionnels pour élaborer des traductions de haute qualité dans un temps minimum.

RTL

RTL représente l’abréviation de « Right to Left » (droite à gauche) qui fait référence à la langue que vous écrivez et lisez de droite à gauche, comme l’arabe ou l’hébreu. Traduire votre application, logiciel, site internet ou document d’une langue LTR « Left to Right » (comme l’anglais) en une langue RTL exige des changements considérables dans la mise en page. Par conséquent, il est important de prendre en compte le RTL lors de l’internationalisation.

Base terminologique

La base terminologique est l’outil principal pour la gestion terminologique dans les projets de traduction. Il s’agit d’une compilation de termes propres à l’entreprise ou au texte à traduire et se compose généralement de cette façon :

Termes (langue source)

Traductions approuvées (langues cibles)

Définitions

Termes qui ne doivent pas être traduits, mais conservés dans la langue source.

Unicode

L’Unicode est une norme de l’industrie informatique internationale utilisée pour la représentation et la manipulation de texte dans la plupart des systèmes d’écriture. Les codages les plus couramment utilisés sont UTF-8 et UTF-16. 

Mémoire de traduction, Exact Matches et Fuzzy Matches

Une mémoire de traduction est une base de données qui se développe au fil des traductions que vous enregistrez. Elle propose en temps réel des traductions de textes sources, sur une base de similitudes (correspondances) avec vos traductions précédentes.

Les Exact Matches, « correspondances exactes » sont des suggestions de la mémoire de traduction qui conviennent parfaitement à un texte source. Ces suggestions n’ont généralement pas besoin d’être adaptées et peuvent être utilisées comme traductions finales.

Les Fuzzy Matches « correspondances floues » suggérées dans la mémoire de traduction sont approximatives. Elles conviennent entre 55 % et 99 % à un texte source et ont donc besoin de quelques retouches afin de créer une traduction finale. Les Fuzzy Matches sont un très bon point de départ pour élaborer des traductions de haute qualité.

Pour terminer cette liste (qui est évidemment non exhaustive), il est utile de savoir que les termes « translate », « translation » et « globalisation » sont respectivement désignés sur internet par les hashtags suivants : #xl8, #T9n et #g11n.

Avatar Anne-Claire Nourian

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/12/l10n-glossary-terms-all-product-managers-and-global-companies-should-know/

Les contraintes du sous-titrage

Le sous-titrage est l’opération qui consiste à faire apparaître, dans un film, une série ou un jeu vidéo, la traduction résumée des dialogues en bas de l’écran. Il s’agit d’une tâche complexe qui présente bien des contraintes.

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Contrairement à la traduction de documents écrits, le sous-titrage ne vise pas à traduire l’intégralité des mots et phrases d’une langue à l’autre. En effet, la traduction de documents écrits nous permet de traduire chaque mot sans avoir à nous préoccuper du temps de lecture de chacun. Cependant, les sous-titres ne peuvent pas être aussi longs que certaines phrases que l’on pourrait lire dans un livre de fiction ; certaines règles de sous-titrage forcent donc les traducteurs à ne transmettre que le message véhiculé efficacement tout en respectant ces règles.

Selon les langues, il peut être relativement difficile de traduire les phrases dans leur intégralité tout en respectant les règles qui s’appliquent au nombre de caractères par seconde et au temps d’affichage d’un sous-titre. De ce fait, lorsque l’on traduit les dialogues d’un contenu audiovisuel, il faut retransmettre au mieux le sens des paroles sans s’attarder sur les expressions idiomatiques, les hésitations ou les fautes de langage.

Sous-titrer serait probablement trop complexe sans règles pour nous donner une idée du résultat à obtenir. C’est pourquoi il existe des règles de sous-titrage que vous devez toujours garder en tête lorsque vous devez mener cette tâche à bien. Ces règles, bien qu’elles puissent être contraignantes, peuvent réellement vous aider à travailler convenablement et à obtenir un résultat appréciable pour tous. De ce fait, il faut respecter le nombre de caractères par seconde dans chaque sous-titre, soit 32 à 36 caractères par ligne selon le support. Cela permet au sous-titre d’être lisible sans surcharger l’écran.

Il faut toujours penser, pour la lisibilité, à respecter la règle qui concerne le temps d’affichage des sous-titres à l’écran. En effet, l’enchaînement des sous-titres ne doit pas être trop rapide, car cela empêche de percevoir convenablement le changement de sous-titre. Bien sûr, il ne faut pas non plus laisser un sous-titre trop longtemps à l’écran car cela ne fait qu’encombrer l’image. En cas de doute, faites attention aux changements de plan pour savoir si votre sous-titre doit être moins long ou rester moins longtemps à l’écran. De plus, s’il y a du texte affiché à l’écran, sur une enseigne, par exemple, vous ne devez pas oublier de le traduire. Dans le cas où vous avez du texte et des paroles à traduire, n’hésitez pas à placer les sous-titres desdits textes en haut de l’image et ceux des paroles en bas. Cela vous permettra de conserver une bonne lisibilité des sous-titres.

Il est important de garder en tête le fait que le sous-titrage reste un domaine de la traduction ; même s’il n’est pas nécessaire de traduire chaque mot, le sens doit être parfaitement conservé et le ton du discours doit également l’être. De plus, il est important d’adapter le vocabulaire en fonction de la langue des sous-titres : la localisation (le processus d’adaptation d’un produit ou d’un service auprès d’une région spécifique) n’est pas négligeable. Cela permettra à votre sous-titrage d’être de bien meilleure qualité que si vous vous contentiez de traduire les phrases sans prêter attention à la culture de la langue cible.

Ainsi, alors que le sous-titrage peut sembler n’être qu’une traduction de films, séries et vidéos, cette modalité de la traduction audiovisuelle est loin d’être simple. À l’instar de la traduction d’un texte, le sous-titrage nécessite une attention sans faille, que ce soit au niveau du respect des règles ou au respect du sens des phrases originales.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Les différences comportementales chez les interprètes dans l’exercice de leurs fonctions

Les fonctions et les personnalités des professionnels jouent un rôle prépondérant dans leur manière de travailler. D’après le modèle de Bartle, il existe différents types de joueurs dans le milieu des jeux vidéo. Cette classification peut également s’appliquer sur des professions, telles que l’interprétation par exemple. Celle-ci s’établit en quatre points : les perfectionnistes, les ambitieux, les aventureux et les sociables. Même si cela peut paraître inutile, il est avantageux de connaître les types de personnalité des interprètes afin de savoir à quelle personne on a affaire. Quelles sont ses motivations ? Dans quel environnement de travail évolue-t-elle ? Et ce, pour pouvoir concevoir, à terme, des propositions personnalisées intéressantes pour les clients et éventuellement se démarquer.

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Pour réussir dans le monde professionnel, certains interprètes n’hésitent pas à placer la barre haute et à tendre vers l’individualisme pour approcher la perfection. En dépit du fait que cela les empêche de travailler correctement en équipe, lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues, ils restent exigeants sur le choix du projet ainsi que sur leur travail. Ils sont ainsi plus minutieux sur les détails et plus pointilleux sur des projets plus spécialisés.

Au contraire, on peut aussi rencontrer des interprètes bien moins à cheval sur la terminologie mais qui ont un atout primordial dans l’interprétation : la curiosité. Analyser la documentation au préalable et faire des recherches pour connaître le sujet de leur projet montrent une patience et une passion sans égales. Ces qualités s’avèrent définitivement nécessaires pour exercer cette profession.

On retrouve également deux autres sortes d’interprètes, ceux qui aiment la compétition et qui se servent de celle-ci pour avancer, notamment lorsqu’ils sont en cabine avec des collègues ; et ceux qui s’appuient sur leurs collègues et qui apprennent d’eux pour se corriger et continuer à s’améliorer. Être ouvert d’esprit et savoir parler avec aisance sont des qualités recherchées chez un interprète.

Pour pouvoir avoir éventuellement une longueur d’avance sur le client, mieux vaut savoir quels sont les différents types d’interprètes auxquels on fait face. Néanmoins, le mieux reste encore de gagner en expérience professionnelle et de se faire son propre avis sur la question, sans trop avoir d’à-prioris sur l’interprétation.

Avatar Mélody Launay

Source : https ://aidagda.com/2016/10/28/que-tipo-de-interprete-eres/

Ingrats

La complexité inhérente à la confection de sous-titres de qualité vient de la présence de nombreux facteurs concourants dans l’équation. Afin de ne pas devenir la risée d’une communauté de fans quelconques d’une série tout autant quelconque en raison de la piètre qualité des sous-titres dont vous affublez leurs maîtres à penser fictionnels, vous aurez tout intérêt à tenir compte des éléments et astuces exposés ici.

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La première difficulté est la conversion du langage parlé vers le langage écrit. Dans le cadre du sous-titrage, cette étape est d’autant plus complexe qu’elle s’accompagne d’un processus de traduction. Il est nécessaire de parvenir à donner l’impression au spectateur qu’il entend le personnage à travers vos sous-titres. Vient ensuite s’ajouter une autre couche d’éléments problématiques non négligeables : les limites de caractère et de durée d’affichage d’un sous-titre. Le savant mélange de tous ces éléments nous donne approximativement la formule suivante : « les sous-titres doivent véhiculer le plus fidèlement possible les propos des personnages et sonner comme du discours oral tout en étant restreints en termes de nombre de caractères ».

En vue d’améliorer et/ou renforcer vos compétences en matière de sous-titrage, il est possible de procéder comme suit :

  • Respectez minutieusement les règles de sous-titrage existantes, notamment en matière de durée d’affichage, de saut de ligne et de nombre de caractères maximum. Elles furent mises au point pour une raison, honorez la mémoire de leurs créateurs.
  • Concentrez-vous plus sur le sens du message que sur les mots le composant (qui l’eût cru ?).
  • Éliminez les hésitations, balbutiements et autres éléments de ce type de vos sous-titres. Ils sont source de confusion, et occupent de la place, qui vous est précieuse.
  • Intéressez-vous à la culture de la langue vers laquelle vous traduisez. Cela vous aidera à traduire d’éventuels jeux de mots, et confèrera un caractère naturel et idiomatique à vos sous-titres. De plus, vous apprendrez certainement des choses, et cela ne vous fera pas de mal.
  • Adaptez votre vocabulaire et votre niveau de langue à ceux des personnages dont vous sous-titrez les propos.

RESPECTEZ MINUTIEUSEMENT LES RÈGLES DE SOUS-TITRAGE EXISTANTES. Sérieusement. Sinon un jour vous vous réveillerez avec la bonne idée de faire découvrir à votre petite sœur votre dessin animé préféré, et ses compétences relatives en anglais vous obligeront à trouver une version sous-titrée. Après quelques minutes de recherche vous atteindrez enfin le Graal : « Rick.and.morty.S01E01.VOSTFR.1080p » ; lancerez la vidéo plein de joie et d’enthousiasme seulement pour les voir tous deux ruinés quelques secondes plus tard lorsque vous constaterez que les sous-titres sont une fois trop long, une fois trop court, ne restent pas assez ou trop longtemps à l’écran, sont mal synchronisés, comportent des fautes d’orthographes et reviennent à la ligne au milieu d’un mot… Vous tenterez ensuite désespérément de faire en sorte que cette journée ne soit pas un fiasco total, mais vous échouerez lamentablement, et chacune des larmes de votre petite sœur, inconsolable, sera tel un coup de poignard dans votre cœur.

Élaborer des sous-titres de qualité ? La balle est dans votre camp désormais. Soyez attentif et vous vous rendrez vite compte que les démarches à suivre pour mettre au point de « bons sous-titres » relèvent plus du bon sens que des arcanes de la nécromancie.

Une dernière chose à bien garder à l’esprit : si des sous-titres de mauvaise qualité invoqueront la colère du public sur votre misérable personne, ne vous attendez pas à ce que quiconque vous remercie pour vos efforts acharnés lorsque vous aurez enfin le secret des sous-titres parfaits. Il s’agit là d’un travail ingrat, un peu comme être parent. Mais pensez aux petites sœurs du monde, et de grâce, ne baissez pas les bras !

Florian Huynh-Tan

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/12/the-challenge-of-foreign-language-subtitling/

Super Translation Bros. : comment traduire et localiser un jeu vidéo

La localisation est une branche à part entière de la traduction. Son maître-mot est l’accessibilité : permettre au plus grand nombre de comprendre le fond et la forme du texte source. Cependant, cette branche en possède de nombreuses autres, car chaque domaine à localiser possède ses propres spécificités. Dans le cas présent, nous passerons au crible les facettes uniques en matière de traduction et de localisation dans le domaine des jeux vidéo.

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Un vocabulaire très riche

Avant toute chose, bien qu’il s’agisse techniquement d’un texte comme un autre, il existe de nombreuses spécificités exclusives à la traduction de jeux vidéo. Tout d’abord, celle qui semble la plus évidente est le vocabulaire et sa diversité. En effet, les jeux vidéo touchent à un nombre extrêmement varié de domaines, allant des termes de combat utilisés par Street Fighter au lexique de l’automobile dans Forza, en passant par la chirurgie dans Trauma Center ou encore simplement les races canines de Nintendogs.

Bien sûr, il existe également des mots communs propres au domaine du jeu vidéo, tels que ceux que l’on retrouve dans les interfaces utilisateur de la plupart de ces jeux : « menu », « options » ou encore « sauvegarder » sont régulièrement de mise.

« To localize or not to localize » : faire de la fidélité une priorité…

Cependant, au-delà d’une simple traduction, c’est lors de la localisation qu’un dilemme se pose. En effet, c’est au cours de cette dernière que le traducteur/localisateur se retrouve à faire un choix entre rapporter l’œuvre originale dans la plus totale fidélité, ou transmettre l’expérience de jeu la plus similaire possible au joueur en prenant en compte son environnement. Cette différence peut paraître abstraite, c’est pourquoi nous l’expliquerons avec des exemples précis.

Si le traducteur/localisateur fait le choix de ne pas localiser, c’est-à-dire de ne pas adapter l’œuvre de base à l’utilisateur, c’est parce qu’il juge que cette dernière serait dénaturée si l’on venait à changer ses éléments ou tout simplement parce qu’il pense l’utilisateur capable de se transposer sans problème. Un bon exemple de ce cas de figure pourrait être la série des Shenmue, jeux vidéo d’aventure, où tous les personnages portent des noms asiatiques puisque l’environnement est profondément ancré dans une inspiration chinoise. Modifier le design et le nom des personnages, ainsi que transporter l’action ailleurs, serait un travail colossal et une perte de temps monumentale, puisque l’histoire en perdrait son sens.

…ou favoriser le ressenti du joueur

Cependant, le traducteur/localisateur peut parfois choisir de localiser le jeu, et donc de privilégier l’expérience et le ressenti de l’utilisateur (sans perdre pour autant en qualité de jeu !). C’est souvent le cas lorsque l’histoire ou la cohésion du jeu n’est pas affectée et que l’environnement est secondaire, dans le but de permettre à l’utilisateur d’être plus proche des personnages et de s’approprier réellement l’action. L’exemple parfait pour illustrer cela est la série des Ace Attorney, jeux vidéo d’aventure textuels vous plaçant dans la peau d’un avocat, où l’action a été transportée du Japon à Los Angeles, Paris ou autres grandes métropoles en fonction de la version du jeu. Plus encore, les noms des personnages étant souvent des calembours et certains tics de langage apportant beaucoup à l’humour du jeu, il était nécessaire de ne pas simplement laisser leur transcription du japonais à l’anglais ou au français, mais de les adapter afin que le public international puisse comprendre les subtilités et rire lorsque le public japonais était censé rire. C’est pourquoi, entre autres, un personnage au fort accent d’Hokkaido (région située au nord du Japon) se retrouve doté d’un accent marseillais à couper au couteau dans la version française ! Cependant, lorsque des éléments très japonais (tels que les « yokaïs », monstres typiques du folklore japonais) se retrouvent au cœur de certaines affaires, la localisation peut parfois être un véritable travail d’équilibriste… Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’artiste AwkwardZombie se moquant de certaines incohérences auxquelles l’équipe de localisation a parfois pu se confronter dans une planche qu’il a dessinée.

La localisation est donc un art plus que subtil dans l’univers du jeu vidéo, avec autant de possibilités qu’il existe de jeux. Il appartient donc au traducteur/localisateur de faire le choix qui lui semble juste et de décider si, oui ou non, il faudrait remplacer de traditionnelles ramen japonaises par un hamburger bien américain.

Avatar du rédacteur Camille Herriau

Source : https ://www.gala-global.org/blog/localization-considerations-game-and-mobile-app-glossaries

Quelle est la meilleure façon d’apprendre une langue ?

Être polyglotte nécessite beaucoup de travail. En effet, apprendre une langue est difficile, mais il est encore plus difficile de la mettre en pratique en situation réelle. Oui, mettre en pratique ses connaissances en langues sur une feuille de cours est totalement différent d’appliquer ces dites connaissances au cours d’une conversation. Par exemple, en ce qui me concerne, j’ai énormément de mal à tenir une conversation en langues étrangères mais moins de mal à composer dans celles-ci. Je pense que c’est le cas pour bon nombre d’entre nous. Ce qui nous amène à nous demander alors quelles sont les solutions qui s’offrent à nous pour améliorer notre niveau en langue ou devrais-je plutôt dire notre interaction avec des gens en langues étrangères ?

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À vrai dire, plusieurs solutions s’offrent à nous, mais il faut savoir qu’en fonction de la personne, certaines solutions seront plus efficaces voire plus adaptées chez l’une que chez l’autre personne. Ainsi, il faut trouver sa ou ses solution(s) clé(s). Si vous apprenez des langues étrangères, je suppose que vous avez souvent eu l’occasion d’entendre que la solution clé pour améliorer son niveau de langue est l’immersion complète dans un pays, n’est-ce pas ? Cependant, tout le monde ne peut se le permettre, car c’est une solution qui demande de débourser beaucoup, or il existe de nombreuses autres solutions. De ce fait, l’autre problématique qui se plante est : est-il également possible de s’améliorer sans énormément débourser ? Oui ! Il existe effectivement d’autres solutions telles que regarder des films en version originale ou version sous-titrée, lire des livres en langues étrangères, participer à des salons internationaux. Ces salons internationaux sont non seulement le moyen de rencontrer des gens de différents horizons, mais aussi un moyen de pratiquer la langue et de mettre en pratique tous les mots appris dans un contexte spécifique.

Pour apprendre de manière efficace, il est important de faire la différence entre apprendre et assimiler une langue. Effectivement, apprendre par cœur sans aucun contexte, sans aucune mise en pratique, aura pour conséquence l’oubli quasi systématique des mots que l’on vient d’apprendre. Tandis qu’apprendre avec un contexte permettra de se rappeler du mot appris même après plusieurs années et c’est ce qu’on appelle l’assimilation d’une langue. En effet, un mot peut avoir différentes significations selon le contexte. Et faire face à ce mot dans un contexte précis permet de mieux le comprendre et par conséquent de s’en rappeler. C’est pourquoi discuter dans une autre langue est un moyen radical pour progresser et retenir.

Ainsi, le seul conseil que je peux vous donner, c’est de varier les différents moyens d’apprentissage, car non seulement il en existe une multitude, mais aussi parce que cela permet de voir lequel est plus adapter pour soi. Lisez, écoutez la radio, regarder des films en langues étrangères, en bref cultivez-vous et pratiquez !

Auréa ARTIS

Source : http ://translatorthoughts.com/2016/11/dont-study-learn/

Google Traduction : un outil de traduction automatique limité

Tout le monde connaît et utilise Google, que ce soit pour faire des recherches précises d’images, d’articles, de vidéos ou de produits en tous genres. Vous avez une question ? Google a la réponse. Vous voulez faire des conversions d’unités ? Google vous le permet. Vous voulez trouver la traduction d’un mot ou d’une phrase ? Google vous la donne… Plus ou moins.

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En effet, si vous cherchez la traduction de certains mots qui pourraient avoir plus d’une signification précise selon le contexte, vous ne serez pas certain d’avoir la traduction adéquate. Cela peut s’avérer problématique si vous ne comptez que sur Google Traduction pour effectuer la traduction de certains passages d’un document important.

De ce fait, le moteur de recherche que nous utilisons presque tous a tout de même ses limites en matière de traduction, malgré son potentiel ; Google Traduction permet d’avoir une idée générale du sens d’une phrase, voire d’un court texte écrit dans une langue étrangère. Il ne vous permettra pas, par exemple, de traduire parfaitement un article de presse complexe dans son intégralité ; ce n’est pas un outil de traduction automatique aussi efficace qu’une mémoire de traduction, sachant que l’utiliser régulièrement n’améliore pas ses capacités. D’aucuns ont recours à d’autres outils de traduction automatique gratuits similaires, comme Reverso Context qui donne des traductions en contexte souvent tirées de documents officiels, mais là encore, le potentiel reste limité.

Si vous souhaitez essayer un outil de traduction automatique plus performant que Google Traduction, la traduction automatique personnalisée est une solution, sachant que cet outil est adapté au domaine de traduction pour lequel vous l’utilisez. En effet, il s’appuie sur des données accumulées grâce à la traduction de documents effectuée en amont et il propose par la suite des traductions cohérentes pour des phrases de votre document qui ont déjà été traduites par le passé.

Bien sûr, cet outil a, lui aussi, des limites, puisque traduire efficacement ne revient pas à traduire chaque phrase mot à mot ; les nuances linguistiques et expressions idiomatiques sont à prendre en compte lors du processus de traduction et une machine ne peut pas toujours fournir la traduction adéquate de ces éléments, surtout s’ils n’ont pas été traduits et enregistrés en amont.

Par exemple, pour traduire une phrase ou un nom de produit qui contient un jeu de mot, il est préférable d’essayer d’en trouver la traduction adéquate par vous-même, sachant que vous pouvez faire preuve d’une créativité et d’une imagination qu’un outil de traduction automatique ne peut avoir, tout en adaptant la traduction à la culture de la langue.

De ce fait, il est recommandable de penser à la post-édition lorsque vous utilisez un outil de traduction automatique personnalisée. En effet, vous pouvez utiliser la traduction automatique personnalisée puis effectuer une étape de révision suivie d’une étape de relecture pour corriger les éventuels non-sens et autres problèmes linguistiques. Cela vous fera gagner un temps précieux et vous n’aurez pas à prévoir un budget trop important pour qu’un traducteur se charge de la traduction ou de la révision. De plus, vous pourrez être sûr d’avoir une traduction cohérente, dans la mesure où vous aurez corrigé les possibles fautes de sens.

Ainsi, alors que beaucoup utilisent Google Traduction et lui font presque aveuglément confiance, il ne faut pas oublier que cet outil n’est pas réellement fiable pour traduire des documents dans leur intégralité, puisqu’il ne s’améliore pas au fur et à mesure que vous l’utilisez. Se servir d’un outil de traduction automatique personnalisée est une solution viable et rentable pour vos besoins dans ce domaine, qu’il faille ou non effectuer une étape de post-édition après la traduction du document, selon votre utilisation de cet outil.

Avatar Léo Hercouët

Source : http ://www.brightlines.co.uk/en-gb/brightlines/blog-and-news/2016/7/19/machine-translation-so-much-more-than-google-translate/

Comment faciliter la localisation de votre contenu ?

La localisation est une étape importante pour pouvoir toucher un marché plus grand. Il s’agit d’adapter un message ou un produit en fonction de la langue et de la culture du public cible. Jusqu’ici, l’anglais est la langue dominante du contenu sur internet, mais de plus en plus d’entreprises reconnaissent le besoin de la création d’un contenu multilingue. Malheureusement, cela peut prendre du temps et coûter cher, ce qui dissuade donc de commencer l’étape de traduction. Cependant, il existe certaines choses à prendre en compte qui peuvent faciliter la localisation de votre contenu et vous permettre d’économiser à la fois du temps et de l’argent.

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Une première étape pour créer un contenu facile à traduire est de penser aux traductions éventuelles dès la conception du contenu. Un contenu qui n’était pas rédigé depuis le début en prenant en compte le processus de traduction sera probablement plus difficile à localiser. Pour cette raison, il faut faire en sorte que le contenu soit déjà rédigé d’une manière qui facilite la traduction, en évitant des phrases trop longues et trop complexes. Il faut aussi penser à la manière dont le message doit être exprimé. Votre entreprise a-t-elle une personnalité ? Qui est le public cible et quel est le ton que vous devrez utiliser pour lui communiquer votre message ? Ces questions peuvent vous aider à mieux construire un message qui sera plus facile à traduire et à adapter.

Une deuxième étape consiste à faire votre recherche marketing. Cette recherche peut être un outil clé qui vous indique des adaptations à faire selon votre public. Une simple traduction ne suffit pas quand il s’agit d’un produit ou logiciel fait pour deux clientèles très différentes culturellement. Il faut alors penser à connaître votre public cible et à adapter votre contenu pour que cela corresponde mieux à ses attentes. En étudiant le marché et le potentiel de votre produit, n’oubliez pas d’utiliser toutes les ressources à votre disposition pour mieux vous informer du comportement des consommateurs, leurs habitudes, et tous les renseignements utiles afin de mieux cibler le nouveau marché. Soyez imaginatif et utilisez plusieurs outils d’analyse pour arriver à votre décision.

La troisième étape est de faire une relecture de votre contenu source afin d’assurer la clarté de celui-ci. Cette étape est très importante parce qu’elle permet d’identifier les fautes ou ambiguïtés, de les corriger et d’éviter leur reproduction dans la langue cible. Il faut aussi penser aux langues qui seront les plus utiles étant donné votre clientèle ou objectifs futurs. Avoir une idée des langues éventuelles vous donnera l’occasion de planifier bien à l’avance le lancement de la phase de traduction

Finalement, vous pouvez aussi faciliter le processus de localisation ou de traduction de votre contenu en fournissant des ressources utiles à votre traducteur. Prenez en compte que la personne chargée de la localisation de votre contenu puisse mal interpréter le message rédigé de manière imprécise. Il faut alors que vous restiez à la disposition de votre traducteur pour répondre à toute question ou pour fournir des informations supplémentaires pour contextualiser le message. Des traductions déjà existantes sont également très utiles pour la localisation de tout type de contenu parce qu’elles peuvent faire gagner un temps précieux sur la traduction. Avec l’utilisation de bons outils comme les outils de TAO, les mémoires de traduction ainsi qu’une base terminologique assez complète, le temps de traduction peut être réduit selon les taux de correspondance reçus. Il s’agit d’une aide précieuse dans la mesure où elle vous permettra d’économiser du temps et de l’argent.

Même si la localisation du contenu peut vous sembler une étape difficile à entreprendre, ne la négligez pas pour autant. Prévoir des mesures nécessaires vous facilitera la localisation ou la traduction de votre contenu. Soyez clair dans votre message, essayez de connaître votre public cible et finalement, utilisez toutes les ressources et tous les outils mis à votre disposition pour faciliter la traduction ou la localisation tout en économisant du temps et de l’argent.

Giselle Dunbar

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/11/create-content-multilingual-software/

Traduire vers l’espagnol en tenant compte des variantes régionales

Disposant d’un nombre important de locuteurs sur le continent américain et dans les Caraïbes, la langue espagnole est présente bien au-delà de la péninsule ibérique. Cependant, sur le plan du vocabulaire comme sur celui de la prononciation, les variantes de l’espagnol parlées en Amérique latine, aux Etats-Unis et dans les pays hispanophones des Caraïbes se distinguent plus ou moins du castillan d’Espagne. Dans ce contexte, découvrons quelles sont les précautions à prendre avant de débuter un projet de traduction vers l’espagnol.

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Identifier le public cible

Avant toute chose, il est indispensable d’identifier le public auquel on va s’adresser, afin de proposer la meilleure traduction possible, que ce soit pour un document à caractère juridique, pour la localisation d’un site web ou pour une interprétation par visioconférence.

Néanmoins, l’identification du public cible ne doit pas se limiter à faire le choix entre traduire pour un public espagnol ou traduire pour un public américain. En effet, on retrouve de nombreuses variantes de la langue espagnole sur le continent américain. Par ailleurs, on observe des différences entre celles parlées dans les régions de plaines et les régions de plateaux.

De plus, à l’échelle d’un même pays, peuvent coexister des variantes de la langue espagnole. C’est le cas des Etats-Unis, où l’on remarque des différences entre l’espagnol parlé par les populations latino-américaines installées depuis plusieurs générations et celui parlé par les nouveaux immigrés.

Identifier les différences de vocabulaire et de prononciation

Après avoir bien identifié le public cible, il est nécessaire d’analyser les différences liées au vocabulaire et à la prononciation.

Le vocabulaire de la langue source devra être adapté au public cible en recherchant les équivalents utilisés dans le pays. Ainsi, le mot « cuisinière » sera traduit par « estufa » pour un public colombien, guatémaltèque ou mexicain. Cette adaptation est utile afin d’éviter les erreurs de sens : par exemple le mot « voiture » qui peut être traduit par « coche » dans certains pays d’Amérique latine, devra être traduit par « automóvil » au Guatemala, où le mot « coche » désigne un animal.

La prononciation des mots devra aussi être prise en compte pour la traduction audiovisuelle. Il faudra par exemple veiller à mettre l’accent tonique sur les déterminants possessifs si l’on s’adresse à un public mexicain.

En conclusion, on ne peut pas traduire exactement de la même façon selon que l’on s’adresse à un locuteur vivant sur la côte Est du Mexique, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis, ou dans le Nord-Ouest de l’Argentine.

Stéphane Bagassien–Catalan

Source : http ://www.languagescientific.com/comprende-why-you-cant-just-translate-into-spanish/