Reconnaître ses erreurs

Que l’on soit encore étudiant ou déjà traducteur professionnel, on pense avoir certaines qualités :

  • On est perfectionniste.
  • On est capable de ne pas dormir afin de livrer en temps et en heure la meilleure traduction possible.
  • On pose toutes les questions possibles au client afin d’être sûr de ne rien oublier.
  • On consulte des experts du secteur en cas de doute terminologique.
  • On relit nos traductions avant de les livrer.
  • On s’assure d’avoir bien suivi les consignes du client.

 

Malgré cela, il peut nous arriver à tous de commettre une erreur.

Il s’agira peut-être d’une simple coquille dans une note de bas de page que personne ne remarquera, mais il s’agira aussi peut-être d’une erreur beaucoup plus grave dans un courrier important qui sera envoyé à des milliers de personnes. Peut-être qu’une autre fois un client ne sera pas content de la traduction. Il peut aussi arriver que lors de la livraison on oublie de mettre le document livrable en pièce-jointe juste avant d’aller se coucher et ainsi être en retard dans le délai de livraison.

 

Dans ce cas, deux attitudes sont possibles :

  • Rejeter la faute sur quelqu’un ou quelque chose.
  • Avouer et assumer son erreur et essayer de la réparer le plus rapidement possible.

Je suis d’accord avec l’auteur de l’article original à ce sujet, mieux vaut opter pour la deuxième solution, admettre son erreur et la réparer le plus vite possible quand on le peut et ne pas rester inerte à prier pour que personne ne remarque l’erreur commise.

Il sera sûrement encore temps de la réparer et ainsi le client ne sera pas pénalisé ; il reconnaîtra votre professionnalisme et votre humilité et ne craindra pas de faire à nouveau appel à vous.

 

Lucie Dubreucq 

 

Source : http ://algomasquetraducir.com/2013/03/19/si-la-has-cagado-reconocelo/

 

Les secrets d’une bonne traduction

La réalisation d’une bonne traduction s’apparente à une recette de cuisine : il faut suivre différentes étapes dans un ordre précis de telle sorte à ne pas être déçu du résultat final. Le processus de traduction comprend trois étapes essentielles : la traduction, la révision et le contrôle qualité. Si une seule de ces étapes n’a pas été prise en compte, il est impossible de satisfaire la demande du client.

La première étape consiste bien évidemment à traduire le ou les fichiers envoyé(s) par le client. La traduction est la seule activité des agences de services linguistiques que les clients connaissent. Les traducteurs travaillent en s’appuyant éventuellement sur des guides de styles et des glossaires et portent une attention particulière au style et à la grammaire.

La deuxième étape consiste à réviser le document. Dans cette étape, un autre traducteur doit s’assurer que le sens du texte a bien été conservé et que le guide de style a été respecté. L’essentiel est de répondre aux attentes du client. Par exemple, si le client a demandé à ce que des noms de produits ne soient pas traduits, il faut s’en tenir à cette instruction. Le traducteur chargé de la révision doit donc corriger les fautes linguistiques et stylistiques, il doit s’assurer que le guide de style a été respecté. Il doit aussi s’assurer que la terminologie et la phraséologie ont été respectées et harmonisées.

La dernière étape, qui est capitale pour une bonne traduction, consiste à effectuer le contrôle qualité du texte traduit. Le traducteur chargé de cette tâche doit réaliser une dernière relecture du document et doit donner l’impression que le texte français a été rédigé et non traduit. Il s’agit sans doute de l’étape la plus importante puisque le traducteur doit donner son dernier mot sur la traduction : il porte donc une responsabilité conséquente.

Il existe une autre étape qui est facultative, mais qui ne s’avère pas négligeable pour les documents contenant des images : la relecture. La relecture permet de vérifier grâce aux images si les termes source, qui ont plusieurs traductions possibles, ont bien été traduits selon le contexte du document. De plus, le contenu d’un fichier qui vient d’être traduit peut avoir été déplacé ou masqué à cause des images, d’où l’importance de la relecture.

Ezanno Kévin

Source : http ://www.sajan.com/blog/crucial-ingredients-translation-quality-translate-edit-proof-steps/  

La localisation, avant tout une affaire de culture

Avant de s’attaquer à la localisation d’une application ou d’un site web, il faut penser à un certain nombre de choses. Quand on parle de stratégie de marque sur internet, une des plus importantes est le rendu visuel, puisque c’est ce que le client potentiel verra en se connectant. En bref, il faut faire bonne impression.

 

En effet, il ne suffit pas de créer un site web et de le diffuser dans le monde entier. Il faut tout d’abord réfléchir aux différents publics qui le liront. C’est là qu’intervient la localisation. Chaque culture possède ses propres codes et tout le but de la localisation est d’adapter son site en fonction de ces codes. En même temps, il faut veiller à garder une unité et à ne pas trop changer l’image de la marque. Vous l’aurez compris, cela peut vite devenir compliqué lorsqu’on vise le monde entier.

 

La priorité est de connaître le public à qui on a à faire. C’est la meilleure façon d’adapter le contenu de son site ou application. Il ne suffit pas que les supports soient esthétiquement « beaux », ils doivent être adaptés afin d’être perçus de la meilleure façon possible par le public cible. Cela passe par une recherche des préférences culturelles (couleurs, design, façon de placer les éléments sur la page, etc.). Le client potentiel se sentira beaucoup mieux et sera plus à même de rester connecté s’il se sent à l’aise avec le support. L’exemple le plus probant de différences dans les préférences culturelles est peut être celui des couleurs. Les couleurs ont toutes des significations dans chaque culture, en plus d’avoir des « rôles » ou connotations. Par exemple, le blanc est la couleur du deuil en Asie, alors qu’il représenterait plutôt la simplicité ou le raffinement en Europe. Dans certains pays, les habitants préfèrent qu’il y ait plus de texte que d’images, alors que dans d’autres, la tendance est inversée.

 

La deuxième chose, c’est de trouver le bon équilibre entre ce qu’il faut garder et ce qu’il faut atténuer. Une marque, pour être reconnue par tout public, doit avoir une ligne directrice : une couleur, une icône, un style. Il s’agit de faire une liste des attributs d’identification de la marque et de déterminer lesquels ne peuvent être changés ou adaptés, et lesquels doivent ou peuvent l’être. Certains éléments sont essentiels à la marque (le logo), alors que d’autres peuvent être modifiés, sans pour autant dénaturer toute son image (images, couleurs du site). La meilleure chose à faire pour vérifier cela est de faire des tests auprès du public visé et d’analyser les retours.

 

Il est très important de passer du temps sur ces recherches, aussi long que cela puisse sembler. Ce sont des techniques qui fonctionnent puisqu’elles permettent de diffuser l’information de manière optimale et d’obtenir un réel impact sur le public. Un très bon exemple de réussite en matière de localisation est le site de L’Oréal (www.loreal.fr), dont le design et le contenu sont adaptés aux différents pays et régions dans lesquels la marque est présente. On peut en particulier noter les différences entre le site en français et celui en coréen. Notons au passage que d’autres marques ont, elles, réussi à s’imposer sans rien changer ou presque de leurs codes (Facebook, Twitter).

 

Pauline GAUTHIER

 

Source :  http ://www.sajan.com/blog/style-wise-localization-strategy-tips-ensure-global-branding-success-websites-mobile-apps/

Différences entre les traducteurs assermentés, accrédités et linguistes

 

À quelle catégorie de traducteurs s´adresser et pour quel type de travail ?

 

  • Le traducteur assermenté

Le traducteur assermenté est également connu sous le nom de traducteur agréé, ou traducteur expert. Ces traducteurs réalisent des traductions dites certifiées « conformes à l’original », revêtant un caractère légal. À noter que ce sont les traductions qui sont qualifiées de certifiées et non le traducteur.

Pour quel type de documents ?

Le traducteur assermenté est en charge des documents à caractère officiel, destinés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels. Il traduit les documents qui ont besoin d’être certifiés conformes, souvent demandés par un organisme officiel national ou étranger. Il peut s’agir, par exemple, de certificats de mariage, de divorce ou de naissance, de décisions judiciaires, mais aussi de diplômes ou de passeports. Aujourd’hui, la demande de traductions assermentées sur des documents tels que des contrats ou des retranscriptions d’entretiens augmente : elle n’est pas obligatoire mais reste très sollicitée par les professionnels pour donner à leurs documents une véritable authentification.

Où exercent-ils ?

Ils sont accrédités par les juridictions françaises, c’est-à-dire les Tribunaux ou les Cours d’appel ou la juridiction suprême, la Cour de cassation.  Ils sont dits « assermentés » car ils ont prêté serment devant la Cour d’appel ou le TGI. Le système de traduction assermentée tient compte du système juridique dans lequel la traduction assermentée est demandée. La France, comme la majorité des pays européens et des pays d’Amérique latine, ont adopté le système de traducteurs assermentés. Pour trouver un traducteur assermenté, il faut se référer à la liste d’experts d’une Cour d’appel ou de la Cour de cassation.

 

  • Le traducteur accrédité

Un traducteur accrédité est un traducteur reconnu par une association de traducteurs (ex : SFT, ATLF, ITI, etc.), ayant soit une qualification universitaire (diplôme de traducteur, diplôme de langues étrangères), soit une expérience professionnelle (ou les deux) et proposant des traductions non officielles.

Pour quel type de documents ?

On peut retrouver le même genre de documents que chez les traducteurs assermentés. La traduction d’un traducteur accrédité sera revêtue du tampon et de la signature d’un solicitor, d’un barrister ou d’un notary pour être reconnue comme certifiée conforme. Il peut également traduire des documents non officiels.

Où exercent-ils ?

Les particuliers ou les professionnels qui auraient besoin d’une traduction dans un pays anglo-saxon, ainsi que dans la plupart des pays du Commonwealth, doivent savoir que le système y est très différent. Tout traducteur accrédité par une association de traducteurs (ex : ITI, Chartered Institute of Linguists, NAATI, NZSTI, ATA, etc.) et ayant une qualification universitaire et/ou une expérience professionnelle, peut effectuer une traduction aussi bien pour un particulier qu’un professionnel. Il n’existe pas  ce type de système de traducteurs assermentés connu en France. L’accréditation auprès d’une association est un plus non négligeable car les associations requièrent de la part des candidats la preuve de diplômes et/ou d’expérience professionnelle d’un minimum de cinq ans et demandent des lettres de recommandation avant d’octroyer la qualité de membre. Pour trouver un traducteur accrédité, il est possible de se référer aux listes de traducteurs sur le site des ambassades et des chambres de commerce et d’industrie, sur les sites d’associations de traducteurs, ou sur des sites et forums dédiés aux traducteurs et linguistes.

 

  • Le linguiste

Pour quel type de documents ?

Un excellent linguiste (bilingue, par exemple) peut assurer les traductions de documents non officiels. Les traductions non officielles peuvent être des traductions de sites internet ou de blogs, de brochures, d’articles pour des revues diverses, etc.

Où exercent-ils ?

De plus en plus de linguistes proposent des services de traduction non officielle. Afin de s’assurer de leur compétence, de nombreux professionnels demandent de plus en plus à ce que le traducteur linguiste soit pourvu d’une qualification universitaire et d’expérience professionnelle. Il se doit de maitriser une terminologie spécialisée, comme en traduction juridique, où il doit parfaitement connaître le système juridique des pays qui sont en jeu dans la traduction. Pour trouver un traducteur linguiste, il est possible de se renseigner sur des sites et forums dédiés aux traducteurs et linguistes.

Enfin, qu’ils soient assermentés, accrédités ou linguistes, les traducteurs peuvent exercer soit en libéral (ce sont des traducteurs dits « indépendants » ou « freelance »), soit en tant que salarié d’entreprises.

Carole Rigoni

Source : http ://www.village-justice.com/articles/traducteurs-assermentEs-accrEditEs,12910.html

Conseils précieux aux jeunes traducteurs freelance

Les questions que se pose un traducteur débutant peuvent être angoissantes. « Et si ça ne marche pas ? », « Comment je fais pour m´en sortir financièrement si je n´ai pas assez de travail ? ». Ce jeune traducteur nous offre les leçons qu´il a tiré de sa première année en tant que traducteur freelance débutant. Il répond à nos doutes, nos peurs et rassure les angoisses de ceux qui veulent se lancer dans la grande aventure de la traduction en freelance. Continuer la lecture de Conseils précieux aux jeunes traducteurs freelance

L’Afrique, une nouvelle mine d’or pour le marché de la localisation

Selon l’entreprise internationale de services linguistiques Sajan, l’Afrique représenterait un marché de plus en plus important dans le domaine de la localisation, grâce à sa population grandissante et son économie en pleine croissance.

C’est désormais vers ce continent que les entreprises devraient se tourner quand elles parlent de stratégie de localisation. Globalement, les 10 des 15 pays dont la croissance est la plus élevée, se trouvent en Afrique, sans compter la présence nouvelle de l’Afrique du Sud au sein des BRICS. De manière générale, la population s’est enrichie et environ 150 millions d’africains ont accédé à la classe moyenne depuis les années 1990. Une génération de clients plus jeunes et plus riches arrive donc sur le marché. Leur demande augmente de façon continue, les consommateurs sont plus nombreux et prêts à dépenser plus pour des produits multimédias.

Le développement des technologies ces dernières années a entraîné une forte demande en localisation pour tous types de produits multimédias. Le support le plus utilisé restant le téléphone mobile, de nombreuses entreprises ont développé le e-commerce et le « m-learning », une méthode d’apprentissage via des appareils portatifs. D’ici 2015, les africains devraient représenter un marché de 800 millions d’abonnés mobile prêts à consommer des produits multimédias, ces derniers devront donc être localisés afin d’être utilisés par le plus grand nombre.

Voici quelques conseils que l’entreprise Sajan adresse aux entreprises qui souhaiteraient inclure l’Afrique dans leur liste de clients potentiels :

  • Créer une version du site internet de l’entreprise adaptée aux marchés africains ciblés, tout en s’assurant qu’il soit compatible avec un téléphone mobile.

  • Permettre le paiement en ligne.

  • Développer un site internet en utilisant des mots clés à fort impact, afin que celui-ci soit bien référencé par les moteurs de recherche.

  • Faire en sorte que le contenu marketing soit disponible sous forme digitale, et l’adapter au public africain.

Pour l’instant, les besoins sont très importants dans les milieux de la santé et des sciences de la vie, et avec une liste de 53 pays et un nombre presque incalculable de langues, les opportunités ne manquent pas.

Pauline Gauthier