Débats et interprètes

Il y a quelques jours un fait inédit a permis à Aida de participer à l’interprétation d’un débat : la candidature d’une femme aux élections présidentielles des États-Unis. Évidemment, un travail d’une telle ampleur demande une grande préparation et entraîne énormément de pression !

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C’est un travail sans relâche pendant 90 minutes où l’on doit être attentif non seulement à ce que dit le/la candidat/e que l’on interprète mais également son adversaire. En effet, il est primordial d’être attentif aux arguments d’en face afin de pouvoir anticiper une réponse s’accordant au contexte. Ils sont trois dans la même pièce : l’interprète de Trump, celle de Clinton et celui du médiateur. Pendant que l’un parle, les autres notent des chiffres ou mots clés qui pourraient échapper à la personne concernée.

Les interprètes aussi étudient, ils écoutent tous les discours des candidats qu’ils vont traduire ainsi que celui de leurs opposants afin de connaître les tics de langage des candidats, les sujets de prédilection, leur manière d’apporter le sujet, etc. Ils étudient également les sujets qui reviennent le plus dans le débat afin de pouvoir anticiper une traduction et bien connaître les différents champs terminologiques utilisés afin d’être le plus exact possible. Les sites internet des candidats et de leurs partis sont, de plus, une mine d’information utiles à cet exercice.

Néanmoins, certaines difficultés apparaissent comme l’apparition de nouvelles expressions comme « Trumped up-trickle down economic », qui combine plusieurs techniques de traduction. Un autre des problème que l’on peut rencontrer concernent les interruptions constantes, si les candidats s’interrompent trop, nous laissons la bande originale pour ne pas avoir quatre ou cinq voix à la fois.

 

Camille Rigaud

source : https ://aidagda.com/2016/10/06/debates-e-interpretes/

Les secrets pour se démarquer auprès des agences de traduction

Il existe des centaines d’agences de traductions et, surtout, des centaines de traducteurs. Que vous soyez un traducteur indépendant à la recherche de projets, que vous souhaitiez intégrer une équipe en interne ou que vous soyez à la recherche d’un stage dans le cadre de vos études, une chose est sûre, vous allez devoir faire la différence !

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Gardez en tête que le marché de la traduction est compétitif

Dans l’hypothèse où vous tomberiez sur une offre d’emploi particulièrement alléchante, n’allez pas vous imaginer que vous serez le/la seul(e) à postuler dans cette entreprise. Le marché de la traduction est extrêmement compétitif. Si vous êtes indépendant vous allez devoir trouver le bon tarif, pas trop élevé, mais surtout pas trop bas pour montrer que vous êtes sérieux et que vous faites un travail de qualité. Pour être salarié dans une agence de traduction, les places sont chères car sont sélectionnés seulement les meilleurs traducteurs partout dans le monde. Vous aurez probablement plus de chance pour trouver un stage mais la démarche ne sera pas non plus facile. Alors comment faire pour être certain que votre candidature sera prise en compte ?

Renseignez-vous un maximum sur l’agence

Cette étape, pourtant évidente, est souvent négligée et à tort, car elle ne prend pas beaucoup de temps et vous sera d’une grande utilité. Ne vous contentez pas d’envoyer votre CV et lettre de motivation à la DRH ou à la première adresse e-mail sur laquelle vous tombez : explorez le site internet de l’agence, vous tomberez peut-être sur une offre de travail ou de stage avec le nom et l’adresse e-mail de la personne à qui s’adresser pour cette position. Cela montrera que vous avez un véritable intérêt pour l’agence et que vous n’envoyez pas la même candidature à toutes les autres. En cherchant, vous dénicherez également des informations importantes que vous pourrez mentionner dans votre lettre en expliquant pourquoi cette agence est la meilleure pour vous et vos compétences par rapport à ce que vous avez trouvé.

Si une réponse arrive rapidement, ne sautez pas de joie. Pensez bien à vous renseigner auprès de personnes ayant déjà travaillé pour cette entreprise pour voir comment elle fonctionne. En particulier pour les traducteurs indépendants, il est très important de vérifier si les tarifs au mot sont décents. En d’autres termes : il est vrai que trouver du travail est difficile pour un traducteur, mais il ne faut pas accepter tout et n’importe quoi.

Soignez votre CV

Ne faites pas un CV trop détaillé ou farfelu, misez directement sur vos expériences et vos compétences en relation avec le poste pour lequel vous postulez. Enlevez toute expérience qui n’a aucun lien, sauf si vous êtes nouveau sur le marché et que vous devez remplir les blancs.

Réfléchissez à une compétence ou une expérience qui pourrait vraiment vous démarquer des autres. Bien sûr vous allez être fier/fière d’indiquer que vous avez d’excellentes capacités en allemand à l’écrit et à l’oral mais c’est le cas de plusieurs personnes postulant pour la même offre. Peut-être avez-vous effectué un stage d’informatique un été, rédigé un blog, ou peut-être maîtrisez-vous un logiciel peu courant. Si vous pensez bien à tous les détails, vous aurez beaucoup plus de chance d’être contacté par l’agence. Faites cependant bien attention à ce que tout ce que vous indiquez soit vérifiable. Si ce n’est pas le cas, cela pourrait vous porter préjudice et rendrait encore plus difficile votre recherche.

Enfin, il va sans dire qu’il est extrêmement important de relire votre candidature un maximum de fois pour vous assurer qu’elle reflète la meilleure image de vous-même et surtout qu’il n’y ait strictement aucune faute d’orthographe. Pour un traducteur, ce serait tout de même un comble.

source : https ://www.onehourtranslation.com/translation/blog/advice-translators-when-approaching-translation-agencies-part-1

Pénurie d’interprètes dans les secteurs juridique et gouvernemental

Si l’on remarque une concurrence forte du métier de traducteur sur le marché mondial, le secteur de l’interprétation, lui, est en demande croissante mais peine pourtant à trouver des spécialistes. Cette pénurie s’observe essentiellement dans le secteur juridique ainsi qu’au sein des organisations mondiales et se produit la plupart du temps dans des langues rares.

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De plus en plus de personnes fuient leur pays natal en quête d’une meilleure vie et l’immigration est un facteur important dans la démocratisation de l’interprétariat, et surtout dans les langues rares. Aux États-Unis par exemple, on assiste à une demande croissante d’interprètes en langue Maya due à l’arrivée massive des Guatémaltèques, qui ne parlent pas l’anglais et ne maîtrisent pas l’espagnol. Les interprètes sont alors beaucoup recherchés dans les tribunaux pour leurs services afin de représenter les immigrés et faire valoir leurs droits auprès des institutions américaines.  Toutefois, les langues rares ne sont pas les seules recherchées par les tribunaux américains : l’espagnol est aussi très demandé pour représenter la communauté latino-américaine, pour la plupart hispanophone.

L’ONU est également un employeur important d’interprètes. L’organisation, forte de sa présence dans le monde, nécessite de nombreux interprètes. Et même si les langues dites « rares » telles que le chinois et l’arabe sont beaucoup recherchées car elles sont très présentes dans les échanges internationaux, les interprètes vers les langues plus « classiques » comme le français sont aussi beaucoup sollicités. C’est pourquoi, l’organisation sollicite des interprètes français pour travailler au sein du Département de l’Assemblée générale et de la gestion des conférences de l’ONU, au Siège de New-York, à Genève, à Nairobi et à Vienne, ainsi que dans les commissions régionales. Il est, cependant requis de maîtriser trois langues, dont les combinaisons anglais/espagnol et anglais/russe, tout en maîtrisant parfaitement une langue principale, c’est-à-dire le français.

Il est important de mentionner qu’il est nécessaire de maîtriser une langue étrangère aussi bien que sa langue maternelle. De fait, même s’ils doivent posséder des connaissances excellentes de toutes les langues avec lesquelles ils travaillent, les interprètes ne doivent surtout pas négliger la connaissance parfaite et irréprochable de leur langue principale, puisqu’il s’agit de la langue vers laquelle ils sont plus à même d’interpréter.

Avatar Mélody Launay

 

Source : https ://20000lenguas.com/2016/08/22/la-creciente-demanda-de-traductores-e-interpretes/

Les causes communes de la mauvaise qualité d’une traduction

Il est possible que vous ayez besoin de traduire un document et que vous doutiez de la qualité de votre travail. Pour vous aider à améliorer la qualité de votre traduction, voici les plus fréquents facteurs entraînant une qualité de traduction médiocre, ainsi que des conseils pour améliorer votre travail.

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Un document source difficile à comprendre et mal écrit

La qualité de votre traduction peut être grandement influencée par le document source. En effet, il peut contenir des fautes de syntaxe, de grammaire ou d’orthographe qui peuvent vous induire en erreur lors du processus de traduction.

Privilégiez les phrases courtes

En plus d’être difficiles à traduire, les phrases longues sont difficiles à comprendre pour le traducteur comme pour le lecteur. À l’inverse, les phrases plus courtes sont faciles à comprendre et à traduire. Elles sont également plus efficaces pour véhiculer le message désiré. Si une phrase du texte source est trop longue, n’hésitez pas à la scinder en deux parties sans nuire au sens de la phrase originale.

Relisez le texte source

Quelle que soit la langue, il y a un risque pour que le document source contienne des erreurs. Il est donc prudent de vérifier chaque phrase attentivement. N’hésitez pas à demander de l’aide à un natif si besoin, car les plus petites fautes sont les plus difficiles à trouver.

Faites attention au ton employé

Évitez de traduire votre document source comme s’il s’agissait d’une conversation informelle. En effet, le langage que l’on utilise à l’oral est inapproprié à l’écrit, bien qu’il donne une impression de proximité avec le lecteur. Tâchez donc de rester le plus neutre possible et de respecter les règles de langue.

Un processus de traduction peu efficace

Parfois, les textes à traduire peuvent être envoyés aux traducteurs avec un copier/coller imprécis ou sans avoir été relus. Il est donc préférable d’anticiper ce genre de problèmes et d’organiser convenablement le travail, de sorte que la traduction soit de qualité et que les délais soient respectés.

Utilisez des outils de TAO

N’hésitez pas à utiliser des outils et logiciels pouvant faciliter le travail de traduction tout en communiquant avec le reste de l’équipe. Les outils de traduction assistée par ordinateur permettent de gagner du temps et d’être ainsi plus efficace.
Il est recommandé d’utiliser :

  • Une mémoire de traduction ;
  • une base terminologique ;
  • un logiciel de traduction automatique ;
  • un outil de vérification automatique de qualité.

Un manque d’informations et de communication

Les informations contextuelles et la communication avec les membres de votre équipe sont cruciales pour procéder à la traduction d’un produit. Il est donc nécessaire de donner des directives précises, des explications claires, ainsi que tous les documents nécessaires aux traducteurs pour qu’ils puissent fournir une traduction de qualité.

Un traducteur peu expérimenté

Même si un jeune traducteur ne pourra pas demander une rémunération aussi importante qu’un traducteur professionnel, ses traductions ne seront probablement pas d’aussi bonne qualité. À l’inverse, si un traducteur expérimenté produit des traductions de qualité, le prix de ses services risque d’être beaucoup plus élevé. Ainsi, il faut bien choisir les traducteurs d’emblée pour éviter d’avoir des coûts de traduction trop élevés et pour être sûr d’avoir une traduction de qualité.

La publication sans relecture

Même si le traducteur est très expérimenté, il ne faut surtout pas négliger la relecture de la traduction : un texte non corrigé comporte très probablement des erreurs qui nuisent à la qualité de la traduction ainsi qu’à la réputation de l’agence et du traducteur. Pour vous assurer de la qualité de la traduction, il est judicieux de demander à un relecteur expérimenté de procéder à une correction de la traduction.

Traduire un document, qu’il soit long ou court, n’est jamais simple. Même si l’on utilise des logiciels pour gagner en efficacité, il est nécessaire de rester vigilant tout au long du processus de traduction, de sorte que les erreurs puissent être évitées ou corrigées rapidement.

Avatar Léo Hercouët

Source : https ://lingohub.com/blog/2016/09/6-common-reasons-poor-translation-quality/

Comment concilier la localisation d’images et la culture

La localisation est désormais un outil marketing indispensable. Rien n’est laissé au hasard afin que l’internationalisation des contenus séduise et l’adaptation des graphismes en découle. Cette localisation d’image s’inscrit également dans la tendance actuelle de compatibilité pour tous types d’appareils. Le localisateur doit par conséquent être capable d’ajuster les illustrations et leur visualisation par l’utilisateur quel que soit le type de document ou de terminal utilisé. Continuer la lecture de Comment concilier la localisation d’images et la culture