MOOC

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La liste présentée ci-dessus présente des métiers différents les uns des autres. Existe-t-il une profession qui inclurait tous ces rôles ?

L’une des propositions est le métier de traducteur. À part d’excellentes compétences linguistiques, il est parfois obligé de réfléchir comme un spécialiste du domaine de la biologie, de l’informatique, de la médecine ou de l’économie.

Comment devenir traducteur-spécialiste ?

L’une des manières les plus efficaces est l’inscription au MOOC.

Qu’est-ce qu’un MOOC ?

C’est une plateforme qui propose de nombreux cours en ligne ouvert à tous (Massive Open Online Course). Plus précisément, les professeurs universitaires du monde entier donnent des cours de haut niveau qui s’inscrivent dans bien des domaines : de la nanotechnologie à l’économie. De plus, les professionnels engagés proposent des devoirs et les corrigent. Le cursus suivi se finit par un examen et un certificat de réussite.

Quels sont les coûts d’un MOOC  ?

La plupart des cursus sont gratuits.

Qu’est-ce que les MOOC peuvent apporter aux traducteurs ?

Étant donné que les traducteurs sont tenus d’avoir des connaissances générales bien approfondies, de tels cursus peuvent éclaircir un certain nombre de domaines de manière efficace et fiable. À l’aide des MOOC, un professionnel peut éviter de grosses erreurs causées par le manque de connaissance sur un domaine spécifique. Finalement, grâce à la multitude de sujets auxquels le traducteur est confronté, il peut également profiter de cette plateforme afin de nourrir des intérêts nouveaux.

Julia Mirecka

Source : http ://blog.go4language.com/2013/05/soif-de-connaissances.html

Le coût des traductions de mauvaise qualité

La qualité d’une traduction peut souvent être prise pour acquise. Une traduction de qualité est une traduction précise, sans aucune erreur de sens, ayant fait l’objet d’un travail de recherche complet. Un bon traducteur sait se faire oublier, un texte bien traduit ne sera pas lu comme une traduction, mais comme un texte original, alors qu’une traduction de mauvaise qualité saute immédiatement aux yeux d’une personne qui la lit dans sa langue maternelle. Les conséquences et les coûts engendrés par une traduction de mauvaise qualité sont souvent sous-estimés.

La Commission européenne a mené une étude visant à identifier les coûts liés à une traduction de mauvaise qualité. Elle prend en compte les dommages aux citoyens et aux entreprises, aux quiproquos juridiques ou aux procès qu’elles risquent de conduire. Cette étude montre que les efforts pour rendre une traduction de qualité sont absolument essentiels et chaque centime compte. En effet, ces coûts constituent une réelle économie sur le long terme, et il est plus onéreux de corriger des erreurs que d’avoir dès le départ une traduction de bonne qualité. L’amélioration de la qualité d’une traduction diminue le coût dû à la mauvaise qualité : pour la plupart des entreprises, les coûts afférents à la qualité d’une traduction représentent entre 25 à 40 % de leurs charges d’exploitation.

Alors, comment éviter ces mauvaises traductions ? Le meilleur moyen est d’établir un système de qualité mit en place tout au long du processus de traduction. Il est appliqué avec les normes ISO lors de chaque processus. Par exemple, la norme ISO 8402 définit la « qualité » comme étant « l’ensemble des caractéristiques d’une entité qui lui confèrent l’aptitude à satisfaire des besoins exprimés et implicites ». En clair, une traduction doit satisfaire les besoins du client et correspondre complètement à l’intention ainsi qu’au message du document original. La qualité comprend deux sous-ensembles : la qualité du processus et la qualité du résultat. La qualité du résultat consiste à livrer le produit ou le service dans le respect des délais convenus.

Prenons l’exemple de la Direction générale de la traduction de la Commission européenne. Elle constitue un centre d’excellence, et a le devoir de fournir à l’UE un travail de haute qualité dans les vingt-quatre langues de travail officielles. Cette institution constitue une référence clé pour les sociétés de traduction professionnelle. Elle assure un niveau de qualité élevée et élimine les coûts et les conséquences résultant de traductions de mauvaise qualité. Ce processus garantit ainsi aux clients des standards élevés ainsi que des économies budgétaires.

Carole Rigoni

Source : http ://feedly.com/index.html#subscription %2Ffeed %2Fhttp %3A %2F %2Fwww.traductionsettraducteurs.fr %2Ffeed %2F

Comment se faire une place en tant que traducteur ?

Le 30 septembre a eu lieu la journée mondiale de la traduction, journée qui passe d’habitude aussi inaperçue que la profession à laquelle elle rend hommage.

Beaucoup de jeunes traducteurs éprouvent bien des difficultés à se faire une place dans la profession, voici donc quelques témoignages de jeunes diplômés en mal de reconnaissance ou ayant réussi dans le milieu.

Après de brillantes études en traduction et malgré plusieurs stages, Anoury n’a pas eu d’autre choix que de se lancer en tant qu’indépendante à la suite de ses études, faute d’opportunités de se faire embaucher par une entreprise ou par une agence. Seulement voilà, le démarchage de clients s’avère plus difficile que prévu. En effet, le manque d’expérience des jeunes traducteurs constitue un frein à leur activité de traducteur indépendant puisque les clients préfèrent se tourner vers des traducteurs disposant d’une bonne expérience dans le métier.

Tout le monde n’est cependant pas en proie aux mêmes difficultés. Après avoir décroché un master et effectué plusieurs stages dans le milieu de la traduction, Victorien est actuellement embauché en CDI. Selon lui, les difficultés rencontrées par les jeunes diplômés proviennent des différences entre la formation universitaire reçue et le monde du travail. Les formations trop théoriques ou trop peu adaptées au marché ne laisseraient pas d’autre choix aux jeunes que de se lancer en tant qu’indépendant. Cette solution n’est pas forcément la bonne pour des jeunes traducteurs en manque d’expérience et n’ayant pas toujours le recul nécessaire pour bien mener leur activité.

Pour gagner en expérience, il est conseillé aux jeunes diplômés de ne pas hésiter à proposer leurs services de façon bénévole et de travailler leur style en lisant des ouvrages références en la matière. Le réseau a également son rôle à jouer dans la recherche de clientèle. Neliane, aujourd’hui à la tête de sa propre entreprise, Babeliane Traductions peut en témoigner. Après avoir travaillé dans le domaine de la santé pendant de nombreuses années, ses relations lui ont permis de réussir dans le domaine de la traduction. Pour maximiser ses expériences, elle conseille d’effectuer des stages longs, entre 3 et 6 mois et de travailler ses compétences commerciales, indispensables pour garder une clientèle.

Jeunes traducteurs, que vous décidiez de vous lancer en tant qu’indépendant ou non, gardez donc en tête ces précieux conseils.

Amélie Wadoux

Source :  http ://filogis.me/2013/03/01/la-traduction-metier-en-quete-de-reconnaissance/

De l’importance du genre en traduction

Dans les débats de société, revient souvent le sujet du genre. Machisme ? Féminisme ? Parité ? Madame ou Mademoiselle ? Et quid du troisième sexe ?

Nadia Louar, dans son article « Notre Dame du Queer ou du mauvais genre en traduction » dans la revue en ligne http ://palimpsestes.revues.org, écrit : « Alors que le français s’efforce désormais de marquer grammaticalement le féminin des noms de métier et des titres officiels, la tendance en anglais est de retirer du langage toute connotation sexuelle. Continuer la lecture de De l’importance du genre en traduction