Comment se faire connaître en tant que traducteur de jeux vidéo ?

De nos jours, le marché des jeux vidéo devient de plus en plus important, et certains disent même que ce secteur serait la première industrie culturelle au monde, devant le cinéma ou encore la musique. En effet, un Européen sur trois est adepte de la console. Alors en tant que joueur qui en plus s’intéresse aux langues, la traduction de jeux vidéo paraît être le job de rêve ! Mais avant de vous attaquer au marché de la traduction de jeux vidéo, il est important de savoir comment vous mettre en valeur auprès de vos clients.

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Montrez votre intérêt pour le secteur et pour les jeux vidéo en général

Comme mentionné plus haut, le secteur du jeu vidéo ne cesse de grandir, ce qui signifie que sa culture, son jargon et sa terminologie évoluent en même temps. Vos clients vous demanderont donc si vous êtes familier avec les jeux vidéo, et c’est tout à fait normal. Profitez-en pour leur expliquer que vous êtes un joueur, parlez leur des consoles ou du PC que vous possédez, du temps que vous passez à jouer, etc.

Spécialisez-vous par le biais des jeux que vous aimez

Le secteur du jeu vidéo est tellement vaste qu’il est impossible d’en connaître tous les moindre détails et toutes les spécificités. C’est pour cela qu’il est important de mentionner le type de jeux que vous aimez afin de vous spécialiser. Vos clients sauront qu’ils doivent faire appel à vous pour traduire ce genre de jeux. Il y a énormément de concurrence dans ce secteur, donc plus vous vous spécialiserez, plus vous aurez de visibilité.

Faites la part des choses entre enthousiasme et professionnalisme

Bien sûr, il est important de montrer votre enthousiasme pour les jeux vidéo, mais il faut tout de même rester professionnel. Vos clients ne seront pas intéressés par un simple « fan » de jeux. Ils recherchent quelqu’un de professionnel, capable de leur fournir une traduction de qualité, en accord avec l’univers et les spécificités du genre de leur jeu. C’est également pour cette raison que vous avez besoin de mettre votre expérience professionnelle en avant.

Comment gagner de l’expérience ?

La meilleure façon de commencer à faire vos armes dans la traduction de jeux vidéo est d’aider des développeurs indépendants à traduire leur jeu. Même s’ils n’ont pas beaucoup de budget, ce n’est pas ce qui vous intéresse ici. Le plus important est d’avoir le nom d’un véritable jeu à inscrire dans votre expérience. Vous n’aurez aucun mal à trouver des indépendants qui recherchent des traducteurs sur les réseaux sociaux. Plus vous aurez d’expérience grâce à la traduction de jeux vidéo indépendants et plus vous aurez de visibilité.

Baptiste Gougeon

Source  : https ://www.marketingtipsfortranslators.com/marketing-yourself-as-a-game-translator/

La mort d’une langue

Qu’est-ce que le grec ancien, le sumérien et le gotique ont en commun ? Eh bien, ce sont toutes les trois des langues dites « mortes ». Autrement dit, des langues qui ne possèdent plus de locuteurs qui l’utilisent comme outil de communication dans la vie courante. On estime qu’environ 25 langues disparaissent chaque année. La mort d’une langue est un sujet complexe, qui peut découler de multiples facteurs, qu’ils soient militaires, culturels, démographiques ou encore politiques.

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Comment ça se passe ?

Il ne s’agit généralement pas d’un phénomène instantané. En effet, les locuteurs d’une langue ne s’arrêtent pas de la parler du jour au lendemain. Il s’agit au contraire d’un processus de transition lent, au cours duquel les locuteurs arrêtent peu à peu de parler leur langue natale. Tout ceci au profit d’une autre langue plus « forte », considérée comme plus rentable pour les locuteurs (l’anglais par exemple, qui aurait plus d’applications dans la vie courante qu’une langue comme le basque).

La première étape de ce processus est une phase de bilinguisme. Les locuteurs de la langue « faible » apprennent une langue considérée comme « forte » car cette dernière est censée leur apporter un meilleur développement économique et leur éviter un repliement sur eux-mêmes. À l’inverse, les locuteurs de la langue « forte » n’ont aucune utilité à apprendre la langue « faible », excepté par curiosité culturelle. On observe donc un bilinguisme étendu à la minorité, ce qui conduit à terme à une disparition de la langue.

Beaucoup de langues ont également disparu suite à des conquêtes militaires. Dans ces cas-là, c’est généralement la langue du vainqueur qui prévaut sur la langue du vaincu. Plusieurs civilisations ont ainsi vu leur langue disparaître au profit du latin de l’empire romain (le gaulois et le gotique par exemple). À l’inverse, les Romains n’ont pas éliminé le grec. C’est même la culture romaine qui s’est hellénisée au contact de la culture grecque. De plus, on a parfois vu, en de rares occasions, une langue vaincue l’emporter sur une langue dominante. Par exemple, entre le IXe et le Xe siècle, les Normands, vainqueurs des Francs, ont néanmoins laissé tomber le vieux norrois pour l’ancien français, la langue des vaincus.

Et maintenant ?

On estime qu’une langue est en situation précaire lorsqu’elle comporte moins d’un million de locuteurs. Le problème, c’est qu’environ 96 % des langues sont parlées par 4 % de la population mondiale. Ce qui veut dire qu’une écrasante majorité de locuteurs natifs parlent un nombre très restreint de langues.

En Indonésie, pays comportant presque 265 millions d’habitants, on dénombre plus de 600 langues. De la même manière, la Papouasie-Nouvelle-Guinée comporte environ 860 langues pour moins de 9 millions d’habitants.

L’Europe reste moins touchée par cette disparition linguistique avec 128 langues à travers le continent. L’islandais est cependant considéré comme une langue à situation précaire. En effet, ses quelque 300 000 locuteurs natifs, et plus particulièrement les jeunes générations, commencent à délaisser leur langue pour l’anglais. La faute à un secteur touristique de plus en plus important (l’anglais devient donc une nécessité) et surtout, à l’absence quasi-totale de traduction en islandais dans le domaine numérique (logiciels et smartphones leur sont seulement disponibles en anglais).

Néanmoins, ce phénomène est loin d’être une fatalité. Par exemple, bien qu’étant considéré comme une langue morte, le latin s’est longtemps maintenu comme une langue d’érudits. Il est toujours la langue officielle du Vatican et servait encore dans les milieux universitaires au XIXe siècle.

Pour sa part, l’hébreu est une langue qui pourrait potentiellement en inspirer d’autres. Apparue au Moyen-Orient durant l’Antiquité, cette langue s’est peu à peu effacée au profit des langues araméennes. Au Xe siècle, seule subsistait sa forme écrite, conservée dans des textes religieux. Cependant, les travaux d’Eliézer Ben Yehoudah ont rétabli l’hébreu comme une langue vivante au cours du XXe siècle.

David Loury

Source : https ://www.leonhunter.com/por-que-mueren-las-lenguas/

Former les non-rédacteurs

De nombreux documents sont rédigés par les concepteurs du produit  : ingénieurs, développeurs, inventeurs, etc. Même si les rédacteurs techniques sont de plus en plus employés pour créer des documents, de multiples entreprises n’ont pas encore du personnel en interne formé à cette tâche.

Afin de rendre la rédaction et son résultat plus satisfaisants, des formations se développent pour aider ces professionnels.

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Le b.a.-ba de l’écriture technique

Si les rédacteurs professionnels utilisent des outils et des formats particuliers, auxquels il serait trop long de former les concepteurs, ces derniers ont des besoins plus basiques.

Brian Lanigan explique ainsi sur www.technicallywriteit.com que sa firme a développé un programme à destination des rédacteurs non professionnels.

Après plusieurs mois, les demandes les plus fréquentes concernaient  :

  • Le bon usage des listes à puces.
  • L’utilisation des modèles dans Word.
  • L’utilité des espacements de lignes et de paragraphes.
  • Les techniques d’écriture concise (écrire à la voie active, éviter les redondances, utiliser des formulations types).

Ces domaines de formation montrent bien qu’il n’y a rien d’inné dans la rédaction. Que les tâches à priori les plus simples demandent également une maîtrise technique et une stratégie particulière. Et que rédacteur est un vrai métier.

Former à la rédaction technique

Comme l’explique Brian Lanigan, former à la rédaction nécessite de s’adapter à chaque groupe. En effet, chaque employé a des compétences différentes, mais surtout, chaque entreprise a des besoins spécifiques. Et pour cause  : les documents s’adaptent au domaine, à la forme, au public visé et à l’objectif poursuivi.

Il n’existe pas d’outils ou de méthodes adaptés à tous les cas. Mais bien sûr, il existe des incontournables  : le respect des règles typographiques et de mise en page , la méthode KISS (Keep It Short and Simple), etc.

Si la demande croissante de formations de ce type montre d’une part l’importance grandissante de la communication pour les entreprises, et d’autre part leur reconnaissance des compétences spécifiques à ce domaine, cela éclaire également le rôle éducatif des rédacteurs.

Éduquer à la rédaction technique

Les rédacteurs techniques peuvent bien sûr aider les entreprises en proposant directement leurs compétences, mais également en les sensibilisant à l’importance d’une communication efficace et en formant les concepteurs. On pourrait penser que c’est potentiellement se priver de clients ou d’opportunités d’embauche, mais en réalité, il s’agit plutôt de former pour des compagnies qui n’ont pas les moyens d’augmenter leur masse salariale en embauchant un salarié dédié, ou qui ne sont pas encore convaincues de la nécessité de le faire. Instruire permet donc de promouvoir un métier.

N’est-ce pas finalement le rôle des rédacteurs de transmettre l’information la plus pertinente possible selon le public  ? D’expliquer des procédures  ?

Alexane Bébin

Source  : https ://www.technicallywriteit.com/delivering-technical-writing-training/