La traduction pour les « nuls »

Vous êtes-vous déjà retrouvés confrontés à un ami ou à une personne que vous connaissez à peine qui vous soutient que pour traduire, il suffit d’être bilingue ? Ou bien que notre métier ne valait plus rien avec la montée des traducteurs automatiques en ligne ? Il est parfois assez difficile de venir à bout de ces idées reçues qui, en plus de défaire l’image des traducteurs, véhiculent un message peu encourageant.

suite

Les années de formation nous permettant d’obtenir le titre de traducteur ne seraient-elles que du vent ? Certes, il faut de base avoir une passion pour les langues et être doué dans l’apprentissage de celles-ci, mais non, la traduction n’est pas accessible à tous ceux qui parlent plusieurs langues, ni aux algorithmes du web. C’est un exercice nécessitant une réflexion subtile axée sur la synonymie inter-langues. Une personne possédant une double nationalité ne sera pas forcément capable de préférer un synonyme à l’autre, n’ayant pas grande idée de l’infime différence séparant les deux mots pourtant similaires, mais qui apportent un sens différent en fonction du contexte. Il en va de même pour les logiciels de traduction automatique. Il est bien sûr évident que connaître deux cultures ou avoir accès à toutes les traductions sur internet permet dans de nombreux cas d’avoir une idée plus juste de l’idiomaticité de la traduction. Par exemple, l’expression idiomatique (excusez-moi par avance pour mon langage) « ça pue la mort » correspond en espagnol à « huele a tigre », ce qui est tout de même différent. Mais les traducteurs auront toujours le dernier mot quant au juste choix à effectuer dans un cas complexe et contextuel. Sorry, mais il est nécessaire de développer son œil critique et de véritablement connaître la traduction pour penser traduire correctement.

Le processus et les procédés de traduction

Il arrive souvent que l’on cherche à faire comprendre aux autres ce qu’est la traduction, et ce n’est pas une mince affaire. Nous avons nous-mêmes dû effectuer plusieurs années de formation afin d’en comprendre les rouages, et l’idée que nous nous en faisions à nos débuts n’est, pour la plupart, plus du tout la même. Alors quand nos parents nous demandent de raconter de quoi il s’agit, on a souvent du mal à se faire comprendre. Beaucoup d’étapes dans un projet de traduction paraissent logiques, mais ne le sont pourtant pas pour les autres. La recherche terminologique par exemple, lorsqu’il s’agit d’un texte spécialisé, est essentielle. Que vous connaissiez la traduction des termes ou non, il faut passer par là, et trouver des sources fiables pour justifier vos concordants. Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’il est facile d’admettre. La gestion de projets est également quelque chose dont personne n’est au courant avant d’être aux portes du monde professionnel de la traduction, alors demander à ses amis d’en comprendre les tenants et les aboutissants n’est pas une étape facile. Quoi qu’il en soit, ne vous découragez pas, et s’il vous faut prendre le temps de détailler chaque étape dans le processus d’un projet de traduction, ainsi que les différents procédés de traduction, faites-le.

Les compétences des traducteurs

La plupart des gens n’imaginent pas la multitude de compétences que doivent détenir les traducteurs de nos jours. Même les clients des agences de traduction n’ont qu’une infime représentation du métier, et n’imaginent pas forcément que nous fournir les documents à traduire sous plusieurs formats peut nous faciliter amplement la tâche. À l’époque des nouvelles technologies, un traducteur se doit de maîtriser un grand nombre de logiciels et de techniques informatiques, pour la traduction assistée par ordinateur, le sous-titrage, le doublage, l’internationalisation de contenu, le traitement de l’image, la mise en page, le codage web, et bien d’autres encore. Les traducteurs deviennent de vrais couteaux suisses et sont donc très polyvalents. Pour quelqu’un de l’extérieur, nous nous contentons juste de comprendre des mots dans une langue et d’en trouver la correspondance dans une autre, mais pour être traducteur, je dirais qu’il faut être bon en tout : en compréhension, en communication, en grammaire, en orthographe, en dactylographie, en organisation, il faut être cultivé, perfectionniste, avoir de l’inspiration, de l’initiative, de la patience, et j’en passe.

Comment expliquer aux personnes ne sachant rien de notre métier ce qu’est la traduction ?

Pour bien se faire comprendre, je pense qu’il est nécessaire de tout reprendre depuis le début, en énonçant dans l’ordre les différentes étapes d’un projet de traduction et les différentes manières de traduire, ainsi que les compétences nécessaires, tout en donnant des exemples spécifiques pour illustrer la diversité du métier. Par exemple, un projet de sous-titrage sera très différent de l’interprétation ou de la traduction spécialisée, tant ces trois types de traduction font appel à des techniques et des ressources différentes. Le plus important reste à montrer que la traduction, ce n’est pas juste « prendre un texte et le traduire », et qu’il faut réaliser bon nombre de tâches pré et post traduction.

 

Zohra Lepeigneul

 

Source : https ://translatorthoughts.com/2017/09/translation-explained-to-an-8-year-old-child/ ?fbclid=IwAR02T8LxhnbdAdmyoqqVh2JfBlWHTxs2btbqzMZpv5BCCaXNdqpjOgp1f80

Gestion de projets de traduction : ami ou ennemi ?

Démarrer une traduction dès la réception des documents ? Il s’agit du meilleur moyen de livrer une traduction peu qualitative ou de ne pas respecter la date de livraison. La gestion de projets est, contrairement à ce que l’on pourrait penser, un gain de temps considérable et est indispensable avant, pendant, et après le processus de traduction.

suite

Préparer un projet

Tout d’abord, dès réception d’un bon de commande, il est important de l’analyser pour estimer les délais ainsi que le prix proposé au client. Les délais doivent prendre en compte les volumes à traduire, ainsi que les contraintes pour anticiper tout retard éventuel (exemple  : format des fichiers). Tout problème non identifié avant de débuter un projet ralentira le processus tôt ou tard. Une liste des priorités permet son bon déroulement. Et oui, qui ne remet pas à plus tard les tâches les plus dures ? Un délai respecté est un client satisfait ! De nombreux logiciels permettent d’assister la gestion de projet de traduction  : travailler moins, mais travailler mieux.

Mettre en œuvre un projet

Lors de sa mise en œuvre, il est important que les traducteurs et le chef de projet établissent une liste de questions destinée au client afin de livrer la meilleure traduction possible. Le chef de projet linguistique a alors le rôle de filtrer les questions afin de ne pas poser plusieurs fois les mêmes et de garder de la crédibilité auprès du client. De plus, lors d’un projet de traduction, il est préférable de fractionner le moins possible les documents afin d’éviter toute incohérence.

Suivi d’un projet

Lorsqu’un projet de traduction a été abouti et livré au client, il ne s’agit pas d’en rester là et de passer à une autre commande. En effet, un bilan opérationnel doit être effectué afin d’avoir un retour de tous les interlocuteurs. De plus, si le projet a coûté plus cher que prévu ou a été retardé, un bilan financier est nécessaire. L’équipe doit alors identifier les facteurs qui ont engendré ces contraintes. Enfin, le chef de projet doit, le jour de la date de livraison, envoyer la facture du projet et relancer le client en cas d’impayés.

Ainsi, la gestion de projet s’avère indispensable. Chaque étape doit être minutieusement réfléchie. Elle permet d’optimiser les productions, que ce soit pour une agence de traduction ou pour un traducteur freelance. Elle ne doit pas être perçue comme un ennemi, mais bien comme un allié permettant le bon fonctionnement d’une entreprise.

Emie Guerard

Comment traduire l’humour sans finir totalement fou ?

Lorsque l’on étudie les langues, on dit que les dernières choses abordées sont la poésie et l’humour.

Ceux-ci, en plus de posséder leurs codes et leur syntaxe, regorgent de sens et de significations cachés. Ainsi, lors de la traduction de textes touchant à ces domaines, un panel de difficultés s’étend devant le traducteur qui doit non seulement respecter la volonté de l’auteur, mais également chercher ce qu’il est important de transmettre au lecteur  : est-ce la rime  ? Est-ce l’image  ? Est-ce l’émotion  ? Est-ce la phrase elle-même  ?

suite

Ce n’est pas par hasard si les grands auteurs sont traduits par d’autres grands auteurs. Shakespeare a été traduit par Victor Hugo.

Dans le domaine de l’humour, qui s’adresse à un public plus large et qui se décline sur énormément de supports différents (livres, vidéos, scènes, etc.), l’exercice n’en est que plus exigeant.

Évidemment, un exemple qui revient couramment à l’esprit est le « jeu de mots », mais si l’on ajoute aux « Brosses à dents qui font un feu dentifrice le 14 juillet » et aux « Canards ponctuels qui sont toujours dans l’étang » des contraintes de sous-titrages, on en viendrait presque à regretter sa vocation dans la traduction audiovisuelle  !

Et le challenge ne s’arrête pas là  ! Il se peut aussi que l’humour soit extrêmement référencé, qu’il parodie ou qu’il traite des sujets d’actualité. À ce moment-là, il est possible pour le traducteur de mal saisir le caractère humoristique de ce qu’il traduit, voire même de passer totalement à côté… Et s’il parvient à tout cerner, le revoilà à chercher ce qu’il doit retransmettre à son public cible.

Comme l’humour est propre à la culture, plus celle-ci est similaire entre les publics ciblés plus l’adaptation est facile. Un ado, qu’il soit français ou américain, comprendra une blague sur Fortnite. En revanche, une blague de Vérino sur Jawad risque de ne pas avoir le même effet sur une jeune trentenaire vivant au sud du Pérou.

En bref, la traduction de l’humour regorge de contraintes  : ce n’est pas l’adaptation d’un simple texte, c’est une culture dans son ensemble qu’il faut prendre en considération. C’est cela qui rend les bonnes adaptations encore plus appréciables.

Dan Castier

Sources  : http ://blog-de-traduccion.trustedtranslations.com/traduciendo-humor-2018-06-25.html

L’étymologie de la traduction médicale

La traduction d’un texte du domaine médical n’est pas simple. En effet, le vocabulaire des maladies ou des noms de spécialités peut parfois effrayer. Néphrologie ? Phlébite ? Quésaco ? Ces mots nous entourent mais rares sont ceux qui les comprennent.

suite

Heureusement, vous êtes tombé sur le bon article. Il existe une astuce simple   : vous devrez connaître vos suffixes et vos préfixes sur le bout des doigts. Attention, pas besoin d’un master en grec ancien, juste d’un peu de mémorisation. Nous allons voir que différencier une inflammation d’un problème sanguin, juste par son terme, ce n’est pas si sorcier.

Bon, ça se situe où   ?

Un premier exemple est le suffixe « -émie ». Il s’utilise pour parler d’un problème qui touche au sang. Son équivalent en anglais est « -aemia » au Royaume-Uni ou « -emia » aux États-Unis. Un des exemples les plus courants de cette terminaison est le mot « leuc-émie », défini par la Société canadienne du cancer comme étant « un cancer qui prend naissance dans les cellules souches du sang ». Cette maladie se traduit donc assez simplement par le mot « leuk-emia ».

De même, « a-n-émie » de par le préfixe « a- » désigne une absence dans le sang   ; dans ce cas précis, l’absence de globules rouges. Il se traduit donc par « a-n-emia ».

Le préfixe « arthr- » s’applique quant à lui aux articulations. On le retrouve dans « arthr-ite »   : une inflammation aiguë ou chronique des articulations. En anglais, il devient « arthr-itis ». Mais ce mot est également une manière très facile de se rappeler d’un type d’affection.

Mais que se passe-t-il exactement   ?

Le suffixe « -ite » nous permet de comprendre qu’un problème vient d’une inflammation. C’est le cas pour « appendic-ite » : une inflammation soudaine de l’appendice. L’anglais, quant à lui, utilise « -itis », ce qui devient « appendic-itis ».

Par ailleurs, bien qu’on ait l’habitude d’entendre les suffixes « -ome », « -plégie » ou « -lyse », on ne les comprend pas forcément. Ils désignent respectivement une tumeur, une paralysie et une dissolution.  

Le mot « fibr-ome » par exemple, qualifie une « tumeur généralement abdominale, composée par des tissus fibreux ». Son équivalent anglais est « fibr-oma ».

Le terme « parapl-égie », ou « parapl-egia » de l’autre côté de la Manche, qualifie une paralysie. On le retrouve dans « tétraplégie » ou « quadriplégie », qui diffèrent par le nombre de membres paralysés chez le patient.

Enfin « -lyse » sert à désigner une dissolution. Vous vous demandez sûrement le rapport avec une « analyse ». C’est simple   : dans son sens le plus courant, c’est la dissolution d’informations pour en obtenir un enseignement. Mais ce suffixe s’utilise également en médecine, à propos de méthodes, plus que de maladies. Le terme « dia-lyse » dénomme l’épuration du sang par un dialyseur.

Mais quel est le remède, docteur   ?

Si vous avez le malheur d’être atteint par un fibrome, vous devrez sûrement être opéré et subir une « thoraco-tomie ». C’est le suffixe qui désigne une incision, dans ce cas précis, de la cage thoracique. Son équivalent anglais est « -tomy », ce qui donne « thoraco-tomy ».

Cependant, il ne faut pas le confondre avec « -ectomie », le suffixe désignant une ablation. On le retrouve notamment dans « sympath-ectomie », qui n’a rien d’agréable puisque c’est une « ablation de nerfs ou de ganglions liés au système nerveux sympathique ». Il ne nous rend pas gentil mais gère plutôt les activités inconscientes de l’organisme et se traduit en anglais par « sympath-ectomy ».

Ces suffixes et préfixes ne sont que quelques exemples d’un champ scientifique incroyablement large. Si vous souhaitez en savoir plus, le blog une miette infirmière est une excellente ressource. Néanmoins, si vous êtes plus pressé, le site TraLELHo pour « Traductions pour Les Étrangers à L’HOpital », propose des phrases courantes du milieu hospitalier dans des dizaines de langues.

Dorian Baret

Source : https ://www.altalang.com/beyond-words/3-most-common-suffixes-medical-terminology/

Révision, relecture, comment réussir ?

Voici quelques conseils pour que rien ne vous échappe lors de la révision et de la relecture d’une production écrite.

suite

Il est évident que même les meilleurs rédacteurs ne produisent pas toujours les plus belles phrases d’emblée et qu’ils ont besoin de temps pour embellir et améliorer leur texte. Ce procédé de transformation s’inscrit dans l’optique de la révision d’un texte.

Il est également incontestable que même ceux qui excellent à l’écrit font des fautes ou, devrait-on dire, des « erreurs » en vue de rester laïque, car oui, une faute fait référence au péché. Ces erreurs sont bien souvent de l’ordre de l’inattention et peuvent concerner l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, etc. Corriger ces erreurs correspond alors à l’étape de la relecture d’un texte.

La frontière séparant ces deux concepts de révision et de relecture est parfois mince puisque les deux induisent des actions similaires, telles que la transformation des tournures de phrases pour une meilleure fluidité de lecture et le changement de certains termes pour éviter les répétitions, entre autres.

Alors, dans le but de savoir rendre une production écrite avec un minimum de fautes pour ne pas surcharger vos relecteurs ou futurs lecteurs, voici quelques tips (terme anglais signifiant « conseils », parmi la cinquantaine de sens différents qu’il propose), pour avoir un rendu optimal.

Prenez votre temps

Il est plus qu’important de laisser du temps à sa production écrite, terminée ou non, pour qu’elle mûrisse. Y revenir un peu plus tard permet de porter un regard nouveau sur ce que l’on a rédigé. Si vous êtes bloqués dans votre processus rédactionnel, faîtes donc une pause, l’inspiration vous regagnera plus tard. De même, si vous avez fini d’écrire, reprenez votre document en fin de journée, voire le lendemain, afin d’y corriger les dernières erreurs qui vous auraient échappées, et/ou de vous réapproprier votre texte en changeant le style ou l’ordre des idées.

On dit toujours que la nuit porte conseil, mais il est plus juste de considérer que vous vous portez vous-même conseil. Le sommeil participe au développement et à la maturité cérébrale, ainsi qu’à la consolidation de la mémoire et à l’apprentissage en général et donc manquer de sommeil réduit vos capacités de création et d’imagination.

Si vous n’arrivez pas à écrire, allez donc dormir et surtout ne faites pas de nuit blanche sur votre page blanche !

Demandez de l’aide

Pour la révision :

De mon point de vue, il est toujours très constructif de faire lire sa production à quelqu’un d’autre, que ce soit une personne qui n’a aucune idée de ce que l’on fait ou bien un collègue de travail qui connaît les enjeux de la rédaction. Ils pourront, l’un comme l’autre, vous apporter des critiques ou simplement des commentaires qui vous permettront de réfléchir à la partie du texte déjà rédigée ou à la suite de votre rédaction.

On dit toujours que l’on apprend en enseignant aux autres. Il en va de même lorsque l’on explique à une personne extérieure ce que l’on doit faire : on ancre plus en profondeur notre motivation et on comprend d’autant plus ce que l’on cherche à faire et quel message on souhaite faire passer par notre texte. Pour autant, le résultat final et tout le crédit de la production vous appartiennent ! Personne n’a jamais réussi à réaliser quoi que ce soit sans l’aide des autres et sans s’en inspirer. Ainsi, plus on profite de l’avis d’autrui, plus on avance dans notre réflexion.

Pour la relecture :

Aucune publication de textes professionnels n’échappe à la relecture de personnes annexes. Lorsque l’on écrit un texte, il est bien souvent presque impossible de dénicher les erreurs de frappe pour les corriger. Le simple fait d’avoir passé du temps sur chaque phrase, voire sur le choix de chaque mot, nous empêche de voir les lettres telles qu’elles sont. Demander à quelqu’un de vous relire n’a jamais fait de mal à personne !

N’hésitez pas non plus à utiliser les outils informatiques fournissant une aide à la relecture, ne serait-ce que les correcteurs orthographiques et grammaticaux de votre traitement de texte. Bien sûr, vous resterez toujours plus critique que ces outils, car ils ne comprennent pas toujours vos choix syntaxiques et peuvent alors vous indiquer à tort qu’il y a une erreur dans votre texte.

Posez-vous des questions

Pour la révision :

Étudiez la forme de votre texte :

  • Le sujet est-il introduit de manière pertinente et intéressante ?
  • Le rythme de votre rédaction est-il trop soutenu ou avez-vous réussi à expliciter vos idées de façon exhaustive pour ne pas perdre le lecteur ?
  • Vos idées s’enchaînent-elles correctement, leur ordre est-il logique ?
  • La lecture se fait-elle de manière fluide ?
  • Votre conclusion reprend-elle correctement les points énoncés, et ouvre-t-elle à la réflexion ?

Pour la relecture :

Utilisez les ressources papier ou internet à votre disposition.

Malgré les années de pratique de notre langue maternelle et en dépit des études linguistiques effectuées par certains, nous ne sommes jamais à l’abri des erreurs de français et nous aurons toujours de nouveaux mots à apprendre.

  • Lors de la rédaction même de votre texte, n’hésitez pas à douter de chaque élément de la langue qui vous paraît difficile. Ne restez jamais sur vos acquis et cherchez les règles d’écriture et d’utilisation des éléments que vous voulez utiliser : mot, expression, conjugaison d’un verbe à tel temps, etc.
  • Pour améliorer la richesse de votre texte et ne pas faire de répétitions, cherchez des synonymes, voire des antonymes si vous souhaitez tourner une phrase de manière différente.
  • Au fur et à mesure de vos relectures et de vos conversations, vous déterminerez toujours une liste d’éléments sur lesquels vous doutez, pour lesquels vous ne connaissez pas l’utilisation correcte. Il est alors intéressant de les retenir et de vérifier la façon de les utiliser dès que vous y êtes confronté. De cette façon, à la relecture de vos productions écrites, vous saurez où regarder pour trouver ces erreurs. Lorsque l’on a des difficultés au niveau de l’orthographe et de la grammaire, il ne faut pas perdre espoir si on n’arrive pas à retenir la forme correcte du premier coup.

(Pour apprendre des choses, la méthode est simple : faites des connexions avec ce que vous savez déjà pour « sécuriser » l’information (les moyens mnémotechniques). Et si vous n’arrivez pas à mettre en pratique ce que vous venez d’apprendre, sachez qu’il faut faire répéter l’action de nombreuses fois à votre cerveau pour qu’elle rentre puis qu’elle s’effectue automatiquement pour enfin devenir une habitude.)

Le fin mot de l’histoire est de ne jamais rester sur ses acquis et de ne jamais avoir honte de réfléchir avec les autres à ses idées et productions. Si ce n’était pas pour autrui et grâce aux autres, nous n’écririons pas. La collaboration est existentielle et incontournable, nous ne nous réalisons pleinement qu’au travers de notre environnement humain.

Zohra Lepeigneul

Source : https ://www.redacteur.com/blog/conseils-relecture-texte/

Netflix et la plateforme Hermès, une bonne nouvelle ?

Dans un communiqué, Netflix nous informe de la création d’un dialogue avec l’AVTE (AudioVisual Translators Europe) afin de pouvoir améliorer les conditions de travail et la rémunération des traducteurs dans le secteur de l’adaptation audiovisuelle. Si l’effort est louable, il est révélateur de plusieurs problématiques sous-jacentes.

suite

Un métier non protégé

Si des pays, comme l’Allemagne ou le Canada, possèdent un cadre législatif protégeant le titre de traducteur, ce n’est pas la cas pour la France. Ce problème est doublement épineux, car il affecte autant les traducteurs que les clients. En effet, n’importe qui peut s’improviser traducteur !

Si le titre n’est pas protégé, cela veut dire que l’on peut se déclarer traducteur, et ce, en l’absence totale de formation. Le risque principal reste la production de traduction à un niveau non-professionnel. Mais le problème ne s’arrête pas là : en l’absence de régulation, les tarifs imposés par certaines entreprises se trouvent bien au-dessous de l’acceptable.

Il en va de même pour les délais imposés. Le travail de traduction-adaptation se situe à la fin de la chaîne de production de contenu. De ce fait, les délais pâtissent systématiquement du retard engendré par les autres étapes en amont. On en arrive à devoir « expédier » une traduction qui aurait nécessité plus de temps.

Tout ceci reflète un manque de considération pour la traduction. Jugée à la légère, même dans les médias, bien que normée (Norme européenne NF EN 15038 Services de traduction – Exigences requises pour la prestation du service) l’absence de cadre obligatoire fragilise une profession en constante évolution.

Une demande monumentale

Revenons à Netflix.

L’entreprise a fait connaître la mise en place d’un test afin de recruter ses professionnels : le test Hermès. Un premier pas en avant selon l’ATAA (l’Association des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel) qui reste cependant vigilante sur les conditions. Elle déplore déjà la mise en place éventuelle d’un algorithme de sélection pour assigner les tâches.

Alors pourquoi Netflix ?

Tout simplement parce que la demande est sans précédent. En 2016, le catalogue disponible en France était composé de 387 séries et de 1 541 films, ce qui représentait un quart du catalogue américain. En 2018, l’offre proposée en France s’élève à 2 386 films et 1 025 séries contre respectivement 3 980 et 1 677 en Amérique. En l’espace de deux ans, le contenu disponible a presque doublé, même s’il apparaît à différents niveaux de disponibilité.

Tout ce qui est disponible n’est pas forcément adapté en version française. Sur l’ensemble du catalogue, certaines séries n’existent que en version sous-titrée en français et dans certains cas, uniquement en anglais. Pour autant, la demande de traduction est indéniable et continue, et nécessite donc un réseau de professionnels reconnus afin de pouvoir y répondre.

Nouvelle formule pour Netflix, puisque le lien entre diffuseur et adaptation se ferait sans l’intermédiaire d’une entreprise de prestataires. Le futur nous dira donc si la mise en place d’un tel procédé permet de protéger les conditions de travail des traducteurs ou, au contraire, de les imposer.

 

Clément Lagarde

 

Source : https ://beta.ataa.fr/blog/article/netflix-et-la-plateforme-hermes

Être (ou ne pas être) un traducteur efficace

Dans un article récent, Jenie Gabriel, de l’agence de traduction Gengo, propose de prendre sept habitudes pour améliorer son efficacité :

  1. Garantir la qualité de son travail
  2. Réviser et relire sans cesse
  3. Construire une bonne relation client
  4. Apprendre grâce aux feedbacks
  5. Pouvoir sortir de sa zone de confort
  6. Gérer méticuleusement son temps
  7. Continuer à apprendre et à s’améliorer

suite

De quelle efficacité parle-t-on ?

Quand on lit ces conseils, on peut tout de suite s’apercevoir qu’il ne s’agit ni d’outils pour gagner du temps, ni d’outils pour améliorer son organisation ou négocier plus favorablement avec ses clients. Il ne s’agit pas de « travailler plus pour gagner plus », mais plutôt de travailler mieux.

Jenie Gabriel cite Aristote : « Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action, mais une habitude ».

Le traducteur doit ainsi viser l’excellence. Pourquoi ? Par amour du métier, ou conscience professionnelle ? En partie. Mais surtout pour se démarquer.

Dans un monde où les services linguistiques répondent à un besoin en augmentation, l’offre s’accroît également, mais avec des niveaux de qualité très variables.

Ces habitudes seraient donc plutôt une façon de faire la différence entre un expert formé et aguerri et les autres. Entre quelqu’un qui, par la valeur de son travail, va réussir à développer une clientèle fidèle pour des projets intéressants et rémunérateurs, et quelqu’un qui sera obligé de traduire ce qu’on voudra bien lui donner.

Être efficace n’est pas qu’une question de nombre de mots traduits, mais de gagner constamment en savoir-faire et en qualité. Il ne s’agit pas tant de traduire que de construire une réputation et s’assurer que demain sera encore fait de  traductions.

Pourtant, ce standard de l’excellence fixé par ces conseils, s’il permet d’être efficace sur le long terme pour l’entreprise, semble à court terme entrer en conflit avec le besoin de traduire vite (et bien) et d’être donc efficace pécuniairement.

Prendre l’habitude d’être efficace (et vice-versa)

« Le temps c’est de l’argent ». Le temps passé à se faire réviser, à envoyer des mails ou à appeler ses clients, c’est autant de temps perdu en traduction, pourrait-on penser.

Certes, mais c’est là qu’intervient l’habitude. Les tâches répétées quotidiennement se réalisent de plus en plus rapidement. En veillant à s’améliorer à chaque projet qu’il entreprend, le traducteur fait de moins en moins d’erreurs et passe donc moins de temps en révision. Il gagne donc en efficacité dans son travail à court terme.

Excellence et habitudes, l’un ne va pas sans l’autre, ainsi que l’écrivait Isaac Newton : « Lorsque deux forces sont jointes, leur efficacité est double ».

Source : https ://www.marketingtipsfortranslators.com/seven-habits-of-highly-effective-translators/

Alexane Bébin

Mais que faire après une licence de langues ?

« Mais que faire de mon futur ? »

Cette question taraude plus d’un étudiant en langues quand se termine enfin la licence. Les possibilités sont nombreuses, mais rares sont celles et ceux qui s’arrêtent en bon chemin. Il faut alors continuer en master : mais lequel ? C’est un choix souvent difficile et qui peut donner bien des maux de tête.

suite

J’ai contacté d’anciens étudiants en licence LEA et LLCER des quatre coins de la France pour leur parler de leur expérience en M1 après ce premier mois de cours, afin de peut-être vous aider, vous aussi, à mieux discerner l’avenir.

La voie royale est bien souvent l’enseignement. C’est vers celui-ci que se dirigent la majorité des licenciés en langues pour devenir professeur des écoles ou bien enseigner dans les collèges et lycées. Cela se passe dans une des 32 ESPE (Écoles supérieures du professorat et de l’éducation).

François et Aykut, élèves à l’ESPE Lille Nord de France, sont en première année de Master MEEF (Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation) premier degré. Tous deux pensent être « bien formés » par de bons professeurs et les très nombreux stages qui rythment leurs études (cinq en M1) leur donnent confiance en l’avenir. Il est bon de noter qu’au minimum un des stages doit être effectué dans chaque cycle « pour avoir une approche du métier plus pratique dans toutes les tranches d’âges ».

La « pluridisciplinarité » des enseignements leur plaît, que ce soient « des cours de sciences, de littérature, d’art ou encore d’EPS […] à des élèves allant de petite section à la CM2 », sans oublier des matières plus spécifiques comme la psychologie du développement. Seul bémol, c’est une formation « assez stressante ».

Si revenir à l’école vous fait peur, il reste la plus ancienne profession au monde. Non, ce n’est pas ce que vous croyez. Contrairement au célèbre adage, c’est bien la traduction qui fut le premier métier. C’est notre domaine de prédilection, ici, au CFTTR (Centre de Formation des Traducteurs-localisateurs, Terminologues et Rédacteurs techniques) de l’université de Rennes 2. C’est vers cette profession que la plupart d’entre nous, étudiants du Centre, nous dirigeons.

Un traducteur travaille généralement avec trois langues : sa langue A, B et C. La langue A est toujours sa langue maternelle, la langue vers laquelle il traduit. En effet, même à bac+5, il est presque impossible de maîtriser une langue aussi bien que quelqu’un ayant baigné dedans toute sa vie. Dans notre master, la langue B est l’anglais et la langue C, l’espagnol, l’allemand ou l’italien.

La traduction ne demande pas seulement d’être « bon » en langues étrangères mais aussi en français : c’est-à-dire incollable en conjugaison, en grammaire et en syntaxe. Après tout, traduire c’est avant tout écrire. Mais le candidat idéal en master de traduction doit également avoir un bon esprit de synthèse et ne pas avoir peur d’un ordinateur, qui est son outil de travail principal.

On ne fait pas que de la traduction au CFTTR mais aussi de la rédaction technique. Margarita suit ce parcours, qu’elle trouve intéressant et dans lequel elle « se sent utile ». En effet, leur tâche est de rédiger les manuels d’utilisation des logiciels ou autres appareils qui nous rendent la vie plus facile. Sans rédacteurs techniques, le monde ne tournerait pas de la même manière. Il est souvent important pour un rédacteur technique de se spécialiser dans un domaine afin d’acquérir une expertise lui garantissant de l’indépendance.

Enfin, si rien de cela ne vous plaît, n’hésitez pas à aller frapper à la porte de masters plus inattendus.

C’est ce qu’a fait Saya, une passionnée de culture coréenne et diplômée d’une licence d’anglais. Elle étudie maintenant à l’université de la Rochelle en master LEA parcours Langues, Culture, Affaires Internationales en spécialité Asie-Pacifique. C’est l’une des seules universités en France à proposer ce master et la seule accessible aux débutants dans les langues asiatiques.

Saya a des cours en anglais, en français, et des cours de coréens. Cependant, dans ce master, les langues ne font pas tout. Des cours de management de projet sont au programme ainsi que de transition numérique, culture ou encore droit de la concurrence. Elle apprécie les partenariats tissés par son université qui lui permettent de côtoyer des élèves coréens. Malgré peu de cours d’anglais, elle considère son master comme diversifié et espère pouvoir partir en échange au pays du Matin calme.

Cette liste de métiers est néanmoins loin d’être exhaustive. Journalisme, recherche, linguistique ou encore Histoire sont tant de domaines dans lesquels les étudiants en langues brilleront. Prenez votre temps pour trouver la formation idéale mais n’oubliez pas de vous renseigner assez tôt dans l’année sur leurs dates d’inscription, qui peuvent aller de février à juin.

Dorian Baret

Source : https ://www.tragoraformacion.com/salidas-carrera-filologia/

Monétiser son blog, c’est tout un métier

Vous avez peut-être déjà tenu un blog. À l’heure de l’émergence des réseaux sociaux, plus d’un étudiant d’aujourd’hui était alors un adolescent s’adonnant à l’expérience du blogging façon Skyblog, racontant en détail leur quotidien passionnant au travers de la rédaction d’articles, souvent illustrés par des photos (ces mêmes photos qu’on espère ne pas voir refaire surface aujourd’hui).

suite

Même si le blogging avait à l’origine cette fonction étrange de journal intime public, il a néanmoins rapidement évolué grâce à ceux qui ont vu le blog comme une opportunité de raconter quelque chose de plus passionnant que la vie quotidienne d’un collège. Les blogs spécialisés ont vu le jour, les professionnels et les amateurs de cinéma, de cuisine, de bricolage ou de marketing se sont mis à rédiger des articles par pure envie de partager.

Vu le succès rencontré par ces derniers, le blogging n’a pas pu échapper longtemps au capitalisme. De nombreuses personnes tiennent aujourd’hui un blog de façon professionnelle et en dégagent un revenu tout à fait correct. Certains ont même fait fortune comme Yaro Starak qui gagne 40 000 $ par mois en travaillant seulement deux heures par jour sur son blog destiné aux autoentrepreneurs.

Bien sûr, on ne devient pas Yaro Starak du jour au lendemain. Il lui a fallu des années avant de réussir à peaufiner le contenu et les stratégies commerciales de son blog. Mais si l’idée d’un travail à domicile centré sur vos centres d’intérêt vous séduit, effectuons ensemble un tour d’horizon des réalités concernant le blogging professionnel.

Quel est le profil idéal d’un blogueur ?

Le prérequis pour devenir blogueur est d’aimer écrire, écrire… et écrire encore. Si vous vous lancez dans l’activité par pur appât du gain, vous allez vite déchanter (on en reparle plus loin). Tout aussi important, le fait de savoir rédiger correctement n’est pas une compétence négligeable. Oui, je sais, nous n’avons pas tous eu la chance d’avoir été formés à la rédaction au sein du Master Traduction, Interprétation et Rédaction Technique du CFTTR. Rassurez-vous, il existe justement des blogs pour apprendre à rédiger et référencer correctement ses articles.

Idéalement, vous devriez posséder un minimum de compétences en informatique et en technologies du web, ainsi qu’en graphisme. Si vous n’êtes pas un expert dans ces domaines, entourez-vous des bonnes personnes et entraînez-vous grâce aux nombreux tutoriels disponibles en ligne. Pour la rédaction, inscrivez-vous sur WordPress. C’est le CMS (« content management system », ou « système de gestion de contenu ») le plus utilisé du web. Il vous permet d’intégrer vos articles directement sur votre blog. Un outil intégré vous donne également des conseils pour améliorer votre article. Et c’est gratuit.

Comment puis-je me lancer ?

Vous devriez tout d’abord vous focaliser sur la rédaction d’articles. Surprenant, n’est-ce pas ? La chose peut vous paraître évidente, mais je tiens à insister sur la nécessité de ne pas brûler les étapes. Si vous pensez à monétiser votre blog alors que vous n’avez que 10 articles en stock, et que vous êtes aussi productif qu’un dimanche matin en pyjama devant Netflix, vos revenus vous permettront au mieux de vous payer un verre en fin d’année, ce qui n’est déjà pas si mal.

Mais si vous souhaitez en dégager un revenu un peu plus conséquent, commencez par vous faire la main. Trouvez un sujet qui vous passionne et par lequel vous vous sentez concerné, un sujet sur lequel vous pourriez disserter pendant des heures avec vos proches.

Essayez également de dégager un thème précis pour votre blog, histoire de vous démarquer des autres. Vous êtes fan de films d’horreur ? N’ouvrez pas un blog sur « le cinéma » en général, car le thème est trop large. N’axez pas non plus tous vos articles sur un film en particulier, car le thème est trop restreint. Choisissez plutôt pour thème « Les monstres au cinéma ». Vous pourrez alors écrire en explorant différentes périodes (des premiers monstres du début du cinéma aux sorties actuelles), différents pays (avec le cinéma de monstre hollywoodien, coréen, ou japonais), les différents genres (horreur, gore, science-fiction, fantastique), les différentes techniques (maquillage, effets spéciaux numériques), et plus selon vos affinités.

Si vous souhaitez connaître les tendances liées à votre thème de rédaction, je vous conseille l’outil gratuit Google Trends, qui vous permet de suivre l’évolution du nombre de recherches liées à un terme ou à une expression.

Après avoir dégagé le plus d’idées d’articles possibles, lancez-vous et tâchez d’acquérir une certaine régularité. Prenez l’habitude d’archiver et de recouper les informations que vous trouvez intéressantes avec une rigueur journalistique.

Comment faire connaître mon blog ?

Vous avez pris le pli, vous sentez en vous l’âme d’un véritable blogueur ? Il est temps de faire vos premiers pas dans le marketing.

Avant de penser à faire une publicité agressive et de spammer tous les réseaux pour trouver de nouveaux lecteurs (outbound marketing), il va falloir trouver des moyens de les faire venir à vous plus naturellement (inbound marketing).

Travaillez vos titres, ajoutez des images pour les illustrer et trouvez-vous un style bien à vous, ce qui donnera une tonalité particulière à votre blog. Cela contribuera à fidéliser vos lecteurs. Incitez-les à commenter vos articles (c’est bon pour le référencement) et à vous retrouver sur les réseaux sociaux. Mettez en place une newsletter et faites-leur remplir un formulaire pour s’y inscrire, vous récolterez ainsi quelques données utiles sur leur profil (notamment pour cerner leurs attentes).

Et l’argent, dans tout ça ?

Patience est mère de profit. Maintenant que vous avez fidélisé vos lecteurs et que vous êtes mieux référencé, les internautes vont vous trouver plus facilement. Il est temps de penser monétisation. Pour ce faire, voici les stratégies à adopter :

  • La vente de liens et d’articles sponsorisés

En vous rendant sur les sites spécialisés dans cette pratique, vous pouvez proposer vos services et écrire un article sponsorisé, ou simplement publier un lien commercial. Vous pouvez gagner entre 50 € et 400 € le lien ou l’article, en fonction de la fréquentation et de la qualité de votre blog. Cependant, je vous conseille de ne pas sortir de votre champ d’étude afin de ne pas vous décrédibiliser auprès de vos lecteurs. Pour reprendre l’exemple du blog sur le cinéma de monstres, vous pourriez rédiger un article pour une entreprise française spécialisée dans le maquillage de cinéma d’horreur, ou ajouter un lien vers un site vendeur de déguisements à la fin de votre article spécial Halloween.

  • La publicité made-in Google

En installant Google Adsense, des bannières publicitaires apparaîtront sur votre blog. Chaque clic vous rapporte entre 0,05 € et 0,50 €. Ça paraît peu, mais les gains peuvent s’accumuler rapidement si votre blog est très fréquenté.

  • La vente de produits et de services

Vous pouvez ouvrir une boutique en ligne sur votre blog et y proposer une gamme de produits ou de services. Vous pouvez vendre les produits d’un tiers (comme une gamme de jouets inspirée des films d’horreur et destinée aux collectionneurs), ou vendre vos propres produits (par exemple, créez une gamme des porte-clés avec le logo de votre blog que vous produirez grâce à la découpeuse laser du Fab-Lab de votre ville). Vendre ses services est également possible. Vous êtes graphiste ? Proposez des artworks de monstres personnalisés. Vous êtes musicien ? Proposez des compositions qui sentent bon le film d’horreur aux éventuels lecteurs-cinéastes qui viendraient visiter votre blog. En tant qu’autoentrepreneur, votre seule limite est votre imagination… tant que vous déclarez vos revenus !

Et oui ! Comme tous les travailleurs, les blogueurs doivent choisir un statut juridique et payer leurs taxes. Vous devrez déclarer votre activité dès vos premiers revenus (vous pouvez faire la démarche en ligne sur un site dédié).

Que du bonheur !

On estime que, pour devenir rentable, un blog doit comporter au minimum entre 300 et 600 articles. De plus, il y a un véritable décalage entre votre travail et le retour sur investissement. Il faudra sûrement patienter entre 6 mois et 1 an avant que vous ne perceviez des revenus intéressants. Et malgré tous vos efforts, vous risquez de vous retrouver avec, au mieux, un revenu complémentaire histoire de mettre un peu de margarine dans vos coquillettes.

Le métier de blogueur n’est pas qu’un rêve en couleur. Alimenter et gérer votre blog est chronophage, et vous n’aurez pas forcément toujours le temps de vous y consacrer, surtout si êtes étudiant ou si vous exercez une activité professionnelle à temps complet. Internet est ouvert 24h/24, et vous risquez de perdre des lecteurs si vous prenez des vacances sans assurer le support client.

Alors non, la monétisation du blogging n’est pas le nouvel Eldorado, mais si vous aimez déjà écrire et souhaitez partager vos idées, mettez vos talents à profit et lancez-vous dans l’aventure.

Maxime Cicurel

Source : https ://www.redactorfreelance.com/2018/10/consejos-escribir-posts-patrocinados.html

Rédiger en anglais

« [Le traducteur s’engage] à traduire uniquement vers sa langue maternelle ou une langue cultivée, maniée avec précision et aisance. »

suite

Cette citation du code de déontologie de la Société Française des Traducteurs (SFT) est devenue l’une des règles d’or de tout bon traducteur. Cependant, si les métiers de la traduction et de l’interprétation appliquent cette règle convenue, qu’en est-il du métier de rédacteur technique ? La réponse est plus complexe qu’elle ne pourrait le sembler de prime abord. Comment choisir entre deux mots si je ne saisis pas les nuances subtiles dans leur sens ? Comment adapter mon discours à un public si j’éprouve des difficultés à saisir le registre d’une langue étrangère ? Est-ce que je devrais plutôt utiliser l’infinitif ou l’impératif pour donner des instructions ? Tant de questions qui mènent à une évidence : la rédaction ne devrait se faire que dans sa langue maternelle. Le fait d’avoir vécu avec les usages de la langue permet de faciliter la prise de position sur les réponses à ces questions.

Cependant, le marché actuel de la rédaction technique est tel que le rédacteur doit parfois écrire directement en anglais. Il s’agit souvent de documentations internes spécifiques ou de procédés propres à l’entreprise. Rédiger en anglais permet alors à l’entreprise d’économiser le prix d’une éventuelle traduction.

Mais alors, comment je rédige en anglais, moi ?

Tout d’abord, il faut commencer par éviter de traduire ses pensées avant de les mettre sur le papier. C’est un conseil qui concerne la rédaction dans une langue étrangère de manière générale. Ainsi, lorsque vous écrivez en anglais, pensez en anglais. Un texte écrit de cette manière sera plus naturel et mieux construit pour un locuteur natif. Et de cette façon, vous éviterez plusieurs pièges de formulations, qu’ils soient idiomatiques ou grammaticaux.

Une fois ce problème évité, vous devrez vous frotter aux nombreux écueils de la langue de Shakespeare. À titre d’exemple, il y a ce que l’on appelle les noun strings. Il s’agit d’une juxtaposition de noms destinés à qualifier un nom final. On estime généralement qu’à partir de cinq leur nombre nuit à la compréhension et ouvre aux interprétations. Par exemple, « Draft laboratory animal rights protection regulations » serait plus compréhensible écrit « Draft regulations to protect the rights of laboratory animals ».

Enfin, évitez les phrases longues et les formulations trop denses. Comme on dit dans le milieu de la rédaction technique, KISS (Keep It Short and Simple). Sachez rester simple et court, vous éviterez ainsi de vous perdre dans le fil de vos phrases.

David Loury

Source : https ://www.net-translators.com/knowledge-center/articles/writing-for-translation-10-tips-for-improving-your-documentation